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Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 58 rect. 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme MULLER-BRONN, M. de LEGGE, Mmes BELLAMY, GOY-CHAVENT et DREXLER et MM. HOUPERT et SIDO ARTICLE 1ER |
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Supprimer cet article.
Objet
L’article 1er intègre la fin de vie – incluant l’aide à mourir – dans l’intitulé du chapitre du code de la santé publique consacré à l’expression de la volonté du patient. Cette intégration assimile le geste létal à une question de soin et d’expression de la volonté, brouillant les repères éthiques fondamentaux de la médecine.
L’article 2 de la proposition de loi a expressément exclu, par l’introduction d’un III à l’article L. 1111-12-1, l’aide à mourir du droit fondamental à la protection de la santé. Il convient d’en tirer toutes les conséquences sur le régime applicable : un acte qui n’est pas un soin ne saurait emprunter aux soins ses obligations, ses garanties, ni les vecteurs de sa promotion.
L’amendement participe de cette cohérence d’ensemble. Faute de quoi l’aide à mourir ferait l’objet d’un régime hybride contradictoire, tantôt soin, tantôt non-soin, au gré des dispositions, créant une insécurité juridique majeure pour les professionnels comme pour les patients.
La suppression de la disposition visée s’impose au regard des graves atteintes qu’elle porte aux principes constitutionnels et conventionnels susmentionnés et de l’impossibilité de la rectifier par simple amendement de modification.