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Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 697 rect. 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. de NICOLAY, Mme LAVARDE et MM. BRISSON, KLINGER, CUYPERS, de LEGGE et Étienne BLANC ARTICLE 2 |
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Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Administration d'une substance létale sur demande
Objet
L’amendement substitue à l’expression « Assistance médicale à mourir », qui dénote un acte de soin, la formulation neutre « Administration d’une substance létale sur demande », qui décrit objectivement l’acte autorisé sans l’inscrire dans le registre médical.
Le mot « assistance » et l’adjectif « médicale » entretiennent une ambiguïté que la commission a partiellement levée à l’alinéa 8 (III nouveau) en excluant cet acte du droit fondamental à la protection de la santé. Il convient d’en tirer toutes les conséquences sémantiques : un acte qui n’est pas un soin ne saurait emprunter au vocabulaire médical les termes qui le désignent.
L’Académie nationale de médecine, dans son rapport du 27 juin 2023, a expressément demandé que le législateur s’abstienne de qualifier de « médical » un acte qui consiste à donner la mort à un patient.