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Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 694 rect. bis 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. IACOVELLI et FOUASSIN, Mme HAVET, MM. BUIS et RAMBAUD et Mme SCHILLINGER ARTICLE 9 |
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I. – Alinéa 8
Supprimer les mots :
et d’un officier de police judiciaire
II. – Alinéa 12
Remplacer les mots :
et l’officier de police judiciaire mentionné au III établissent
par le mot :
établit
Objet
L’ajout, en commission, de l’obligation de présence d’un officier de police judiciaire lors de chaque administration de la substance létale introduit une contrainte injustifiée et inadaptée à la nature du dispositif. La présence d’un professionnel de santé constitue une garantie suffisante au regard des exigences médicales, éthiques et juridiques encadrant l’aide à mourir.
Imposer la présence d’un officier de police judiciaire revient à placer les professionnels de santé dans une logique de suspicion, en remettant en cause leur rôle, leur responsabilité et leur déontologie. Un tel dispositif est de nature à brouiller la frontière entre acte médical encadré par la loi et intervention relevant de l’ordre judiciaire.
Par ailleurs, il n’appartient pas à un officier de police judiciaire d’assister à la réalisation d’un acte médical autorisé par la loi. Cette exigence est étrangère aux missions de la police judiciaire.