|
Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 303 rect. 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
|
||||||||
|
M. CUYPERS, Mme CHAIN-LARCHÉ, MM. BONNEAU et de LEGGE, Mmes DREXLER, EUSTACHE-BRINIO et Valérie BOYER, MM. MARGUERITTE, BRISSON, PIEDNOIR, CHASSEING et BAZIN, Mme BOURCIER et MM. Étienne BLANC, KLINGER, CAPUS et MANDELLI ARTICLE 18 |
|||||||||
Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... – Les contrats d’objectifs et de moyens des établissements de santé et médico-sociaux ne peuvent comporter d’objectifs quantitatifs relatifs à l’assistance médicale à mourir.
Objet
Garantie d’absence d’objectifs incitatifs sur l’aide à mourir dans la contractualisation des établissements.
L’effectivité des soins palliatifs est le seul garde-fou permettant de distinguer une demande d’aide à mourir librement exprimée d’une demande résultant d’une carence d’accompagnement. La proposition de soins palliatifs prévue à l’article 5 ne saurait suffire : elle doit s’accompagner d’une mise en œuvre effective, dans des conditions matérielles et géographiques adaptées.
Le rapport de la Cour des comptes de juillet 2023 sur les soins palliatifs a souligné la persistance d’un déficit majeur de couverture territoriale : 21 départements demeurent dépourvus d’unités de soins palliatifs, plusieurs régions ne disposent d’aucune équipe mobile suffisamment dotée. Dans ces conditions, subordonner l’aide à mourir à un accès effectif aux soins palliatifs constitue une exigence de cohérence.
L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général : elle apporte une précision nécessaire à l’application opérationnelle de la disposition tout en respectant les principes directeurs du texte.