|
Direction de la séance |
Proposition de loi Droit à l'aide à mourir (2ème lecture) (n° 587 , 586 ) |
N° 86 rect. 11 mai 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
|
||||||
|
Mme CHAIN-LARCHÉ, M. CUYPERS, Mme LAVARDE, M. HOUPERT, Mme NOËL, M. BAZIN, Mme GARNIER, MM. de LEGGE, GENET et BRISSON, Mme DI FOLCO, MM. MARGUERITTE et PIEDNOIR et Mme BOURCIER ARTICLE 5 |
|||||||
Alinéa 14
Après le mot :
traitements
insérer les mots :
curatifs, conservateurs, palliatifs
Objet
L’amendement précise l’étendue de l’information sur les traitements en énumérant explicitement les trois ordres possibles : curatifs, conservateurs et palliatifs. Cette énumération empêche que l’information ne se limite, en pratique, aux traitements curatifs (souvent épuisés au moment de la demande) au détriment des traitements conservateurs et palliatifs.
L’effectivité des soins palliatifs est le seul garde-fou permettant de distinguer une demande d’aide à mourir librement exprimée d’une demande résultant d’une carence d’accompagnement. La proposition de soins palliatifs prévue à l’article 5 ne saurait suffire : elle doit s’accompagner d’une mise en œuvre effective, dans des conditions matérielles et géographiques adaptées.
Le rapport de la Cour des comptes de juillet 2023 sur les soins palliatifs a souligné la persistance d’un déficit majeur de couverture territoriale : 21 départements demeurent dépourvus d’unités de soins palliatifs, plusieurs régions ne disposent d’aucune équipe mobile suffisamment dotée. Dans ces conditions, subordonner l’aide à mourir à un accès effectif aux soins palliatifs constitue une exigence de cohérence.