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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 1 rect. ter

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. de LEGGE, DARNAUD, PERRIN et CIGOLOTTI, Mmes LAVARDE, BELRHITI, PATRU, DI FOLCO et CHAIN-LARCHÉ, MM. SAUTAREL et HUGONET, Mme Valérie BOYER, MM. BAZIN et de NICOLAY, Mme PLUCHET, MM. MEIGNEN et Henri LEROY, Mme BELLUROT, M. SIDO, Mme NÉDÉLEC, MM. NATUREL et GENET, Mmes GOSSELIN, BERTHET, CARRÈRE-GÉE, DUMONT, Marie MERCIER et GRUNY, M. BURGOA, Mme DESEYNE, MM. LEFÈVRE et SAURY, Mme LOPEZ, M. REYNAUD, Mme IMBERT, M. MOUILLER, Mme AESCHLIMANN, M. PACCAUD, Mmes EUSTACHE-BRINIO, PUISSAT, VENTALON, MULLER-BRONN et DUMAS, MM. LE GLEUT et FARGEOT, Mmes PRIMAS et JACQUEMET, M. MENONVILLE, Mmes SAINT-PÉ, de LA PROVÔTÉ, DEMAS, BILLON et HERZOG et MM. DUFFOURG, HAYE et BELIN


ARTICLE 2


Après l’alinéa 6

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...° Le quatrième alinéa est complété par les mots : « et hors mise en réserve de crédits mentionnée au 4° bis de l’article 51 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances. » ;

Objet

Les crédits des différentes missions budgétaires composant le budget de l’État peuvent faire l’objet, annuellement, d’une mise en réserve d’une partie des crédits ouverts par la loi de finances initiale, dont le taux est communiqué au Parlement (4° bis de l’article 51 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances).

Une telle mise en réserve interministérielle – à laquelle s’ajoutent régulièrement des surgels – emporte néanmoins des enjeux de gestion infra-annuelle très forts pour le ministère des armées, qui en est l’un des principaux contributeurs en valeur absolue. En 2025, près de 3,2 milliards d’euros ont ainsi été gelés sur la mission « Défense », selon les chiffres de la Cour des comptes[1].

Il est paradoxal de se prévaloir dans la LPM d’une économie de guerre, et dans le même temps, de ne pas en tirer les conséquences pratiques dans l’exécution budgétaire. Il est tout aussi paradoxal de demander aux acteurs de l’industrie de prendre des dispositions pour accélérer la production et, dans le même temps, au travers de la régulation budgétaire, de ne pas leur donner la visibilité nécessaire.

En d’autres termes, les signataires du présent amendement considèrent que si les moyens alloués à la Défense méritent d’être augmentés, il convient d’abord de mobiliser les sommes ouvertes en LFI par le Parlement, et de respecter en exécution son vote

[1] Analyse de l’exécution budgétaire 2025, Mission « Défense », avril 2026, Cour des comptes.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 2

28 mai 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 3 rect. ter

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. de LEGGE, DARNAUD, PERRIN et CIGOLOTTI, Mmes LAVARDE, BELRHITI, PATRU, DI FOLCO et CHAIN-LARCHÉ, MM. SAUTAREL et HUGONET, Mme Valérie BOYER, MM. BAZIN et de NICOLAY, Mme PLUCHET, MM. MEIGNEN et Henri LEROY, Mme BELLUROT, M. SIDO, Mme NÉDÉLEC, MM. NATUREL et GENET, Mmes GOSSELIN, BERTHET, CARRÈRE-GÉE, DUMONT, Marie MERCIER et GRUNY, M. BURGOA, Mme DESEYNE, MM. LEFÈVRE et SAURY, Mme LOPEZ, M. REYNAUD, Mme IMBERT, M. MOUILLER, Mme AESCHLIMANN, M. PACCAUD, Mmes EUSTACHE-BRINIO, PUISSAT, VENTALON, MULLER-BRONN et DUMAS, MM. LE GLEUT et FARGEOT, Mmes PRIMAS et JACQUEMET, M. MENONVILLE, Mmes SAINT-PÉ, de LA PROVÔTÉ, DEMAS, BILLON et HERZOG et MM. DUFFOURG, HAYE et BELIN


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 37

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

En raison du contexte stratégique et de la nécessité pour le ministère des armées de disposer d’une visibilité sur les crédits annuels effectivement disponibles, la mission "Défense" ne se voit pas appliquer la mise en réserve de crédits mentionnée au 4° bis de l’article 51 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances.

Objet

Les crédits des différentes missions budgétaires composant le budget de l’État peuvent faire l’objet, annuellement, d’une mise en réserve d’une partie des crédits ouverts par la loi de finances initiale, dont le taux est communiqué au Parlement (4° bis de l’article 51 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances).

Une telle mise en réserve interministérielle – à laquelle s’ajoutent régulièrement des surgels – emporte néanmoins des enjeux de gestion infra-annuelle très forts pour le ministère des armées, qui en est l’un des principaux contributeurs en valeur absolue. En 2025, près de 3,2 milliards d’euros ont ainsi été gelés sur la mission « Défense », selon les chiffres de la Cour des comptes[1].

Il est paradoxal de se prévaloir dans la LPM d’une économie de guerre, et dans le même temps, de ne pas en tirer les conséquences pratiques dans l’exécution budgétaire. Il est tout aussi paradoxal de demander aux acteurs de l’industrie de prendre des dispositions pour accélérer la production et, dans le même temps, au travers de la régulation budgétaire, de ne pas leur donner la visibilité nécessaire.

En d’autres termes, les signataires du présent amendement considèrent que si les moyens alloués à la Défense méritent d’être augmentés, il convient d’abord de mobiliser les sommes ouvertes en LFI par le Parlement, et de respecter en exécution son vote.

[1] Analyse de l’exécution budgétaire 2025, Mission « Défense », avril 2026, Cour des comptes.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 4

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Sagesse du Sénat
Rejeté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mmes CONWAY-MOURET et CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l'alinéa 1

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Cette accélération de l’effort de défense et les choix qu’elle implique pour la Nation doivent s’accompagner d’un débat démocratique approfondi sur les enjeux de souveraineté et de résilience. À cette fin, une convention citoyenne sur les questions de défense et le lien entre les armées et la Nation sera organisée. Elle aura vocation à associer les citoyens à la réflexion sur les conditions concrètes de la défense du pays, sur la résilience de la société et les formes d’engagement au service de la Nation, ainsi que sur les conséquences économiques, industrielles et sociales du réarmement. Ses conclusions contribueront à nourrir le débat public et à préparer les prochaines évolutions de notre stratégie nationale.

Objet

Le présent amendement vise à accompagner l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) par l’organisation d’une convention citoyenne consacrée aux enjeux de défense et au lien entre les armées et la Nation.

L’accélération du réarmement engagée par la présente actualisation de la LPM constitue un choix déterminant pour la Nation, tant par l’ampleur de l’effort financier consenti que par ses conséquences industrielles, économiques et sociales. Dans un contexte marqué par le retour des conflits de haute intensité, par le renforcement des exigences de souveraineté et de résilience nationale ainsi que par l’évolution rapide de l’environnement stratégique européen, il apparaît nécessaire d’associer davantage les citoyens à la réflexion sur les conditions de la défense nationale et sur les formes contemporaines de l’engagement au service du pays.

Le recours au modèle de la convention citoyenne répond à cet objectif. Les conventions citoyennes déjà organisées ont démontré la capacité de ce format à mobiliser l’intelligence collective sur des sujets complexes engageant l’avenir du pays.

Cette démarche apparaît d’autant plus nécessaire que la professionnalisation des armées et la suspension du service national ont progressivement distendu le lien direct entre les Français et les réalités de la défense. Alors même que l’esprit de défense constituait historiquement une composante implicite de la citoyenneté, sa définition et sa traduction concrète dans la société contemporaine demeurent aujourd’hui incertaines. La réflexion sur la citoyenneté, l’engagement, la réserve, le service national ou encore la culture de défense justifie ainsi l’ouverture d’un débat démocratique approfondi.

Cette réflexion doit également permettre d’éclairer la place singulière de la France dans la défense européenne et dans l’architecture de sécurité du continent. Nation cadre disposant d’un modèle d’armée complet et autonome, puissance dotée de l’arme nucléaire, la France est appelée à jouer un rôle croissant dans l’affirmation d’une Europe capable d’assurer sa sécurité et sa défense.

 






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 5

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Demande de retrait
Retiré

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mmes CONWAY-MOURET et CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 17, après la première phrase

Insérer deux phrases ainsi rédigées :

Cette stratégie française a pour objet de renforcer la lisibilité, la cohérence et la visibilité des priorités industrielles, capacitaires et technologiques à moyen et long terme. Elle est déclinée dans une feuille de route régulièrement actualisée.

 

Objet

La trajectoire stratégique de la base industrielle et technologique de défense (BITD) souffre aujourd’hui d’un manque de lisibilité et de cohérence, lié à la superposition de documents de programmation et à des horizons temporels insuffisamment articulés, notamment entre un cadre de long terme à l’horizon 2035 et des étapes intermédiaires de révision à 2030.

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de définir une stratégie française pour la BITDE, permettant de consolider et de rendre plus lisibles les priorités industrielles, capacitaires et technologiques à moyen et long terme. Une telle stratégie offrirait un cadre de référence unifié à l’ensemble des acteurs concernés, en particulier la direction générale de l’armement et les services du ministère des Armées, tout en permettant de mieux structurer la visibilité donnée aux partenaires industriels et européens.

Elle intégrerait également une dimension territoriale, afin de renforcer l’ancrage des filières industrielles de défense sur l’ensemble du territoire national et d’assurer une meilleure articulation entre politique industrielle, aménagement du territoire et objectifs de souveraineté productive.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 6 rect.

30 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme Gisèle JOURDA, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS, Patrice JOLY, MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 2

Insérer sept alinéas ainsi rédigés :

Cette trajectoire budgétaire de réarmement doit s’inscrire dans une stratégie nationale cohérente au sein des programmes européens de financement de la défense. Poursuivant l’objectif du renforcement de la compétitivité des industries nationales de défense, cette stratégie doit décliner notamment :

- la ventilation des montants attendus des programmes ReArm UE en subventions et en prêts ;

- la consommation des fonds de cohésion ;

- la mobilisation des capitaux privés provenant de l’épargne et des investissements provenant de la Banque européenne d’investissement (BEI) ;

- le soutien politique apporté aux entreprises françaises de la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) pour améliorer leurs accès aux financements et le fléchage des fonds européens vers des produits conçus en Europe et comprenant majoritairement des composants européens ;

- les domaines de coopération européenne prioritairement ciblés ;

- les contreparties, notamment financières, exigées en cas d’accès aux programmes européens par des acteurs hors Union européenne.

Objet

Le présent amendement vise à préciser que la trajectoire budgétaire de réarmement de la France s’inscrit dans une stratégie cohérente au sein des programmes européens de financement de la défense.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 7

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 2

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Dans ce contexte, l’émancipation de la tutelle des États-Unis en matière de défense, d’industrie et de sécurité doit être accélérée. Le revirement du président Donald Trump comporte certes sa part de rupture avec la tradition états-unienne, mais aussi de tradition de mise en dépendance stratégique et militaire et de vassalisation technologique de ses « alliés ». En effet, la France demeure fortement dépendante de technologies américaines, en particulier dans les secteurs du traitement des données et du cloud numérique, où la prééminence d’acteurs privés états-uniens constitue une vulnérabilité stratégique majeure. L’opportunité permise par l’actualisation de la loi de programmation militaire doit précisément favoriser une réduction de ces dépendances.

Objet

Le monde de l’aveuglement atlantiste est révolu. Non que la morale ait fini par prévaloir, encore moins le droit. Ce monde est révolu, car même ceux qui sont de loyaux alliés peuvent se retrouver du jour au lendemain dans le collimateur du président états-unien, celui que son vice-président appelle le « nouveau shérif en ville ». Le coup d’État au Venezuela, les menaces sur le Groenland ou l’attaque illégale menée en Iran témoignent de la faillibilité des États-Unis.

S’étonner ou rester médusé ne sert à rien ; se contenter de commenter, c’est amuser la galerie, pour pas cher. Il est surtout nécessaire de comprendre la diplomatie américaine pour ce qu’elle est de longue date, identifier les ruptures du trumpisme et agir en conséquence, en proposant une nouvelle architecture de sécurité conforme à l’histoire de la France, à ses intérêts, et propre à pacifier les relations internationales.

Or, cette lucidité suppose de nommer clairement les dépendances stratégiques qui entravent aujourd’hui notre souveraineté. La France, comme une grande partie de l’Europe, demeure placée dans une situation de dépendance critique à l’égard des États-Unis dans des secteurs décisifs pour l’exercice de sa souveraineté. Nos administrations, nos entreprises et parfois nos propres services de sécurité reposent massivement sur des infrastructures de cloud et des logiciels contrôlés par des groupes américains soumis au droit extraterritorial des États-Unis, notamment au Cloud Act. Ainsi, des données sensibles françaises peuvent potentiellement être rendues accessibles aux autorités américaines, y compris lorsqu’elles sont hébergées sur le territoire européen.

Cette dépendance touche également le cœur même de nos capacités de renseignement et de défense. Le recours durable de la DGSI à la société américaine Palantir Technologies fondé par le techno-fasciste Peter Thiel illustre l’incapacité, à ce stade, à faire émerger des alternatives pleinement souveraines dans le traitement stratégique des données. Dans le domaine militaire, la dépendance européenne aux équipements, composants et systèmes américains réduit concrètement les marges de manœuvre diplomatiques et opérationnelles des États européens : les réglementations ITAR permettent aux États-Unis de bloquer ou de conditionner l’exportation de matériels contenant des composants américains, y compris lorsqu’ils sont conçus et produits par des industriels européens.

Dans ces conditions, continuer à parler d’ « autonomie stratégique européenne » ou pilier européen de l’OTAN sans désigner explicitement la dépendance aux États-Unis relève du déni. Il n’y aura ni l’une ni l’autre tant que les Européens demeureront structurellement dépendants des technologies, des infrastructures numériques, des composants critiques et des systèmes d’armes américains.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 8

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 18

Rédiger ainsi cet alinéa :

La France est aujourd’hui fortement dépendante des technologies de l’entreprise Palantir dans le domaine du traitement et de l’exploitation des données. Au sein de l’OTAN, avec l’utilisation de la solution Maven mais également au niveau national, avec le recours par la Direction générale de la sécurité intérieure au programme Gotham ; en conséquence l’actualisation de la loi de programmation militaire permet également de développer une solution de logiciel de traitement de données de premier plan visant à ne plus dépendre de solutions étrangères.

Objet

En mars 2025, l’OTAN a annoncé l’adoption du Maven Smart System NATO (MSS NATO), développé par Palantir, pour équiper son Commandement allié Opérations (ACO). Signé en seulement six mois, ce contrat – l’un des plus rapides de l’histoire de l’Alliance – marque un tournant. Mais il pose aussi la question de la souveraineté numérique des États membres, alors que Palantir, dirigé par Peter Thiel, est étroitement lié au Pentagone et au camp Trump.

En décembre 2025, la DGSI a renouvelé son contrat pour trois ans avec l’entreprise Palantir pour son programme Gotham.

Or, plusieurs ONG, comme Amnesty International, accusent Palantir d’avoir recours à des pratiques illégales, comme la surveillance de masse et l’atteinte aux libertés individuelles. Des enquêtes du New York Times ont pointé du doigt des projets confidentiels de fichage de citoyens américains et d’immigrés clandestins. Cette entreprise est dirigée par des hommes dont l’idéologie se situe aux antipodes des valeurs démocratiques et républicaines. La France et l’Europe doivent développer des logiciels souverains de traitement et d’exploitation des données au plus vite.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 9

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 10

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Prenant acte de l’accroissement des tensions transatlantiques et de la guerre commerciale menée par les États-Unis et la Chine à l’Europe, l’actualisation de la loi de programmation militaire permet d’engager un dialogue structuré et ambitieux avec les pays dits du Sud, dans leur diversité, afin d’ouvrir à la France et à l’Europe de nouveaux débouchés stratégiques et militaires affranchis de la tutelle des grandes superpuissances.

Objet

Le présent amendement vise à tirer les conséquences géopolitiques des recompositions en cours de l’ordre international. L’intensification des tensions transatlantiques, la montée des logiques de confrontation économique entre les grandes puissances et la guerre commerciale menée par les États-Unis et la Chine contre l’Europe imposent à la France de diversifier ses partenariats stratégiques et de renforcer son autonomie d’action.

Or, la version initiale de la Revue nationale stratégique de 2022 ne faisait aucune mention de l’Amérique latine, alors même que cette région représente près de 10 % de la population et du PIB mondial. Cette absence contraste avec la profondeur historique des liens unissant la France et les nations latino-américaines. Des idéaux hérités de la Révolution française aux combats d’émancipation portés par Bolívar, en passant par les solidarités intellectuelles et politiques du XXe siècle incarnées notamment par les comités de libération, la France a longtemps entretenu un dialogue privilégié avec ce continent. Ces relations se sont toutefois affaiblies au cours des dernières décennies.

Cette démarche concerne l’Amérique latine, mais également les pays d’Afrique, d’Asie et l’ensemble des partenaires souhaitant construire des coopérations équilibrées, respectueuses des souverainetés et affranchies des logiques de dépendance. L’actualisation de la LPM doit ainsi être l’occasion d’engager un dialogue structuré avec ces États afin d’ouvrir à la France et à l’Europe de nouveaux débouchés stratégiques, industriels et militaires.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 10

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. LUREL et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 10

Rédiger ainsi cet alinéa :

Conformément aux orientations de la revue nationale stratégique de 2025, au regard de l’évolution du contexte géostratégique et compte tenu des enjeux en matière de contrôle des flux et des ressources naturelles et énergétiques, l’actualisation de la loi de programmation militaire pour les années 2024 à 2030 réaffirme la priorité accordée à la protection des outre-mer et de leurs populations face aux risques sécuritaires accrus et aux menaces hybrides de déstabilisation et d’ingérence étrangères. À ce titre, elle prévoit un renforcement des moyens régaliens permanents dans ces territoires et poursuivra les efforts de modernisation et d’augmentation des capacités humaines, matérielles et technologiques adaptées à chacun de ces territoires pour améliorer la surveillance et garantir l’intégrité de leurs espaces terrestres, aériens et maritimes et de leurs zones économiques exclusives. Elle assure en ce sens une sécurisation accrue des lignes de communication satellitaires, aériennes, maritimes, sous-marines et digitales et accompagne la densification des stratégies de coopérations internationales ou régionales spécifiques à chaque zone associant les collectivités territoriales concernées. Face à l’exposition des outre-mer aux phénomènes de trafic d’armes et de stupéfiants et aux menaces sécuritaires entretenues par les réseaux criminels organisés, la consolidation et la coordination des forces d’intervention, de projection et des moyens de contrôle des approches seront priorisées.

Objet

Le présent amendement propose de compléter l’ajout apporté à l’Assemblée nationale pour faire explicitement référence aux Outre-mer dans ce projet de loi de réactualisation de la programmation militaire en vigueur.

Il vise singulièrement à intégrer à cette actualisation les analyses et objectifs stratégiques nouveaux portés par la revue nationale stratégique (RNS) de 2025 élaborée à l’aune des récentes évolutions du contexte géostratégique mondial qui placent les Outre -mer au cœur des enjeux mondiaux et des défis de souveraineté locaux et nationaux.

Cet amendement propose ainsi que la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 prévoit un arsenal de mesures opérationnelles pour permettre aux Outre-mer de faire face aux menaces hybrides de déstabilisation et d’ingérence étrangères. Comme le note en effet la RNS 2025, les Outre-mer sont devenus des cibles d’opérations d’ingérences numériques étrangères, de manipulations de l’information, de manipulations mémorielles, d’exploitations opportunistes des velléités d’aspirations à plus d’autonomie et de stratégies d’investissements économiques prédatrices du fait de leur positionnement géographique stratégique, de la fragilité de leurs fondamentaux socio-économiques et de la richesse de leurs ressources naturelles (potentielles ou avérées).

Cet amendement propose ainsi que la LPM marque un renforcement des moyens régaliens permanents dans ces territoires, une modernisation et une augmentation des capacités humaines, matérielles et technologiques adaptées à chacun de ces territoires pour améliorer la surveillance et garantir l’intégrité de leurs espaces terrestres, aériens et maritimes et de leurs zones économiques exclusives. Il prévoit en ce sens une sécurisation accrue des lignes de communications satellitaires, aériennes, maritimes, sous-marines et digitales.

Par ailleurs, face aux risques sécuritaires auxquels les Outre-mer sont exposés, cet amendement propose une consolidation et une coordination des forces d’intervention, de projection et des moyens de contrôle pour leur permettre de lutter efficacement contre les réseaux criminels organisés et les manœuvres de contrôle des routes migratoires internationales par des acteurs hostiles.

Enfin, cet amendement prévoit que la LPM permette d’accompagner la densification des stratégies de coopérations internationales ou régionales spécifiques à chaque zone associant les collectivités territoriales concernées. Comme le rappelle en effet la RNS 2025, il parait désormais nécessaire que l’État encourage le développement des coopérations régionales « par chaque département, région et collectivité d’outre-mer, dans tous les domaines de la sécurité avec l’appui des opérateurs français dans les outre-mer » et soutienne « l’adhésion et la participation des collectivités territoriales aux organisations régionales » pour faire émerger axes de coopérations thématiques adaptés aux spécificités des zones en mesure de désamorcer des crises militaires, économiques et stratégiques.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 11

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 14, première phrase

Remplacer les mots :

économie de guerre

par les mots :

effort de défense

Objet

Le présent amendement vise à substituer à la notion d’ « économie de guerre » celle d’ « effort de défense », plus conforme à la réalité stratégique et budgétaire de la France.

D’une part, la France n’est pas en guerre. Elle évolue dans un environnement stratégique profondément dégradé, marqué par des menaces accrues, durables et multiformes, qui justifient un effort de défense significatif, structurant et appelé à se renforcer dans la durée afin de garantir la crédibilité de notre outil militaire et la sécurité de la Nation.

D’autre part, avec un niveau de dépense de défense représentant environ 2 % de son PIB, la France ne peut être regardée comme se trouvant dans une situation d’économie de guerre, laquelle suppose une mobilisation massive, voire quasi intégrale, de l’appareil productif national au service d’un conflit armé, ainsi qu’à une réallocation profonde des priorités économiques et sociales de la Nation.

La notion d’ « effort de défense » permet ainsi de conserver l’ambition de montée en puissance de notre outil militaire, tout en garantissant une formulation plus exacte, plus cohérente et mieux alignée avec la réalité budgétaire et stratégique nationale.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 12 rect. quater

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Rejeté

MM. CAPUS et MALHURET, Mme BOURCIER, MM. GRAND, ROCHETTE, Alain MARC, LAMÉNIE, Vincent LOUAULT et CHASSEING, Mme Laure DARCOS, M. BRAULT, Mme LERMYTTE, MM. MÉDEVIELLE et LÉVRIER, Mme BELLAMY, M. KHALIFÉ, Mme ROMAGNY, M. RUELLE et Mme CANAYER


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 BIS (SUPPRIMÉ)


Après l’article 6 bis

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

À titre expérimental, pour une durée de quatre ans à compter du 1er janvier 2027 et par dérogation au premier alinéa de l’article L. 1251-12-1 du code du travail, lorsqu’un contrat de mission est exécuté au bénéfice d’une entreprise relevant de l’article L. 2332-1 du code de la défense, se durée totale peut atteindre trente-six mois.

Objet

Cet amendement vise à expérimenter jusqu’en 2030 l’allongement à trente-six mois de la durée maximale des contrats de mission dans les entreprises concourant directement à l’effort de défense.

La montée en puissance de la BITD impose de répondre rapidement à des besoins de compétences et de production. Cette souplesse encadrée est limitée aux entreprises de défense et répond à des besoins liés à l’accélération du réarmement.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 13 rect. quinquies

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Retiré

MM. CAPUS et MALHURET, Mme BOURCIER, MM. GRAND, ROCHETTE, LAMÉNIE, BRAULT, Alain MARC et Vincent LOUAULT, Mme Laure DARCOS, MM. CHASSEING et MÉDEVIELLE, Mme LERMYTTE, M. LÉVRIER, Mme BELLAMY, M. KHALIFÉ, Mmes CANAYER et ROMAGNY et MM. RUELLE et HAYE


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 BIS (SUPPRIMÉ)


Après l’article 6 bis

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

À titre expérimental, pour une durée de quatre ans à compter du 1er janvier 2027 et par dérogation au premier alinéa de l’article L. 1251-35-1 du code du travail, lorsqu’un contrat de mission est exécuté au bénéfice d’une entreprise relevant de l’article L. 2332-1 du code de la défense, il est renouvelable trois fois pour une durée déterminée qui, ajoutée à la durée du contrat initial, ne peut excéder la durée maximale prévue en application de l’article L. 1251-12 ou, le cas échéant, de l’article L. 1251-12-1.

Objet

Cet amendement vise à expérimenter jusqu’en 2030 la possibilité d’un troisième renouvellement des contrats de mission exécutés au bénéfice des entreprises concourant directement à l’effort de défense.

La montée en puissance de la BITD et l’accélération des cadences de production nécessitent de mobiliser des compétences qualifiées sur des durées parfois supérieures aux cycles habituels de recours à l’intérim.

Cette souplesse encadrée doit permettre aux entreprises industrielles de défense de répondre plus efficacement aux besoins liés aux programmes d’armement.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 14

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mmes CONWAY-MOURET et CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 14, après la deuxième phrase

Insérer une phrase ainsi rédigée :

Dans cette perspective, il est créé, auprès du Premier ministre, une instance de coordination dédiée à la souveraineté industrielle de défense, chargée de renforcer le rôle d’impulsion et de structuration du ministère des Armées dans l’articulation entre politique capacitaire, politique industrielle et enjeux de souveraineté.

Objet

Le déficit de coordination stratégique entre politique industrielle et politique de défense se traduit aujourd’hui par une articulation insuffisante entre les politiques capacitaires, industrielles et de souveraineté. Afin d’y remédier, la création, auprès du Premier ministre, d’une instance interministérielle de coordination dédiée à la souveraineté industrielle de défense est proposée. Celle-ci aurait pour mission d’assurer la cohérence des actions conduites en matière de politique industrielle de défense, de politique capacitaire et de souveraineté technologique.

Cette instance viserait à mieux intégrer des dimensions aujourd’hui traitées de manière fragmentée, dans un contexte où la multiplicité des acteurs publics et industriels peut nuire à la lisibilité et à la cohérence de l’action publique. Elle travaillerait en articulation étroite avec le ministère des Armées, qui demeure compétent pour la définition et la mise en œuvre de la politique d’armement, ainsi qu’avec la Direction générale de l’armement, chargée de la conduite des programmes et de l’exécution des opérations d’armement.

Sans se substituer aux structures existantes, elle permettrait de renforcer la cohérence stratégique des politiques publiques concourant à la souveraineté industrielle de défense.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 15

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mmes CONWAY-MOURET et CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Après l’alinéa 15

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Afin de renforcer la cohérence et la visibilité de l’action de la France dans les programmes européens de défense, une direction des affaires européennes est créée au sein de la direction générale de l’armement. Cette évolution répond à l’accroissement des initiatives et mécanismes européens de coopération en matière de défense et vise à doter la direction générale de l’armement d’un pilotage stratégique unifié de son positionnement dans ces programmes. Elle doit également permettre de renforcer la coordination avec les partenaires européens ainsi que l’intégration des entreprises françaises — notamment des entreprises de taille intermédiaire et des structures innovantes — dans les consortiums européens de défense. Cette direction a vocation à structurer et coordonner les fonctions relatives aux affaires européennes aujourd’hui réparties au sein de la direction générale de l’armement, sans se substituer aux services existants.

II. – Alinéa 16

Remplacer les mots :

À cet effet

par les mots :

En complément

Objet

Le présent amendement vise à renforcer durablement les capacités de pilotage de la France dans les programmes européens de défense par la création d’une direction des affaires européennes au sein de la direction générale de l’armement (DGA).

La montée en puissance rapide des instruments européens de financement, de coopération et d’acquisition dans le domaine de la défense impose désormais une évolution structurelle de l’organisation de la DGA. Le prochain cadre financier pluriannuel européen 2028-2034 devrait mobiliser plus de 130 milliards d’euros consacrés à la défense, au spatial, à la sécurité et aux technologies critiques, à travers notamment le Fonds européen de défense (FEDef), les futurs dispositifs succédant au programme EDIP ainsi que les mécanismes issus du plan ReArm Europe.

Dans ce contexte, la création par la DGA d’un « plateau Europe », constitue une première étape utile afin de fédérer les expertises aujourd’hui dispersées et de renforcer l’accompagnement des équipes de la DGA dans l’accès aux financements européens. Toutefois, ce dispositif, conçu comme une cellule d’interface et d’appui, ne saurait à lui seul répondre aux enjeux stratégiques, industriels et capacitaires liés à l’européanisation croissante des politiques de défense.

Le présent amendement propose ainsi de franchir une étape supplémentaire en créant une direction des affaires européennes pleinement identifiée au sein de la DGA. Cette évolution permettrait de se doter d’un pilotage stratégique unifié des programmes européens, de renforcer la coordination interministérielle et les relations avec les institutions européennes et les États partenaires, mais également de donner davantage de visibilité et de lisibilité aux industriels français.

La création d’une direction dédiée répond également à un enjeu d’accès des petites et moyennes entreprises, des entreprises de taille intermédiaire et des acteurs innovants français aux consortiums européens de défense. L’existence d’un point d’entrée clairement identifié au sein de la DGA permettrait de mieux accompagner ces acteurs dans des procédures européennes devenues particulièrement complexes et concurrentielles.

Enfin, cette structuration renforcerait la capacité de la France à défendre ses intérêts industriels et technologiques dans la définition des futurs programmes européens de défense, dans un contexte où la France a vocation à jouer un rôle moteur dans l’affirmation d’une Europe plus souveraine.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 16

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mmes CONWAY-MOURET et CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l'alinéa 73

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Cette évolution suppose également de disposer d’une capacité d’adaptation plus agile, permettant de répondre sans délai aux besoins émergents ou aux évolutions imprévues du contexte stratégique. À cette fin, une enveloppe budgétaire dédiée, placée sous la responsabilité conjointe des ministres chargés des armées et de l’économie et des finances, est instituée afin de soutenir les actions concourant à la souveraineté industrielle de défense. Elle a vocation à financer en priorité les besoins urgents d’adaptation capacitaire ou opérationnelle, ainsi que les projets émergents non anticipés dans la programmation initiale mais présentant un intérêt stratégique avéré.

Objet

Il est proposé de créer une enveloppe budgétaire de 100 millions d’euros, placée sous la responsabilité des ministres chargés des armées et de l’économie et des finances.

Cette enveloppe serait exclusivement destinée à financer des actions concourant à la souveraineté industrielle de défense, en particulier les besoins urgents d’adaptation capacitaire ou opérationnelle, ainsi que les projets émergents non anticipés dans la programmation initiale mais présentant un intérêt stratégique avéré.

Elle permettrait, d’une part, de répondre rapidement à des besoins opérationnels immédiats, tels que l’adaptation d’équipements face à l’évolution des menaces (notamment dans le domaine de la lutte anti-drones ou des systèmes d’interception innovants), et, d’autre part, de saisir des opportunités technologiques ou industrielles, notamment dans le cadre de dispositifs européens ou d’appels à projets susceptibles de renforcer les capacités françaises.

Cet instrument vise ainsi à accroître la réactivité de l’État face aux évolutions rapides du contexte capacitaire, sans modifier les équilibres de la programmation militaire, en complétant les dispositifs existants par un levier souple d’ajustement et d’innovation.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 17 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 42

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Afin de faciliter leur accès aux marchés innovants et de mieux adapter les contrats à leur capacité de montée en charge industrielle, le seuil relatif aux marchés de défense ou de sécurité portant sur des fournitures, services ou travaux innovants pourra être ajusté. Cette évolution devra permettre de favoriser l’intégration durable des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire dans la base industrielle et technologique de défense, tout en renforçant leur capacité à contribuer à l’effort de réarmement.

Objet

Le présent amendement vise à renforcer l’accès des petites et moyennes entreprises ainsi que des entreprises de taille intermédiaire aux marchés innovants de défense, en adaptant le cadre réglementaire applicable aux procédures sans publicité ni mise en concurrence.

Le régime issu de l’article R. 2322-16 du code de la commande publique, tel que créé par le décret n° 2024-1251 du 30 décembre 2024, a constitué une avancée importante en permettant de sécuriser des procédures simplifiées pour les achats innovants de défense ou de sécurité, dans la limite d’un seuil fixé à 300 000 euros hors taxes.

Toutefois, ce seuil demeure inférieur aux montants permettant aux entreprises innovantes de franchir un véritable cap industriel. Les auditions parlementaires relatives à l’économie de guerre et à l’accès des PME aux marchés de défense ont régulièrement mis en évidence les difficultés rencontrées par ces acteurs pour passer du stade de prototype ou de démonstrateur à celui de contrats structurants.

De nombreux retours d’expérience, notamment issus du conflit en Ukraine, montrent pourtant que la capacité à intégrer rapidement des innovations portées par des PME et des start-up constitue désormais un facteur déterminant de supériorité opérationnelle. De même, plusieurs analyses comparatives soulignent l’intérêt de mécanismes contractuels souples permettant d’engager rapidement des entreprises innovantes à des niveaux de financement significatifs.

Dans le contexte français, si des dispositifs ont été engagés, notamment via l’Agence de l’innovation de défense et les évolutions récentes du droit de la commande publique, le plafond actuel limite encore la capacité à structurer une base industrielle innovante robuste et compétitive.

Le présent amendement propose donc d’adapter le cadre réglementaire afin de permettre des contrats de taille plus adaptée à la capacité de montée en charge des PME et des entreprises de taille intermédiaire, et de favoriser leur intégration dans la base industrielle et technologique de défense.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 18

28 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Défavorable
Retiré

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mmes CONWAY-MOURET et CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. - Après l'alinéa 37

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Afin de diversifier les leviers de financement concourant à l’effort de défense et d’accompagner cette trajectoire dans la durée, le Gouvernement s’engage à inscrire à l’ordre du jour des travaux du Parlement, avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027, l’examen de la proposition de loi n° 353 (2023-2024) visant à créer un livret d’épargne défense souveraineté, déposée au Sénat le 20 février 2024. Ce dispositif aurait vocation à orienter une partie de l’épargne nationale vers le financement d’activités contribuant à la souveraineté et à l’autonomie stratégique du pays, en complément de l’effort budgétaire de l’État.

II. - Alinéa 38

Remplacer les mots :

Afin d’assurer la soutenabilité de la programmation, le ministère s’engage de façon volontariste

par les mots :

Par ailleurs, le ministère s’engage de façon volontariste, dans une logique de soutenabilité de la programmation

Objet

Cet amendement vise à permettre la mobilisation de l’épargne des ménages au service du financement de la base industrielle et technologique de défense.

Il contribuerait à renforcer les capacités de financement des entreprises du secteur, en particulier des petites et moyennes entreprises ainsi que des entreprises de taille intermédiaire, et à soutenir les investissements nécessaires au développement des capacités industrielles liées aux besoins de défense.

Au-delà de sa dimension financière, ce dispositif participe également au renforcement du lien entre la Nation et sa défense, en permettant une participation directe des citoyens à l’effort de souveraineté et à la consolidation des capacités industrielles indispensables à la sécurité du pays.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 19

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 64

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Cette accélération nécessite également de renforcer les compétences et les formations dans le domaine spatial. La création à Kourou d’une université francophone dédiée à l’espace et à ses métiers est envisagée en lien avec le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, le centre spatial guyanais et l’université de Guyane.

Objet

Cet amendement propose d’envisager la création d’une université francophone de l’espace et de ses métiers à Kourou, en Guyane.

Ce projet serait conduit en lien avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ainsi qu’avec les acteurs universitaires et spatiaux du territoire. Il constituerait un levier majeur pour conforter la formation et la recherche dans le domaine spatial. Il s’appuierait sur les dispositifs déjà portés en Guyane par le Centre national d’études spatiales (CNES) et ses partenaires, qui contribuent au développement de cet écosystème.

Le CNES a ainsi renforcé son partenariat avec l’Université de Guyane. Il finance des allocations doctorales à hauteur de près de 1 M €. Il a également contribué à la création du Centre spatial universitaire (CSU) au sein de l’IUT de Kourou. Ces actions participent au développement des formations liées aux métiers du spatial et à consolider la filière sur le territoire.

Cette initiative s’inscrit dans un environnement à la fois propice et stratégique. Le Centre spatial guyanais constitue en effet le port spatial de l’Europe et sa seule base de lancement opérationnelle pour des lanceurs de gamme moyenne et lourde. Dans ce contexte, l’ancrage des compétences spatiales sur le territoire apparaît indispensable.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 20

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Patrice JOLY et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, M. DARRAS, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéas 81 et 82

Remplacer ces alinéas par un alinéa ainsi rédigé :

Pour garantir la supériorité opérationnelle, l’autonomie stratégique et la résilience nationale, le réarmement se traduit par un effort important dans le domaine de l’innovation. Il permettra d’exploiter les applications militaires de l’intelligence artificielle et de disposer de premières capacités issues des recherches dans le domaine du quantique. Les armées doivent aussi disposer d’une maîtrise complète, sécurisée et souveraine de l’ensemble des technologies du numérique nécessaires à la collecte, au transport, au traitement, au stockage, à l’exploitation et à la gouvernance des données. Cette maîtrise couvre l’ensemble des infrastructures numériques, des architectures cloud (convergence des réseaux secrets, cloud de combat), des capacités de calcul intensif, des systèmes de cybersécurité, des plateformes de données, ainsi que des technologies d’intelligence artificielle permettant l’exploitation militaire, stratégique et décisionnelle de l’information.

Objet

Cet amendement vise à préciser que les armées doivent disposer d’une capacité complète à contrôler, exploiter, sécuriser et faire évoluer l’ensemble des technologies numériques, condition essentielle de leur efficacité opérationnelle, de leur indépendance stratégique et de la souveraineté nationale.

La souveraineté militaire du XXIe siècle repose désormais sur la maîtrise des données comme un actif stratégique de défense, dont le contrôle, la disponibilité et la sécurité conditionnent directement la liberté d’action nationale. Cette exigence implique une maîtrise souveraine de l’ensemble de la chaîne technologique : infrastructures numériques, capacités de calcul, architectures cloud, intelligence artificielle, cybersécurité, transport et gouvernance des données.

Dans un contexte de compétition stratégique accrue et de numérisation croissante des opérations militaires, les armées doivent pouvoir disposer de technologies sécurisées, résilientes et pleinement souveraines afin de garantir leur supériorité opérationnelle. L’exploitation militaire de l’intelligence artificielle, le développement des capacités issues du quantique, ainsi que la maîtrise des systèmes de traitement et d’exploitation des données constituent désormais des enjeux centraux du réarmement et de l’autonomie stratégique de la Nation.

Cet amendement vise ainsi à consacrer explicitement la maîtrise souveraine des technologies numériques, du cloud, du calcul intensif, de l’intelligence artificielle et de leur gouvernance comme un pilier fondamental de la défense nationale.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 21 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. MALHURET, GRAND et MÉDEVIELLE, Mmes BESSIN-GUÉRIN et BOURCIER, MM. BRAULT, CAPUS, CHASSEING et CHEVALIER, Mmes Laure DARCOS et LERMYTTE, MM. Alain MARC et ROCHETTE, Mmes BELLAMY et BILLON, MM. BONNEAU et BUIS, Mme CANAYER, M. COURTIAL, Mme HAVET, M. HAYE, Mme JOSEPH, MM. LÉVRIER, Pascal MARTIN et MENONVILLE, Mmes PATRU et PERROT, M. ROJOUAN, Mme ROMAGNY, M. RUELLE, Mmes SAINT-PÉ et SOLLOGOUB, M. SOMON et Mme VERMEILLET


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 82

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La France développe un dispositif de commandes rapides de matériels innovants destinés aux forces ukrainiennes, à la demande des autorités ukrainiennes. Ces commandes, dont le financement n’est pas imputé sur les crédits de la mission défense, permettent de soutenir l’effort de défense de l’Ukraine, de renforcer l’activité de la base industrielle et technologique de défense nationale, notamment de ses petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaire, et de tirer les enseignements opérationnels du théâtre ukrainien. Les matériels les plus pertinents peuvent faire l’objet d’une montée en production en vue de la préparation des armées françaises aux conflits de haute intensité.

Objet

Cet amendement vise à inscrire dans le rapport annexé la mise en place d’un dispositif de commandes rapides de matériels innovants destinés à l’Ukraine, à la demande des autorités ukrainiennes. Il s’agit de tirer plus directement les enseignements opérationnels du conflit ukrainien, en permettant à des équipements comportant une part française significative d’être produits, livrés et évalués dans les conditions réelles d’un conflit de haute intensité.

Ce dispositif répond à un double objectif. Il permet d’abord de poursuivre le soutien apporté par la France à l’Ukraine, en l’orientant vers des matériels adaptés à ses besoins immédiats. Il permet ensuite de renforcer la base industrielle et technologique de défense nationale, notamment ses PME et entreprises de taille intermédiaire, en lien avec l’Ukraine, en leur offrant des débouchés concrets et rapides dans le cadre de l’économie de guerre.

Enfin, l’amendement crée un cercle vertueux entre aide militaire, innovation opérationnelle et montée en puissance industrielle. Les matériels les plus pertinents, éprouvés à partir des retours du théâtre ukrainien, pourront ensuite faire l’objet d’une production accrue, au bénéfice de l’Ukraine comme de la préparation capacitaire des armées françaises aux conflits contemporains.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 22 rect. ter

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. MALHURET, GRAND et MÉDEVIELLE, Mmes BESSIN-GUÉRIN et BOURCIER, MM. BRAULT, CAPUS, CHASSEING et CHEVALIER, Mmes Laure DARCOS et LERMYTTE, MM. Alain MARC et ROCHETTE, Mmes BELLAMY et BILLON, M. BUIS, Mme CANAYER, M. COURTIAL, Mme HAVET, M. HAYE, Mme JOSEPH, MM. LÉVRIER, Pascal MARTIN et MENONVILLE, Mmes PATRU et PERROT, M. ROJOUAN, Mme ROMAGNY, M. RUELLE, Mmes SAINT-PÉ et SOLLOGOUB, M. SOMON et Mme VERMEILLET


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 BIS A


Après l’article 14 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. — Est qualifié de système de drone souverain tout aéronef télépiloté ou autonome dont les éléments suivants sont conçus, développés et produits sur le territoire de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange :

1° Le système de propulsion, incluant les motorisations thermiques, électriques ou hybrides ainsi que les chaînes d’énergie associées ;

2° La structure et l’aérostructure ;

3° Les systèmes avioniques embarqués, incluant les calculateurs de vol et les systèmes de navigation ;

4° Les liaisons de données et systèmes de communication ;

5° Les logiciels de contrôle et d’autonomie.

II. — Pour les marchés de défense ou de sécurité mentionnés à l’article L. 1113-1 du code de la commande publique ayant pour objet l’acquisition de systèmes de drones ou de leurs composants, lorsqu’un système de drone souverain au sens du I du présent article est disponible et répond aux spécifications techniques et opérationnelles requises, l’acheteur public accorde à ce système une priorité de sélection.

Objet

Les marchés de défense portant sur les drones sont aujourd’hui peu exigeants sur l’origine des composants. Des pans entiers de la chaîne de valeur (moteurs électriques, batteries, aimants …) dépendent à hauteur de 90 % de producteurs non européens, en premier lieu chinois. Cette dépendance constitue une vulnérabilité stratégique : en période de tension, une restriction unilatérale d’exportation de composants de propulsion suffit à paralyser la montée en cadence de toute la filière drone française.

Le rapport annexé adopté par l’Assemblée nationale a inscrit une préférence aux capacités industrielles nationales. Ce principe politique ne crée cependant aucun mécanisme d’opposabilité dans les procédures de passation des marchés. Le présent amendement traduit ce principe en droit positif, en s’inspirant du dispositif américain Blue UAS, qui impose des critères stricts d’origine pour les drones acquis par le Gouvernement fédéral.

La clause de priorité est conditionnée à la disponibilité du système souverain et à la satisfaction des spécifications : elle n’exclut pas automatiquement les systèmes non souverains mais organise une préférence raisonnée, fondée sur la possibilité pour les États membres de l’UE de prendre les mesures nécessaires à la protection de leurs intérêts essentiels de sécurité.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 23

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 21


Après l’article 21

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Le chapitre II du titre VI du livre préliminaire de la quatrième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 4061-... ainsi rédigé :

« Art. L. 4061-.... – Lorsque sont mis en œuvre les régimes d’application exceptionnelle mentionnés aux titres Ier à IV bis du livre Ier de la deuxième partie du code de la défense, ou pour faire face à un afflux de patients ou de victimes résultant d’un conflit armé, ou dans le cadre d’exercices de préparation à l’application de ces régimes et situations de crise, des professionnels de santé militaires relevant d’une armée étrangère, titulaires d’un diplôme permettant l’exercice effectif et licite de leur spécialité dans leur État d’origine, peuvent être autorisés individuellement par le ministre de la défense à exercer temporairement en France les actes de leur profession dans les hôpitaux des armées ou les autres éléments du service de santé des armées.

 « Ils sont tenus de respecter les règles professionnelles applicables aux professionnels de santé des armées. L’article L. 4061-1 leur est applicable.

« Un décret fixe la liste des professions de santé susceptibles d’être autorisées à exercer en application du présent article ainsi que les conditions de leur autorisation et de leur exercice. »

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Objet

Le présent amendement vise à étendre les situations dans lesquelles des professionnels de santé militaires étrangers peuvent exercer au sein d’établissements du service de santé des armées, sans que soit nécessaire une inscription à l’ordre professionnel.

En l’état du droit, ces situations sont limitées par le code de la santé publique à des hypothèses spécifiques s’inscrivant dans le cadre de la coopération internationale, à l’égard des ressortissants étrangers que ces professionnels étrangers accompagnent ou dans le cadre d’une formation spécialisée.

Or, certaines situations exceptionnelles, caractérisées notamment par un afflux de patients dans les établissements du SSA, résultant d’un conflit armé, sont susceptibles de nécessiter un recours ponctuel à de tels professionnels afin de garantir la continuité et l’adaptation de l’offre de soins.

Le présent amendement vise à rendre possible un tel recours dans ces situations, qui peuvent pour certaines justifier que soient activés l’un des régimes juridiques d’application exceptionnelle prévus par le code de la défense. Ce cadre doit également être rendu applicable en vue de l’entrainement à l’interopérabilité des équipes médicales et paramédicales militaires françaises et alliées dans l’hypothèse d’une mise en œuvre des régimes d’application exceptionnelles ou de situations d’afflux massif de patients ou de victimes.

Le caractère dérogatoire de ce dispositif, caractérisé par la dispense d’inscription aux ordres professionnels, est assorti de plusieurs garanties.

En premier lieu, les intéressés doivent être titulaires d’un diplôme permettant l’exercice licite et effectif de leur spécialité dans leur état d’origine.

En deuxième lieu, ces professionnels de santé militaires étrangers seront soumis au respect des règles professionnelles applicables aux professionnels de santé des armées.

En troisième lieu, ce dispositif sera limité aux professions de santé dont la liste sera établie par décret.

En dernier lieu, les professionnels de santé militaires étrangers étant présents de façon temporaires, la prise en charge financière restera du ressort de l’armée étrangère concernée.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 24

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


ARTICLE 25


Après l’alinéa 1

Insérer un paragraphe ainsi rédigé :

.... – Le 1° de l’article L. 4211-2 du code de la défense est ainsi rédigé :

« 1° Être de nationalité française. Toutefois, un ressortissant étranger peut être admis à servir comme réserviste dans la légion étrangère lorsqu’il est ancien militaire engagé à titre étranger ou à servir comme réserviste spécialiste ; ».

Objet

Le présent amendement vise à mettre en cohérence les conditions de nationalité d’accès à la réserve opérationnelle avec les conditions de nationalité d’accès à l’armée d’active.

En effet, pour être admis dans la réserve, l’article L. 4211-2 du code de la défense impose la nationalité française ou d’être ancien militaire engagé à titre étranger volontaire pour servir comme réserviste dans la légion étrangère. Or, pour les militaires d’active, l’article L. 4132-7 permet de déroger à la condition de nationalité non seulement pour servir à titre étranger, mais également pour servir en tant que militaire commissionné dans les conditions prévues à l’article L. 4132-10.

Dès lors, il est proposé d’accepter de déroger à la condition de nationalité pour pouvoir servir en tant que réserviste spécialiste, dispositif équivalent dans la réserve à celui de militaire commissionné dans l’armée d’active.

Cet amendement n’emporte aucun droit à recrutement supplémentaire par rapport aux droits résultant des crédits ouverts et plafonds d’emplois fixés en loi de finances ; il n’a donc pas pour conséquence la création ou l’aggravation d’une charge publique.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 25

29 mai 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 26

29 mai 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 27

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

Mmes CAZEBONNE et DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS, BUVAL et FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


ARTICLE 23


Alinéa 6, seconde phrase

Après le mot :

Français

insérer les mots :

, y compris les Français établis hors de France,

Objet

Parce qu’elle participe à la formation du citoyen, la journée de mobilisation doit s’adresser à l’ensemble de la jeunesse française, sans distinction de lieu de résidence. Son ambition est claire : développer l’esprit de défense, renforcer la cohésion nationale et faire vivre le lien entre les armées et la jeunesse.

À ce titre, les Français établis hors de France, qui sont soumis aux mêmes obligations de recensement et appelés, en principe, à participer à cette journée, ont toute leur place dans ce dispositif. Leur exclusion implicite serait d’autant moins justifiée qu’ils contribuent pleinement à l’influence et au rayonnement de la France à l’étranger.

Le présent amendement vise donc à rappeler explicitement que cette démarche civique a une portée universelle et qu’elle doit inclure, sans ambiguïté, les Français de l’étranger dans les actions de sensibilisation à la citoyenneté et à l’esprit de défense.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 28

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. MOHAMED SOILIHI, Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE et LÉVRIER, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 106

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Afin de garantir la pleine souveraineté de la France à Mayotte et répondre aux conséquences du cyclone Chido, un effort tout particulier sera consacré à l’aménagement d’infrastructures portuaires ainsi qu’aux capacités d’interventions de la marine nationale.

Objet

Les conséquences du cyclone Chido ont mis en évidence l’insuffisance des infrastructures portuaires, alors même que de tels équipements auraient joué un rôle décisif dans la gestion de la crise post-cyclonique.

Dans un contexte marqué à la fois par une pression migratoire que les moyens actuels ne permettent pas de maîtriser pleinement, et par les revendications comme les menaces exprimées par certaines puissances concurrentes dans la région, le renforcement des capacités d’intervention de la marine nationale apparaît indispensable.

Le groupe RDPI, qui a attesté des manques criant en la matière lors d’un déplacement à Mayotte en septembre dernier, souhaite, par le présent amendement, que cette exigence soit clairement réaffirmée dans l’actualisation de la loi de programmation militaire, afin de garantir la sécurité de Mayotte et d’assurer le plein exercice de notre souveraineté sur ce territoire.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 29 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. RIETMANN, LEFÈVRE, HAYE et GREMILLET, Mme PRIMAS, MM. RUELLE et GENET, Mmes VALENTE LE HIR et GACQUERRE, M. MILON, Mme ROMAGNY, M. SOMON, Mmes BELRHITI, DI FOLCO, JACQUEMET, BELLAMY, AESCHLIMANN, GRUNY, BILLON et Marie MERCIER, MM. MENONVILLE, BRUYEN, ANGLARS et SÉNÉ, Mme NÉDÉLEC et M. BELIN


ARTICLE 5


Après l'alinéa 7

Insérer deux alinéas ainsi rédigé :

...) Le même II est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toutefois, ces sanctions ne sont pas applicables si l’entreprise concernée démontre, par tout moyen, qu’elle est dans l’impossibilité d’obtenir auprès de ses fournisseurs habituels les volumes nécessaires à la constitution du stock mentionné au I du présent article. » ;

Objet

L’article L. 1339-1 du code de la défense prévoit la constitution de stocks stratégiques afin de garantir la continuité de l’exécution des missions des forces armées et des forces rattachées, ou de sécuriser leur approvisionnement. En cas de non-respect de cette obligation, ledit article dispose qu’une sanction peut être infligée à l’entreprise concernée.

Si l’objectif de sécurisation des approvisionnements des forces armées est pleinement justifié pour des raisons de souveraineté, de sécurité et de continuité opérationnelle, il convient néanmoins de tenir compte des contraintes réelles auxquelles peuvent être confrontées les entreprises concernées.

Dans certains cas, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la rupture temporaire des flux logistiques ou la limitation des capacités de production des fournisseurs habituels peuvent rendre matériellement impossible la constitution des stocks prescrits dans les délais impartis, indépendamment de la volonté de l’entreprise.

Une application automatique des sanctions prévues par le II dudit article pourrait conduire à des situations inéquitables.

Si ces circonstances semblent être prise en compte, l’absence de mention explicite inquiète à juste titre les entreprises et mérite une clarification.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 30 rect. ter

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. CADIC, Mme BILLON, M. COURTIAL, Mme DEVÉSA, MM. DHERSIN, DUFFOURG, HAYE et MENONVILLE, Mmes PATRU, PERROT, ROMAGNY, SAINT-PÉ

et les membres du groupe Union Centriste


ARTICLE 6


I. – Après l'alinéa 15

Insérer quatre alinéas ainsi rédigés:

...° La section 1 est complétée par un article L. 1332-6-1 AB ainsi rédigé :

« Art. L. 1332-6-1 AB. – Afin de garantir la continuité et la sécurité des activités au titre desquelles les opérateurs d'importance vitale ont été désignés en application de l'article L. 1332-1, tout système de commande, de contrôle ou de guidage électronique, informatique ou numérique indispensable à l'exercice d'une activité d'importance vitale ne peut comporter de fonction permettant sa prise de contrôle, sa désactivation, son altération ou son détournement à distance par son concepteur, son fabricant, son fournisseur ou par un tiers, lorsque ceux-ci relèvent d'un État étranger ou sont susceptibles d'être placés sous l'influence d'un État étranger.

« L'autorité administrative peut imposer à l'opérateur concerné, par arrêté pris sur proposition du ministre chargé du secteur d'activité et après consultation de l'opérateur, les mesures techniques et organisationnelles nécessaires au respect du premier alinéa, notamment la certification de sécurité des équipements concernés, la maîtrise nationale ou européenne de leurs fonctions critiques et la suppression de toute capacité d'administration ou de mise à jour à distance non maîtrisée par l'opérateur ou par l'État. Cet arrêté est réexaminé une fois par an.

« Un décret en Conseil d'État précise les modalités d'application du présent article, notamment les catégories de systèmes concernés et les conditions de leur contrôle. »

II. – Alinéa 17

Remplacer les mots:

à l'article L. 1332-6-1 AA

par les mots:

aux articles L. 1332-6-1 AA et L. 1332-6-1 AB

Objet

Cet amendement étend le régime de résilience des opérateurs d’importance vitale (OIV) à un risque insuffisamment couvert : la présence, dans les systèmes électroniques de commande, de contrôle ou de guidage qu’ils exploitent, de fonctions permettant une prise de contrôle à distance par un fournisseur ou un équipementier sous influence étrangère.

Il s’inscrit dans la logique du Titre III du projet de loi ( « Renforcer la résilience » ) et prolonge directement l’article 6, qui crée à la même section du code de la défense de nouvelles obligations de continuité d’activité pour les OIV. La mécanique retenue — arrêté de l’autorité administrative, proposition du ministre sectoriel, consultation de l’opérateur, réexamen annuel, sanction — est calquée sur celle des articles L. 1332-6-1 AA et L. 1332-7, par cohérence rédactionnelle.

Le périmètre est volontairement circonscrit aux seuls systèmes indispensables à une activité d’importance vitale (réseaux d’énergie, transports, télécommunications, eau, santé, etc.), ce qui garantit la proportionnalité de la mesure et son lien avec le texte, sans empiéter sur la réglementation générale des véhicules ou des équipements grand public.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 31 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. CADIC, Mme BILLON, M. COURTIAL, Mme DEVÉSA, MM. DHERSIN, DUFFOURG, HAYE et MENONVILLE et Mmes PERROT, PATRU, ROMAGNY et SAINT-PÉ


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 17

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Elle renforce la souveraineté technologique et la cybersécurité des équipements connectés utilisés par les armées, les administrations publiques, les opérateurs d’importance vitale et les gestionnaires d’infrastructures critiques, notamment les véhicules connectés et systèmes de mobilité intelligents susceptibles de permettre des accès distants non maîtrisés aux données, aux systèmes de commande ou aux fonctions essentielles.

Objet

Les véhicules connectés de nouvelle génération constituent désormais des plateformes numériques intégrant capteurs, caméras, systèmes de géolocalisation, logiciels embarqués et capacités de mise à jour à distance.

Plusieurs démocraties, dont Taïwan, considèrent désormais que certains équipements de mobilité connectée peuvent soulever des enjeux de cybersécurité, de protection des données et de souveraineté technologique.

Les infrastructures de mobilité utilisées par les administrations publiques, les opérateurs d’importance vitale ou les acteurs stratégiques ne peuvent dépendre de systèmes permettant des accès distants non maîtrisés ou susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Le présent amendement vise donc à renforcer les capacités de contrôle et d’encadrement des véhicules connectés et équipements embarqués utilisés dans les secteurs sensibles afin de garantir la sécurité nationale, la résilience des infrastructures critiques et la souveraineté numérique de la France.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 32 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. CADIC, Mme BILLON, M. COURTIAL, Mme DEVÉSA, MM. DHERSIN, DUFFOURG, HAYE et MENONVILLE et Mmes PATRU, PERROT, ROMAGNY et SAINT-PÉ


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 9

Compléter cet alinéa par deux phrases ainsi rédigées :

La France se dote d’une capacité de cyberdissuasion graduée et attribuable contre les acteurs étatiques conduisant des cyberattaques persistantes contre ses intérêts, ses infrastructures critiques et ses représentants. En cas de guerre hybride menaçant le territoire national, la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population, les armées conduisent les actions de luttes informatiques défensive (LID), offensive (LIO) et d’influence (L2I) en étroite coordination avec le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

Objet

Le présent amendement vise à consacrer dans la loi de programmation militaire une doctrine de cyber-riposte active et proportionnée. Il traduit dans le rapport annexé l’orientation défendue par le rapport sénatorial « Pour une coordination de la cyberdéfense plus offensive dans la LPM 2024-2030 », co-rédigé par MM. Cadic et Vallet.

Face à la multiplication des attaques persistantes de niveau étatique — notamment celles attribuées au groupe APT31 (République populaire de Chine), ayant notamment visé des parlementaires français —, il est nécessaire que la France affirme explicitement sa volonté de disposer d’une capacité de riposte crédible, graduée et attribuable. Cette posture constitue à la fois un élément de dissuasion et un signal adressé aux partenaires de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne quant à la pleine participation française à la cyberdéfense collective.

La formulation retenue est conforme aux orientations de la Revue nationale stratégique de 2022 et à la doctrine cyber offensive rendue publique par le ministère des Armées en 2019. Elle ne préjuge pas des modalités opérationnelles, qui relèvent du domaine classifié.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 33 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 82

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La France développe un dispositif de commandes rapides de matériels innovants destinés aux forces ukrainiennes, à la demande des autorités ukrainiennes. Ces commandes, dont le financement n’est pas imputé sur les crédits de la mission défense, permettent de soutenir l’effort de défense de l’Ukraine, de renforcer l’activité de la base industrielle et technologique de défense nationale, notamment de ses petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaire, et de tirer les enseignements opérationnels du théâtre ukrainien. Les matériels les plus pertinents peuvent faire l’objet d’une montée en production en vue de la préparation des armées françaises aux conflits de haute intensité.

Objet

Le présent amendement vise à prévoir explicitement, dans le rapport annexé de l’actualisation de la loi de programmation militaire, l’acquisition rapide de systèmes innovants auprès de petites et moyennes entreprises (PME) françaises, en particulier celles exposées à des retours d’expérience opérationnels récents, en vue de leur cession à l’Ukraine.

D’une part, alors que le théâtre ukrainien constitue désormais le principal laboratoire contemporain de la guerre de haute intensité en Europe – notamment dans les domaines des drones, de la robotique, des systèmes à bas coût produits en volume, de la guerre électronique et de l’innovation tactique rapide – il est frappant que l’Ukraine ne soit pas explicitement mentionnée dans le texte ni dans le rapport annexé, comme espace d’apprentissage opérationnel et de coopération industrielle.

D’autre part, si « guerre majeure de haute intensité en dehors du territoire national en Europe, qui impliquerait la France et ses alliés européens à l’horizon 2030 » anticipée par la Revue nationale stratégique de 2025 pourrait reposer davantage sur l’emploi massif de drones et de systèmes autonomes que sur les seuls équipements lourds traditionnels, le texte ne prévoit pas suffisamment de mécanismes permettant l’identification, l’expérimentation et le développement rapides de solutions innovantes issues des PME et des entreprises de défense émergentes.

Dès lors, la donation à l’Ukraine de matériels français permettrait l’acquisition de systèmes innovants, à bas coût et rapidement déployables, notamment dans les domaines des drones, des systèmes téléopérés et de la robotique terrestre et pourrait s’appuyer sur des entreprises déjà engagées en Ukraine dans le cadre de joint-ventures, de co-développements ou de coopérations industrielles nourries par les retours du terrain, dans la continuité de la lettre d’intention signée le 9 février dernier entre la ministre des Armées et son homologue ukrainien. À cet égard, la France accuse aujourd’hui un retard par rapport à plusieurs de ses partenaires européens, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Danemark, en matière de coopérations industrielles de défense avec l’Ukraine comme de cessions de matériels financées sur fonds propres.

L’approche proposée présenterait en outre un coût limité, les systèmes concernés étant par nature peu onéreux et produits en série, tout en offrant un effet de levier capacitaire, industriel, politique et économique important.

Sur le plan capacitaire, elle permettrait de familiariser les armées françaises avec des matériels qu’elles ne jugent peut-être pas encore opportun d’acquérir massivement, mais dont l’observation en conditions réelles d’engagement présente un intérêt stratégique majeur. Les forces ukrainiennes expriment un besoin immédiat pour ces équipements, tandis que les retours d’expérience issus de leur emploi constitueraient une source précieuse d’enseignements pour nos forces. Cette dynamique contribuerait également à connecter la base industrielle et technologique de défense française à l’écosystème d’innovation extrêmement rapide développé par l’Ukraine. Les scale-ups allemandes, notamment, ont déjà accéléré leur développement grâce à des cessions, pourtant limitées, de matériels à l’Ukraine.

Sur le plan industriel, elle favoriserait l’implantation en France de lignes de production mobilisables en cas de conflit de haute intensité.

Sur le plan économique, elle permettrait d’accélérer la montée en puissance d’un écosystème national de PME innovantes.

Enfin, sur le plan politique, la provenance française de tels matériels contribuerait à renforcer l’acceptabilité par l’opinion publique du soutien apporté à l’Ukraine.

Il s’agit ainsi d’un investissement limité mais à fort effet de levier, permettant simultanément de soutenir les PME françaises, d’accélérer l’innovation de défense et d’assurer la pertinence durable des investissements prévus par la loi de programmation militaire.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 34

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 51

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Dans cette dynamique de coopération industrielle et de renforcement des capacités de défense européennes, la France met en œuvre le partenariat industriel défini par l’accord de coopération de défense du 16 février 2024 conclu entre la France et l’Ukraine afin de favoriser le développement de productions et de chaînes de production, et contribuer ainsi au renforcement mutuel de leurs bases industrielles et à l’effort européen en matière de défense.

Objet

Cet amendement vise à réaffirmer l’engagement sans faille de la France aux côtés de l’Ukraine mais aussi l’importance de passer d’une contribution de niche à une coopération de masse, grâce au partenariat industriel envisagé dans le cadre de l’accord de coopération de défense conclu entre la France et l’Ukraine le 16 février 2024.

Cet accord est destiné à contribuer à la concrétisation de l’initiative « Built with Ukraine » qui vise à intégrer l’Ukraine dans l’écosystème de défense de l’Europe et favoriser la création de lignes de production chez les pays partenaires européens qui en ont les capacités. Il prévoit, en particulier, que la France « contribuera au développement de la base industrielle de défense de l’Ukraine, notamment par le biais d’investissements français, de la localisation de la production en Ukraine et de la production conjointe pour la fabrication d’armes et de munitions prioritaires. Les Participants faciliteront la création de coentreprises, notamment pour l’entretien et la réparation d’armes et d’équipements militaires ».

Sur le plan industriel, cette coopération renforcée favoriserait l’implantation en France de lignes de production pérennes et mobilisables en cas de conflit de haute intensité, qui serait bénéfique pour l’ensemble de notre écosystème industriel de défense.

Nous devons traduire cette ambition en acte, alors que l’Allemagne et l’Ukraine viennent de formaliser, dans le cadre d’un véritable partenariat stratégique conclu le 14 avril 2026, une telle ambition qui existe déjà dans les faits : ligne de production en série de drones sur territoire allemand avec une première livraison effective à l’Ukraine en mars dernier, création d’une entreprise conjointe Quantum Frontline Industries dans laquelle l’Ukraine agit comme partenaire technologique à part entière. Une coopération concrète est ainsi engagée sur le temps long avec un calendrier de commande et l’assurance de la maîtrise des technologies. Deux nouvelles entreprises conjointes sont attendues dans le cadre du Programme « Built with Ukraine », signe que l’Allemagne et l’Ukraine entendent développer un véritable modèle de coopération industrielle.

La France ne peut plus tarder à traduire l’ambition de ce partenariat industriel en actes. Si l’Ukraine ambitionne de devenir un acteur majeur en matière d’industrie de défense pour et avec les européens, elle compte bien élargir le champ de ses coopérations à des acteurs extra-européens afin de transformer son expérience militaire en levier diplomatique et stratégique, notamment avec les États du Golfe avec lesquels des discussions seraient déjà en cours.

Notre industrie de défense ne doit pas passer à côté des opportunités annoncées dans cet accord de défense.






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N° 35

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 14


Après l’alinéa 7

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Les agents autorisés à faire usage de ces dispositifs sont supervisés par un réserviste employé par l’opérateur privé, son prestataire ou son sous-traitant. Ce dernier est soumis aux mêmes habilitations et formations pour assurer cette supervision.

 

Objet

Le présent amendement vise à renforcer l’encadrement de l’usage des dispositifs de lutte anti- drones par les opérateurs d’importance vitale (OIV), en imposant une supervision stricte par des personnels dûment habilités et formés, notamment lorsque des réservistes interviennent au sein d’opérateurs privés, de leurs prestataires ou sous-traitants.

Le retour d’expérience du conflit en Ukraine met en évidence le rôle désormais central des drones dans les opérations militaires, mais également dans les menaces pesant sur les infrastructures critiques. Il démontre en parallèle que les capacités de défense anti-drones peuvent être partiellement assurées par des acteurs non étatiques, à condition d’être rigoureusement encadrées et intégrées dans une chaîne de commandement cohérente.

Ainsi, en Ukraine, des dispositifs de défense anti-drones mis en œuvre par des acteurs privés ont montré leur efficacité, allant jusqu’à intercepter des cibles rapides, tout en étant pleinement intégrés au système de commandement des forces aériennes. Cette intégration garantit la coordination des actions, limite les risques d’interférences et assure la cohérence globale de la défense antiaérienne. En effet, l’usage non coordonné de tels dispositifs présente des risques significatifs, notamment en matière de brouillage des communications ou d’interférence avec des systèmes militaires, pouvant entraîner des effets contre-productifs, voire des dommages collatéraux. Dans ce contexte, le présent amendement propose d’assurer que tout personnel autorisé à utiliser ces dispositifs, y compris les réservistes employés par des opérateurs privés ou leurs partenaires, soit soumis aux mêmes exigences d’habilitation, de formation et de supervision. Il s’agit de garantir un haut niveau de compétence, une parfaite coordination avec les autorités militaires et une intégration effective dans les dispositifs nationaux de défense.

Cet encadrement strict par des personnels qualifiés, en lien avec les forces armées, constitue une condition essentielle pour concilier efficacité opérationnelle et sécurité globale.

Cet amendement a été déposé par le groupe Ecologiste et social à l’Assemblée Nationale.






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29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 17


Supprimer cet article.

Objet

Le présent amendement propose la suppression de l’article 17, qui tend à instaurer un régime de déclaration préalable obligatoire pour toute publication émanant d’agents ou d’anciens agents des services spécialisés de renseignement portant sur leurs activités de service. Cette disposition soulève des inquiétudes majeures quant au respect des libertés fondamentales, dans la mesure où elle s’apparente à une forme de censure administrative portant une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression et de création artistique. En visant l’ensemble des œuvres de l’esprit sans distinction de genre, le texte adopte un champ d’application excessivement large qui pourrait paralyser des formes d’expression très diverses, des écrits scientifiques aux œuvres audiovisuelles, sans que le lien avec la préservation du secret ne soit toujours établi.

Par ailleurs, l’obligation de déclaration imposée durant les dix années suivant la cessation des fonctions risque d’engendrer un effet dissuasif durable sur la recherche historique et le témoignage citoyen, d’autant que l’insuffisance des outils juridiques et répressifs déjà existants pour sanctionner la compromission du secret n’a pas été démontrée. Le dispositif apparaît également critiquable car il ne prévoit aucune exception explicite pour la divulgation d’informations relevant de l’intérêt général ou signalant des crimes et délits, faisant ainsi obstacle au rôle indispensable des lanceurs d’alerte au sein de l’État. Enfin, l’absence de délais de réponse précis imposés au ministre dans la rédaction initiale crée une insécurité juridique manifeste, où le silence prolongé de l’administration pourrait suffire à paralyser indéfiniment toute diffusion sans qu’une décision d’opposition formelle ne soit prononcée.

Pour l’ensemble de ces raisons, il convient de renoncer à une mesure dont le caractère discrétionnaire menace l’équilibre démocratique entre la protection des intérêts fondamentaux de la Nation et l’exercice des droits civiques.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 37

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 17


Alinéa 4, première phrase

Remplacer les mots :

articles L. 112-1 à L. 112-3

par les mots :

1°, 2° et 6° de l’article L. 112-2




Objet

Cet amendement vise à restreindre le champ d’application de l’obligation de déclaration préalable aux seules catégories d’œuvres susceptibles de contenir des informations relatives aux activités des services de renseignement.

Le texte actuel renvoie à l’ensemble des œuvres de l’esprit au sens des articles L. 112-1, L. 112-2 et L. 112-3 du code de la propriété intellectuelle, ce qui est excessivement large. L’article L. 112-1 couvre toutes les œuvres sans distinction de genre ni de destination, tandis que L. 112-3, relatif aux traductions et bases de données, est sans lien avec l’objet du dispositif.

Seules trois catégories de l’article L. 112-2 présentent un lien pertinent : les écrits littéraires et scientifiques (1° ), les conférences et allocutions (2° ), et les œuvres audiovisuelles comme les documentaires (6° ). Le présent amendement limite le renvoi à ces seules catégories.

Cet amendement a été déposé par le groupe Écologiste et social à l’Assemblée Nationale.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 38

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 18


Supprimer cet article.

Objet

Le présent amendement propose la suppression de l’article 18, lequel tend à élargir les finalités du recours aux traitements algorithmiques par les services de renseignement tout en rétablissant la possibilité d’exploiter les adresses complètes de ressources sur Internet, ou URL. Cette disposition apparaît juridiquement fragile dans la mesure où elle réintroduit un mécanisme déjà censuré par le Conseil constitutionnel le 12 juin 2025, au motif qu’un tel dispositif permettait de traiter de manière indifférenciée des données pouvant révéler des informations précises sur le contenu des correspondances. En autorisant l’accès aux URL complètes, le texte permet aux services d’appréhender des données de navigation extrêmement intrusives, facilitant une identification indirecte des individus et portant ainsi une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée.

L’exposé des motifs du projet de loi souligne par ailleurs le risque d’une dérive vers une surveillance de masse par l’extension de ces techniques, qui ont été initialement conçues pour la lutte contre le terrorisme ou l’ingérence étrangère, à la criminalité et à la délinquance organisées. Ce glissement est peu conforme aux objectifs initiaux de l’expérimentation et risque d’aboutir à une banalisation de mesures d’exception hors de leur champ de nécessité absolue.

De plus, la rédaction retenue pour définir les URL susceptibles d’être collectées s’appuie sur des critères flous, tels que de simples « raisons sérieuses de penser » ou l’existence d’un « rapport » avec une menace, ce qui laisse une marge d’appréciation excessivement large aux services de renseignement et favorise une collecte de données dépassant largement les besoins de la sécurité nationale.

Enfin, par cet amendement, le groupe Écologiste – Solidarité et Territoires dénonce l’insuffisance des garanties et du contrôle démocratique entourant cette technique, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ne disposant que d’un avis consultatif alors que la décision finale de mise en œuvre relève du seul Premier ministre. Prolonger le cadre expérimental de ce dispositif jusqu’au 1er juillet 2029, tout en augmentant sa capacité d’intrusion, ne permettrait pas d’assurer l’équilibre indispensable entre l’efficacité opérationnelle et la protection des libertés publiques.

Pour l’ensemble de ces raisons, les auteurs de cet amendement appellent à renoncer à une disposition qui n’apparaît pas proportionnelle aux dangers qu’elle prétend prévenir, et qui expose la Nation à un risque de surveillance généralisée des usages numériques.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 39

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 18


Alinéa 6

Remplacer le mot:

rapport

par les mots :

lien direct



Objet

Cet amendement de repli vise à encadrer plus strictement les conditions dans lesquelles certaines adresses complètes de ressources utilisées sur internet (URL) peuvent être intégrées aux traitements automatisés de détection. En l’état, le texte autorise le traitement des URL pour lesquelles il existerait un simple « rapport » avec des ingérences ou des menaces.

Afin de mieux encadrer le recours aux traitements automatisés, le présent amendement substitue donc à cette formulation un critère fondé sur l’existence d’un « lien direct » avec les ingérences ou menaces redoutées.

Cette formulation est par ailleurs davantage fidèle à l’étude d’impact qui indique que « cette catégorie correspond à des URL donnant accès à des données en lien direct avec ces finalités, par exemple, les pages du site internet d’un groupe terroriste ou le lien de téléchargement de documents édités par ce groupe ».






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 40

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 64

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La pérennité de sites industriels performants pouvant contribuer à l’effort de défense, notamment en matière de défense, doit être défendue par l’État. La mise sous tutelle provisoire, par exemple par une nationalisation temporaire, peut être mise en œuvre, notamment face à des comportements de nature spéculative ou de prédation financière portant atteinte à la souveraineté industrielle de la France.

 

Objet

Cet amendement vise à souligner le besoin pour l’État d’être à l’initiative lorsque des actifs industriels nécessaires à l’effort de défense sont mis en danger par l’absence de pilotage, d’investissements et de dialogue social de leurs propriétaires. Les pratiques de spéculation et de prédation financière mettent en effet à mal des outils industriels utiles, voire indispensables à notre défense. En se rendant dépendante de fournisseurs étrangers, la France court donc le risque d’une perte de souveraineté majeure.

Le cas de l’entreprise chimique iséroise Vencorex est un très bon exemple. Celle-ci produisait du sel qualifié extrêmement pur nécessaire à la fabrication du carburant des missiles 51 de notre dissuasion nucléaire (embarqués à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) et des boosters de la fusée Ariane 6. Avec sa fermeture l’an dernier en raison de pratiques de dumping, la France est devenue dépendante de fournisseurs étrangers, notamment allemands et polonais. Par ailleurs, la qualité du sel issu de ces fournisseurs doit être vérifiée, entraînant de nouveaux essais de missiles, pour un montant qui avoisinerait le milliard d’euros. Un chiffre à mettre en regard avec le coût de la nationalisation temporaire de Vencorex, estimée à 200 millions d’euros.

D’autres exemples récents, comme la Fonderie de Bretagne et le groupe Europlasma illustrent le fait que cette problématique de dépendance de fournisseurs étrangers pour des composants essentiels de notre défense est de plus en plus fréquente.

Ainsi, le présent amendement vise à éviter de telles ruptures d’approvisionnement en garantissant notre souveraineté dans le domaine stratégique de la défense, à travers la mise sous tutelle provisoire, voire une nationalisation temporaire.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 41

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 19


Alinéa 20

Supprimer cet alinéa.

Objet

Cet amendement vise à supprimer la sanction pénale prévue en cas de méconnaissance de l’obligation de déclaration, d’une décision d’opposition ou d’un refus. Le dispositif prévoit en effet déjà des sanctions administratives, notamment des retenues sur pension ainsi que le retrait de décorations, qui dissuadent les contrevenants potentiels de ne pas respecter cette obligation déclarative.

Les peines proposées par l’alinéa 20, que nous proposons ici de supprimer, pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, semblent manifestement disproportionnées. La seule menace de retenues sur pension et de retrait de décoration nous paraissent suffisants pour faire respecter cette obligation.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 42

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 21


Supprimer cet article.

Objet

L’article 21 instaure un nouvel état d’exception, dérogatoire au droit commun. Par principe, notre groupe s’oppose à la multiplication de ces cadres d’urgence ad hoc qui complexifient le droit et la conduite de l’État.

Déclenché une fois la crise survenue, ce dispositif arrive trop tard pour permettre le nécessaire renforcement de notre industrie et de notre défense, qu’il prétend accélérer. Plutôt que de renforcer le droit commun pour inscrire dans la loi de façon proportionnée nos besoins, l’état d’alerte précipite le pays dans une pente glissante dangereuse, celle d’une exception aux contours flous, dont nous avons déjà dénoncé les travers à propos de l’état d’urgence.

Ce régime d’exception ne permet pas de définir ce qui constitue une menace grave et actuelle pesant sur la sécurité nationale. Comme la guerre hybride est généralement le fait d’opérations clandestines, les services de renseignement sont cruciaux pour évaluer l’existence et le niveau de la menace. Mais on sait que les informations fournies par ces services sont souvent ambigües et les informations transmises aux parlementaires, parcellaires.

De, fait, il serait hautement problématique de se fonder sur de telles information pour activer ou mettre un terme à des dispositions légales et

institutionnelle.

Cet article peut aussi constituer un risque de concurrence déloyale. Son caractère discrétionnaire plongerait les entreprises dans un flou normatif qui ne peut qu’alimenter les contentieux et les inciter à faire valoir des activités de défense même marginales pour en bénéficier.

Cet article ouvre la voie à des dérogations tous azimuts concernant le droit de l’environnement, la commande publique, l’urbanisme, la liberté de circulation ou encore le droit du travail, etc La Ligue des droits de l’homme (LDH), France nature environnement (FNE), le Syndicat des avocats de France (SAF) et de nombreuses organisations syndicales et associatives alertent sur les dangers d’un tel dispositif. Elles rappellent qu’un état d’exception économique pourrait permettre à un Gouvernement autoritaire de remettre en cause les droits des travailleurs, la protection de l’environnement ou les règles démocratiques encadrant l’action publique.

Enfin, le délai de deux mois avant une validation parlementaire constitue un état de fait qui outrepasse le fonctionnement régulier des institutions.

Pour ces raisons, cet amendement vise à supprimer cet article.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 43

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 21


Alinéa 63, première phrase

Remplacer les mots :

de deux

par les mots :

d’un

Objet

Dans un contexte de danger accru pour la sécurité nationale, il est nécessaire de concilier l’efficacité de l’administration et le respect des principes républicains, notamment liés au contrôle par le Parlement de l’action du Gouvernement.

Le Parlement est matériellement capable d’adopter un texte de loi visant à proroger l’état d’alerte de sécurité nationale dans un délai d’un mois. Dès lors, le délai de deux mois apparaît en décalage avec la capacité du Parlement à contrôler l’action du Gouvernement.

Ce délai d’un mois est d’ailleurs celui fixé pour la prorogation de l’état d’urgence sanitaire par le Parlement. En la matière, il n’y a aucune raison que le délai diffère pour ces deux états d’exception.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 44

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 1ER


Compléter cet article par les mots :

sans préjudice des dépenses qui concourent également à la sécurité nationale, comme les services publics essentiels et la lutte contre le réchauffement climatique

Objet

Le groupe Écologiste – Solidarité et Territoires demande une réévaluation du pourcentage de PIB nécessaire pour assurer la défense de notre pays en y incluant les dépenses qui concourent à notre sécurité globale. Cette exigence ne saurait conduire à un abandon de toute logique de programmation. Une planification pluriannuelle demeure indispensable pour garantir la cohérence, la lisibilité et l’efficacité de l’effort de défense.

Le présent amendement propose donc d’élargir la conception même de la sécurité nationale. Les dérèglements climatiques constituent aujourd’hui une menace majeure, tant pour la stabilité internationale que pour la sécurité des populations. À ce titre, les dépenses consacrées à la prévention, à l’adaptation et à la lutte contre le réchauffement climatique doivent être pleinement intégrées dans une approche globale des dépenses de sécurité.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 45

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 1

Compléter cet alinéa par les mots :

et la construction d’une architecture de défense européenne autonome

Objet

L’évolution du contexte géopolitique impose à l’Europe de prendre en main sa propre sécurité. Les incertitudes qui pèsent sur les garanties transatlantiques, combinées à la résurgence d’une menace militaire conventionnelle aux portes du continent, rendent indispensable le renforcement de l’autonomie stratégique européenne, en complément de la dissuasion nationale et des mécanismes d’alliance existants.

Si le renforcement des capacités européennes de défense ne peut être réalisé, de façon réaliste, qu’à moyen terme, les décisions qui permettent de l’atteindre à l’horizon 2035 doivent être prises dans les prochains mois et les prochaines années.

Le GEST propose la construction d’une véritable architecture de défense européenne capable d’agir de façon autonome lorsque les circonstances l’exigent. L’Europe doit pouvoir s’appuyer sur la France, sur son armée expérimentée et sur les atouts de sa situation géographique, qui offre une profondeur stratégique pour la sécurité continentale face à la menace russe.

Notre modèle d’armée doit ainsi accélérer son pivot vers la défense continentale et la protection des territoires ultramarins, en complément de ses capacités de projection héritées de décennies d’engagements extérieurs.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 46

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 81

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Les applications militaires de l’intelligence artificielle et les prochaines capacités issues des recherches dans le domaine quantique, et les autres innovations technologiques, seront pensées et élaborées dans le cadre d’une souveraineté militaire affirmée. Les recherches seront faites avec de la technologie française et européenne.

Objet

Le recours croissant à des solutions numériques extra-européennes dans le domaine de la défense soulève des enjeux majeurs en matière de souveraineté, de sécurité et d’autonomie stratégique. Cette problématique est au cœur des orientations fixées par la Revue nationale stratégique 2025, qui souligne la nécessité de garantir la maîtrise des capacités critiques, en particulier dans le champ informationnel et numérique.

Le présent amendement propose d’inscrire dans le rapport annexé l’exigence que les développements en matière d’intelligence artificielle militaire et de technologies quantiques soient prioritairement conduits avec des acteurs nationaux et européens, afin de préserver l’autonomie stratégique de la France et d’éviter toute dépendance technologique structurelle vis-à-vis d’acteurs extérieurs à l’Union.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 47

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 82

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Le développement de recherches sur l’intelligence artificielle se fera en favorisant des choix industriels durables, en terme énergétique comme en matière d’environnement, en prenant en considération les questions climatiques et environnementales, par une réflexion sur la priorisation en faveur d’usages pertinents et non démesurés, en procédant à des évaluations environnementales des projets, notamment en matière de consommation d’eau et d’énergie, et en refusant la construction de tout centre de données lié à des énergies fossiles.

Objet

Les dérèglements climatiques constituent une menace majeure pour la stabilité internationale et la sécurité des populations. Les mesures de sobriété concourant à la lutte contre le réchauffement climatique doivent être pleinement intégrées dans une stratégie de sécurité globale.

Une industrie numérique militaire qui serait prédatrice des ressources énergétiques et aggraverait le dérèglement climatique ne saurait constituer une solution pérenne ni servir les intérêts de long terme de la Nation. Le présent amendement propose d’inscrire dans le rapport annexé des exigences de sobriété et d’évaluation environnementale applicables aux programmes numériques de défense, en cohérence avec les engagements climatiques de la France et avec l’objectif d’une défense durable.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 48 rect.

30 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 82

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

L’utilisation de l’intelligence artificielle et l’intégration croissante de solutions de traitement automatisé des données dans les chaînes de décision opérationnelle ne doit pas permettre un remplacement de la décision humaine par une décision d’intelligence artificielle dès lors qu’il s’agit d’utiliser une arme potentiellement létale. Le déclenchement d’une arme, quelle que soit sa nature, ou de tout processus entraînant une destruction, est subordonné à une décision humaine. L’emploi de système intégrant des capacités d’intelligence artificielle dans ces chaînes de décision est subordonné à une supervision et une intervention humaines effectives, préalables et non contournables.

Objet

L’intégration croissante de solutions de traitement automatisé des données dans les chaînes de décision opérationnelle tend à réduire la place de l’humain à une validation purement formelle, tandis que les catégories d’analyse et de ciblage sont définies en amont par des systèmes dont les logiques peuvent être opaques.

Le présent amendement pose un principe clair et sans exception : toute décision d’employer une arme ou de déclencher un processus de destruction doit impérativement résulter d’une décision humaine explicite, quel que soit le contexte opérationnel et quelle que soit la nature de la cible ou de l’effet recherché. Ce principe vaut non seulement pour les frappes létales contre des personnes, mais également pour toute action entraînant une destruction quelconque, y compris par exemple d’un bâtiment – fût-il inoccupé. La nature non létale d’une action ou l’absence de victimes directes ne saurait en effet justifier de confier à un système automatisé la décision de détruire, avec les conséquences irréversibles que cela implique sur le plan matériel, environnemental ou humanitaire.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 49

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 8


Après l’alinéa 13

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Met en œuvre un dialogue social ne fragilisant pas l’activité d’une société susceptible de répondre dans la durée aux besoins de l’État en matière de défense.

Objet

L’encadrement des pratiques des personnes privées possédant des sociétés et sites de production stratégiques est renforcé par l’article 8.

Toutefois, l’exemple de la Fonderie de Bretagne démontre que l’absence de dialogue social est capable de fragiliser durablement un outil industriel performant.

Le présent amendement vise donc à étendre le périmètre de l’article afin qu’il puisse contribuer à la qualité du dialogue social qui garantit la capacité d’une société à répondre dans la durée aux besoins de l’État en matière de défense.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 50

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 4 TER


Alinéa 2,

Remplacer les mots :

et la salubrité

par les mots :

, la salubrité et la performance énergétique



Objet

À l’horizon 2030, les infrastructures du ministère des Armées s’inscrivent dans une trajectoire de réduction significative de leur consommation énergétique et de leurs émissions de gaz à effet de serre, conformément aux objectifs nationaux de la stratégie nationale bas-carbone et aux orientations de la loi de programmation militaire.

Cette trajectoire inclut la modernisation et la rénovation énergétique du parc immobilier, ainsi que le développement des énergies renouvelables sur les emprises.

Plusieurs amendements adoptés par le Sénat au rapport annexé à la LPM de 2023 prévoient une trajectoire ambitieuse d’amélioration des performances énergétiques des armées et notamment de rénovation du bâti militaire et de développement de moyens de production d’énergie renouvelable sur les emprises militaires. Dès lors, il apparaît cohérent et pertinent que le bilan annuel d’exécution de la LPM remis au Parlement, intègre ces éléments.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 51

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 21


Alinéa 5

Remplacer les mots :

peut être déclaré, sur tout ou partie du territoire national, par décret en conseil des ministres

par les mots :

ne peut être déclaré que s’il a été préalablement autorisé par une loi, sur tout ou partie du territoire national,

Objet

Le GEST réaffirme la nécessité de préparer le pays des menaces hybrides, dans un contexte géopolitique de plus en plus difficile et défend une stratégie de sécurité globale qui ne se limite pas à la seule préparation militaire du pays, mais englobe le renforcement de notre diplomatie, la défense de nos services publics et la maîtrise de nos dépendances, dont la sortie des énergies fossiles.

Le Gouvernement a choisi la voie des pouvoirs d’exception. Les institutions d’exception ne sont pas adaptées pour répondre à des menaces hybrides qui sont difficiles à appréhender par des délimitations claires. Les institutions d’exception limitent les écarts par rapport aux normes en exigeant une confirmation manifeste et caractérisée que les circonstances justifient ces écarts. Deux types de confirmation sont possibles.

Une première façon de requérir une confirmation manifeste et caractérisée pour le déclenchement de l’état d’alerte pourrait consister à prévoir de façon précise dans la loi les conditions concrètes qui doivent se présenter pour autoriser un écart par rapport aux normes. C’est ce que fait la législation française de l’état de siège. Ce n’est pas ce qui est proposé dans le cas d’espèce, car l’appréciation sur la gravité et l’actualité de la menace peut varier considérablement, surtout sur la première acception de ce qui définit une “menace grave et actuelle « comme étant une menace » pesant sur la sécurité nationale, notamment la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population « . Cette première acception autorise de nombreuses interprétations qui empêchent l’effet modérateur d’éléments matériels précis.

Il existe cependant une deuxième façon de limiter les écarts par rapport aux normes en exigeant que le recours au pouvoir d’exception requiert l’approbation par un corps politique autre que celui qui exercera ce pouvoir, ce qui garantit que la nécessité éventuelle de s’écarter des normes n’est pas

laissé au seul jugement des agents chargés de faire face à la situation d’exception.

Le dispositif présenté ne permet pas cette limitation puisque le pouvoir qui déclenche l’état d’alerte est précisément celui qui en exerce les prérogatives. Pour cette raison, le groupe écologiste et social propose de confier au Parlement le pouvoir d’autoriser le déclenchement de l’état d’alerte par la loi, et donc de juger de la réalité d’une « menace grave et actuelle » justifiant le déclenchement du dispositif de l’état d’alerte. Cette séparation des pouvoirs permettra de limiter a priori les abus inhérents à l’usage de pouvoirs d’exception.

Cet amendement a été déposé par le groupe Écologiste et social à l’Assemblée Nationale.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 52

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 21


Alinéas 68 et 69

Supprimer ces alinéas.

Objet

L’alinéa 62 prévoit de qualifier de manière automatique l’ensemble des travaux, ouvrages et activités autorisés ou décidés dans le cadre de l’état d’alerte de sécurité nationale comme répondant à une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM).

Une telle qualification générale et indifférenciée pose une difficulté majeure. La reconnaissance d’une RIIPM constitue, en droit de l’environnement, une exception particulièrement encadrée, notamment au regard de la protection des espèces protégées et de leurs habitats. Elle suppose, en principe, une appréciation au cas par cas, fondée sur un examen rigoureux de la nécessité du projet et de l’absence d’alternative satisfaisante.

En réputant de manière automatique que l’ensemble des projets relevant de l’état d’alerte de sécurité nationale satisfait à cette exigence, le dispositif proposé vide de sa substance ce contrôle et transforme une exception strictement encadrée en présomption générale. Il en résulte un affaiblissement significatif des garanties environnementales.

Une telle évolution entre en contradiction avec les principes fondamentaux du droit de l’environnement, qui exigent une démonstration concrète et circonstanciée de la raison impérative d’intérêt public majeur.

Ce mécanisme fait par ailleurs écho à des dispositifs récents contestés, notamment dans le cadre de

grands projets d’infrastructures, où la qualification de RIIPM a été au cœur de contentieux importants. Instituer une présomption générale de RIIPM reviendrait à neutraliser en amont les possibilités de contestation et à priver le juge de son office de contrôle. Si les impératifs de sécurité nationale peuvent justifier des aménagements, ils ne sauraient conduire à une dérogation aussi large et systématique, sans appréciation individualisée ni encadrement suffisant.

Enfin, cette disposition s’inscrit dans une tendance plus large à élargir le recours à des qualifications juridiques dérogatoires, au risque de banaliser des régimes d’exception et d’affaiblir durablement le droit de l’environnement.

Pour l’ensemble de ces raisons, le présent amendement propose la suppression de cet alinéa.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 53 rect.

30 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 23


Alinéa 19

Remplacer les mots :

chaque année

par les mots :

tous les cinq ans

Objet

Cet amendement permet d’espacer le rythme des déclarations obligatoires ; le texte initial visant à obliger tous les françaises et français à déclarer chaque année à l’administration chargée du service national, et ce jusqu’à leur 50ans, tout changement relatif aux informations mentionnées à l’article L. 113-2 du code du service national.

Cet amendement propose de procéder à une actualisation des informations tous les cinq ans.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 54

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 23


Alinéa 30, première phrase

Après le mot :

sensibilisation

insérer les mots :

, excluant tout maniement d’armes,

Objet

Le GEST souhaite assurer par le présent amendement qu’aucune forme de maniement d’armes ne puisse avoir lieu lors de la nouvelle journée de mobilisation prévue par ce texte.

Lors de l’examen en commission de la défense à l’Assemblée Nationale, le Gouvernement a en effet indiqué que la journée de mobilisation inclurait une « épreuve de tirs ».






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 55

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 23


Alinéa 31, seconde phrase

Supprimer les mots : 

à leur engagement associatif et

Objet

Cet amendement vise à exclure l’engagement associatif de la liste des informations transmises à l’administration militaire.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 56

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 50

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Face à l’intensification des catastrophes naturelles liée au changement climatique, les armées constituent un acteur essentiel du continuum entre défense et sécurité civile. Il est impératif de renforcer le rôle des forces armées et leur coopération avec les services de sécurité civile pour intervenir rapidement et efficacement en cas de catastrophes naturelles de grande ampleur telles que les inondations, les feux de forêt, les séismes ou les événements climatiques extrêmes, pour contribuer aux opérations de secours, d’évacuation, de rétablissement des communications et de protection des populations.

 

Objet

Le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles sur le territoire national. Les mégafeux, inondations catastrophiques, et autres catastrophes naturelles sont appelées à s’intensifier. Elles illustrent les limites de la seule réponse civile lorsque l’ampleur de la crise dépasse les capacités ordinaires des services de secours.

Les armées disposent de capacités uniques en matière de projection rapide, de logistique lourde, de génie, d’appui aérien et de gestion de crise en environnement dégradé. Elles ont d’ailleurs démontré leur valeur ajoutée lors d’opérations telles que les interventions aux Antilles après Irma, ou lors des incendies de forêt dans le sud de la France. Pourtant, leur rôle dans le continuum sécurité civile-défense reste insuffisamment formalisé dans le cadre programmatique.

Le présent amendement propose d’inscrire explicitement dans le rapport annexé à la LPM la vocation des armées à épauler la sécurité civile face aux catastrophes naturelles de grande ampleur, en précisant les axes capacitaires et organisationnels à développer sur la période de programmation, notamment s’agissant de la réserve opérationnelle. Il ne s’agit pas de substituer les forces armées aux acteurs civils compétents, mais de garantir la disponibilité d’un appui militaire robuste, coordonné et rapidement mobilisable lorsque la situation l’exige.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 57

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. MELLOULI, GONTARD, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10


Après l’article 10

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le code de la commande publique est ainsi modifié :

1° L’article L. 1113-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les acheteurs peuvent mettre en œuvre les dispositions du titre III du livre V de la deuxième partie pour la passation des marchés mentionnés à ce titre. » ;

2° Le livre V de la deuxième partie est complété par un titre ainsi rédigé :

« Titre ...

« Dispositions particulières relatives à certains marchés de défense et de sécurité conclus avec des petites et moyennes entreprises et des jeunes entreprises innovantes

« Art. L. 2531-.... – Pour les marchés de défense et de sécurité d’un montant inférieur à 10 millions d’euros hors taxes conclus avec une petite ou moyenne entreprise au sens de la recommandation 2003/361/CE de la Commission européenne du 6 mai 2003 ou avec une jeune entreprise innovante au sens de l’article 44 sexies-0 A du code général des impôts, l’acheteur peut recourir à une procédure adaptée comportant des modalités allégées de publicité et de mise en concurrence.

« Cette faculté est réservée aux marchés ayant pour objet des solutions technologiques innovantes répondant aux besoins essentiels de la défense et de la sécurité nationale.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

Objet

Le présent amendement est un amendement d’appel. Il vise à ouvrir un débat sur la nécessité d’adapter les règles de la commande publique de défense pour mieux associer les petites et moyennes entreprises et les jeunes entreprises innovantes aux marchés portant sur des solutions technologiques innovantes et, au-delà, à appeler le Gouvernement à porter cette ambition au niveau européen, dans le cadre des négociations en cours sur l’autonomie industrielle de défense de l’Union.

Si la loi de programmation militaire actualisée affirme une ambition de rapidité dans les acquisitions, elle ne prévoit pas de dispositif juridique spécifique permettant de l’atteindre pleinement, notamment pour les acteurs les plus agiles de l’écosystème industriel de défense.

Dans un contexte de hausse significative de la commande publique militaire, mobiliser pleinement cet effet de levier pour diversifier les bénéficiaires vers les PME et les jeunes entreprises innovantes répond à un double objectif : renforcer l’efficacité et la réactivité de la dépense publique de défense, d’une part ; contribuer à une meilleure répartition territoriale de l’activité industrielle, facteur de cohésion et de résilience, d’autre part.

 






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 58

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme Gisèle JOURDA, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS, Patrice JOLY, MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER BIS (SUPPRIMÉ)


Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les avantages et les inconvénients pour la France de recourir à la clause dérogatoire du pacte de stabilité et de croissance pour les dépenses de défense. Ce rapport doit également présenter la stratégie poursuivie par la France au sein des programmes européens de financement de la défense en déclinant notamment :

- la ventilation des montants attendus des programmes ReArm UE en subventions et en prêts ;

- la consommation des fonds de cohésion ;

- la mobilisation des capitaux privés provenant de l’épargne et des investissements provenant de la Banque européenne d’investissement ;

- le soutien politique apporté aux entreprises françaises de la base industrielle et technologique de défense européenne pour améliorer leurs accès aux financements et le fléchage des fonds européens vers des produits conçus en Europe et comprenant majoritairement des composants européens ;

- les domaines de coopération européenne prioritairement ciblés ;

- les contreparties, notamment financières, exigées en cas d’accès aux programmes européens par des acteurs hors Union européenne.

Objet

La suppression de cet article par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées prive le Parlement d’un outil d’analyse portant sur l’ensemble des leviers européens de financement de la défense et leur articulation avec la trajectoire budgétaire nationale.

En effet, la version initiale de cet article se limitait à une analyse des avantages et inconvénients du recours par la France à la clause dérogatoire du pacte de stabilité et de croissance pour les dépenses de défense.

La rédaction proposée en rétablissement en modifie toutefois profondément la portée, en élargissant le champ du rapport à une analyse globale de la stratégie française de financement de la défense au sein des dispositifs européens.

Ce rapport ne se limite plus à une question de principe budgétaire. Il couvre désormais :

- la ventilation des financements du programme ReArm UE entre subventions et prêts ;

- la mobilisation des fonds de cohésion, de la Banque européenne d’investissement et des capitaux privés ;

- le soutien aux entreprises françaises de la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) et le fléchage des investissements vers des productions européennes ;

- les domaines de coopération européenne prioritairement ciblés ;

- ainsi que les contreparties exigées en cas d’accès aux programmes européens par des acteurs extérieurs à l’Union.

Il s’agit donc d’un changement de nature et d’ambition du rapport demandé, qui passe d’un exercice d’analyse budgétaire circonscrit à la clause dérogatoire à un document stratégique d’ensemble sur le financement européen de la défense et la structuration industrielle associée.

Refuser ce rapport revient dès lors à priver le Parlement non seulement d’une évaluation de la clause dérogatoire, mais également d’une vision globale des instruments européens de financement et de leurs implications industrielles et stratégiques.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 59

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


Après l’alinéa 6

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

…° Après le quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Ces ressources budgétaires proviennent notamment du produit d’une contribution différentielle assise sur les hauts patrimoines d’une valeur nette supérieure à 100 millions d’euros. » ;

Objet

Le présent amendement vise à garantir que l’augmentation des dépenses prévues dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire repose sur des ressources nouvelles, pérennes et équitablement réparties. Le renforcement de notre effort de défense constitue un objectif légitime. Toutefois, cet objectif ne saurait être poursuivi sans clarification sur ses modalités de financement.

Dans son avis, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) a lui-même souligné les difficultés à concilier l’exécution de cette loi de programmation avec le respect de nos engagements budgétaires nationaux et européens, sauf à procéder à un « fort ajustement effectué sur le reste des finances publiques. »

En l’absence de recettes nouvelles identifiées, deux options seulement demeurent : soit l’aggravation de la dette publique, perspective que le Gouvernement et la majorité sénatoriale disent refuser ; soit une réduction des dépenses publiques dans d’autres secteurs essentiels à la cohésion nationale, qu’il s’agisse de l’école, de l’hôpital, des politiques sociales ou des collectivités territoriales, ce qui serait inacceptable.

Dès lors, il apparaît nécessaire d’adosser cet effort à une contribution exceptionnelle des plus hauts patrimoines. Alors que la richesse des ultra-riches a connu, ces dernières années, une progression spectaculaire, leur effort financier dans le cadre du réarmement de la nation n’en doit être que plus logique.

Depuis la Révolution française jusqu’à la Seconde Guerre mondiale en passant par la Commune de Paris, le Capital a toujours eu besoin qu’on lui torde le bras pour qu’il se montre patriote. Le renforcement du lien armée-nation implique que l’effort financier soit justement réparti entre les Françaises et les Français.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 60

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 4 TER


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Un bilan des dépenses engagées pour l’entretien, le développement et le renouvellement de la dissuasion nucléaire. Ce bilan comporte a minima les éléments transmis à l’Agence internationale de l’énergie atomique dans le cadre du suivi de l’application du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. »

Objet

Lors des débats sur la loi de programmation militaire en 2023, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait justifié l’absence de transparence sur les dépenses liées à la dissuasion nucléaire en soulignant que « certains secrets militaires doivent correspondre à certaines discrétions budgétaires ».

Pourtant, dans le cadre des conférences d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), la France publie régulièrement un rapport national visant à assurer une forme de transparence sur la mise en œuvre des trois piliers du traité. À ce titre, la diplomatie française a rendu publics, en 2025 puis en mai 2026, des éléments relatifs au montant des dépenses consacrées à la dissuasion nucléaire.

Par ailleurs, la dissuasion nucléaire représente, selon les déclarations répétées de la ministre Catherine Vautrin, environ 13 % du montant global de la loi de programmation militaire. Toutefois, cette donnée exprimée en pourcentage ne permet pas de mesurer concrètement l’évolution à la hausse des crédits consacrés à la dissuasion nucléaire dans le cadre de l’actualisation de la LPM.

Le présent amendement, travaillé avec ICAN, vise donc à renforcer la transparence financière sur l’évolution des dépenses liées à la dissuasion nucléaire.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 61

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


Après l’alinéa 6

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

…° Après le quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Ces ressources budgétaires proviennent notamment d’une taxe affectée à la Marine nationale sur les entreprises dont le chiffre d’affaires provient pour 75 % au moins de l’exploitation de navires armés au commerce. » ;

Objet

Le présent amendement vise à garantir que l’augmentation des dépenses prévues dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire repose sur des ressources nouvelles, pérennes et équitablement réparties. Le renforcement de notre effort de défense constitue un objectif légitime. Toutefois, cet objectif ne saurait être poursuivi sans clarification sur ses modalités de financement.

Dans son avis, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) a lui-même souligné les difficultés à concilier l’exécution de cette loi de programmation avec le respect de nos engagements budgétaires nationaux et européens, sauf à procéder à un « fort ajustement effectué sur le reste des finances publiques. »

La Marine nationale joue un rôle essentiel dans la sécurisation des routes maritimes, la protection des échanges commerciaux et la défense des intérêts stratégiques de la France. Ces missions bénéficient directement aux grands groupes du transport maritime. Or, le secteur du transport maritime bénéficie d’un régime fiscal particulièrement avantageux, notamment à travers la taxe au tonnage, qui conduit à une imposition très inférieure à celle supportée par les autres entreprises françaises.

Alors que la France possède la deuxième zone économique exclusive mondiale, que 90 % du commerce international réalisé par voie maritime et que 98 % des transferts des données s’effectuent à travers des câbles sous-marins, le rôle de la Marine nationale dans la sécurisation des flux maritimes internationaux est déterminant. Dans un contexte d’effort collectif pour réduire la dette publique, la participation financière des entreprises bénéficiant de la protection de leurs navires par la Marine nationale apparaît aussi nécessaire que juste.

 

 






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 62

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Défavorable
Retiré

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


Après l’alinéa 6

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

…° Le quatrième alinéa est complété par les mots et deux phrases ainsi rédigées : « en particulier s’agissant des capacités de cyberdéfense. Les crédits dédiés à la cyberdéfense suivent une trajectoire pluriannuelle indicative définie par le rapport annexé. Le Gouvernement rend compte chaque année au Parlement de leur exécution, des écarts constatés avec cette trajectoire ainsi que des priorités retenues en matière de cyberdéfense offensive et défensive. Tout écart significatif fait l’objet d’une justification détaillée dans le rapport annuel. » ;

Objet

Cet amendement vise à renforcer l’information du Parlement sur les crédits consacrés à la cyberdéfense, alors que les menaces numériques visant les intérêts fondamentaux de la Nation connaissent une intensification constante.

Si l’actualisation de la programmation militaire prévoit des investissements importants en matière d’innovation opérationnelle et de souveraineté technologique, aucune trajectoire pluriannuelle précise n’est aujourd’hui explicitement définie pour les capacités de cyberdéfense. Pourtant, selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), plus de 1 300 cyberattaques ont été recensées en 2025 sur le territoire national, et 2 200 signalements, dont une part importante imputable à des acteurs étatiques.

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de garantir une plus grande transparence sur l’exécution des crédits dédiés à la cyberdéfense, qu’elle soit offensive ou défensive.

Le présent amendement prévoit ainsi que le Gouvernement rende compte chaque année au Parlement de l’exécution de ces crédits, des éventuels écarts constatés avec la trajectoire prévue et des priorités retenues.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 63

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 6


Après l’alinéa 3

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’une personne morale relevant d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités territoriales est désignée opérateur d’importance vitale ou exerce une activité essentielle pour leur compte, l’autorité administrative peut informer l’exécutif de la collectivité ou du groupement concerné des conséquences de cette désignation sur l’organisation et la continuité des services relevant de sa compétence. Cette information est délivrée dans des conditions garantissant la confidentialité des informations sensibles.

Objet

Cet amendement vise à mieux associer les collectivités territoriales et leurs groupements lorsqu’une personne morale relevant de leur périmètre est désignée en qualité d’opérateur d’importance vitale ou exerce une activité essentielle pour leur compte.

Il tend à permettre une information adaptée de l’exécutif concerné sur les conséquences de cette désignation pour l’organisation et la continuité des services relevant de ses compétences, dans des conditions garantissant la confidentialité des informations sensibles.

Cette évolution répond aux interrogations soulevées par le Conseil national d’évaluation des normes (CNEN) sur les modalités d’association des collectivités territoriales aux dispositifs applicables à certaines structures relevant de leur périmètre. Elle vise à renforcer la coordination entre l’État et les collectivités concernées, sans remettre en cause les critères de désignation des opérateurs d’importance vitale, les prérogatives de l’État ni les exigences de sécurité attachées à ces dispositifs.

Si les dispositions relatives aux opérateurs d’importance vitale relèvent d’un cadre juridique spécifique, leur articulation avec les enjeux de résilience et de continuité des services essentiels justifie pleinement qu’une information des collectivités concernées soit prévue lorsqu’elles sont directement impactées. Cette précision trouve ainsi sa place dans le présent texte.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 64 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mmes GUIDEZ et AESCHLIMANN, MM. Jean-Michel ARNAUD et BAZIN, Mmes BELLAMY, BERTHET et BILLON, MM. BLEUNVEN et BONNEAU, Mme BOURGUIGNON, MM. CANÉVET, CAPO-CANELLAS, CAZABONNE, CHAUVET, CHEVALIER, CIGOLOTTI et COURTIAL, Mmes Laure DARCOS, de LA PROVÔTÉ et Nathalie DELATTRE, MM. DELCROS et Stéphane DEMILLY, Mme DEVÉSA, M. DHERSIN, Mme DOINEAU, MM. DUFFOURG et FARGEOT, Mmes FLORENNES, GACQUERRE, Nathalie GOULET et GRUNY, MM. HAYE et HENNO, Mmes HOUSSEAU, JACQUEMET, JOSEPH et JOUVE, MM. KERN, LAFON et LAUGIER, Mme LERMYTTE, M. LEVI, Mmes LOISIER et MALET, MM. Pascal MARTIN et MENONVILLE, Mme Marie MERCIER, M. MILON, Mmes MORIN-DESAILLY, MULLER-BRONN et NADILLE, M. NATUREL, Mmes PANTEL, PATRU et PERROT, M. PILLEFER, Mme RICHER, M. RUELLE, Mme SAINT-PÉ, MM. SÉNÉ et SOL, Mme SOLLOGOUB, M. SOMON et Mme VERMEILLET


ARTICLE 31 BIS


Rédiger ainsi cet article :

Le premier alinéa de l’article 88 de la loi n° 87-588 du 30 juillet 1987 portant diverses mesures d’ordre social est remplacé par quatre alinéas ainsi rédigés :

« L’accès aux transports, aux lieux ouverts au public, ainsi qu’à ceux permettant une activité professionnelle, formatrice ou éducative est autorisé aux chiens guides d’aveugle ou d’assistance accompagnant les personnes :

« 1° Titulaires de la carte « mobilité inclusion » portant les mentions « invalidité » et « priorité » mentionnée à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles ;

« 2° Titulaires de la carte d’invalidité mentionnée au titre V du livre II du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre ;

« 3° Chargées de l’éducation des chiens pendant toute leur période de formation. »

Objet

À la suite d’une proposition de loi n° 241 (2024-2025), déposée le 15 janvier 2025, et d’une proposition de résolution n° 428 (2025-2026), déposée le 23 février 2026, cet amendement vise à simplifier et accélérer les formalités administratives pour les personnes relevant du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, en particulier les blessés de guerre psychiques, qui pourraient obtenir un chien d’assistance.

Certains militaires ou anciens militaires souffrant de stress post-traumatique se heurtent à des difficultés pour accéder à des lieux ouverts au public ou pour circuler librement en transport en commun accompagnés de leurs chiens, ce qui est pourtant crucial pour leur réhabilitation psycho-sociale.

En effet, un blessé de guerre ayant quitté l’institution militaire avec un taux d’invalidité établi par le service des pensions et des risques professionnels (SPRP) doit effectuer à nouveau un long parcours dans le secteur civil auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de son département de résidence pour obtenir une “carte mobilité inclusion” lui ouvrant la possibilité de bénéficier d’un chien d’assistance dont l’action d’accompagnement est essentielle au plan thérapeutique.

Plutôt que d’autoriser le préfet à délivrer une carte mobilité inclusion mention « invalidité » ou « priorité », ce qui risque d’engorger les services de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG), cet amendement, travaillé avec le ministère des armées et des anciens combattants, ainsi que la direction générale de la cohésion sociale, propose plutôt de reconnaitre la carte d’invalidité déjà détenue par le militaire blessé et délivrée par l’ONaCVG.

Cette mesure permettra un meilleur accompagnement des blessés et constituera une marque de soutien de la Nation.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 65

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 7


Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

Le rapport annuel au Parlement sur les exportations d’armement de la France comporte une mention dédiée relative au montant et au taux de recouvrement des redevances, lorsqu’ils sont disponibles.

Objet

Le présent amendement vise à renforcer la transparence sur le montant et le taux de recouvrement des redevances liées aux exportations d’armement.

Il propose d’améliorer l’information du Parlement en prévoyant que ces données fassent l’objet d’une mention dédiée dans le rapport annuel sur les exportations d’armement existant, lorsqu’elles sont disponibles. Cette évolution permettrait de mieux appréhender l’efficacité du dispositif de recouvrement ainsi que la mise en œuvre des sanctions associées.

Elle ne crée pas de document nouveau ni de charge administrative supplémentaire, mais s’inscrit dans le cadre d’un rapport déjà transmis au Parlement. Elle vise ainsi à consolider un outil existant d’information et de contrôle parlementaire.

Dans la mesure où le produit de ces redevances est intégralement affecté au budget de la défense, leur suivi constitue un enjeu direct pour la lisibilité des ressources de la mission « Défense » et pour la qualité de l’autorisation budgétaire votée par le Parlement.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 66 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 62, tableau, après la deuxième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigée :

Drones intercepteurs

Données confidentielles

20 000 unités

60 000 unités

Objet

Les drones intercepteurs constituent une catégorie particulière de munitions, en ce qu’ils sont conçus pour être engagés de manière consommable afin de neutraliser une menace adverse, notamment aérienne ou drone. À ce titre, ils participent pleinement à l’effort de reconstitution et de modernisation des stocks de munitions, identifié comme une priorité structurante dans la perspective des conflits de haute intensité.

Le rapport annexé souligne à la fois la montée en puissance des capacités de drones, l’importance des munitions téléopérées et le renforcement des dispositifs de lutte contre les menaces aériennes et les drones. Les drones intercepteurs se situent précisément à l’intersection de ces trois priorités capacitaires, sans toutefois être explicitement mentionnés dans la nomenclature figurant au tableau de l’alinéa 51.

Le présent amendement vise donc à clarifier le périmètre des munitions en y intégrant explicitement les drones intercepteurs. Cette précision est de nature à sécuriser l’interprétation du rapport annexé, à assurer une meilleure lisibilité des orientations capacitaires poursuivies par la loi de programmation militaire actualisée et à garantir que ces systèmes soient pleinement pris en compte dans la planification, l’effort budgétaire et la structuration de la base industrielle et technologique de défense nationale.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 67 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB, JOSEPH et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 75

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Les drones d’interception à usage unique, neutralisant par effet cinétique ou par charge militaire les systèmes aériens non habités menaçant les forces ou les infrastructures, constituent une catégorie capacitaire à part entière, distincte des systèmes LAD réutilisables au sein desquels ils sont aujourd’hui regroupés. Au même titre que les munitions téléopérées (MTO), ils font l’objet d’objectifs de commandes et de livraisons assortis de volumes chiffrés aux horizons 2030 et 2035. Leur production industrielle en grande série bénéficie d’un cofinancement des capacités de production, selon les mêmes modalités que celles prévues dans la présente actualisation pour les autres catégories de munitions.

Objet

La dronisation du champ de bataille est désormais une réalité opérationnelle au cœur des conflits en cours. Les drones d’interception sont devenus un outil tactique essentiel, dont la maîtrise conditionne directement la survie des forces déployées face aux menaces saturantes. Leur absence du dispositif de défense expose nos soldats à des risques immédiats et croissants. Dans ce contexte, disposer d’une capacité souveraine de production en grande série de drones d’interception est une nécessité pour nos armées.

Le rapport annexé adopté par l’Assemblée nationale fixe des cibles précises pour les MTO (+400 % en 2030), les torpilles (+230 %) et les missiles air-air (+55 %), assorties d’un cofinancement des capacités de production. Aucun objectif équivalent n’existe pour les drones d’interception, qui n’ont pas de cible individuelle ni mécanisme de cofinancement.

Ces systèmes partagent pourtant avec les MTO la même logique opérationnelle et industrielle : usage unique, production de masse, économie de guerre. La France dispose d’ores et déjà de capacités de production opérationnelles dans ce domaine, constituées sur fonds propres, sans commande initiale de l’État, qui attendent une formalisation capacitaire dans la loi de programmation et un mécanisme de cofinancement pour monter en cadence. L’intégration des drones d’interception dans le périmètre de France Munitions permettrait de sécuriser les mécanismes de commandes anticipées dont ils ont besoin.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 68 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Retiré

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mme SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC et KERN et Mmes SOLLOGOUB, JOSEPH et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 97

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Le Gouvernement précise dans le rapport annuel d’exécution de la programmation militaire les objectifs de commandes et de livraisons de systèmes de drones tactiques, exprimés en volumes annuels et cumulés à l’horizon 2030 et 2035, ainsi que les cadences de montée en production industrielle correspondantes. Il indique les délais contractuels de réaction industrielle garantis pour chaque catégorie de système. Ce rapport fait l’objet d’une présentation annuelle devant la commission de la défense de chaque chambre.

Objet

Les cibles SDT du rapport annexé (≥ 40 systèmes en 2030 et ≥ 40 en 2035) sont exprimées en parcs, non en volumes de commandes ni en cadences industrielles. Cette formulation ne permet ni contrôle parlementaire effectif de l’exécution, ni sécurisation des crédits. L’amendement principal vise à rehausser directement ces cibles ; le présent amendement de repli demande à minima que le Gouvernement les traduise en indicateurs de suivi annuels vérifiables.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 69 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU

et les membres du groupe Union Centriste


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 85, tableau, après la quatrième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigée : 

Création d’un fonds « drones »

 

3 milliards d’euros

3 milliards – évaluation du dispositif en vue de sa pérennisation

+ 3 milliards d’euros

+ 3 milliards d’euros

Objet

En quatre années de guerre, les armées et les industriels ukrainiens ont acquis un savoir-faire inégalé en Europe quant à l’utilisation et la production des drones sur le champ de bataille.

La base industrielle et technologique de défense française, et en premier lieu les TPE-PME, doivent être en mesure de capter ces savoir-faire et retours d’expérience ukrainiens afin d’être en mesure de développer les systèmes téléopérés adéquats aux besoins du front, en cas d’engagement majeur dans les années à venir.

Aussi, le présent amendement propose la création d’un fonds « drones » français, avec comme objectif de financer et faciliter la création de coentreprises franco-ukrainiennes, permettant un meilleur partage d’information, ancrant l’implantation des industriels français en Ukraine tout en contribuant la défense de l’Ukraine grâce aux financements et aux matériels produits.

La somme de 3 milliards d’euros d’ici 2030 équivaut à 8,3 % de la hausse de 36 milliards d’euros prévus par l’actualisation de la loi de programmation militaire, soit 0,7 % du l’enveloppe totale de la LPM actualisée. Si ce montant semble ambitieux, il est à la hauteur de la nécessité d’accélérer la production de drones.

Cet amendement prévoit une évaluation de ce dispositif à l’horizon 2035, afin d’assurer la bonne utilisation de ses fonds et d’en mesurer l’efficacité.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 70 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU et LAUGIER, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mme SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 85, tableau, après la troisième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigé :

Création d’un fonds « Résilience logistique »

 

250 millions d’euros

250 millions d’euros – évaluation du dispositif en vue de sa pérennisation

+ 250 millions d’euros

+ 250 millions d’euros

II. – Alinéa 97, tableau

1° Quatrième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre :

160 

par le nombre :

140

b) Quatrième colonne

Après le nombre :

200

insérer les mots :

dont 180

c) Avant-dernière et dernière colonnes

Compléter ces colonnes par les mots :

- 20 rénovés

2° Neuvième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre :

1437 

par le nombre :

1337

b) Quatrième colonne

Remplacer le nombre :

1818

par le nombre :

1718

c) Avant-dernière et dernière colonnes

Insérer les mots :

- 100

3° Dixième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre

1355

par le nombre :

1255

b) Quatrième colonne

Remplacer le nombre :

2038

par le nombre :

1938

c) Avant-dernière colonne

Remplacer le nombre :

- 50

par le nombre :

- 150

d) Dernière colonne

Insérer les mots :

- 100

Objet

Dans l’éventualité de l’engagement de la France dans un conflit de grande ampleur, plusieurs failles stratégiques doivent être corrigée le plus tôt possible.

Parmi ces failles, de nombreuses emprises civiles, telles que les ports ou les aéroports dont l’usage pourrait être utile à la défense nationale, nécessiterait des travaux afin de les préparer à accueillir des matériels et des activités militaires.

De surcroit, la préparation de ces sites civils à l’accueil de matériels et d’activités militaires répondrait aux objectifs de l’amendement XXXXXX de déconcentration des moyens critiques du Ministère des Armées, favorisant leur meilleure répartition dans les territoires métropolitains et ultra-marins.

Aussi, le présent amendement propose de créer un fonds « Résilience logistique », permettant de financer les projets publics ou privés d’adaptation des emprises.

Ce fonds est doté de 250 millions d’euros, cette somme pourra être revue à la hausse selon les conclusions de l’évaluation du dispositif prévue à l’horizon 2035.

Afin de financer ce fonds, il est proposé de réduire la commande de char Leclerc, de véhicules blindés multirôles Griffon et de véhicules blindés multirôles légers Serval. La somme de 250 millions d’euros résultant de cette réduction est calculée selon le coût unitaire respectif de chacun de ces véhicules. La baisse de la commande de ces véhicules se justifie premièrement par leur utilité réduite sur le champ de bataille moderne, deuxièmement par la nécessité d’avoir un budget équilibré dans un contexte financier fortement dégradé.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 71 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mme SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 85, tableau

1° Après la troisième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigée :

Création d’un fonds « Commandes franco-ukrainiennes »

 

100 millions d’euros

100 millions d’euros – évaluation du dispositif en vue de sa pérennisation

+ 100 millions d’euros

+ 100 millions d’euros

 

 

 

 

II. – Alinéa 97, tableau

1° Quatrième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre :

160 

par le nombre :

140

b) Quatrième colonne

Après le nombre :

200

insérer les mots :

dont 180

c) Avant-dernière et dernière colonnes

Compléter ces colonnes par les mots :

- 20 rénovés

2° Dixième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre :

1355

par le nombre :

1255

b) Quatrième colonne

Remplacer le nombre :

2038

par le nombre :

1938

c) Avant-dernière colonne

Remplacer le nombre :

- 50

par le nombre :

- 150

d) Dernière colonne

Insérer les mots :

- 100

Objet

La production des matériels non-armés pourtant vitaux aux industries militaires doit être soutenue, notamment par la commande commune de ces matériels par la France et par l’Ukraine.

Rentrent dans cette définition les matériels tels que les batteries, les moteurs, les outils informatiques, essentiels à l’assemblage des engins militaires tels que les drones.

Aussi, le présent amendement entend créer un fonds permettant de financer ces commandes duales franco-ukrainiennes, condition sine qua non au lancement de lignes de production par les acteurs de la BITD.

Afin de financer ce fonds, il est proposé de réduire la commande de char Leclerc et de véhicules blindés multirôles légers Serval. La somme de 100 millions d’euros résultant de cette réduction est calculée selon le coût unitaire respectif de chacun de ces véhicules. La baisse de la commande de ces véhicules se justifie premièrement par leur utilité réduite sur le champ de bataille moderne, deuxièmement par la nécessité d’avoir un budget équilibré dans un contexte financier fortement dégradé.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 72 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, MM. HENNO et NATUREL, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 101, après la deuxième phrase

Insérer une phrase ainsi rédigée :

Pour limiter leur concentration en un nombre limité d’emprises et pour faciliter le déploiement d’une force navale dans les éventuels théâtres d’opérations ultra-marins, la présence d’une frégate de premier rang FREMM est assurée dans chaque zone de défense et de sécurité, à savoir les Antilles, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et le Sud de l’océan indien.

Objet

Le présent amendement demande la présence d’une frégate de premier rang FREMM dans les éventuels théâtres d’opération des Antilles, du Pacifique et de l’océan Indien, en assurant leur mouillage dans les zones de défense et de sécurité des Antilles, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et du Sud de l’océan indien.

Cette nouvelle posture de nos frégates multi-missions permettra d’assurer la permanence stratégique et la crédibilité de la posture française sur les mers dans ces territoires de plus en plus contestés, tout en favorisant la déconcentration des moyens stratégiques de la marine dans d’autres ports militaires que ceux de Brest et Toulon.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 73 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, MM. HENNO et NATUREL, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI, RUELLE et CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 116

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Une attention particulière est portée au renforcement des capacités de transport aérien dans les territoires d’outre-mer, avec le déploiement d’un avion A400M Atlas dans chaque zone de défense et de sécurité ultra-marine, permettant d’améliorer la mobilité et la résilience des armées. 

Objet

Le présent amendement demande la présence d’un A400M Atlas dans chacune des zones de défense et de sécurité ultra-marine (Antilles, Guyane, Sud de l’Océan Indien, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française).

Ce déploiement viendrait renforcer les capacités de transport de forces militaires présentes sur ces théâtres d’opération.

De surcroit, ce déploiement des A400M Atlas dans les territoires d’Outre-mer répond à une logique de déconcentration des moyens stratégiques de nos armées et de leur meilleure répartition.

Enfin, la présence d’A400M Atlas dans ces ultra-marins permettrait leur utilisation ponctuelle en soutien à des missions civiles de sécurité, d’approvisionnement ou de transport.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 74 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. FOLLIOT, BONNEAU, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 90, après la quatrième phrase

Insérer une phrase ainsi rédigée : 

Les hélicoptères Tigre seront rénovés vers une version MkIII, avec une cible à 42 en 2035.

II. – Alinéa 97, tableau, vingt-quatrième ligne, quatrième et sixième colonnes

Remplacer le nombre : 

14

par le nombre : 

42

Objet

Cet amendement propose de relever la cible des hélicoptères Tigre rénovés au standard MkIII de 14 à 42 appareils à l’horizon 2035.

Face au déclin de la flotte historique de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT), qui comptait autrefois plus de 300 hélicoptères d’attaque Gazelle, les capacités actuelles se résument désormais à 67 hélicoptères Tigre et 80 Gazelles, ces dernières étant progressivement retirées du service. Alors que ces 67 Tigre ont été produits aux standards HAP (Hélicoptère d’Appui Protection) puis HAD (Hélicoptère d’Appui Destruction), l’Armée de Terre a entrepris de rétrofiter l’ensemble de ses 38 premiers modèles HAP en HAD, dont le dernier sera livré début 2027. Cette démarche a permis d’assurer l’homogénéité et la pertinence opérationnelle de la flotte.

En 2022, le Ministère des Armées a signé un contrat avec l’industriel Airbus Helicopters pour la rénovation du Tigre vers le standard MkIII. Ce programme vise à prolonger la pertinence de ce système d’armes au-delà de l’horizon 2045 en modernisant son avionique, son système de visée, sa navigation et ses capacités de combat.

Si le retrait de l’Allemagne du projet a conduit à étudier une réduction de la cible, l’actualisation 2026 de la LPM ne fait désormais plus apparaître que 14 appareils rénovés à l’horizon 2035, actant de fait l’abandon de la tranche optionnelle n° 1 de 28 appareils.

Alors que l’armée de Terre a toujours accordé une importance clé au maintien de l’homogénéité de sa flotte pour garantir son efficacité opérationnelle, et que l’industriel est en capacité de monter en cadence, il apparaît indispensable de revoir à la hausse la cible des Tigre rénovés. De plus, porter cette cible à 42 appareils minimum permettrait de maximiser la rentabilité des coûts de développement déjà engagés par l’État.

Dès lors, le présent amendement vise à porter à 42 la cible du nombre d’hélicoptères de combat rénovés au standard MkIII.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 75 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 85, tableau, après la huitième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigée :

Drones intercepteurs

-

Capacités amplifiées

Production en série

Capacités amplifiées

Production en série

Objet

La dronisation du champ de bataille est désormais une réalité opérationnelle au cœur des conflits en cours. Les drones d’interception sont devenus un outil tactique essentiel, dont la maîtrise conditionne directement la survie des forces déployées face aux menaces saturantes. Dans ce contexte, disposer d’une capacité souveraine de production en grande série de drones d’interception est une nécessité vitale pour nos armées.

Pourtant, le rapport annexé adopté par l’Assemblée nationale ne reconnaît pas les drones d’interception comme segment capacitaire autonome et ne disposent donc pas de cible chiffrée. Cette absence de reconnaissance empêche tout pilotage capacitaire cohérent, toute contractualisation industrielle anticipée et tout contrôle parlementaire de l’exécution.

Le retour d’expérience des conflits récents, et en particulier la guerre en Ukraine, établit pourtant la logique propre à ces systèmes. Les drones d’interception à usage unique partagent avec les munitions téléopérées (MTO) les caractéristiques qui justifient un traitement capacitaire distinct : usage unique, production de masse, consommation en volume sur le théâtre. Le rapport annexé fixe des cibles pour les MTO (+400 % en 2030), les torpilles (+230 %) et les missiles air-air (+55 %).

Les cibles proposées (20 000 unités à l’horizon 2030 et 60 000 à l’horizon 2035) sont cohérentes avec les enseignements opérationnels disponibles. En Ukraine, les armées en présence consomment plusieurs milliers de drones d’interception par mois en phase de haute intensité. Les chiffres proposés correspondent à une montée en puissance progressive et industriellement atteignable, compatible avec les capacités de production aujourd’hui disponibles sur le territoire national, sans pour autant constituer des stocks disproportionnés en temps de paix.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 76 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB, JOSEPH et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 97, tableau, dernière ligne

1° Quatrième colonne

Remplacer le nombre :

40

par le nombre :

80

2° Cinquième colonne

Rédiger ainsi cette colonne : 

+ 35 systèmes au moins

3° Sixième colonne

Rédiger ainsi cette colonne : 

+ 75 systèmes au moins

Objet

Les cibles SDT du rapport annexé : ≥ 40 systèmes en 2030 et ≥ 40 en 2035 sont identiques, ce qui signifie en pratique aucune progression entre 2030 et 2035 et un niveau initial déjà insuffisant au regard des besoins d’un engagement de haute intensité. Le RETEX Ukraine montre que les armées engagées consomment plusieurs centaines de drones tactiques par semaine. Avec 40 systèmes en parc total, la France ne dispose pas d’une capacité de volume compatible avec un engagement durable. Le présent amendement double la cible 2030 et fixe une trajectoire de montée en puissance cohérente avec les enseignements des conflits récents, en cohérence avec les surmarches drones (+ 2 Md €) inscrites dans l’actualisation.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 77 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. BONNEAU, FOLLIOT

et les membres du groupe Union Centriste


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 BIS A


Après l’article 14 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. — Est qualifié de système de drone souverain tout aéronef télépiloté ou autonome dont les éléments suivants sont conçus, développés et produits sur le territoire de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange :

1° Le système de propulsion, incluant les motorisations thermiques, électriques ou hybrides ainsi que les chaînes d’énergie associées ;

2° La structure et l’aérostructure ;

3° Les systèmes avioniques embarqués, incluant les calculateurs de vol et les systèmes de navigation ;

4° Les liaisons de données et systèmes de communication ;

5° Les logiciels de contrôle et d’autonomie.

II. — Pour les marchés de défense ou de sécurité mentionnés à l’article L. 1113-1 du code de la commande publique ayant pour objet l’acquisition de systèmes de drones ou de leurs composants, lorsqu’un système de drone souverain au sens du I du présent article est disponible et répond aux spécifications techniques et opérationnelles requises, l’acheteur public accorde à ce système une priorité de sélection. »

Objet

Les marchés de défense portant sur les drones sont aujourd’hui peu exigeants sur l’origine des composants. Des pans entiers de la chaîne de valeur (moteurs électriques, batteries, aimants …) dépendent à hauteur de 90 % de producteurs non européens, en premier lieu chinois. Cette dépendance constitue une vulnérabilité stratégique : en période de tension, une restriction unilatérale d’exportation de composants de propulsion suffit à paralyser la montée en cadence de toute la filière drone française.

Le rapport annexé adopté par l’Assemblée nationale a inscrit une préférence aux capacités industrielles nationales. Ce principe politique ne crée cependant aucun mécanisme d’opposabilité dans les procédures de passation des marchés. Le présent amendement traduit ce principe en droit positif, en s’inspirant du dispositif américain Blue UAS, qui impose des critères stricts d’origine pour les drones acquis par le Gouvernement fédéral.

La clause de priorité est conditionnée à la disponibilité du système souverain et à la satisfaction des spécifications : elle n’exclut pas automatiquement les systèmes non souverains mais organise une préférence raisonnée, fondée sur la possibilité pour les États membres de l’UE de prendre les mesures nécessaires à la protection de leurs intérêts essentiels de sécurité.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 78 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mme SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, CADIC, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 80

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Les capacités humaines et matérielles stratégiques du ministère des Armées font l’objet d’une répartition territoriale adaptée sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultra-marin, afin de renforcer la résilience des armées, d’assurer la continuité opérationnelle et de limiter les vulnérabilités résultant d’une concentration excessive des moyens critiques sur un nombre limité d’emprises.

Objet

L’importante concentration des moyens critiques du Ministère des Armées, comme nos avions de transport à Orléans ou nos frégates à Toulon, représente une faille stratégique majeure : une unité de lieu permettrait à nos adversaires stratégiques de cibler un seul point pour immobiliser des pans entiers de notre système de défense.

Dès lors, une meilleure répartition sur l’ensemble des territoires métropolitains et ultra-marins apparait nécessaire.

Aussi, le présent amendement proposer d’inscrire la répartition des moyens humains et matériels des Armées sur l’ensemble du territoire, à des fins stratégiques de déploiement et de résilience, tout en inscrivant leur concentration excessive sur un nombre limité d’emprise comme une vulnérabilité.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 79

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. BONNEAU et FOLLIOT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 85, tableau, après la troisième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigée :

Création d’un fonds « Matériels souverains »

 

250 millions d’euros

250 millions d’euros – évaluation du dispositif en vue de sa pérennisation

+ 250 millions d’euros

+ 250 millions d’euros

II. – Alinéa 97, tableau

1° Quatrième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre :

160 

par le nombre :

140

b) Quatrième colonne

Après le nombre :

200

insérer les mots :

dont 180

c) Avant-dernière et dernière colonnes

Compléter ces colonnes par les mots :

- 20 rénovés

2° Neuvième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre :

1437 

par le nombre :

1337

b) Quatrième colonne

Remplacer le nombre :

1818

par le nombre :

1718

c) Avant-dernière et dernière colonnes

Insérer les mots :

- 100

3° Dixième ligne

a) Troisième colonne

Remplacer le nombre

1355

par le nombre :

1255

b) Quatrième colonne

Remplacer le nombre :

2038

par le nombre :

1938

c) Avant-dernière colonne

Remplacer le nombre :

- 50

par le nombre :

- 150

d) Dernière colonne

Insérer les mots :

- 100

Objet

Dans un contexte géopolitique aussi dégradé qu’instable, il apparait nécessaire de garantir un approvisionnement en matériels stratégiques souverains produits en France et en Europe.

Cet amendement entend créer un fonds permettant de financer la création de ligne de production de matériels souverains auprès des industriels de notre BITD, et le cas échéant de soutenir leur maintien opérationnel.

Afin de financer ce fonds, il est proposé de réduire la commande de char Leclerc, de véhicules blindés multirôles Griffon et de véhicules blindés multirôles légers Serval. La somme de 250 millions d’euros résultant de cette réduction est calculée selon le coût unitaire respectif de chacun de ces véhicules. La baisse de la commande de ces véhicules se justifie premièrement par leur utilité réduite sur le champ de bataille moderne, deuxièmement par la nécessité d’avoir un budget équilibré dans un contexte financier fortement dégradé.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 80 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI, RUELLE et CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 101, dernière phrase

Supprimer cette phrase. 

Objet

La conduite d’une étude de faisabilité portant sur les modalités de développement d’un système de catapultes électromagnétiques souverain apparait fortuite dans un contexte budgétaire dégradé : alors que nous construisons qu’un porte-avion tous les cinquante ans, l’intérêt sur le long terme de ce système est moindre.

Aussi, le présent amendement entend supprimer la mention de cette étude, économisant ainsi les coûts hypothétiques de sa conduite.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 81 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, MM. HENNO et NATUREL, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mme ROMAGNY, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 116

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La posture aérienne des armées dans les territoires ultra-marins est renforcée par le déploiement d’un escadron de Rafale et d’un avion multirôles de ravitaillement et de transport (MRTT) dans chaque zone de défense et de sécurité, à savoir les Antilles, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et le Sud de l’océan indien, afin d’assurer la permanence et la crédibilité de la posture française.

Objet

Le présent amendement demande la présence d’une force aérienne dans les Zones de défense et de sécurité des Antilles, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et du Sud de l’océan indien.

Dans un contexte géopolitique bouleversé, marqué notamment par une contestation croissante des frontières ultra-marines de la France, le déploiement d’une force aérienne composée d’un escadron de Rafale et d’un avion MRTT permettrait d’assurer la crédibilité de notre posture et notre permanence stratégique dans les airs.

De surcroit, cet amendement contribue à une logique de déconcentration des moyens militaires et de leur meilleure répartition sur l’ensemble du territoire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

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N° 82 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Demande de retrait
Retiré

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


ARTICLE 7


Alinéa 9, première phrase

Après le mot :

réglementaire,

insérer les mots :

après consultation préalable avec les groupements représentatifs des industriels concernés,

Objet

Cet amendement tend à ce que les industriels, par l’intermédiaire des groupements qui les représentent, soient consultés préalablement à l’élaboration du décret mentionné à l’article L. 2335-20 nouveau du code de la défense qui précisera les modalités selon lesquelles le montant des redevances est fixé, ainsi que leurs modalités de règlement.

Cet amendement s’inscrit dans la continuité de la concertation menée entre le ministère des armées et les industriels, dans le cadre de la révision du cahier des Clauses Administratives Communes (C.A.C.) Armement qui comporte des stipulations relatives aux redevances, notamment s’agissant des modalités de fixation de leur montant et de leur règlement, pour lesquelles les industriels avaient été préalablement consultés.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

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N° 83 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. BONNEAU, FOLLIOT, LAUGIER et Jean-Michel ARNAUD, Mme FLORENNES, M. HENNO, Mme GUIDEZ, MM. COURTIAL, KHALIFÉ, CHASSEING, MENONVILLE, CIGOLOTTI et RUELLE, Mmes ROMAGNY et SAINT-PÉ, M. CHAUVET, Mmes DEVÉSA et BILLON, MM. DUFFOURG, HAYE et KERN et Mmes SOLLOGOUB et PERROT


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 113

Après les mots :

41 avions A400M

insérer les mots :

en 2030 et au moins 50 en 2035

II. – Alinéa 117, tableau, quinzième ligne

1° Quatrième colonne

Remplacer le nombre : 

41

par le nombre : 

50

2° Sixième colonne

Remplacer le nombre : 

6

par le nombre : 

15

Objet

Cet amendement propose d’établir la cible de la flotte d’avions de transport militaire lourd A400M à 50 unités à l’horizon 2035.

La France prévoyait dans la LPM 2019-2025 d’acquérir 50 A400M. Ce chiffre correspond à l’ambition initiale française et à un besoin minimal pour les Armées. Or, l’actualisation mentionne seulement une augmentation de la flotte à hauteur de 41 avions à horizon 2030 et 2035. Rétablir la cible à 50 appareils d’ici 2035 serait un signal fort de cohérence capacitaire pour le modèle d’armée à haute intensité, tout en garantissant la viabilité à long terme de notre outil de transport aérien militaire.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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N° 84

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 8


Après l'alinéa 13

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Met en œuvre les conditions d’un dialogue social de nature à ne pas fragiliser sa capacité à répondre dans la durée aux besoins de l’État et à la mise en œuvre de sa politique de défense.

Objet

Cet amendement vise à préciser la portée des missions du commissaire du Gouvernement dans le suivi des entreprises de la base industrielle et technologique de défense dont l’activité revêt un caractère stratégique.

Le commissaire du Gouvernement n’a pas vocation à se substituer aux prérogatives de l’inspection du travail ni à intervenir dans la conduite des relations de travail au sein des entreprises, lesquelles relèvent d’autres autorités compétentes et demeurent pleinement garanties.

En revanche, son rôle de suivi de la performance et de la capacité industrielle des entreprises stratégiques implique de prendre en compte l’ensemble des facteurs susceptibles d’influer sur leur bon fonctionnement. À ce titre, le maintien d’un dialogue social de qualité et d’un climat social apaisé constitue un élément contribuant à la stabilité et à la continuité de la production.

Dans ce cadre, le commissaire du Gouvernement doit seulement veiller à ce que l’opérateur mette en œuvre les conditions d’un dialogue social de nature à ne pas fragiliser son activité et sa capacité à répondre dans la durée aux besoins de l’État en matière de défense.

Cette précision permet de mieux expliciter les objectifs du contrôle exercé, en les inscrivant dans une logique de sécurisation de la continuité industrielle et de la robustesse de la base industrielle et technologique de défense de nature critique.

 






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N° 85

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Demande de retrait
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 8


Alinéa 12

Après le mot :

stratégie

rédiger ainsi la fin de cet alinéa :

de développement permettant de répondre durablement aux besoins de l’État en matière de défense, en intégrant les investissements annoncés et en garantissant la cohérence entre les engagements pris et leur réalisation effective ;

Objet

Le présent amendement vise à préciser les critères d’appréciation de la stratégie mise en œuvre par les opérateurs relevant de la base industrielle et technologique de défense.

Il s’inscrit dans la nécessité de garantir la capacité des entreprises stratégiques à répondre durablement aux besoins de l’État en matière de défense, dans un contexte de montée des exigences industrielles et de tension sur certaines chaînes de production.

Plusieurs situations récentes ont mis en évidence des cas dans lesquels des engagements d’investissement, notamment lors de prises de contrôle ou de restructurations d’entreprises industrielles sensibles, n’ont pas été suivis d’effets dans des conditions compatibles avec les objectifs industriels initialement affichés. Ces situations, sans relever exclusivement du champ du droit commercial ou du droit financier, soulèvent également des enjeux de souveraineté industrielle et de continuité de production au service de la défense nationale.

Or, les mécanismes classiques de sanction relevant du droit des affaires ne suffisent pas toujours à appréhender les conséquences opérationnelles de ces écarts sur la pérennité de capacités industrielles critiques.

Dans ce cadre, il apparaît nécessaire de mieux prendre en compte la cohérence entre les engagements pris par les opérateurs et leur mise en œuvre effective, notamment s’agissant des investissements annoncés, afin de prévenir toute fragilisation de la capacité de production des entreprises stratégiques.






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N° 86

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 11


Avant l’article 11

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le premier alinéa de l’article L. 1111-1 du code de la défense, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La stratégie nationale spatiale a pour objet de définir les orientations de l’action publique dans le domaine spatial afin de garantir la souveraineté nationale et européenne, d’assurer l’autonomie d’accès à l’espace, de contribuer à la protection des intérêts fondamentaux de la Nation dans le domaine spatial, de soutenir la base industrielle et technologique spatiale et de renforcer la sécurité, la résilience et le développement des capacités spatiales. Elle contribue au rayonnement scientifique de la France et au respect de ses engagements internationaux. »

Objet

Le présent amendement vise à consacrer, dans le code de la défense, une définition de la stratégie nationale spatiale, à l’instar de ce qui existe déjà pour la stratégie de sécurité nationale et la politique de défense.

L’espace est désormais un domaine stratégique à part entière. Les capacités spatiales conditionnent l’exercice de nombreuses fonctions essentielles de l’État, qu’il s’agisse de la défense nationale, des communications, de l’observation, du renseignement, de la navigation, de la prévision environnementale ou encore de la souveraineté technologique et industrielle. Dans un contexte marqué par l’intensification des rivalités de puissance, la militarisation croissante de l’espace, l’essor du New Space et la multiplication des infrastructures critiques en orbite, la France s’est dotée d’une stratégie nationale spatiale ambitieuse.

Toutefois, contrairement à la stratégie de sécurité nationale ou à la politique de défense, cette stratégie ne fait aujourd’hui l’objet d’aucune définition législative. Cette absence de consécration juridique apparaît d’autant plus problématique que plusieurs dispositions du code de la défense font désormais référence aux « intérêts de la politique spatiale », sans que leur périmètre ne soit explicitement défini par la loi. Une telle situation n’est pas satisfaisante au regard des exigences de lisibilité et d’intelligibilité de la loi.

A cet égard, cet article additionnel trouve pleinement sa place dans le chapitre III du présent projet de loi, consacré à la sécurisation des projets intéressant la défense nationale. En apportant une base légale claire à la stratégie nationale spatiale, il contribue à mieux sécuriser juridiquement les projets liés aux infrastructures et activités spatiales stratégiques.

Le présent amendement propose ainsi de définir les finalités de la stratégie nationale spatiale, en cohérence avec les orientations déjà retenues par les pouvoirs publics : garantir la souveraineté nationale et européenne, assurer un accès autonome à l’espace, protéger les intérêts fondamentaux de la Nation dans le domaine spatial, soutenir la base industrielle et technologique spatiale, renforcer la sécurité et la résilience des capacités spatiales, tout en contribuant au rayonnement scientifique de la France et au respect de ses engagements internationaux.






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29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 12


Alinéa 2

Remplacer les mots :

défense et aux intérêts de la politique

par les mots :

stratégie nationale

Objet

Le présent amendement vise à préciser que la référence aux « intérêts de la politique spatiale » s’entend comme renvoyant à la stratégie nationale spatiale, publiée le 12 novembre 2025 et élaborée sous l’égide du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), sous l’autorité du Président de la République.

Cette stratégie constitue désormais le document de référence orientant l’action publique dans le domaine spatial.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DARRAS et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, M. Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 14


Alinéa 5

Après le mot :

utiliser

insérer les mots :

en coordination avec le représentant de l’État dans le département

Objet

Cet amendement du groupe Socialiste, écologiste et Républicain vise à maintenir la responsabilité de l’État dans la mise en œuvre par les opérateurs d’importance vitale (OIV) de la lutte antidrone, conformément à l’avis du conseil national d’évaluation des normes (CNEN).

En effet, cet article vise à permettre à certains opérateurs d’importance vitale mentionnés aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2 du code de la défense de pouvoir recourir, afin de garantir la sécurité de leurs emprises, à des dispositifs de brouillage ou de neutralisation de drones : en cas de menace imminente ou afin d’en prévenir le survol lorsque celui-ci est interdit pour des raisons d’ordre militaire ou de sécurité publique en application de l’article L. 6211-4 du code des transports.

Il permettrait ainsi d’autoriser les agents de sécurité privée d’un certain nombre de sites sensibles à faire usage de moyens antidrones.

Cet amendement précise donc que la mise en œuvre de ce dispositif s’effectue en coordination avec le représentant de l’État dans le département






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29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. DARRAS et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, M. Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET, MÉRILLOU

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 14


Alinéa 16, seconde phrase

Après le mot :

informations

insérer les mots :

strictement nécessaires à l’identification, à la caractérisation et au traitement de la menace

Objet

Le présent amendement du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain vise à encadrer, par application du principe de proportionnalité de la réponse, l’usage des dispositifs de détection antidrones confiés aux services internes de sécurité des entreprises de transport, afin de prévenir toute collecte excessive de données.

Si la détection de drones aux abords de biens sensibles peut être nécessaire pour prévenir une menace, les moyens radioélectriques, électroniques ou numériques mobilisés sont susceptibles de recueillir des informations excédant la seule caractérisation de celle-ci. Le présent amendement vise ainsi à garantir que seules les données strictement nécessaires à l’identification, à la caractérisation et au traitement de la menace peuvent être collectées, exploitées ou transmises, dans un objectif de conciliation entre efficacité opérationnelle du dispositif et protection des libertés.

Il précise, conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel n° 2021-817 DC du 20 mai 2021 relative à la loi pour une sécurité globale préservant les libertés, que les agents mentionnés au présent alinéa disposent uniquement de la faculté de recueillir des informations relatives à l’aéronef en vue de leur transmission aux services de l’État compétents, sans pouvoir exercer de prérogatives de police administrative générale, lesquelles relèvent exclusivement de l’État.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 90

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 21


Alinéa 63, première phrase

Remplacer les mots :

de deux

par les mots :

d’un

Objet

Le présent amendement vise à renforcer le contrôle du Parlement sur la prorogation de l’état d’alerte et de sécurité nationale en prévoyant que celle-ci ne puisse être autorisée, au-delà d’un délai d’un mois, que par le vote d’une loi.

Le délai actuellement prévu de deux mois apparaît excessif au regard des effets d’un tel régime exceptionnel et des exigences de contrôle démocratique qui doivent l’accompagner.

Le choix d’un délai de trente jours s’inscrit, en outre, dans une logique de cohérence avec les mécanismes prévus par l’article 16 de la Constitution, qui organise également un contrôle dans la durée des régimes d’exception.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 91

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme CARLOTTI, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, MM. VAYSSOUZE-FAURE, DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 23


I. – Alinéa 3, 14, 19, 24, 26 et 37 à 39

Supprimer cet alinéa.

II. – Alinéas 6, 10, 28, 30, 32, 35 et 40

Remplacer le mot :

mobilisation

par les mots :

défense et citoyenneté

Objet

Cet amendement du groupe socialiste, écologiste et républicain vise à revenir sur le changement d’appellation de la « journée Défense et Citoyenneté ».

En effet, la nouvelle appellation « journée de mobilisation », proposée par le Gouvernement à l’article 23 du projet de loi actualisant la programmation militaire, renvoie à la mise sur le pied de guerre d’une partie ou de l’ensemble des forces armées d’un pays. Aussi, il nous paraît peu approprié de désigner la journée visant à informer et acculturer la jeunesse aux enjeux de la Défense par un terme aussi connoté.

Par ailleurs, la conservation de l’intitulé actuel garantit la reconnaissance d’un parcours qui lie indéfectiblement les droits civiques au devoir de défense, tout en évitant une confusion sémantique avec les régimes de mobilisation opérationnelle ou de réserve.

Enfin, cette proposition assure une stabilité juridique et technique et permet d’éviter de coûteuses refontes des systèmes d’information et des certificats de participation déjà identifiés par les usagers et les administrations.






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N° 92

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Adopté

Mme CARLOTTI, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, MM. VAYSSOUZE-FAURE, DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 23


Alinéa 20

Supprimer cet alinéa. 

Objet

Cet amendement vise à supprimer la sanction financière de 90 euros prévue en cas de manquement à l’obligation d’actualisation des informations de recensement.

L’instauration d’une telle amende repose sur une logique punitive qui apparaît inadaptée à la réalité des situations rencontrées par de nombreux jeunes concernés par ces démarches administratives.

Les défauts d’actualisation des informations de recensement résultent bien souvent d’un manque d’information, de difficultés administratives ou de situations de précarité sociale, et non d’une volonté délibérée de se soustraire à leurs obligations.

Par ailleurs, l’amélioration de la qualité des données détenues par l’administration du service national ne saurait reposer principalement sur une logique de sanction. Cet objectif suppose avant tout un effort accru d’information, de simplification des démarches administratives et de modernisation des outils de suivi et de contact des usagers.

En multipliant les sanctions financières à l’encontre de la jeunesse, le risque est davantage d’alimenter la défiance envers les institutions publiques que de renforcer l’adhésion citoyenne.






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N° 93

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

Mme CARLOTTI, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, MM. VAYSSOUZE-FAURE, DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 24



Cet amendement a été déclaré irrecevable par la commission des finances.







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N° 94

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 23


Après l’alinéa 39

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

...° L’article L. 114-13 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le décret mentionné au premier alinéa précise les conditions dans lesquelles les Français établis hors de France peuvent, lorsque le chef de poste diplomatique ou consulaire n’est pas en mesure d’organiser la journée de mobilisation en présentiel, satisfaire à l’obligation prévue à l’article L. 114-2 par une participation à distance dont le contenu garantit l’accomplissement des obligations prévues à l’article L. 114-3. »

Objet

Le présent amendement a pour objet de préciser les modalités d’application de la journée de mobilisation pour les Français établis hors de France.

En application de l’article L. 114-13 du code du service national, les modalités d’organisation de cette journée sont fixées par décret en Conseil d’État, après avis de l’Assemblée des Français de l’étranger.

Compte tenu des contraintes propres à l’organisation du réseau consulaire, la mise en œuvre de cette journée peut nécessiter des adaptations selon les postes diplomatiques et consulaires, notamment en ce qui concerne la tenue des sessions en présentiel.

Il convient, en conséquence, de prévoir expressément que le décret prévu à l’article L. 114-13 détermine également les conditions dans lesquelles les obligations liées à la journée de mobilisation peuvent être satisfaites lorsque la participation en présentiel n’est pas possible.






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N° 95

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Adopté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 24


Alinéa 12

Après le mot :

servent

insérer le mot :

exclusivement

Objet

Le présent amendement vise à rétablir, dans la rédaction de l’alinéa 13 de cet article, le terme « exclusivement », supprimé par l’Assemblée nationale.

Cette précision est nécessaire afin de garantir que le service national conserve un périmètre strictement circonscrit au territoire national. Le service national, régi par le code du service national, relève des orientations de la politique de défense et de sécurité nationale et poursuit une finalité de cohésion et de sensibilisation à la défense, distincte des missions opérationnelles confiées aux forces armées engagées en opérations.

Il peut exister, à la marge, des situations particulières nécessitant des adaptations spécifiques de mise en œuvre. Ces cas, très résiduels, appellent un traitement adapté qui fera l’objet d’une proposition distincte dans un autre amendement que nous proposons d’insérer après l’alinéa 13, sans remettre en cause le principe d’un ancrage exclusivement national du dispositif.

Le rétablissement du terme « exclusivement » permet ainsi de lever toute ambiguïté sur le champ d’application du service national et d’en préserver la vocation strictement civique.






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N° 96

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 24


Après l'alinéa 12

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« La restriction prévue au deuxième alinéa du présent article ne s’applique pas aux activités de formation, d’entraînement ou de coopération opérationnelle des unités, dès lors qu’elles sont réalisées à titre temporaire et accessoire, dans le cadre de l’unité d’affectation et qu’elles ne s’inscrivent pas dans une situation de combat ou d’engagement opérationnel effectif. »

Objet

Le présent amendement prévoit une dérogation limitée au principe d’emploi exclusivement sur le territoire national des appelés du service national.

Cette dérogation vise à éviter que la restriction territoriale prévue à l’article 24 ne produise des effets excessivement rigides au regard des besoins de préparation opérationnelle des forces. En pratique, certaines activités essentielles de formation, d’entraînement et de cohésion des unités impliquent des déplacements ponctuels hors du territoire national, sans lien avec une situation de combat ou d’engagement opérationnel effectif.

Il en va ainsi, par exemple, des embarquements d’appelés au sein de la Marine nationale dans le cadre d’exercices réalisés avec leur unité, ou encore des entraînements conduits par certaines unités de troupes de montagne avec des forces étrangères partenaires, notamment dans les zones frontalières. Ces coopérations, fréquentes et structurantes pour l’interopérabilité des forces, constituent des activités de préparation indispensables qui seraient remises en cause par une interprétation trop stricte de la règle.

La dérogation retenue permet ainsi de concilier le principe d’emploi exclusif sur le territoire national avec les exigences opérationnelles et la réalité des activités d’entraînement des forces armées.






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N° 97

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme Gisèle JOURDA, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS, Patrice JOLY, MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 25 TER


Après l’article 25 ter

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le deuxième alinéa de l’article L. 4231-1 du code de la défense est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le ministère en charge des forces armées publie annuellement le bilan de l’application de ce dispositif. »

Objet

La loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 énonce, dans son article 29 (point a du 19° du I), et suite à l’adoption d’un amendement des sénateurs socialistes, que sont soumis à l’obligation de disponibilité « les volontaires pendant la durée de validité de leur engagement dans la réserve opérationnelle et dans la limite de cinq ans à compter de la fin de leur engagement, pour ceux qui en formulent la demande dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».

Ce dispositif de mobilisation des réservistes au-delà de leur contrat d’engagement à servir dans la réserve a été traduit à l’article L. 4231-1 du code de la défense.

Compromis entre volonté des réservistes et nécessité de la réserve, ce processus de l’extension de disponibilité a pour ambition d’accroître la fidélisation des réservistes, qui demeureraient motivés et employables rapidement.Pourtant, le décret qui en fixe les conditions d’application a été pris tardivement, le 2 juillet 2024, soit près d’un an après l’adoption de la loi. Un délai qui pouvait laisser craindre que ces dispositions ne soient pas mises en place de façon effective au sein de la réserve opérationnelle.

Dans une question écrite adressée au Ministère des armées et des anciens combattants et publiée au Journal Officiel le 06 mars 2025, Gisèle Jourda a souhaité demander en conséquence comment le ministère entendait appliquer de manière efficace l’alinéa 2 de l’article L. 4231-1 du code de la défense, et ainsi augmenter significativement le nombre de réservistes mobilisables. Dans la réponse apportée par le Ministère le 13 novembre 2025, il est indiqué « qu’il il n’est pas encore possible de disposer de statistiques fiables en volume et qualité », « étant donné le caractère récent de la mise en œuvre d’une telle disposition. »

Cet amendement entend donc s’assurer de la mise en œuvre effective de ce dispositif important en demandant la publication annuelle de l’application de cette mesure.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 98 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Sagesse du Sénat
G Défavorable
Adopté

Mme Gisèle JOURDA, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS, Patrice JOLY, MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 26


Avant l’article 26

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le titre Ier du livre Ier code du service national est complété par un chapitre ainsi rédigé :

« Chapitre...

« Favoriser la cohérence des parcours des plus jeunes

 « Art. L. 115-... – Dans chaque région académique est institué un référent régional des classes de défense et de sécurité globale.

« Placé auprès du recteur académique et exerçant ses missions en lien avec l’autorité militaire territoriale compétente, le référent régional des classes de défense et de sécurité globale est chargé :

« 1° De coordonner le développement des classes de défense et de sécurité globale dans les établissements scolaires du second degré et assurer leur continuité pédagogique ;

« 2° D’assurer le suivi et la cohérence des partenariats entre les établissements scolaires, les unités militaires, les services de sécurité intérieure, les services départementaux d’incendie et de secours et les acteurs de la sécurité civile ;

« 3° D’accompagner les équipes pédagogiques dans la mise en œuvre des projets pédagogiques liés à l’esprit de défense, à la citoyenneté et à la résilience nationale et veiller à leur bon déroulement ;

« 4° De favoriser l’égal accès des territoires, notamment ruraux et ultramarins, aux dispositifs de classes de défense et de sécurité globale ;

« 5° De contribuer à la diffusion de la culture de la citoyenneté, de la défense et de la sécurité nationale auprès de la jeunesse.

« Un décret précise les modalités d’application du présent article. »

« Art. L. 115-... – Les services de l’État compétents en matière d’éducation nationale, de défense et de sécurité nationale publient tous les deux ans un bilan des classes de défense et de sécurité globale.

« Ce bilan présente notamment :

« 1° Le nombre de classes de défense et de sécurité globale créées et actives ;

« 2° Leur répartition territoriale ;

« 3° Les partenariats conclus avec les armées, les forces de sécurité intérieure, les services de secours et les acteurs de la sécurité civile ;

« 4° Les actions pédagogiques menées dans le cadre de ces dispositifs ;

« 5° Les perspectives de développement et les éventuelles difficultés rencontrées. »

Objet

Cet amendement crée diverses dispositions pour la cohérence des parcours de citoyenneté et défense des plus jeunes en mettant en avant les Classes de Défense et Sécurité Globale (CDSG), oubliées du titre IV de la loi n° 2630 relative à l’actualisation de la programmation militaire pour les années 2024-2030. Les CDSG constituent pourtant un dispositif éducatif majeur depuis 2005, renforcé en 2016. Elles visent à sensibiliser les élèves à la citoyenneté, à la culture de défense et à la sécurité nationale. Elles reposent sur un partenariat étroit entre l’Éducation nationale, les forces armées, les services de sécurité intérieure et les acteurs de la sécurité civile.

En conséquence et afin de favoriser la cohérence des parcours des plus jeunes, les auteurs de cet amendement :

- demandent aux services de l’État de mettre en place des CDSG, dans les lycées du même ressort académique que les collèges où elles existent déjà, et ce afin d’assurer la poursuite de ces parcours ; Nombre d’entre eux sont aujourd’hui marqués par des ruptures dans l’enseignement entre le collège et le lycée, pouvant provoquer l’éloignement des élèves de leur famille ou des déménagements importants. C’est le cas dans l’Aude où certains élèves de collège sont contraints de quitter leur région pour poursuivre cet enseignement en Bretagne. Ce dispositif participe donc à l’égalité des chances et des territoires, notamment ruraux et ultramarins ;

- instituent un référent régional des classes de défense et de sécurité globale chargé de la coordination, du suivi, de la cohérence et de la continuité pédagogique des CDSN ;

- demandent la publication d’un bilan biennal des Classes de Défense et Sécurité Globale, document sur lequel pourront se reposer les référents défense pour assurer une meilleure coordination, et ce notamment afin de soutenir la construction de projets pédagogiques communs et de veiller à la conformité des attentes éducatives.

A cette fin, cet amendement crée un chapitre IV intitulé « Favoriser la cohérence des parcours des plus jeunes ».






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N° 99

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme Gisèle JOURDA, M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS, Patrice JOLY, MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 28


Avant l’article 28

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Au titre Ier du livre II de la partie 1 du code de la défense, il est inséré un chapitre ainsi rédigé :

« Chapitre ...

« Organisation générale

 « Art. L. 1211-... L’officier supérieur en charge du commandement d’un régiment ne peut exercer les fonctions de délégué militaire départemental telles que définies par l’article R. 1211-3 du code de la défense. »

Objet

Le délégué militaire départemental (DMD) est le représentant départemental de l’officier général de zone de défense et de sécurité (OGZDS), responsable de la zone territoriale militaire à laquelle il est rattaché. Il est conseiller militaire du préfet de département pour l’exercice de ses responsabilités de défense.

Le délégué militaire départemental a pour mission d’entretenir le lien entre civils et militaires à l’échelle de son département. Lorsque le DMD est en charge du commandement de son régiment, il est régulièrement appelé à suivre son régiment, notamment lors d’opérations extérieures. Le régiment se retrouve alors dépourvu de DMD. En conséquence, la liaison avec les services de la préfecture et les élus, l’élaboration des plans de secours et de protection, le contrôle des opérations déployées dans le département, la coordination de la garnison et le suivi de la réserve s’en trouvent perturbés.

 Cet amendement entend donc renforcer la cohérence des fonctions de DMD et le lien entre l’armée et les territoires.






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N° 100

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 29


Supprimer cet article.

Objet

Le présent amendement vise à supprimer cet article, qui écarte la référence au code du travail pour le calcul de l’allocation chômage des anciens militaires et renvoie entièrement à un décret en Conseil d’État.

Une telle modification revient à confier au seul pouvoir réglementaire la définition de l’assiette de calcul de cette allocation, sans garanties suffisantes quant aux éléments de rémunération pris en compte.

Or, le droit actuel prévoit expressément l’application des règles du code du travail, qui assure un cadre clair et cohérent pour l’indemnisation des militaires involontairement privés d’emploi.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 101

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. ROS, CHANTREL et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 31


Alinéa 4

Supprimer les mots :

ou étrangères

Objet

Cet amendement vise à supprimer la possibilité, pour l’École polytechnique, de bénéficier de subventions d’origine étrangère, afin de limiter ces financements aux seules personnes publiques ou privées françaises.

En raison de son statut singulier d’établissement d’enseignement supérieur placé sous la tutelle du ministère des Armées et de sa mission de formation d’ingénieurs appelés à exercer des responsabilités stratégiques, l’École polytechnique présente des spécificités qui justifient une vigilance particulière quant à l’origine de ses ressources financières.

L’augmentation continue des ressources propres de l’École, encouragée depuis plusieurs années afin de compenser la contrainte pesant sur les financements publics, a déjà conduit à un renforcement du rôle des acteurs extérieurs dans le fonctionnement de l’établissement. La montée en puissance des financements privés et des structures de levée de fonds contribue progressivement à infléchir les mécanismes de décision et les orientations stratégiques de l’École.

Dans ce contexte, l’ouverture explicite aux subventions étrangères ferait peser un risque supplémentaire d’influence sur la gouvernance d’un établissement participant directement aux intérêts fondamentaux de la Nation. Compte tenu du caractère militaire de l’École, des enjeux de souveraineté, de protection du secret de la défense nationale et de prévention des ingérences étrangères, il apparaît nécessaire de réserver ces possibilités de financement aux seuls acteurs français.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 102

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Après l’article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant le niveau des rigidités budgétaires (hausse des autorisations d’engagement affectées non-engagées, des restes à payer et des reports de charges). Le rapport précise les conséquences de ces dernières sur la capacité d’exécution budgétaire des programmes engagés, et sur les marges de manœuvre restantes pour financer les priorités de l’actualisation de la programmation militaire.

Objet

L’ambition affichée par la trajectoire des dépenses revue à la hausse se heurte à la question de l’exécution effective des crédits alloués. En cause, un ensemble de rigidités budgétaires qui érodent les crédits consacrés à l’effort de défense.

Par exemple, les autorisations d’engagement affectées non engagées représentent des montants considérables réservés pour des projets identifiés sans être effectivement engagés – faute de contrat signé. L’argent est donc juridiquement bloqué pour un projet mais inutilisable en l’état. Ces montant représentaient 30,3 milliards d’euros fin 2023 selon le rapport parlementaire de la commission de la défense sur l’application de la LPM 2024-2030.

De plus, les restes à payer font l’objet d’une augmentation continue allant de 52 milliards d’euros en 2017, à 99 milliards d’euros en 2024, pour atteindre 140 milliards d’euros deux ans plus tard à la fin de l’année 2026. Des montants qui s’accumulent et viennent ponctionner les budgets futurs en dépit des hausses votées pour soutenir l’effort de défense.

En outre, les reports de charges constituent aussi une rigidité budgétaire dans la mesure où les montants impayés – faute de trésorerie – représentent une dette cachée que les budgets futurs devront régler, affectant de facto les montants prévus pour répondre aux enjeux de défense. Ces factures qui débordent d’une année sur l’autre vont jusqu’à doubler en trois ans. En effet, si en 2022 3,88 milliards d’euros ont été reportés vers le budget de 2023, en 2024, ce sont 8 milliards d’euros qui ont dû être reportés sur l’année d’après.

S’ajoutent à cela les sous-estimations chroniques des coûts des opérations extérieures (OPEX) par rapport aux coûts réels de ces dernières. Entre 2019 et 2025, l’écart moyen atteint environ 250 millions d’euros par an. Cet écart est régulièrement récupéré sur le budget des équipements, de l’entretien ou des conditions de vie des personnels.

Des rigidités budgétaires qui affectent directement les acteurs de la défense, notamment ceux impliqués dans le domaine des capacités militaires. Les conséquences les plus immédiates se lisent dans les calendriers : des programmes d’équipement retardés, des livraisons repoussées d’année en année. L’armée que la LPM devait construire et celle qui existe réellement s’écartent progressivement. Le format capacitaire promis recule à mesure que les rigidités absorbent les crédits.

Des retards que seuls les grands groupes industriels de la base industrielle et technologique de défense peuvent tenir et absorber contrairement aux PME et ETI du secteur. Sans visibilité sur les commandes, sans certitude sur les délais de paiement, elles ne peuvent ni embaucher, ni investir, ni planifier. C’est l’ensemble de la chaîne industrielle de souveraineté nationale qui est fragilisée, alors même que la réévaluation de la trajectoire des dépenses cherche à la renforcer.

Cet amendement répond donc au constat de l’actualisation de la LPM présentée initialement comme un regain d’ambition, alors qu’elle ressemble davantage à une opération de rattrapage. Restes à payer accumulés, reports de charges en stock, surcoûts d’opérations non provisionnés, tout cela préempte les hausses avant qu’elles puissent produire le moindre effet capacitaire. Le rapport exigé par cet amendement est donc la condition de la crédibilité de la trajectoire financière de la défense française. Il a vocation à mesurer précisément le stock de rigidités et son évolution prévisible, et en identifier les causes (défauts de pilotage, sous-estimations répétées, absence d’outils de suivi) pour déterminer des pistes d’améliorations.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 103

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, M. MARIE

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Après l’article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conséquences politiques, diplomatiques, stratégiques et militaires de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Le rapport analyse notamment les effets de cette réintégration sur l’autonomie stratégique de la France, sa capacité de décision indépendante en matière militaire, l’évolution de sa doctrine de défense, ainsi que la place de l’industrie française de défense dans les coopérations internationales.

Objet

Lors des débats parlementaires sur le projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030, a été ajouté dans le rapport annexé la phrase suivante : « le Gouvernement remettra au Parlement un rapport sur le bilan de la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN et sur ses gains politiques et stratégiques, qui sera suivi d’un débat au Parlement ».

Afin de connaître l’état d’avancement de ce travail, une question écrite d’un député a été adressée au Gouvernement le 10 décembre 2024. Dans sa réponse du 12 août 2025, celui-ci indiquait que le rapport serait communiqué au Parlement « au cours de l’année ». Force est de constater que ce ne fut pas le cas.

Le 10 octobre 2025, une nouvelle question écrite déposée par le sénateur Vallet a conduit le Gouvernement à réaffirmer que ce rapport « sera communiqué au Parlement », sans toutefois préciser d’échéance.

Le présent amendement vise donc à fixer un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi pour la remise de ce rapport, afin de garantir que le Parlement et l’opinion publique puissent disposer, en toute transparence, d’une évaluation complète des conséquences de cette réintégration avant l’échéance présidentielle.

 






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 104

29 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

MM. Mickaël VALLET et TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, LUREL

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Après l’article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Avant le 1er octobre 2026, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif aux moyens militaires dédiés à la protection des outre-mer. Ce rapport dresse un état des lieux des menaces de tous types pesant sur les territoires ultra-marins et des besoins opérationnels identifiés. Il évalue les moyens capacitaires à consacrer annuellement sur la période 2026-2030 en cohérence avec l’élaboration du prochain livre blanc de la défense et de la sécurité nationale.

Objet

Le débat stratégique français se concentre légitimement sur les menaces pesant à l’Est du continent européen. Toutefois, cette focalisation tend à invisibiliser les risques croissants auxquels sont confrontés les territoires ultramarins.

Les Outre-mer font face à des menaces hybrides multiples : campagnes de désinformation, cyberattaques, trafics transnationaux, intrusions maritimes ou contestations de souveraineté. Ces nouvelles conflictualités nécessitent une évaluation précise des moyens militaires dédiés à leur protection.

Le présent amendement vise ainsi à demander un rapport permettant d’établir un état des lieux des menaces pesant sur les territoires ultra-marins et des capacités nécessaires pour y répondre, en cohérence avec les travaux préparatoires du prochain Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 105

30 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

Mmes HAVET et DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, MM. FOUASSIN, IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 55

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Le Gouvernement s’engage à étudier et à mettre en œuvre, dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, les conditions de délivrance de la carte du combattant, avec effet rétroactif, au bénéfice des personnels ayant participé, de manière continue, aux missions de dissuasion nucléaire océanique antérieurement à la promulgation de la loi. Cette reconnaissance tient compte de la permanence opérationnelle assurée depuis 1974, des centaines de patrouilles effectuées dans un contexte stratégique marqué, du pic de la guerre froide jusqu’au retour contemporain des logiques de puissances, ainsi que des sujétions exceptionnelles, de l’astreinte permanente et du caractère opérationnel quotidien de ces missions. Elle vise à reconnaître l’engagement constant de tous ces personnels qui ont contribué, sans discontinuité, à la posture de dissuasion nationale.

Objet

Extension aux vétérans du dispositif de reconnaissance aux opérations des sous-mariniers embarqués à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

Dans le cadre du présent texte, un amendement présenté par le Président de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée générale, Jean-Michel Jacques, à l’Assemblée nationale, et adopté en première lecture, prévoit d’accorder la carte du combattant aux équipages de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

La Sénatrice, engagée depuis plusieurs années sur ce sujet, se réjouit de cette avancée également rendue possible par le travail du Gouvernement. Il s’agit d’une reconnaissance indispensable au regard de leurs actions et dans le contexte mondial grave.

Elle souhaite par ailleurs que l’extension de cette disposition puisse être étudiée en faveur des vétérans. Ces gardiens de notre sécurité ont œuvré dans l’ombre pendant des décennies. Leur mission, discrète par essence, invisible par nécessité les a longtemps privés de la reconnaissance qu’ils méritaient.

Pourtant, leur rôle est crucial : dissuasion, protection, garantie de notre indépendance nationale. Cette reconnaissance ouvrira plusieurs droits aux militaires qui en seront titulaires. Mais comme le rappelait Philippe Nouris, nouveau président de la Fédération nationale des anciens des missions et opérations extérieures dans le Finistère, c’est aussi « Pour qu’on puisse mettre le drapeau tricolore sur nos cercueils. »

Aussi cet amendement vise à fixer une échéance à l’étude des conditions d’extension du dispositif de reconnaissance aux opérations des sous-mariniers embarqués à bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins menées avant la promulgation de la loi.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 106

30 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 20


Alinéa 2

Supprimer cet alinéa. 

Objet

Le présent amendement tend à supprimer l’alinéa 2 ajouté en commission, l’objectif poursuivi par l’alinéa étant d’ores et déjà atteint.

D’une part, l’article D. 123-19 du code de l’éducation, qui étend le champ du contrôle à l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, prévoit également que les projets d’accords de coopération internationale sont transmis par ceux-ci (i) au ministère chargé de l’enseignement supérieur, (ii) au ministère des affaires étrangères et (iii) à l’ensemble des autorités de tutelle – dans la perspective d’un examen conjoint. Cet article vient compléter l’article L. 123-7-1 et concerne l’ensemble des secteurs couverts par les établissements d’enseignement supérieur, y compris les sciences humaines et sociales.

D’autre part, dans des domaines plus spécifiques relatifs aux sciences « dures », il est prévu par la règlementation relative à la protection du potentiel scientifique et technique de la Nation (PPST) que les projets d’accords impliquant des activités menées dans des laboratoires sensibles fassent l’objet d’un examen par le ministre chargé du suivi des activités de ces laboratoires , quel qu’il soit (recherche, économie, transition écologique, agriculture, armées, santé).

En outre, l’introduction des notions de « cas échéant » et de « ministre concerné » n’identifiant pas avec précision le ministre en cause, elles pourraient contribuer à amener de la confusion dans la mise en œuvre de ce dispositif par les établissements et dans les procédures de contrôle en place au sein des autorités de l’État.

Cet ajout créerait, de plus, des difficultés de cohérence rédactionnelle avec les alinéas 3 et 4 de l’article.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 107

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE et Mickaël VALLET, Mme LE HOUEROU, M. JOMIER, Mmes FÉRET, CANALÈS et CONCONNE, M. FICHET, Mmes LUBIN, POUMIROL et ROSSIGNOL, M. BOURGI et Mme HARRIBEY


ARTICLE 5


Après l’alinéa 6

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

- après l’avant-dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La priorisation de commandes mentionnée au I de l’article L. 1339-2 du présent code peut s’inscrire dans une programmation pluriannuelle indicative des besoins de l’État, afin d’assurer la visibilité nécessaire aux opérateurs économiques et industriels et de contribuer à la continuité des approvisionnements stratégiques. » ;

Objet

Le présent amendement vise à renforcer et à préciser le dispositif prévu à l’article 5 du projet de loi en matière de soutien sanitaire des forces armées, en y intégrant explicitement la dimension des contre-mesures médicales face aux menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) et en instaurant un mécanisme de programmation pluriannuelle de la commande publique dans ce domaine.

La Revue nationale stratégique de 2025 marque un tournant majeur dans l’appréciation des menaces auxquelles la France doit faire face. Elle consacre la menace NRBC comme une priorité de l’État, en réponse à la résurgence de conflits de haute intensité aux portes de l’Europe, à la multiplication des acteurs étatiques et non étatiques susceptibles de recourir à de tels moyens. Cette priorisation stratégique doit trouver sa traduction opérationnelle dans la loi de programmation militaire et, à ce titre, dans les mécanismes économiques et industriels qu’elle met en place.

L’article 5 du projet de loi élargit les possibilités d’imposer aux entreprises la priorisation de commandes en vue de subvenir aux besoins des forces armées en matière de soutien logistique, énergétique ou sanitaire. Si cette avancée est significative, elle ne précise pas suffisamment le régime applicable aux contre-mesures médicales (antidotes, traitements prophylactiques, équipements de décontamination) dont la chaîne de production est très majoritairement assurée par des opérateurs privés n’ayant pas nécessairement vocation à détenir une autorisation au titre de l’article L. 2332-1 du code de la défense. Or, en cas de crise NRBC majeure, la capacité à mobiliser rapidement ces opérateurs, y compris au-delà du seul périmètre des entreprises d’armement, constitue un enjeu vital pour les forces armées comme pour la résilience nationale.

Le secteur des contre-mesures médicales se caractérise par des cycles de développement industriel longs, des investissements en recherche et développement élevés, et une dépendance à des approvisionnements en matières premières soumis à des tensions géopolitiques croissantes. Dans ce contexte, une obligation de priorisation ponctuelle ne saurait suffire à garantir la robustesse des chaînes d’approvisionnement. Il est donc nécessaire d’offrir aux opérateurs une visibilité pluriannuelle, adossée à une programmation transparente de la commande publique, de nature à sécuriser leurs décisions d’investissement et à éviter les ruptures de capacité au moment où la menace se concrétise.

Nous devons saisir l’opportunité de cette actualisation de la LPM pour mieux articuler les priorités de défense, de sécurité intérieure et de sécurité sanitaire. Cet amendement nous invite à examiner la place des capacités NRBC, notamment des contre-mesures médicales, dans notre planification stratégique et budgétaire, afin d’aligner les politiques publiques sur les besoins opérationnels des forces civiles et militaires et sur les exigences de protection de la population.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 108

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Demande de retrait
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE et Mickaël VALLET, Mme LE HOUEROU, M. JOMIER, Mmes FÉRET, CANALÈS et CONCONNE, M. FICHET, Mmes LUBIN, POUMIROL et ROSSIGNOL, M. BOURGI et Mme HARRIBEY


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 21


Après l’article 21

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Les produits de santé acquis pour la constitution des stocks stratégiques de l’État face aux menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques relevant de la sécurité nationale sanitaire, s’inscrivent au sein d’une stratégie clairement établie entre l’État et les partenaires industriels.

Objet

La France et l’UE font face à une recrudescence des menaces NRBC d’origine terroriste ou géostratégique depuis deux décennies, amenant les autorités à adapter notre doctrine et les plans nationaux pour répondre aux besoins de la France, l’UE et l’OTAN.

Alors que l’UE a impulsé une réelle volonté de se renforcer sur le plan capacitaire, à l’image la Stratégie en matière de préparation pour prévenir et réagir aux menaces et crises émergentes ( « EU Preparedness Union Strategy) lancée en mars 2025 pour renforcer la capacité de l’Europe à prévenir les menaces émergentes et à y répondre, les enjeux de réarmement sanitaire en France restent quasiment absents de la 6e LPM, des revues stratégiques et des lois de finances. Pourtant, le pilier santé est devenu le pilier le plus exposé de la chaîne de » Défense NRBC « , comme l’établit le rapport des députés Bureau-Bonnard et Chassaigne de février 2022.

Les politiques budgétaires freinant la montée en puissance du capacitaire de la France en contre-mesures médicales (CMM) NRBC, nos forces et unités dédiées à la riposte et à la protection civile sont de facto vulnérables et limitées pour agir – alors que notre pays dispose d’atouts et même d’un leadership dans le NRBC, notamment pharmaceutique. L’ambition stratégique du Service de santé des Armées (SSA) 2030 priorise le risque NRBC, mais la 6e LPM ne couvre pas ses besoins en investissements, alors même que l’actualisation 2025 de la Revue Nationale Stratégique de 2022 marque un tournant majeur dans la priorisation de la réponse aux menaces NRBC par l’État.

Décidée depuis la doctrine stratégique du SGDSN de 2009, la reconstitution d’un arsenal de contre-mesures est prise dans un étau budgétaire très contraint pour les principaux opérateurs de la « Sécurité nationale sanitaire », à savoir le SSA et les différentes directions ministérielles chargées de la gestion des crises.

Cet amendement d’appel vise ainsi à ce que la sécurité nationale sanitaire, face aux menaces NRBC, requière un cadre stratégique et budgétaire pluriannuel qui permette une « arsenalisation » de l’industrie pharmaceutique analogue à celle prévalant dans l’industrie de défense.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 109

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Demande de retrait
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE et Mickaël VALLET, Mme LE HOUEROU, M. JOMIER, Mmes FÉRET, CANALÈS et CONCONNE, M. FICHET, Mmes LUBIN, POUMIROL et ROSSIGNOL, M. BOURGI et Mme HARRIBEY


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 21


Après l’article 21

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Les produits de santé acquis pour la constitution des stocks stratégiques de l’État face aux menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques relevant de la sécurité nationale sanitaire, s’inscrivent au sein d’une stratégie clairement établie entre l’État et les partenaires industriels qui se traduit par une feuille de route révisée annuellement au sein d’un comité regroupant les acteurs concernés.

Objet

Cet amendement plaide pour l’élaboration d’une feuille de route, révisée annuellement au sein d’un comité regroupant les acteurs concernés, relative aux produits de santé acquis pour la constitution des stocks stratégiques de l’État face aux menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques relevant de la sécurité nationale sanitaire.

La France et l’UE font face à une recrudescence des menaces Nucléaires, Radiologiques, Biologiques et Chimiques (NRBC) d’origine terroriste ou géostratégique depuis deux décennies, amenant les autorités à adapter notre doctrine et les plans nationaux pour répondre aux besoins de la France, l’UE et l’OTAN.

Alors que l’UE a impulsé une réelle volonté de se renforcer sur le plan capacitaire, à l’image la Stratégie en matière de préparation pour prévenir et réagir aux menaces et crises émergentes ( « EU Preparedness Union Strategy) lancée en mars 2025 pour renforcer la capacité de l’Europe à prévenir les menaces émergentes et à y répondre, les enjeux de réarmement sanitaire en France restent quasiment absents de la 6e LPM, des revues stratégiques et des lois de finances. Pourtant, le pilier santé est devenu le pilier le plus exposé de la chaîne de » Défense NRBC « , comme l’établit le rapport des députés Bureau-Bonnard et Chassaigne de février 2022.

Les politiques budgétaires freinant la montée en puissance du capacitaire de la France en contre-mesures médicales (CMM) NRBC, nos forces et unités dédiées à la riposte et à la protection civile sont de facto vulnérables et limitées pour agir – alors que notre pays dispose d’atouts et même d’un leadership dans le NRBC, notamment pharmaceutique. L’ambition stratégique du Service de santé des Armées (SSA) 2030 priorise le risque NRBC, mais la 6e LPM ne couvre pas ses besoins en investissements, alors même que l’actualisation 2025 de la Revue Nationale Stratégique de 2022 marque un tournant majeur dans la priorisation de la réponse aux menaces NRBC par l’État.

Décidée depuis la doctrine stratégique du SGDSN de 2009, la reconstitution d’un arsenal de contre-mesures est prise dans un étau budgétaire très contraint pour les principaux opérateurs de la « Sécurité nationale sanitaire », à savoir le SSA et les différentes directions ministérielles chargées de la gestion des crises.

Cet amendement d’appel vise ainsi à ce que la sécurité nationale sanitaire, face aux menaces NRBC, requière un cadre stratégique et budgétaire se traduisant par la révision annuelle d’une feuille de route au sein d’un comité regroupant les acteurs concernés, permettant ainsi une « arsenalisation » de l’industrie pharmaceutique analogue à celle prévalant dans l’industrie de défense.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 110

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Défavorable
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 6 BIS (SUPPRIMÉ)


Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un état des lieux des besoins de la base industrielle et technologique de défense en matière de ressources humaines afin de répondre aux exigences d’agilité et de montée en puissance de la production.

Objet

L’article 6 bis, supprimé par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, prévoyait la remise au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la loi, d’un rapport dressant un état des lieux des besoins de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en matière de ressources humaines afin de répondre aux exigences de montée en puissance de la production et de l’effort de réarmement.

Le maintien de cette disposition apparaît pleinement justifié.

Les nouvelles exigences pesant sur la BITD, qu’il s’agisse de l’accélération des cadences de production, de la reconstitution des stocks ou du renforcement des capacités industrielles de défense, font émerger des tensions croissantes sur l’emploi et les compétences.

Certes, le rapport annexé mentionne désormais la nécessité de soutenir les bassins d’emploi concourant à l’effort de défense, de préserver les compétences critiques et de renforcer l’attractivité des métiers en tension. Cette orientation est d’ailleurs confortée par plusieurs amendements examinés au Sénat visant à amplifier les ambitions de la programmation en faveur de la BITD.

Toutefois, ces dispositions figurent dans le rapport annexé, dont la portée normative demeure limitée.

Dans ce contexte, la suppression de cet article apparaît paradoxale.

Alors même que les objectifs fixés à la BITD sont renforcés, le Parlement serait privé d’un outil lui permettant d’apprécier les conditions concrètes de leur mise en œuvre.

Nous pensons au contraire que la remise de ce rapport contribuerait utilement à l’exercice de sa mission de contrôle et à l’évaluation de l’adéquation entre les ambitions affichées et les moyens humains mobilisables.

Le présent amendement vise donc à rétablir cet article.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 111

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


Alinéa 4

Après le mot :

nouvelles

insérer les mots :

ne provenant pas d’emprunts

Objet

Lors de son audition par la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat le 28 avril dernier, la ministre des Armées a indiqué que l’effort financier supplémentaire de 34 milliards d’euros prévu dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire intégrerait, parmi les ressources mobilisées, des financements européens issus notamment du dispositif Security Action for Europe (SAFE).

Depuis l’examen du texte en commission, le montant global de cet effort a été porté à 50 milliards d’euros de ressources nouvelles pour la période 2026-2030. Que l’effort soit fixé à 34 milliards d’euros ou porté à 50 milliards d’euros, la question de la qualification des ressources demeure identique et appelle, dans tous les cas, la même exigence de clarification.

Il apparaît qu’une part de ces montants repose sur des mécanismes de financement fondés sur des instruments d’emprunt à l’échelle européenne.

La notion de « ressources nouvelles » au sens de la présente programmation peut ainsi recouvrir des réalités financières de nature différente, entre crédits budgétaires effectivement disponibles et financements issus d’instruments de dette mutualisée ou garantie.

Le présent amendement vise uniquement à clarifier cette notion en précisant que les « ressources nouvelles » prises en compte au titre de l’actualisation de la loi de programmation militaire s’entendent hors financements issus de l’emprunt.

Cette précision ne remet pas en cause les instruments européens de financement de la défense, mais vise à garantir la lisibilité de la trajectoire budgétaire présentée au Parlement et la comparabilité des efforts de défense dans le temps.

Elle permet ainsi d’assurer une meilleure appréhension de la part effectivement budgétaire de l’effort national, en distinguant clairement les crédits mobilisables immédiatement des financements reposant sur des mécanismes de dette, quelle qu’en soit la structure.






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N° 112

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


Alinéa 4

Après le mot :

nouvelles

insérer les mots :

, dont 15 milliards d'emprunts, 

 

Objet

Quel que soit le niveau retenu pour la surmarche financière de la présente actualisation, qu’il soit fixé à 34 milliards d’euros ou porté à 50 milliards d’euros, la question de la composition des ressources mobilisées demeure entière et appelle une exigence de clarification constante.

À cet égard, l’intégration de 15 milliards d’euros au titre du dispositif européen Security Action for Europe (SAFE), présenté comme une ressource nouvelle, correspond en réalité à un mécanisme de financement reposant sur l’emprunt à l’échelle européenne.

Dès lors, l’inscription globale de ces montants sans identification explicite de leur nature financière conduit à entretenir une ambiguïté sur la structure réelle de l’effort budgétaire affiché.

Le présent amendement vise ainsi à garantir une lecture sincère et intelligible de la trajectoire financière de la loi de programmation militaire en distinguant explicitement la part des ressources relevant de financements par emprunt.

La mention « dont 15 milliards d’emprunts » permet de rendre visible cette composante et d’en assurer la traçabilité au sein de l’effort global.

Cette clarification apparaît d’autant plus nécessaire que l’augmentation de la surmarche à 50 milliards d’euros, si elle devait être retenue, accentue encore les interrogations relatives à la soutenabilité et à la sincérité de la trajectoire financière présentée au Parlement.






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N° 113

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8


Après l’article 8

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article 54 de la loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« .... – La commission d’évaluation de la politique d’exportation des matériels de guerre se réunit au moins une fois tous les six mois. »

Objet

Conformément aux souhaits du législateur lors de l’examen de la loi de programmation militaire 2024-2030, la commission parlementaire d’évaluation de la politique du Gouvernement en matière d’exportation de matériels de guerre a été instituée afin d’assurer le suivi et l’évaluation de l’action publique dans ce domaine stratégique.

Elle est chargée d’un contrôle parlementaire effectif sur une politique relevant des intérêts fondamentaux de la Nation.

En application du IV de l’article 54 de la LPM, ses membres doivent être désignés dans un délai de quatre mois à compter de la promulgation de la loi.

La commission s’est réunie une première fois, le 15 janvier 2025, à des fins de constitution et de désignation de son président. Elle comprend six membres (trois députés et trois sénateurs). Les présidents des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées de la défense en sont membres de droit. Deux députés sont désignés par le Président de l’Assemblée nationale et deux sénateurs par le Président du Sénat, en l’occurrence Mme Gisèle Jourda et M. François Bonneau.

Depuis cette réunion constitutive, aucune réunion de travail n’a été tenue pour engager un cycle d’examen ou d’évaluation des exportations de matériels de guerre. La commission ne s’est donc pas encore inscrite dans un fonctionnement conforme à l’ambition fixée par le législateur.

Dans ces conditions, il existe un risque réel que cette instance demeure une structure essentiellement formelle, sans effectivité concrète, une véritable coquille vide.

Le présent amendement vise donc à garantir son fonctionnement effectif en prévoyant une réunion au moins semestrielle.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 114

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6


Après l’article 6

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Il est créé un Comité parlementaire de suivi des grands programmes militaires structurants. Les présidents des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées de la défense en sont membres de droit. Le comité comprend également quatre autres membres désignés de manière à assurer une représentation pluraliste : deux députés nommés par le Président de l’Assemblée nationale et deux sénateurs nommés par le Président du Sénat.

II. – Le comité exerce une mission de contrôle et d’évaluation continue des programmes d’armement majeurs engagés par l’État. Il veille à la cohérence entre les objectifs capacitaires fixés par les lois de programmation militaire, les moyens budgétaires effectivement alloués et les calendriers de livraison annoncés.

À ce titre, le Comité est chargé de :

1° Contrôler l’exécution des programmes : il examine régulièrement l’état d’avancement des grands programmes, coûts, délais et performances techniques ;

2° Évaluer la cohérence stratégique et industrielle des programmes ;

3° Suivre les coopérations bilatérales et multilatérales engagées par la France ;

4° Alerter et formuler des recommandations.

III. – Le comité peut entendre, au titre de leurs attributions respectives :

1° Le ministre de la défense ;

2° Le ministre des affaires étrangères ;

3° Le ministre chargé de l’économie ;

4° Le ministre de l’industrie ;

5° Le chef d’état-major des armées, les différents chefs d’état-major ;

6° La direction générale de l’armement ;

7° Les membres du corps diplomatique ;

8° Les représentants des industries concernées.

IV. – La désignation des membres du comité intervient dans un délai de quatre mois à compter de la promulgation de la présente loi.

Objet

Le Parlement doit pouvoir exercer pleinement ses missions de contrôle et d’évaluation de l’action du Gouvernement en matière de programmes militaires à effets majeurs tels que le SCAF, le char du futur, les porte-avions, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, IRIS etc…

Les décisions prises en la matière emportent non seulement de lourdes conséquences budgétaires et géopolitiques, mais elles interrogent aussi la souveraineté de notre défense, sa disponibilité, sa flexibilité, sa capacité, sa maîtrise des risques, et son ambition de préserver la coopération européenne. Les enjeux sont essentiels : influence française, risque de dépendances, ambitions technologiques.

C’est pourquoi cet amendement entend créer un comité parlementaire de suivi des grands programmes structurants en matière de défense. Au-delà du suivi budgétaire, le Comité pourra évaluer la cohérence stratégique et industrielle de ces programmes et apprécier dans quelle mesure ces derniers contribuent au maintien et au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD), à notre souveraineté nationale et à notre autonomie stratégique.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 115

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 14, après la première phrase

Insérer une phrase ainsi rédigée :

Cet effort de défense ne sera socialement acceptable que s’il s’inscrit dans le cadre de la planification d’une politique industrielle de soutien à la croissance et à la réindustrialisation de nos territoires, co-construite avec nos collectivités territoriales.

Objet

Construire un outil de défense solide ne devrait pas être seulement perçu comme un coût, mais avant tout être considéré comme un investissement, la résilience de l’industrie d’armement participant en effet de l’efficacité de nos armées et contribuant à dissuader nos adversaires. C’est précisément ce changement de regard qui conditionne l’acceptabilité politique d’un réarmement durable. Mais qu’en est-il de l’acceptabilité sociale ?

Les ressources importantes mobilisées pour la défense ne sont pas condamnées à rester enfermées dans un périmètre purement militaire. La base industrielle de défense constitue la première ligne d’approvisionnement, mais elle ne sera pas suffisante seule en cas de conflit majeur : une deuxième ligne est indispensable, permettant un basculement rapide de la production civile vers la fabrication militaire. Construire cette deuxième ligne, c’est précisément renforcer le tissu industriel national dans son ensemble — PME, sous-traitants, filières, bassins d’emploi — bien au-delà des seuls grands groupes d’armement.

Ce changement d’approche nécessite un partenariat élargi État-industrie-collectivités dans les enjeux industriels, qu’il faut bâtir et consolider, pour être capable de faire face à un monde plus dangereux en conservant une réelle autonomie stratégique. Un tel partenariat suppose une vision de long terme, de la constance dans l’action et un soutien aux investissements productifs — autant de conditions qui correspondent aux exigences d’une politique de réindustrialisation planifiée de nos territoires.

C’est dans cet espace de convergence entre impératif de défense et dynamique industrielle que réside la possibilité d’un contrat social acceptable : non pas demander aux citoyens de payer plus pour la guerre, mais leur montrer que l’effort de défense contribue à recréer des emplois qualifiés, à ancrer des savoir-faire industriels dans les territoires redevenus bassins d’emplois, et à préparer une économie plus souveraine et plus résiliente.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 116

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6



Cet amendement a été déclaré irrecevable par la commission des finances.







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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 117

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


ARTICLE 16


Alinéa 3

Remplacer les mots :

connaissent également des délits maritimes

par les mots :

exercent une compétence concurrente à celle des tribunaux maritimes pour le jugement des délits

Objet

Le défaut de pavillon relève en principe de la compétence exclusive des tribunaux maritimes (loi du 17 décembre 1926 relative à la répression en matière maritime).

L’article 16 tel qu’adopté par l’Assemblée nationale prévoit la possibilité de déroger à ce principe et de permettre aux tribunaux correctionnels de connaitre de l’infraction de défaut de pavillon lorsqu’elle est connexe à une autre infraction du code pénal ou du code de la défense, comme le refus d’obtempérer.

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a adopté un amendement visant à clarifier la terminologie employée en ce qui concerne cette compétence dérogatoire des juridictions de jugement.

Dans la continuité de cet objectif, cet amendement vise à préciser que la compétence des tribunaux correctionnels est une compétence concurrente à celle des tribunaux maritimes, à l’instar de la rédaction retenue au sein de l’alinéa 5.

L’amendement proposé présente ainsi l’intérêt double de poursuivre l’effort de clarification du texte engagé par les rapporteurs et d’harmoniser les terminologies employées au sein de la loi de 1926.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 118 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 75

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Les drones d’interception à usage unique, neutralisant par effet cinétique ou par charge militaire les systèmes aériens non habités menaçant les forces ou les infrastructures, constituent une catégorie capacitaire à part entière, distincte des systèmes LAD réutilisables au sein desquels ils sont aujourd’hui regroupés. Au même titre que les munitions téléopérées (MTO), ils font l’objet d’objectifs de commandes et de livraisons assortis de volumes chiffrés aux horizons 2030 et 2035. Leur production industrielle en grande série bénéficie d’un cofinancement des capacités de production, selon les mêmes modalités que celles prévues dans la présente actualisation pour les autres catégories de munitions.

Objet

Le présent amendement vise à reconnaître les drones d’interception comme une catégorie capacitaire à part entière et comme une priorité structurante de la lutte anti-drones. Il affirme la nécessité de développer et de soutenir une capacité souveraine de production nationale dans ce domaine, afin de garantir la résilience et la réactivité des forces armées face à l’évolution rapide des menaces.

La dronisation du champ de bataille constitue aujourd’hui une réalité opérationnelle majeure des conflits contemporains, caractérisée par des menaces aériennes saturantes, diffuses et à faible coût. Dans ce contexte, les drones d’interception sont devenus un outil tactique indispensable à la protection des forces déployées et des infrastructures sensibles.

Toutefois, ces systèmes demeurent aujourd’hui intégrés aux dispositifs généraux de lutte anti-drones, sans reconnaissance capacitaire propre, alors même qu’ils relèvent d’une logique opérationnelle et industrielle spécifique, proche de celle des munitions téléopérées : usage unique, production en masse, cycles d’innovation rapides et nécessité de montée en cadence industrielle.

Si le rapport annexé fixe des objectifs capacitaires précis pour plusieurs segments critiques, notamment les munitions téléopérées, les torpilles ou les missiles air-air, assortis d’un soutien à la montée en puissance industrielle, aucun objectif équivalent n’est toutefois prévu pour les drones d’interception.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 119 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 BIS A


Après l’article 14 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. — Est qualifié de système de drone souverain tout aéronef télépiloté ou autonome dont les éléments suivants sont conçus, développés et produits sur le territoire de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange :

1° Le système de propulsion, incluant les motorisations thermiques, électriques ou hybrides ainsi que les chaînes d’énergie associées ;

2° La structure et l’aérostructure ;

3° Les systèmes avioniques embarqués, incluant les calculateurs de vol et les systèmes de navigation ;

4° Les liaisons de données et systèmes de communication ;

5° Les logiciels de contrôle et d’autonomie.

II. — Pour les marchés de défense ou de sécurité mentionnés à l’article L. 1113-1 du code de la commande publique ayant pour objet l’acquisition de systèmes de drones ou de leurs composants, lorsqu’un système de drone souverain au sens du I du présent article est disponible et répond aux spécifications techniques et opérationnelles requises, l’acheteur public accorde à ce système une priorité de sélection.

Objet

Le présent amendement s’inscrit dans le prolongement de l’article 14 bis A relatif à la création d’un catalogue national des drones et dispositifs de lutte anti-drones répondant à des exigences de sécurité, de fiabilité et de cybersécurité.

Si cet article constitue un levier utile de rationalisation des achats publics et de sécurisation technique des équipements acquis par les acteurs publics, il demeure neutre quant à l’origine industrielle des systèmes référencés.

Or, les marchés de défense relatifs aux systèmes de drones présentent aujourd’hui des exigences limitées en matière d’origine des composants. De fait, une part significative de la chaîne de valeur, notamment les moteurs électriques, les batteries ou certains composants critiques tels que les aimants, demeure fortement dépendante de fournisseurs extra-européens, en particulier chinois.

Cette dépendance constitue une vulnérabilité stratégique majeure. En situation de tension internationale, une restriction unilatérale d’accès à certains composants essentiels de propulsion ou d’énergie pourrait compromettre rapidement la montée en cadence de la filière française et européenne des drones.

Dans ce contexte, le présent amendement vise à introduire dans le code de la commande publique une définition du « système de drone souverain », fondée sur des critères cumulatifs de conception et de production au sein de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange (AELE), ainsi qu’à instaurer une clause de priorité de sélection en faveur de ces systèmes dans les marchés publics de défense et de sécurité.

Il vise ainsi à traduire en droit positif le principe de « préférence européenne » mentionné dans le rapport annexé à la loi de programmation militaire, qui demeure à ce jour dépourvu de portée contraignante dans les procédures de passation des marchés publics de défense et de sécurité.

Ce dispositif n’exclut pas automatiquement les systèmes de drones ne répondant pas à ces critères, mais organise une préférence européenne encadrée, afin de concilier souveraineté industrielle et efficacité opérationnelle.

Ainsi, le présent amendement complète le droit existant en intégrant une exigence de souveraineté industrielle aux critères de sélection applicables aux marchés de défense et de sécurité, en cohérence avec les orientations stratégiques nationales et européennes.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 120

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Demande de retrait
Retiré

Mme CONWAY-MOURET, MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 7


Alinéa 9, première phrase

Après le mot :

réglementaire,

insérer les mots :

après consultation préalable avec les groupements représentatifs des industriels concernés,

Objet

Le présent amendement prévoit que les groupements représentatifs des industriels de défense soient associés, en amont, à l’élaboration du décret prévu au nouvel article L. 2335-20 du code de la défense, lequel précisera les modalités de fixation des redevances applicables aux industriels concernés.

Au regard des enjeux industriels et économiques attachés au dispositif des redevances, il apparaît nécessaire que les acteurs directement concernés soient associés à sa préparation dans un cadre structuré de concertation.

Cette précision s’inscrit dans la continuité des pratiques de dialogue déjà mises en œuvre entre le ministère des armées et les industriels du secteur, notamment à l’occasion de la révision du cahier des clauses administratives communes « Armement », pour laquelle les représentants de la filière avaient été préalablement consultés.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 121

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. ROIRON et TEMAL, Mmes de LA GONTRIE, Sylvie ROBERT et CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme HARRIBEY, M. BOURGI, Mme CARLOTTI, MM. CHAILLOU, DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. KANNER et KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARIE, Mme NARASSIGUIN, M. Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 17


Alinéas 4 à 7

Remplacer ces alinéas par treize alinéas ainsi rédigés :

« Art. L. 861-4. – I. L’agent d’un des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811-2 du présent code est tenu, préalablement à toute publication, diffusion ou communication à des tiers dans ce but d’informations acquises dans l’exercice de ses fonctions ou en lien avec celles-ci, d’en faire déclaration au ministre responsable du service concerné et de lui transmettre la publication ou les éléments d’information que celle-ci a vocation à comporter, lorsque cette publication, diffusion ou communication à des tiers est susceptible de révéler :

« 1° Des informations classifiées au sens des articles 413-9 à 413-12 du code pénal ;

« 2° L’identité d’agents d’un des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811-2 du présent code,

« 3° Les procédures opérationnelles, ou les capacités techniques d’un des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811-2 de nature à compromettre la sécurité de leurs agents ;

« 4° Des informations dont la divulgation serait de nature à porter une atteinte grave aux intérêts fondamentaux de la Nation au sens de l’article 410-1 du code pénal.

« La transmission prévue au présent I est effectuée en respectant un délai de préavis fixé par décret en Conseil d’État. Le silence gardé à l’expiration du délai de préavis vaut absence d’opposition à la publication.

« La même obligation s’applique durant un délai de sept ans à compter de la cessation des fonctions de l’agent.

« Lorsque les éléments d’information sont anciens ou lorsque l’agent n’est plus en fonction, il est tenu compte, pour l’application du présent I, des effets de l’écoulement du temps.

« Les dispositions du présent I ne peuvent avoir pour effet d’interdire la diffusion d’analyses, d’opinions, de travaux de recherche ou de créations littéraires et artistiques ne comportant pas la divulgation des informations mentionnées aux 1° à 4° du présent I.

« II. – Si le ministre mentionné au I du présent article constate que la publication ou les éléments d’information que celle-ci a vocation à comporter entre dans l’un des cas visés aux 1° à 4° du même I, il en informe l’auteur et le met en demeure de modifier la publication ou les éléments d’information que celle-ci a vocation à comporter avant toute publication, diffusion ou communication à des tiers. En cas de refus de s’y conformer de l’auteur, il peut s’opposer à la communication de la publication ou des éléments d’information que celle-ci a vocation à comporter.

« La décision d’opposition est notifiée à l’auteur dans un délai de deux mois à compter de la réception de la déclaration prévue au I. La mise en demeure mentionnée au premier alinéa du présent II interrompt ce délai.

« La décision d’opposition n’intervient qu’après que l’auteur a été mis à même de présenter des observations écrites et, sur sa demande, des observations orales. Un même délai court à compter de la réception par le ministre mentionné au I de la réponse de l’auteur à la mise en demeure.

« La mise en demeure mentionnée au premier alinéa du présent II peut faire l’objet d’un recours en référé devant la juridiction administrative compétente.

Objet

Le présent amendement vise à renforcer les garanties encadrant le dispositif de contrôle a priori des publications d’agents et anciens agents des services spécialisés de renseignement introduit par l’article 17 du projet de loi. Sans remettre en cause le principe de ce dispositif, il entend en corriger plusieurs insuffisances au regard des exigences constitutionnelles et conventionnelles applicables à toute restriction préalable à la liberté d’expression.

Il substitue d’abord au critère de l’ « œuvre de l’esprit portant sur les activités d’un de ces services » un critère de contenu précis et énuméré, aligné sur les critères d’opposition déjà définis par cet article. Cette notion, large et sans corrélation nécessaire avec les informations à protéger, pourrait contraindre des agents n’ayant jamais eu accès à des éléments sensibles. L’obligation déclarative ne s’applique ainsi qu’aux publications susceptibles de révéler les informations que le dispositif a pour objet de préserver, satisfaisant ainsi à l’exigence de précision normative qu’impose le Conseil constitutionnel à toute restriction aux libertés fondamentales.

Les propositions tendant à ramener de dix à cinq ans la durée d’application de l’obligation après cessation des fonctions ont été écartées à l’Assemblée nationale, au motif qu’une telle durée apparaissait insuffisante au regard des impératifs de protection des informations sensibles et des opérations conduites sur le temps long. Un délai de sept ans constitue un équilibre plus proportionné entre les exigences de sécurité nationale et la liberté d’expression des agents concernés. Au-delà de sept ans, les informations opérationnelles auxquelles un agent a pu avoir accès ont, pour l’essentiel, perdu leur sensibilité effective du fait de l’évolution des contextes et des dispositifs – ce que le texte reconnaît par ailleurs explicitement en prévoyant que les effets de l’écoulement du temps sont pris en compte dans l’appréciation du risque justifiant une opposition.

Enfin, la rédaction actuelle ne prévoit aucune voie de recours contre la décision d’opposition, en méconnaissance de l’exigence posée par la Cour européenne des droits de l’homme en matière de prior restraints. Le présent amendement y remédie en ouvrant la contestation par la voie du référé administratif. Il introduit également une clause de sauvegarde excluant les analyses, opinions, travaux de recherche et créations artistiques ne comportant aucune divulgation d’informations sensibles, limitant ainsi l’effet dissuasif que le dispositif serait susceptible d’exercer au-delà de son objet.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 122

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme BONNEFOY, M. TEMAL, Mmes Gisèle JOURDA et CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS, Patrice JOLY, MARIE et Mickaël VALLET, Mme BRIQUET, MM. REDON-SARRAZY, JACQUIN

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12


Après l’article 12

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article L. 1111-7 du code des transports, il est inséré un article L. 1111-... ainsi rédigé :

« Art. L. 1111-.... – L’État veille à intégrer les exigences de mobilité militaire et de résilience des infrastructures critiques dans la planification, la modernisation et la réalisation des grandes infrastructures de transport.

« À ce titre, les lignes et les projets d’infrastructures ferroviaires présentant un intérêt stratégique national ou européen sont qualifiés d’infrastructures à usage dual, civil et militaire.

« Cette qualification permet l’intégration des axes et nœuds infrastructurels au système européen de réaction renforcée pour la mobilité militaire mentionné par le règlement (UE) 2021/1153 du Parlement européen et du Conseil du 7 juillet 2021 établissant le mécanisme pour l’interconnexion en Europe et abrogeant les règlements (UE) no 1316/2013 et (UE) no 283/2014.

« Un décret en Conseil d’État précise les critères d’identification de ces infrastructures, notamment leur contribution à la continuité logistique, à la projection des forces et à la résilience territoriale. »

Objet

L’adaptation de notre modèle capacitaire évolutions de la conflictualité justifie pleinement d’y intégrer l’enjeu de la mobilité militaire et notamment celui d’identifier les axes et nœuds de transport stratégiques.

Ainsi, cet amendement vise à créer un cadre juridique pour la qualification d’infrastructures à usage dual, civil et militaire, en s’appuyant sur les dispositifs européens existants tel que le règlement UE 2021/1153 portant sur le mécanisme de l’interconnexion, dans le but d’identifier les lignes ferroviaires mais également des projets d’infrastructures ferroviaires comme stratégiques.

En raison de l’importance du sujet pour la défense nationale et européenne, les critères d’identification sont renvoyés à un décret en Conseil d’État. Cette identification permettra de faciliter l’accès aux financements européens pour favoriser l’interconnexion des réseaux de transports.

La disposition intervient dans le contexte des discussions européennes autour du « Paquet mobilité militaire » tendant à créer d’ici fin 2027 une « Aire européenne de mobilité militaire » ou plus communément appelé « espace Schengen militaire ».

Cette mesure est par ailleurs conforme aux objectifs de résilience en améliorant l’état de préparation des infrastructures de transport, en adaptant les principaux couloirs de mobilité militaire et en recensant les infrastructures duales stratégiques, préalable au renforcement des moyens de la souveraineté, de la gouvernance et de la coordination.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 123

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Adopté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 2


I. - Alinéa 4

Remplacer le nombre :

50

par le nombre :

36

II. - Alinéa 6, tableau

Rédiger ainsi ce tableau :

« 

(En milliards d’euros courants)

 

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

Total

Crédits de paiement de la mission « Défense » - trajectoire initiale de 2023 (Mds€)

47,2

50,5

53,7

56,9

60,4

63,9

67,4

400

Crédits de paiement de la mission « Défense » - trajectoire actualisée

(Mds€)

47,2

50,5

57,1

63,3

68,3

72,8

76,3

436

Surplus de crédits de paiement dans la trajectoire actualisée

+0

+0

+3,5

+6,5

+8,0

+9,0

+9,0

+36

Le calcul de la dernière ligne se fonde sur la programmation à l’euro près, ce qui explique la différence avec la simple soustraction de la troisième ligne et de la deuxième ligne. Les totaux du tableau sont arrondis à l’unité supérieure. Le total du budget de la programmation militaire actualisée est de 435,7 milliards d’euros.

 » ;

Objet

L’article 2, dans la rédaction adoptée par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, modifie substantiellement l’équilibre retenu par le texte initial en portant l’effort supplémentaire consacré à la défense bien au-delà de la trajectoire proposée par le Gouvernement.

Alors que le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit déjà une augmentation de 36 milliards d’euros d’ici à 2030, les rapporteurs ajoutent 14 milliards d’euros supplémentaires, conduisant à porter l’enveloppe globale à près de 450 milliards d’euros sur la période et à atteindre un budget de défense de 83,9 milliards d’euros en 2030, contre 76,3 milliards d’euros dans la trajectoire initiale.

Si la nécessité d’adapter notre outil de défense à l’évolution des menaces est largement partagée, une telle augmentation ne peut être envisagée sans qu’aient été préalablement examinées ses conditions de financement et ses conséquences sur l’ensemble des finances publiques

Or les rapporteurs eux-mêmes ne proposent aucune modalité conséquente de financement de cet effort supplémentaire. Cette absence de visibilité est d’autant plus préoccupante que le Haut Conseil des finances publiques a, à plusieurs reprises, alerté sur les difficultés de soutenabilité de la trajectoire actuellement envisagée par le Gouvernement.

Selon ses analyses, la seule augmentation de 36 milliards d’euros déjà prévue par le projet de loi compromettrait le respect par la France de ses engagements européens en matière de finances publiques à compter de 2027 et nécessiterait des arbitrages budgétaires particulièrement exigeants ou la mobilisation de ressources nouvelles.

Dans ces conditions, l’ajout de 14 milliards d’euros supplémentaires accentue encore les incertitudes pesant sur la crédibilité et l’exécution de la programmation.

Par ailleurs, la loi de programmation militaire n’a pas de caractère contraignant et son exécution demeure soumise, chaque année, au vote des lois de finances. Les montants inscrits au-delà de 2027 dépendront donc nécessairement des choix qui seront effectués par les prochains Gouvernements et les futures majorités parlementaires. Il apparaît dès lors peu réaliste d’inscrire dès aujourd’hui une trajectoire financière aussi ambitieuse sans disposer d’éléments permettant d’en garantir la faisabilité budgétaire et politique.

Surtout, l’adoption de cet amendement apparaît contradictoire avec la suppression, par la commission, de l’article 1er bis qui prévoyait la remise au Parlement d’un rapport présentant les avantages et les inconvénients pour la France du recours à la clause dérogatoire européenne en matière de dépenses de défense. Alors même que l’amendement augmente encore significativement les besoins de financement de la programmation militaire, il écarte dans le même temps l’un des outils permettant d’éclairer le Parlement sur les marges de manœuvre budgétaires disponibles et sur les conséquences d’un éventuel recours à cette faculté déjà utilisée par plusieurs États membres de l’Union européenne.

Enfin, la question de l’effort de défense ne saurait être dissociée de celle de son acceptabilité économique, budgétaire et sociale. Dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques et de besoins importants dans d’autres politiques essentielles à la résilience nationale, il importe que les choix opérés reposent sur une évaluation sincère des ressources mobilisables et des conséquences qu’ils emportent. À défaut, la multiplication d’engagements financiers non financés risque d’affaiblir la crédibilité même de la programmation militaire.

Pour l’ensemble de ces raisons, il est proposé de rétablir la trajectoire initiale adopté par l’Assemblée nationale en première lecture le 19 mai dernier.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 124

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Sagesse du Sénat
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 4 BIS


Alinéa 2

Remplacer la date :

31 janvier

par la date :

30 juillet

Objet

En insérant l’article 4 bis dans le projet de loi, l’Assemblée nationale a déjà anticipé de manière significative le calendrier prévu par l’article 8 de la loi de programmation militaire 2024-2030.

Alors que le texte initial prévoyait la mise en place, avant le 30 juin 2028, de la commission chargée de l’élaboration du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en vue de la prochaine loi de programmation militaire, l’Assemblée nationale a avancé cette échéance au 30 juillet 2027 afin de tenir compte de l’actualisation anticipée de la LPM.

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées propose désormais de fixer cette date au 31 janvier 2027.

Une telle anticipation apparaît excessive et difficilement compatible avec les objectifs mêmes assignés à cette commission.

En effet, l’actualisation de la loi de programmation militaire n’entrera en vigueur qu’au cours de l’été 2026. Quelques mois seulement sépareraient alors son entrée en application de la constitution de la commission chargée de préparer les orientations stratégiques de la programmation suivante. Un tel calendrier ne laisserait ni le temps d’apprécier les premiers effets des mesures adoptées, ni celui de disposer du recul nécessaire sur leur mise en œuvre opérationnelle, industrielle et budgétaire.

Par ailleurs, la constitution effective de la commission suppose la désignation de ses membres et son installation. En pratique, ces opérations ne pourraient raisonnablement intervenir qu’à l’automne 2026, réduisant encore davantage le temps utile consacré aux travaux préparatoires.

Enfin, le calendrier proposé conduirait à engager les travaux de la commission en pleine séquence préélectorale précédant l’élection présidentielle de 2027. Or l’élaboration d’un Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale requiert du temps, de la stabilité et de la sérénité.

Elle suppose de pouvoir conduire des auditions approfondies, d’entendre l’ensemble des acteurs concernés et de dégager une vision stratégique dépassant les échéances politiques immédiates.

Le calendrier retenu par l’Assemblée nationale constitue déjà une anticipation substantielle par rapport au droit en vigueur. Il offre un équilibre raisonnable entre la nécessité d’engager suffisamment tôt les réflexions préparatoires et celle de préserver les conditions d’un travail approfondi et consensuel. Il n’apparaît donc pas souhaitable d’accélérer davantage ce calendrier.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 125

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 8 BIS (SUPPRIMÉ)


Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

Le directeur général de l’Agence des participations de l’État rend compte chaque année, devant les commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées de la défense et des finances, de la stratégie et des résultats des investissements de l’agence dans les entreprises relevant du secteur de la défense nationale.

Objet

Le présent amendement vise à rétablir l’article 8 bis qui tend à renforcer les pouvoirs d’information et de contrôle du Parlement sur l’action de l’Agence des participations de l’État (APE) dans le secteur de la défense. Cet article a été supprimé par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

Pourtant, l’APE exerce un rôle déterminant en tant qu’actionnaire public des entreprises stratégiques de défense, en mettant en œuvre les droits de l’État et en veillant à la prise en compte de ses intérêts dans les orientations des conseils d’administration. Plusieurs travaux parlementaires ont toutefois mis en évidence un manque de coordination de l’action de l’État actionnaire et un défaut de lisibilité des objectifs poursuivis, appelant un meilleur suivi des investissements réalisés dans ce secteur.

La suppression de cet article repose sur l’idée selon laquelle les commissions parlementaires disposent déjà, au titre de leur mission constitutionnelle de contrôle, de la faculté d’entendre toute personne dont l’audition leur paraît utile, sans qu’il soit nécessaire de le prévoir expressément dans la loi. Mais ce raisonnement procède d’une approche excessivement formaliste du droit parlementaire quand le présent article ne vise qu’à organiser de manière régulière et structurée l’information du Parlement sur un domaine stratégique pour la souveraineté nationale.

Dès lors, son rétablissement apparaît nécessaire afin de garantir la continuité et l’effectivité du suivi parlementaire de l’action de l’État actionnaire dans le secteur de la défense.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 126

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’évaluation portant sur la simplification du cadre normatif et administratif applicable aux industries de défense. Ce rapport identifie les leviers de réduction des délais de production et les mesures de facilitation réglementaire nécessaires pour accélérer la remontée en puissance de la base industrielle et technologique de défense.

Objet

Le présent amendement vise à rétablir l’article 34, introduit par l’Assemblée nationale et supprimé par la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. Cet article prévoit la remise au Parlement d’un rapport d’évaluation sur la simplification du cadre normatif et administratif applicable aux industries de défense.

La suppression de cette disposition est regrettable au regard de la pratique constante du Parlement, qui adopte régulièrement des dispositifs de simplification et d’évaluation destinés à améliorer l’efficacité de l’action publique.

De nombreuses lois ont ainsi été consacrées à la simplification de la vie économique et administrative, notamment la loi pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC), la loi d’accélération et de simplification de l’action publique (ASAP), ou encore les différentes lois de simplification de la vie économique adoptées ces dernières années, qui poursuivent un même objectif : identifier les normes excessives, réduire les délais et renforcer la réactivité des acteurs économiques.

Dans le domaine de la défense, cet enjeu est d’autant plus crucial que l’accélération des menaces impose une montée en puissance rapide de la base industrielle et technologique de défense. La réussite de cet effort dépend autant des moyens financiers mobilisés que de la capacité des industriels à produire dans un cadre normatif lisible, stable et adapté aux impératifs de réactivité.

Dans ce contexte, le rapport prévu par l’article 34 constituerait un outil de travail utile pour le Parlement. Il permettrait d’objectiver les freins administratifs et normatifs pesant sur les industries de défense et d’identifier les évolutions législatives susceptibles d’accélérer les capacités de production.

Ces travaux pourraient ensuite être utilement repris dans le cadre de l’initiative parlementaire, notamment par les présidents des commissions compétentes, afin de traduire rapidement les constats établis en mesures concrètes de simplification et de gagner un temps précieux dans un contexte de dégradation rapide de l’environnement stratégique.

Dans ces conditions, le rétablissement de cet article apparaît pleinement justifié.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 127

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER


Seconde phrase

Remplacer le pourcentage :

2,7 %

par le pourcentage :

2,5 %

Objet

Le présent amendement vise à rétablir la rédaction initiale du projet de loi.

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a adopté un amendement substituant à l’objectif de 2,5 % du PIB consacré à l’effort de défense en 2030, retenu dans le texte adopté par l’Assemblée nationale, une cible de 2,7 % du PIB.

Cette référence à 2,7 % du PIB découle directement de la nouvelle trajectoire financière proposée par la commission à l’article 2, à laquelle nous nous sommes opposés. Cette augmentation supplémentaire de l’effort de défense n’est, à ce stade, assortie d’aucune modalité de financement clairement identifiée, alors même que plusieurs instances chargées de l’évaluation des finances publiques ont souligné les difficultés de soutenabilité de la trajectoire budgétaire déjà prévue par le projet de loi.

Par cohérence avec leur position sur les articles 1er et 2, les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain ne se prononcent pas sur les adaptations du rapport annexé qui découlent directement de cette nouvelle trajectoire budgétaire.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 128

31 mai 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

MM. TEMAL et VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 2, première phrase

Rédiger ainsi cette phrase :

Cette actualisation de la loi de programmation militaire valide une trajectoire de réarmement à hauteur de + 36 milliards d’euros sur la période 2026-2030, en produisant des effets visibles dès 2026 et 2027.

II. – Alinéa 36

Remplacer le taux : 

2,7 %

par le taux : 

2,5 %

III. – Alinéa 37, tableau, dernière colonne, seconde ligne

Remplacer le nombre :

63,8

par le nombre :

63,3

Objet

Cet amendement procède à plusieurs coordinations rendues nécessaires par le rétablissement de la trajectoire budgétaire initiale du projet de loi.

Le paragraphe I rétablit, à l’alinéa 2 du rapport annexé, la référence à un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros sur la période 2026-2030, conformément au texte adopté par l’Assemblée nationale.

Les paragraphes II et III tirent les conséquences de ce retour à la trajectoire initiale. Ils rétablissent l’objectif d’un effort de défense de 2,5 % du PIB en 2030, en lieu et place de la cible de 2,7 % introduite par la commission, ainsi que le montant de 63,3 milliards d’euros prévu pour le budget de la défense en 2027.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 129 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Après l'article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conditions de création et de mise en œuvre d’un pilier européen des États volontaires au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Ce rapport analyse notamment les implications stratégiques, opérationnelles, institutionnelles, industrielles et budgétaires d’une telle initiative, ainsi que son articulation avec les engagements de la France au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et de l’Union européenne.

Objet

Le présent amendement vise à demander au Gouvernement la remise d’un rapport au Parlement sur les conditions de mise en œuvre d’un pilier européen des États volontaires au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

On observe, depuis plusieurs années, un renforcement progressif des coopérations entre États européens en matière de défense, se traduisant par la mise en place de formats d’engagement plus souples reposant sur des États volontaires. Ces coopérations permettent la conduite d’initiatives communes dans les domaines capacitaires, opérationnels ou industriels, en complément des cadres institutionnels existants.

Dans ce contexte, la perspective d’un pilier européen des États volontaires au sein de l’OTAN met en lumière des enjeux de coordination entre alliés, de cohérence des politiques capacitaires européennes et d’articulation entre les différentes enceintes de coopération en matière de défense.

Elle appelle également une clarification des modalités de participation des États concernés, ainsi que des effets de ces évolutions sur l’organisation générale de la sécurité collective.

Le rapport demandé a pour objet de permettre au Parlement de disposer d’une appréciation précise de ces évolutions, de leurs implications stratégiques et opérationnelles, ainsi que des conditions concrètes de leur mise en œuvre.

Il s’agit ainsi de garantir une meilleure information du Parlement sur une évolution progressive de l’architecture de sécurité européenne et d’en assurer le suivi dans un cadre clair et transparent.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 1er vers l'article additionnel après l'article 34.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 130 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mme CONWAY-MOURET, M. VAYSSOUZE-FAURE, Mme CARLOTTI, MM. DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Après l'article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Chaque année, le Gouvernement soumet au Parlement un débat consacré à la mise en œuvre et aux perspectives d’évolution d’un pilier européen des États volontaires au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Objet

Le présent amendement est en lien direct avec celui relatif à la demande de remise d’un rapport au Gouvernement sur la création d’un pilier européen des États volontaires au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Il vise à instaurer au Parlement un rendez-vous démocratique régulier autour de ces enjeux de défense et de sécurité européenne. Ce débat permettrait d’examiner l’état des coopérations entre États participants, les initiatives de coordination capacitaire et opérationnelle, ainsi que l’articulation de ce dispositif avec les engagements de la France au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

Ces sujets engagent des choix déterminants pour la Nation. Ils doivent être discutés, partagés, compris et assumés afin de nourrir un véritable débat public sur les orientations de long terme de notre politique de défense, à l’image de la démarche de convention citoyenne que nous appelons de nos vœux.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 1er vers l'article additionnel après l'article 34.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 131

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 1

Remplacer les mots :

actualisée afin d’accélérer le mouvement de modernisation de nos capacités et l’aptitude de notre modèle capacitaire à un engagement de haute intensité de nos armées

par les mots :

réorientée afin de permettre à la France de sortir des logiques de dépendance militaire, industrielle et diplomatique à l’égard des États-Unis, dont les agressions illégales du Venezuela à l’Iran, les propos annexionniste sur un territoire européen, le soutien aux politiques de guerre et de colonisation menées par le Gouvernement israélien ainsi que les politiques économiques agressives conduites contre les peuples européens démontrent qu’ils ne constituent pas un partenaire fiable pour garantir la paix et la souveraineté des nations

II. – Après l’alinéa 1

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La politique de défense doit être réorientée vers la stricte protection du territoire national et de la souveraineté populaire. Cette orientation implique une sortie de l’OTAN afin de permettre à la France de définir librement son modèle d’armée, indépendamment des doctrines d’intervention otanienne et des intérêts stratégiques des États-Unis.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent rompre avec l’orientation actuelle de la loi de programmation militaire construite à la fois autour d’un alignement stratégique sur les priorités de l’OTAN et des États-Unis mais aussi dans une logique de projection.

Les évolutions récentes de la politique extérieure américaine confirment de nouveau que les États-Unis ne constituent ni un partenaire fiable pour garantir la paix et la stabilité internationale ni pour concourir à la souveraineté des peuples européens.

Le présent amendement propose donc de réorienter la politique de défense vers la stricte protection du territoire national et de la souveraineté populaire. Cette orientation suppose de sortir des logiques de blocs et de permettre à la France de définir librement son modèle d’armée, ses priorités capacitaires et sa doctrine d’emploi des forces, indépendamment des intérêts stratégiques américains.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 132

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 2, seconde phrase

Remplacer le mot :

réarmement

par le mot :

surarmement

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent par cet amendement qualifier plus justement la trajectoire engagée par le Gouvernement.

Le terme de « réarmement » laisse entendre une simple remise à niveau des capacités militaires françaises. Or, le projet de loi organise en réalité une augmentation massive et continue des dépenses militaires dans un contexte où les capacités cumulées des pays européens membres de l’OTAN dépassent déjà très largement celles de la Russie.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 133

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 11

Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :

Cette actualisation permettra de déplorer la course aux armements et la militarisation des espaces communs tels que le numérique, le spatial et les fonds marins, comme un facteur aggravant l’instabilité des relations internationales, la France n’ayant aucun intérêt à alimenter une escalade de cette militarisation qui deviendra vite insupportable. Dès lors, notre pays s’engage à relancer une stratégie diplomatique forte en faveur d’initiatives multilatérales de désarmement. La France fera prévaloir, une logique des biens communs inaliénables et démilitarisés.

Pour l’heure, l’efficacité opérationnelle de nos armées nécessite des transformations pour anticiper les sauts technologiques et les usages associés, notamment dans le domaine de l’espace, de la cybersécurité, des drones, de l’informatique quantique ou de l’intelligence artificielle. La réponse aux besoins de nos armées dans ces domaines sera assurée en complément d’une politique et d’investissements industriels de souveraineté, conduite par des filières industrielles duales tournées vers la réponse aux énormes besoins civils et de coopération, comme aux besoins militaires de souveraineté sans être stérilisées au seul profit de l’export militaire. Les investissements en la matière doivent être placés sous contrôle public et appuyés par un fonds de financement stratégique de souveraineté, sous contrôle démocratique.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent par cet amendement rompre avec la logique de militarisation généralisée portée par l’actualisation de la loi de programmation militaire.

La course mondiale aux armements et l’extension des logiques de confrontation aux espaces numériques, spatiaux et maritimes aggravent les tensions internationales et accélèrent les risques d’escalade. Dans un contexte marqué par la prolifération nucléaire, les stratégies de puissance conduites par les grandes puissances, notamment les États-Unis, ainsi que la transformation des espaces communs en terrains de compétition militaire, alimentent une dynamique dangereuse pour la paix mondiale.

La France n’a aucun intérêt à participer à cette fuite en avant. Nous affirmons également la nécessité d’une politique industrielle de souveraineté placée sous contrôle public et démocratique, tournée d’abord vers les besoins civils, scientifiques et sociaux, plutôt que vers la seule logique de profit et d’exportation militaire.






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N° 134

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 6

Supprimer cet alinéa.

II. - Après l'alinéa 9

Insérer deux alinéas ainsi rédigés :

L’actualisation de la loi de programmation militaire engage la France dans une trajectoire de respect effectif de l’article 6 du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et prévoit l’adhésion de la France, comme membre observateur, au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.

La dissuasion nucléaire repose sur une stricte souveraineté nationale, tant en matière de décision d’emploi que de maîtrise des capacités de conception, de production et de maintien en condition opérationnelle.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K refusent l’inscription dans la loi d’une logique de renforcement permanent de la dissuasion nucléaire, qui participe à la course mondiale aux armements et à l’escalade entre puissances nucléaires.

Nous affirmons la nécessité pour la France de respecter ses engagements internationaux en matière de désarmement nucléaire, conformément à l’article 6 du TNP, tout en rappelant que la dissuasion nucléaire, tant qu’elle existe, doit relever d’une stricte souveraineté nationale et ne saurait être intégrée dans des logiques de blocs ou de dépendance stratégique.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 135

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 8

Après le mot :

intensité

insérer les mots :

dans le seul objectif d’assurer la stricte défense du territoire national

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent par cet amendement rappeler que la vocation première des armées françaises doit demeurer la protection du territoire national, de la population et de la souveraineté populaire.

Dans un contexte de montée des logiques de blocs et d’alignement croissant sur les doctrines de l’OTAN, il est nécessaire de réaffirmer que l’adaptation des capacités militaires françaises ne saurait servir des stratégies de projection ou des intérêts étrangers, mais uniquement la défense nationale.






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N° 136

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Afin d’atteindre les objectifs en matière d’autonomie stratégique, le Gouvernement s’engage à recruter suffisamment d’ouvriers d’État et à les fidéliser à travers une rémunération décente afin de garantir un haut niveau de maintien en condition opérationnelle (MCO) et toute perte irréversible de leurs savoir-faire techniques et industriels.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent rappeler que l’autonomie stratégique ne peut exister sans maîtrise publique des capacités de maintien en condition opérationnelle et sans préservation des savoir-faire industriels de défense.

La dégradation des conditions de rémunération et le manque de recrutements fragilisent les ouvriers d’État, pourtant essentiels à la souveraineté industrielle et militaire du pays. Garantir leur fidélisation et la transmission de leurs compétences constitue une condition indispensable à toute politique de défense indépendante.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 1ER


Seconde phrase

Supprimer les mots :

en fixant l’objectif de porter l’effort national de défense de 2 % du produit intérieur brut en 2025 à 2,7 % au minimum en 2030, avec l’objectif d’atteindre 3,5 % à l’horizon 2035

Objet

Les membres du groupe CRCE-K s’opposent à la fixation d’objectifs de dépenses militaires exprimés en pourcentage du PIB, logique directement issue des orientations de l’OTAN.

La politique de défense ne doit pas être déterminée par des seuils budgétaires arbitraires, mais par une réflexion souveraine sur les besoins réels de défense du territoire national, le format des armées et les capacités nécessaires à leur mission.

Indexer mécaniquement les dépenses militaires sur la richesse nationale alimente une logique de surarmement permanente, au détriment des besoins sociaux et des investissements civils indispensables au pays.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 34

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Les tensions observées sur les stocks de munitions démontrent la nécessité de sortir des logiques de rentabilité privée dans le secteur de l’armement. Ces efforts comprennent la création d’un pôle public d’industrie de défense, des munitions de petit calibre aux équipements les plus complexes, afin de garantir la maîtrise publique des capacités de production, la souveraineté industrielle et la planification des commandes nécessaires à la fabrication et au renouvellement des stocks stratégiques.

Objet

Les amendements du groupe CRCE-K souhaitent tirer les conséquences des tensions croissantes sur les stocks de munitions révélées par la guerre en Ukraine et par les difficultés d’approvisionnement observées dans l’ensemble des pays européens.

La dépendance aux logiques de rentabilité privée et aux chaînes de production mondialisées fragilise directement notre souveraineté industrielle et militaire. La constitution de stocks stratégiques ne peut dépendre des intérêts des industriels de l’armement ou des impératifs de rentabilité financière.

La création d’un pôle public de défense permettrait de garantir la maîtrise publique des capacités de production, la pérennité des savoir-faire industriels et la planification des besoins stratégiques de la Nation.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 12 BIS A


Supprimer cet article.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent par cet amendement supprimer ce dispositif qui, au nom de l’ « économie de guerre », organise un recul préoccupant du droit de l’environnement au profit des projets industriels de défense.

La protection de la biodiversité, l’évaluation environnementale des projets et la participation du public ne peuvent être considérées comme des obstacles à contourner au gré des priorités militaires du moment.

L’urgence sécuritaire ne saurait justifier une remise en cause durable des garanties écologiques et démocratiques. La souveraineté nationale ne peut se construire contre les exigences environnementales, mais doit au contraire les intégrer pleinement.






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N° 141

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 14


Alinéa 5

Supprimer les mots :

ainsi que, le cas échéant, leurs prestataires ou leurs sous-traitants

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent par cet amendement empêcher que des missions de neutralisation de drones autour des sites sensibles puissent être confiées à des prestataires ou sous-traitants privés.

La protection des infrastructures stratégiques et des points d’importance vitale relève de prérogatives strictement régaliennes. La détection, l’interception ou le brouillage de drones impliquent l’usage de moyens susceptibles d’affecter les communications, la sécurité aérienne et la sécurité des personnes.

Confier de telles capacités à des acteurs privés constituerait une privatisation inacceptable de missions relevant de la souveraineté nationale. Ces compétences doivent demeurer exclusivement exercées par les opérateurs d’importance vitale eux-mêmes et par les services compétents de l’État.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME et MM. SAVOLDELLI, XOWIE et BARROS


ARTICLE 18


Supprimer cet article.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent supprimer ce dispositif de surveillance algorithmique particulièrement attentatoire aux libertés publiques.

L’article réintroduit l’exploitation des URL complètes par les services de renseignement et étend ce mécanisme à la lutte contre la criminalité organisée, malgré la censure récente du Conseil constitutionnel. Celui-ci avait pourtant rappelé que l’analyse automatisée et massive des données de connexion nécessitait des garanties renforcées au regard du droit au respect de la vie privée.

Les critères retenus demeurent extrêmement larges et susceptibles d’interprétations extensives, tandis que la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ne dispose que d’un avis consultatif. Ce dispositif ouvre ainsi la voie à une surveillance de masse incompatible avec les exigences démocratiques et les libertés individuelles.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

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ARTICLE 19


Supprimer cet article.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent supprimer ce dispositif de contrôle préalable qui porte atteinte à la liberté de la recherche et à l’indépendance des enseignants-chercheurs.

En soumettant certaines activités exercées pour des entités étrangères à une autorisation administrative, y compris jusqu’à cinq ans après la cessation des fonctions, cet article instaure un climat de suspicion durable au sein des laboratoires et des établissements de recherche.

Les critères retenus demeurent particulièrement flous et laissent une large marge d’appréciation au pouvoir exécutif. Les organisations syndicales et de nombreux chercheurs alertent déjà sur les conséquences négatives de l’extension des zones à régime restrictif sur les recrutements, les coopérations scientifiques internationales et les conditions de travail dans la recherche publique.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 21


Supprimer cet article.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent supprimer la création d’un nouvel « état d’alerte de sécurité nationale », dispositif d’exception dont la nécessité n’est pas démontrée au regard du droit existant.

L’arsenal juridique actuel comprend déjà l’article 16 de la Constitution, l’état de guerre, l’état de siège, l’état d’urgence, la mobilisation, ainsi que la jurisprudence des circonstances exceptionnelles issue notamment de l’arrêt Heyriès de 1918. La création d’un régime supplémentaire apparaît donc largement superfétatoire.

Enfin, les critères de déclenchement retenus sont particulièrement larges et flous. La référence à la « continuité des activités essentielles » ou aux « engagements internationaux en matière de défense » ouvre la voie à des interprétations extensives et à des usages potentiellement détournés.

 






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 21


Alinéa 7

Supprimer cet alinéa.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent limiter strictement les conditions de déclenchement de l’état d’alerte de sécurité nationale aux seuls intérêts fondamentaux de la Nation.

La référence aux « engagements internationaux de l’État en matière de défense » est particulièrement large et pourrait permettre l’activation d’un régime d’exception pour répondre à des intérêts militaires qui ne relèvent pas directement de la protection du territoire national ou de la souveraineté populaire.

Dans le cadre de l’OTAN notamment, une telle rédaction ouvre la possibilité d’engager des mesures dérogatoires au nom d’intérêts stratégiques définis en dehors de toute maîtrise démocratique nationale. La France doit conserver une appréciation souveraine de ses intérêts de défense et refuser toute automaticité liée aux logiques d’alliances militaires.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 21


Alinéa 34
Supprimer cet alinéa. 

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent supprimer la possibilité de déroger aux règles relatives au temps de travail ainsi qu’à la protection de la santé et de la sécurité au travail dans le cadre de l’état d’alerte de sécurité nationale.

La continuité des activités essentielles ne peut justifier une remise en cause des garanties fondamentales protégeant les travailleurs. Les droits relatifs au temps de repos, à la santé et à la sécurité au travail constituent des protections essentielles qui ne sauraient être suspendues au nom d’une logique d’exception permanente.

L’extension de telles dérogations traduit une logique d’ « économie de guerre » faisant peser l’effort de mobilisation sur les salariés, au risque d’affaiblir durablement leurs droits et leurs conditions de travail.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 21


Alinéa 63, première phrase

Remplacer le mot :

mois

par le mot :

semaines

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent renforcer le contrôle parlementaire sur l’état d’alerte de sécurité nationale.

Dès lors qu’il s’agit d’un régime d’exception susceptible de porter atteinte aux libertés publiques, sa prorogation ne peut intervenir sans un contrôle régulier et rapproché par la représentation nationale. Le délai de deux mois prévu par le texte apparaît excessif au regard de la gravité des mesures susceptibles d’être prises.

À titre de comparaison, l’article 35 de la Constitution prévoit déjà une information du Parlement dans les trois jours lorsqu’une intervention militaire extérieure est engagée. Ramener ce délai à deux semaines constitue donc une garantie démocratique minimale afin d’éviter l’installation durable d’un régime d’exception.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, BARROS, XOWIE

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 23


Supprimer cet article.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K s’opposent à la logique concourant à la militarisation croissante de notre jeunesse.

La transformation de la journée défense et citoyenneté en « journée de mobilisation », ainsi que la mise en place de questionnaires destinés à évaluer la disponibilité, les aptitudes et la motivation des jeunes pour un engagement militaire, traduisent une volonté de faire de ce dispositif un outil de pré-recrutement et de préparation à une mobilisation future.

Cette orientation détourne la vocation initiale de la JDC, qui devait relever de l’éducation citoyenne et du lien entre la Nation et ses institutions. Plus largement, tant que la France demeure intégrée aux logiques stratégiques de l’OTAN, nous refusons toute forme de préparation de la jeunesse à une logique de conscription ou d’économie de guerre.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 23


Alinéa 10

Remplacer le mot :

déclarent

par les mots :

peuvent déclarer

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent rendre facultatif la communication et l’actualisation des informations personnelles demandées dans le cadre du recensement.

Le recensement citoyen ne doit pas devenir un outil de constitution d’un fichier de pré-mobilisation ou d’identification des personnes susceptibles d’être mobilisées dans le cadre d’une logique d’ « économie de guerre ».

L’obligation de mise à jour régulière de données personnelles participe à la mise en place d’un mécanisme d’enrôlement civil permanent incompatible avec le respect des libertés individuelles et de la vie privée.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Retiré

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 23


Alinéa 11

Remplacer le mot :

déclarent

par les mots :

peuvent déclarer

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent rendre facultatif la communication et l’actualisation des informations personnelles demandées dans le cadre du recensement.

Le recensement citoyen ne doit pas devenir un outil de constitution d’un fichier de pré-mobilisation ou d’identification des personnes susceptibles d’être mobilisées dans le cadre d’une logique d’ « économie de guerre ».

L’obligation de mise à jour régulière de données personnelles participe à la mise en place d’un mécanisme d’enrôlement civil permanent incompatible avec le respect des libertés individuelles et de la vie privée.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME et MM. SAVOLDELLI, BARROS et XOWIE


ARTICLE 23


Alinéas 29 à 32 

Supprimer ces alinéas. 

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent supprimer le questionnaire remis aux jeunes lors de la journée de mobilisation afin d’évaluer leur disponibilité, leurs aptitudes et leur motivation à servir dans les forces armées.

Ce dispositif transforme la journée de mobilisation en une étape de pré-recrutement militaire alors même qu’une partie des jeunes concernés sont encore mineurs et que leurs choix d’études, de formation ou de vie professionnelle sont encore en construction. Il n’est pas acceptable que les forces armées puissent utiliser ce cadre pour orienter ou cibler ces jeunes en vue d’un futur engagement.

Par ailleurs, l’article prévoit une dérogation à la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés afin de permettre la collecte de données sensibles, notamment relatives à l’état de santé ou aux engagements associatifs. Une telle dérogation porte une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée, d’autant qu’aucune disposition ne prévoit le consentement des représentants légaux lorsque les personnes concernées sont mineures.






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1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 24


Supprimer cet article.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K s’opposent au Service National Volontaire qui risque de transformer la précarité sociale de la jeunesse en levier de recrutement militaire.

Dans un contexte marqué par la pauvreté étudiante, la difficulté d’accès à l’emploi et le recul des services publics, l’armée peut apparaître comme un débouché social contraint pour une partie de la jeunesse issue des classes populaires et des Outre-mer.

Si nous sommes favorables au principe d’une armée citoyenne et d’un service militaire universel, cette perspective ne peut être dissociée d’une politique de défense pleinement souveraine et indépendante. Tant que la France demeure intégrée aux logiques stratégiques de l’OTAN, nous refusons toute extension de dispositifs de préparation ou d’encadrement militaire de la jeunesse.






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C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME et MM. SAVOLDELLI, XOWIE et BARROS


ARTICLE 24


Alinéa 25

Remplacer le mot :

dix-huit

par le mot :

vingt

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent relever de 18 à 20 ans l’âge minimal d’intégration au sein du service national volontaire.

La conscription républicaine issue de la loi Jourdan-Delbrel de 1798 concernait historiquement les citoyens âgés de 20 à 25 ans. Ce seuil correspondait à la volonté de distinguer le temps de la formation civique et professionnelle de celui de l’engagement militaire.

Cette même logique était encore en vigueur avant la fin du service militaire universel en 1996.

À 18 ans, une grande partie des jeunes débute seulement son parcours d’études, de formation ou d’insertion professionnelle. Dans un contexte de précarité étudiante et sociale croissante, abaisser l’âge d’entrée risque de transformer l’armée en débouché économique par défaut pour une partie de la jeunesse populaire.

Fixer l’âge minimal à 20 ans permettrait de garantir un choix davantage éclairé et réellement consenti, après un premier parcours d’autonomie personnelle, universitaire ou professionnelle.






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AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

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ARTICLE 31 QUATER


Après l’alinéa 5

Insérer quatre alinéas ainsi rédigés :

« Le correspondant défense exerce une mission d’information et de relais entre la commune et les autorités de l’État sur les questions relatives à la défense nationale.

« Il contribue à la diffusion des informations relatives aux dispositifs de protection civile, de prévention des risques et de continuité des services publics en situation de crise.

« Il ne peut se voir confier de missions relatives à la préparation opérationnelle, à la mobilisation générale ou à l’organisation de la participation des populations aux missions de défense nationale.

« Les mesures de mobilisation générale, de conduite des opérations militaires et de défense nationale relèvent exclusivement des autorités de l’État dans l’exercice de ses compétences régaliennes. » ;

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent par cet amendement clarifier le rôle du correspondant défense au sein des communes afin d’éviter toute confusion entre les missions de protection civile relevant des collectivités territoriales et les missions de défense nationale, qui relèvent exclusivement de l’État.

Les maires jouent un rôle essentiel de proximité, d’information et de protection des populations en situation de crise. En revanche, les communes n’ont pas vocation à devenir des relais de la politique de défense ou de mobilisation militaire.

Il convient donc de préserver le caractère strictement régalien des missions de défense nationale tout en maintenant le rôle des collectivités dans la résilience civile et la continuité des services publics.






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C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME, MM. BARROS, XOWIE

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ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


I. – Après l’article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après le section XVII bis du chapitre III du titre Ier de la première partie du livre Ier du code général des impôts, il est inséré une section... ainsi rédigée :

« Section...

Contribution additionnelle sur les bénéfices des maîtres d’œuvre de défense et de leurs sous-traitant de rang un

« Art. 235 ter.... – I. – Il est institué, au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2025, une contribution additionnelle sur les bénéfices des entreprises mentionnées à l’article L. 2332-1 du code de la défense, dont le chiffre d’affaires consolidé excède 400 millions d’euros, ainsi que de leurs sous-traitants au sens de la loi n° 75-1334 du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance, de premier rang, lorsque leur activité principale consiste en la production, l’entretien, la recherche, le développement ou la commercialisation de matériels de guerre, armes, munitions et de leurs éléments définis aux 1° et 2° du I de l’article L. 2331-1 du même code.

« Est réputée activité principale toute activité pour laquelle le chiffre d’affaires consolidé provenant desdites activités représente au moins 20 % du chiffre d’affaires consolidé total de l’entreprise ou du groupe

« II. – L’assiette est constituée par le bénéfice imposable déterminé selon les règles de l’impôt sur les sociétés, avant imputation des déficits, réductions, crédits d’impôt et créances fiscales de toute nature. Lorsque ces activités sont exercées par l’intermédiaire de filiales, succursales, sociétés en participation ou coentreprises, la contribution est assise sur le résultat d’ensemble déterminé et la plus-value nette d’ensemble définis aux articles 223 B et 223 D du présent code, incluant la quote-part des bénéfices des entités détenues ou contrôlées au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce.

« Le taux de la contribution sur la fraction du bénéfice imposable est fixé à :

« 1° 33 % pour la fraction inférieure ou égale à 400 millions d’euros ;

« 2° 37 % pour la fraction comprise entre 400 millions d’euros et un milliard d’euros ;

« 3° 41 % pour la fraction excédant un milliard d’euros.

« Lorsque la part du chiffre d’affaires provenant des activités de défense excède 40 % du chiffre d’affaires consolidé total, les taux mentionnés ci-dessus sont majorés de 15 points.

« III. – La contribution est admise en déduction de l’assiette de l’impôt sur les sociétés.

« IV. – Les réductions et crédits d’impôt ainsi que les créances fiscales de toute nature ne sont pas imputables sur la contribution exceptionnelle.

« V. – La contribution exceptionnelle n’est pas admise dans les charges déductibles pour la détermination du résultat imposable.

« VI. – La contribution exceptionnelle est établie, contrôlée et recouvrée comme l’impôt sur les sociétés et sous les mêmes garanties et sanctions. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à ce même impôt.

« VII. – La contribution exceptionnelle est payée spontanément au comptable public compétent au plus tard à la date prévue au deuxième alinéa du 2 de l’article 1668 pour le versement du solde de liquidation de l’impôt sur les sociétés. »

II. – En conséquence, faire précéder cet article d’une division additionnelle et de son intitulé ainsi rédigés :

Titre...

FISCALISATION DES RENTES DES GRANDES ENTREPRISES DE LA DÉFENSE ET NEUTRALISATION DES DIVIDENDES DE GUERRE

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent la création d’un nouveau titre au sein du projet de loi afin d’aborder une question totalement absente du texte : celle de la captation des profits générés par l’augmentation massive des dépenses militaires.

Alors que l’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense et organise une mobilisation sans précédent des ressources publiques au profit de la base industrielle et technologique de défense, aucune disposition n’est prévue pour empêcher la constitution de rentes privées financées par l’argent public. Cette omission est d’autant plus contestable que l’augmentation des commandes militaires résulte directement d’une décision de l’État et non d’un risque économique assumé par les industriels.

Le présent amendement vise donc à instaurer une contribution additionnelle sur les bénéfices des principaux maîtres d’œuvre de défense et de leurs sous-traitants stratégiques. Cette contribution cible les profits réalisés grâce à l’effort national de défense sans remettre en cause les capacités industrielles, l’investissement productif ou l’emploi.

Les auteurs de l’amendement considèrent que l’intérêt général ne saurait se confondre avec l’enrichissement de quelques grands groupes. À l’heure où le Gouvernement invoque l’économie de guerre pour justifier des sacrifices budgétaires et sociaux, il est légitime que les entreprises qui bénéficient directement de cette hausse des dépenses publiques contribuent davantage au financement de la Nation. Il s’agit de refuser la logique des dividendes de guerre et de faire prévaloir l’intérêt collectif sur les rentes issues de la militarisation croissante de l’économie.






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G Défavorable
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M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME, MM. BARROS, XOWIE

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ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


I. - Après l’article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le chapitre III du titre Ier de la première partie du livre Ier du code général des impôts est complété par une section ainsi rédigée :

« Section...

« Surtaxe sectorielle et additionnelle sur les transactions financières relatives aux entreprises cotées de la défense

« Art. 235 ter.... – I. – À compter du 1er janvier 2027, il est institué une surtaxe sectorielle additionnelle à la taxe sur les transactions financières prévue à l’article 235 ter ZD, spécifiquement applicable aux acquisitions de titres émis par les entreprises du secteur de la défense.

« II. – La surtaxe est due à raison des acquisitions mentionnées au I de l’article 235 ter ZD lorsqu’elles portent sur des titres admis aux négociations sur un marché réglementé ou organisé, émis par des entreprises mentionnées à l’article L. 2332-1 du code de la défense.

« La surtaxe s’applique à l’ensemble des instruments financiers composés ou dérivés dont le sous-jacent est constitué, en tout ou partie, de titres émis par les entreprises mentionnées au premier alinéa du présent II.

« III. – La surtaxe est assise sur :

« 1° La valeur d’acquisition des titres mentionnés à l’article 235 ter ZD ;

« 2° La valeur notionnelle des instruments financiers dérivés ou structurés dont le sous-jacent relève du même article ;

« 3° La contre-valeur, exprimée en euros, des opérations libellées en devises portant sur les titres mentionnés au II du présent article.

« IV. – La surtaxe est due par l’acquéreur final des titres, y compris lorsque l’opération est réalisée par l’intermédiaire d’un prestataire de services d’investissement ou d’un teneur de compte-conservateur.

« V. – Le taux de la surtaxe est fixé comme suit :

« 1° 0,5 % lorsque la part du chiffre d’affaires de l’émetteur provenant d’activités de défense est comprise entre 20 % et 50 % ;

« 2° 0,8 % lorsque cette part est comprise entre 50 % et 70 % ;

« 3° 1,1 % lorsque cette part excède 70 %.

« Cette modulation du taux reflète la spécialisation économique des entreprises concernées, en cohérence avec le principe de capacité contributive.

« VI. – La surtaxe est établie, recouvrée et contrôlée selon les modalités applicables à la taxe sur les transactions financières. Les obligations déclaratives afférentes portent sur l’ensemble des opérations mentionnées au III. Par dérogation, le II de l’article 235 ter ZD ne s’applique pas à la surtaxe prévue au I du présent article. »

II. – En conséquence, faire précéder cet article d’une division additionnelle et de son intitulé ainsi rédigés :

Titre ...

FISCALISATION DES RENTES DES GRANDES ENTREPRISES DE LA DÉFENSE ET NEUTRALISATION DES DIVIDENDES DE GUERRE

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent la création d’un nouveau titre au sein du projet de loi afin d’aborder une question totalement absente du texte : celle de la captation des profits générés par l’augmentation massive des dépenses militaires.

Alors que l’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense et organise une mobilisation sans précédent des ressources publiques au profit de la base industrielle et technologique de défense, aucune disposition n’est prévue pour empêcher la constitution de rentes privées financées par l’argent public. Cette omission est d’autant plus contestable que l’augmentation des commandes militaires résulte directement d’une décision de l’État et non d’un risque économique assumé par les industriels.

Les auteurs de l’amendement considèrent que la hausse des tensions internationales et l’augmentation massive des dépenses militaires ne doivent pas devenir une source de spéculation financière. Or, les marchés boursiers ont largement accompagné cette dynamique par une forte progression de la valorisation des grands groupes de l’armement, alimentant des profits financiers déconnectés de toute création réelle de richesse.

La présente surtaxe vise ainsi à neutraliser une partie des dividendes de guerre et des comportements spéculatifs liés à la militarisation croissante de l’économie. Il est légitime que les gains tirés des tensions géopolitiques et de l’effort de défense financé par la collectivité contribuent davantage au financement de l’intérêt général plutôt qu’à l’enrichissement d’actionnaires bénéficiant d’une rente de situation.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 157

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME, MM. BARROS, XOWIE

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


I. - Après l'article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. - Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° L’article 150-0 A est ainsi modifié :

a) Le I bis ainsi rétabli :

« I bis. – 1. Sous réserve des dispositions propres aux bénéfices industriels et commerciaux, aux bénéfices non commerciaux et aux bénéfices agricoles, ainsi que des articles 150 UB et 150 UC, sont soumises à l’impôt sur le revenu les plus-values latentes constatées selon le 3 du présent I bis afférentes aux titres, valeurs mobilières et droits sociaux admis aux négociations sur un marché réglementé ou organisé, émis par les entreprises mentionnées à l’article L. 2332-1 du code de la défense, ainsi qu’aux droits portant sur ces titres ou aux titres représentatifs de ces mêmes valeurs.

« 2. Les plus-values latentes mentionnées au 1 du présent I bis afférentes à des titres détenus dans un plan d’épargne en actions mentionné à l’article 163 quinquies D du présent code sont soumises à l’impôt sur le revenu dans les mêmes conditions.

« 3. La plus-value latente est égale à la différence positive entre la valeur des titres à la fin de l’année fiscale, déterminée selon les règles prévues à l’article 758 et au dernier alinéa du I de l’article 973 et la valeur retenue à la fin de l’année fiscale précédente ou, à défaut, la valeur d’acquisition ou, en cas d’acquisition à titre gratuit, la valeur retenue pour la détermination des droits de mutation.

« 4. Les moins-values latentes ne sont ni imputables, ni reportables. » ;

b) Les 2, 4 et 5 du II sont abrogés ;

2° Après le f du I de l’article 164 B, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

...) Les plus-values mentionnées au I bis de l’article 150-0 A ;

3° Le second alinéa du I de l’article 163 quinquies B est complété par les mots : « , à l’exception des plus-values latentes mentionnées au I bis de l’article 150-0 A » ;

4° La première phrase du 1° du A du 1 de l’article 200 A est complétée par les mots : « , et des plus-values mentionnées au I bis de l’article 150-0 A » ;

II. – La perte de recettes résultant pour l’État du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. - En conséquence, faire précéder cet article d’une division additionnelle et de son intitulé ainsi rédigés :

Titre ...

FISCALISATION DES RENTES DES GRANDES ENTREPRISES DE LA DÉFENSE ET NEUTRALISATION DES DIVIDENDES DE GUERRE

Objet

Les membres du groupe CRCE-K créent un nouveau titre au sein du projet de loi afin d’aborder une question totalement absente du texte : celle de la captation des profits générés par l’augmentation massive des dépenses militaires.

Alors que l’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense et organise une mobilisation sans précédent des ressources publiques au profit de la base industrielle et technologique de défense, aucune disposition n’est prévue pour empêcher la constitution de rentes privées financées par l’argent public. Cette omission est d’autant plus contestable que l’augmentation des commandes militaires résulte directement d’une décision de l’État et non d’un risque économique assumé par les industriels.

Les auteurs de du présent amendement considèrent que la hausse des tensions internationales et l’augmentation massive des dépenses militaires ne doivent pas devenir une source de spéculation financière. Or, les marchés boursiers ont largement accompagné cette dynamique par une forte progression de la valorisation des grands groupes de l’armement, alimentant des profits financiers déconnectés de toute création réelle de richesse.

La présente surtaxe vise ainsi à neutraliser une partie des dividendes de guerre et des comportements spéculatifs liés à la militarisation croissante de l’économie. Il est légitime que les gains tirés des tensions géopolitiques et de l’effort de défense financé par la collectivité contribuent davantage au financement de l’intérêt général plutôt qu’à l’enrichissement d’actionnaires bénéficiant d’une rente de situation.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 158

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 3

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La rénovation du parc de logements familiaux domaniaux et des hébergements pour célibataires géographiques constitue une priorité de la présente actualisation, indissociable des objectifs de fidélisation des personnels et des conditions matérielles de mise en place du service national volontaire. Le Gouvernement engage sur la période 2026-2030 un plan de rénovation prioritaire ciblant les logements insalubres ou dégradés, en complémentarité avec le contrat de concession de services CEGELOG confié à Nové depuis le 1er janvier 2023, lequel ne couvre que les 8 000 logements du parc domanial métropolitain, soit environ 20 % du parc total. Ce plan porte une attention particulière aux garnisons des zones rurales, des bases aériennes et des régiments de l’Est et du Sud-Ouest, ainsi qu’à l’hébergement des célibataires géographiques, dont le nombre croît et pour lesquels les réponses actuelles sont insuffisantes. Il intègre les capacités d’hébergement nécessaires à la montée en puissance des appelés du service national prévue à l’article 24 de la présente loi. Le bilan annuel prévu à l’article 8 de la loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense inclut un état d’avancement chiffré de ce plan, distinguant les opérations financées par le programme 212, celles relevant du contrat Nové et celles menées en partenariat avec Action Logement.

 

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent améliorer les conditions de vie des militaires.

Selon plusieurs rapports, l’immobilier demeure la variable d’ajustement du budget de la défense, avec une « dette grise » estimée à plusieurs milliards d’euros et un quart des logements domaniaux présentant des défauts structurels. La ministre des Armées elle-même a reconnu les limites des dispositifs actuels et l’insuffisance des réponses apportées aux difficultés rencontrées par de nombreux personnels.

 






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 159 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 34 (SUPPRIMÉ)


Après l'article 34

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conséquences stratégiques, diplomatiques, militaires, juridiques, budgétaires et industrielles :

1° D’un retrait de la France de la structure militaire intégrée de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord ;

2° D’une dénonciation par la France du traité de l’Atlantique nord signé à Washington le 4 avril 1949.

Ce rapport évalue notamment les conséquences de ces hypothèses sur l’autonomie stratégique nationale, les capacités opérationnelles des armées, les engagements internationaux de la France, la coopération européenne de défense, les accords de partage du renseignement, les dispositifs de commandement interalliés ainsi que la base industrielle et technologique de défense.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K demandent la remise d’un rapport au Parlement sur les conséquences d’un retrait de la France du commandement militaire intégré de l’OTAN, ainsi que d’une éventuelle sortie de l’Alliance atlantique.

Le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis relance les interrogations sur la fiabilité de l’engagement américain et sur la dépendance stratégique des États européens à l’égard de Washington. Dans un contexte marqué par la montée des tensions internationales et le retour des logiques de blocs, il apparaît nécessaire d’évaluer de manière objective les conditions d’une politique de défense pleinement souveraine.

Le rapport devra analyser les implications militaires, diplomatiques, industrielles, budgétaires et juridiques d’une telle évolution, ainsi que les perspectives qu’elle ouvrirait pour une stratégie de défense indépendante, fondée sur la souveraineté nationale, le respect du droit international et la promotion d’un cadre de sécurité collective en Europe.



NB :La rectification consiste en un changement de place de l'article additionnel après l'article 1er vers l'article additionnel après l'article 34.





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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 160

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME et MM. SAVOLDELLI, XOWIE et BARROS


ARTICLE 7


Alinéa 9, seconde phrase

Supprimer cette phrase.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent permettre à l’État de percevoir une part de la valeur créée grâce aux technologies développées avec des financements publics.

En effet, en plafonnant les redevances au seul remboursement de l’investissement initial, le texte socialise les risques de la recherche tout en privatisant les bénéfices tirés de son succès commercial. La suppression de ce plafond garantit une meilleure rémunération de l’investissement de la Nation et une plus juste répartition des gains issus de l’effort public de recherche et développement.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 161 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 7


Alinéa 11

Remplacer le taux :

2 %

par le taux :

10 %

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent renforcer le caractère dissuasif des sanctions applicables en cas de non-versement des redevances dues à l’État. En plafonnant l’amende à 2 % du montant du contrat, le dispositif risque de transformer la sanction en simple coût de gestion pour les industriels concernés. Porter ce plafond à 10 % permet de garantir l’effectivité du mécanisme de redevance et d’assurer une protection plus efficace des intérêts financiers de l’État.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 162

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 8


Après l’alinéa 11

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Privilégie, dans ses choix de systèmes d’information et d’infrastructures numériques, le recours à des composants, logiciels et services de traitement de données produits au sein de l’Union européenne ou non soumis à des législations à portée extraterritoriale ;

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent intégrer la souveraineté numérique parmi les critères de contrôle exercés par les commissaires du Gouvernement auprès des industriels de défense. La dépendance à des solutions informatiques soumises à des législations extraterritoriales, notamment américaines, expose les données stratégiques françaises à des risques d’accès ou d’ingérence étrangers.

Dans un contexte où la protection du patrimoine scientifique, technologique et industriel est reconnue comme une priorité de défense, il apparaît nécessaire que les entreprises concernées privilégient des solutions numériques garantissant la maîtrise nationale de leurs données sensibles. Cette disposition s’inscrit pleinement dans les objectifs de souveraineté et de résilience fixés par la stratégie nationale de défense.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 163

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 8


Alinéa 26

Supprimer les mots :

, dans la limite de 150 000 euros

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent renforcer l’effectivité des sanctions applicables aux opérateurs refusant de transmettre les informations demandées par le commissaire du Gouvernement. Le plafond forfaitaire de 150 000 euros réduit fortement la portée dissuasive du dispositif pour les grands groupes de défense, pour lesquels une telle somme demeure marginale au regard de leur activité.

Sa suppression permet de conserver le plafond proportionnel de 1 % du chiffre d’affaires, déjà suffisamment encadré, tout en garantissant une sanction adaptée à la taille de l’entreprise concernée et à l’importance des intérêts stratégiques en jeu.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 164

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 13



Cet amendement a été déclaré irrecevable par la commission des finances.







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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 165

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Retiré

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 16


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque les infractions prévues au présent article sont commises pour le compte ou au bénéfice d’une personne morale, les peines d’amende peuvent être prononcées solidairement à l’encontre de l’affréteur coque-nue du navire et de toute personne morale du même groupe, au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce, ayant tiré un bénéfice direct ou indirect de ces infractions.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent renforcer l’efficacité du dispositif de lutte contre les flottes fantômes en étendant la responsabilité aux affréteurs coque-nue et aux groupes économiques qui tirent profit de l’exploitation des navires concernés. Les montages reposant sur des sociétés-écrans permettent aujourd’hui aux véritables bénéficiaires économiques d’échapper aux sanctions tout en organisant les activités litigieuses.

En visant les acteurs qui contrôlent effectivement l’exploitation du navire ou en retirent un bénéfice direct ou indirect, cet amendement permet de mieux lutter contre les stratégies de contournement des règles maritimes et de garantir l’effectivité des sanctions prévues par le présent article.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 166 rect.

3 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 23


Alinéa 19

Remplacer le mot :

cinquante

par le mot :

vingt-cinq

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent limiter, jusqu’à l’âge de vingt ans, la déclaration des informations à l’administration chargée du service national.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 167

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Mme GRÉAUME, MM. SAVOLDELLI, XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 24


Alinéa 12 

Compléter cet alinéa par les mots :

, sous commandement exclusivement national et à l'exclusion de toute affectation dans les structures de commandement intégré d'une organisation d'alliance militaire

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent garantir que les appelés du service national demeurent exclusivement affectés à des missions relevant de la défense nationale. Si le projet de loi précise qu’ils servent sur le territoire national, il n’exclut pas explicitement leur affectation auprès de structures de commandement intégrées de l’OTAN présentes en France.

Cet amendement de repli vise à préserver la vocation nationale de ce dispositif, qui a pour objet de renforcer le lien entre la Nation et son armée, et d’éviter toute participation, même indirecte, à des structures placées sous commandement étranger.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 168 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 35

Rédiger ainsi cet alinéa :

L’État prend en charge intégralement, sans possibilité de report sur les collectivités territoriales ou les acteurs locaux, la prévention, la caractérisation et la réparation des pollutions structurelles issues des activités de défense, y compris lorsqu’elles résultent de pollutions historiques. Cette obligation incombe à l’État en sa qualité de responsable des activités ayant généré ces pollutions. Les collectivités territoriales et les acteurs locaux sont associés, en tant que parties prenantes, au suivi et à l’évaluation des opérations de dépollution, sans que cette association puisse entraîner un transfert, même partiel, de la charge financière afférente.

 

Objet

La rédaction « L’État contribue, en lien étroit avec les services civils de l’État, les collectivités territoriales et les acteurs locaux » fait peser un risque de désengagement de l’État sur les collectivités territoriales.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 169 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 37

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Afin d’augmenter ou de préserver le niveau des dépenses consacrées aux services publics, la soutenabilité de cet effort supplémentaire repose sur l’identification de recettes nouvelles, pouvant notamment passer par la mise à contribution des entreprises bénéficiaires des commandes publiques de défense dont les résultats progressent directement du fait de la présente programmation.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K proposent d’inscrire dans le rapport annexé un principe de financement de l’effort de défense par des recettes nouvelles, en lieu et place d’arbitrages budgétaires qui se feraient au détriment des services publics.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 170 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 45

Insérer un alinéa ainsi rédigé

Afin de renforcer la maîtrise publique sur les capacités industrielles stratégiques de défense et de mettre fin à la logique de rente privée sur commande publique, le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant les conditions et les modalités de création d’un pôle public d'industrie et de défense. Ce rapport examine notamment les conditions dans lesquelles l’État pourrait nationaliser ou porter à la hausse ses participations dans les grandes entreprises de la base industrielle et technologique de défense, les économies annuelles susceptibles d’en résulter par réduction des marges privées sur marchés publics, et les modalités d’une gouvernance d’un pôle public associant les salariés et le Parlement.

Objet

Les membres du groupe CRCE-K souhaitent que le Gouvernement remette au Parlement un rapport évaluant les conditions de création d'un pôle public d'industrie de défense. Ce rapport examinerait notamment les modalités d'une nationalisation ou d'une montée au capital de l'État dans les grandes entreprises de la base industrielle et technologique de défense (BITD), les économies susceptibles d'en résulter par réduction des marges privées sur commande publique, ainsi que les modalités d'une gouvernance associant les salariés et le Parlement. Il s'agit de mettre fin à la logique de rente privée sur commande publique et de renforcer la maîtrise souveraine de l'État sur ses capacités industrielles stratégiques.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 171 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 51

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Parallèlement à l’effort de réarmement, la France s’engage à consacrer, sur la période 2026-2030, un montant annuel minimum de 50 millions d’euros au financement d’initiatives multilatérales de prévention des conflits, de désarmement et de règlement pacifique des différends, via le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.

Objet

Le présent amendement vise à inscrire dans le rapport annexé le principe d’un engagement financier minimal de la France en faveur de la prévention des conflits et du règlement pacifique des différends, concomitamment à l’effort de réarmement prévu par la présente programmation.

Le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, créé en 2005, finance des opérations de médiation, de désarmement des combattants, de reconstruction post-conflit et de prévention des rechutes dans la violence. Son budget annuel s’élève à 109 millions de dollars en 2026. La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, n’y contribue plus, alors même qu’elle se prévaut d’une vocation particulière au maintien de la paix et de la stabilité internationale.

Cette absence est d’autant plus contradictoire que la présente programmation porte l’effort de défense français à des niveaux historiques. Augmenter massivement les capacités militaires tout en se désengageant des instruments multilatéraux de prévention des conflits n’est pas une politique cohérente : c’est l’aveu que le réarmement est une fin en soi plutôt qu’un moyen au service de la paix.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 172 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 48

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Enfin, la France réaffirme que toute exportation d’armements est soumise au respect scrupuleux de la Position commune 2008/944/PESC du Conseil du 8 décembre 2008 définissant des règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires et des engagements internationaux de la France en matière de droit international humanitaire. En conséquence, aucune autorisation d’exportation de matériel de guerre ou de composants ne peut être accordée au bénéfice d’un État à l’encontre duquel la Cour internationale de Justice a rendu une ordonnance en indication de mesures provisoires pour violations graves du droit international humanitaire dans les cinq ans précédant la demande.

Objet

Le rapport annexé fait de la France le moteur d’ « une Europe qui se défend » mais ne dit rien de la cohérence entre cette ambition et les exportations d’armements vers des États en guerre. Cette contradiction entre le discours sur le droit international et la pratique des ventes d’armes nuit à la crédibilité diplomatique française et engage la responsabilité de la Nation.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 173

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Tombé

M. SAVOLDELLI

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


ARTICLE 2


Alinéa 6, tableau

Rédiger ainsi ce tableau :

« 

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

Total

Crédits de paiement de la mission "Défense" — trajectoire initiale de 2023 (Mds€)

47,2

50,5

53,7

56,9

60,4

63,9

67,4

400

Crédits de paiement de la mission "Défense" — trajectoire actualisée (Mds€)

47,2

50,5

57,1

57,1

57,1

57,1

57,1

383,2

Variation

+3,3

+3,3

+3,4

+0,2

−3,3

−6,8

−10,3

» ;

Objet

Cet amendement d'appel gèle les crédits de la mission Défense au niveau atteint en 2026, soit 57,1 milliards d'euros, pour l'ensemble de la période 2027-2030. Il entend ouvrir un débat que la programmation militaire tend à escamoter : celui du coût réel de ce choix pour les Français et pour les services publics.

Les 52,3 milliards d'euros que permettrait de dégager la suppression des marches et surmarches programmées représentent un choix de civilisation. Affectés aux services publics, à la transition écologique, à la lutte contre la pauvreté et aux grands défis auxquels l'humanité est aujourd'hui confrontée, ils financeraient une politique à la hauteur des urgences réelles de notre temps, là où la trajectoire retenue sacrifie ces urgences sur l'autel d'une logique d'escalade militaire présentée comme inéluctable, mais qui procède avant tout d'un choix politique.


NB : La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).





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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 174 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

MM. KAROUTCHI et PERRIN


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 TER


Après l’article 4 ter

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Conformément aux engagements pris auprès de ses alliés, la France vise à consacrer 1,5 % de son PIB à l’horizon 2035 à des dépenses permettant de renforcer la sécurité et de préserver les valeurs démocratiques.

Ces moyens peuvent permettre d’accentuer la lutte contre les manipulations de l’information et les ingérences étrangères, en France comme à l’international, en particulier à travers le renforcement de l’audiovisuel extérieur de la France qui concourt à délivrer une information libre, indépendante et plurilingue dans le monde.

Objet

Le projet de loi d’actualisation de la loi de programmation militaire sur la période 2024-2030 présente une nouvelle trajectoire de ressources financières consacrée à l’effort de défense pour les années 2026 à 2030, qui intègre 36 milliards € de ressources supplémentaires réparties sur 2026-2030, pour s’élever à 436 milliards d’euros courants sur la même période.

Alors que se joue aujourd’hui une guerre « hybride », dont la guerre de l’information constitue l’un des ressorts principaux, le Gouvernement a présenté en février dernier une stratégie nationale de lutte contre les manipulations de l’information 2026-2030, élaborée sous l’égide du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), et qui vise à doter la France de moyens renforcés « pour protéger son débat public, garantir la capacité de chacun à se forger un jugement éclairé et défendre, avec ses partenaires, un espace informationnel fondé sur la liberté d’expression et la pluralité des opinions ».

Dans ce cadre, le rôle majeur joué par France Médias Monde, l’audiovisuel extérieur de la France, doit être soutenu. Les médias du groupe portent en effet une information libre, indépendante, équilibrée, issue du terrain et vérifiée – premier rempart aux manipulations – en français et en 20 autres langues, à l’échelle du monde. RFI, France 24 et MCD luttent contre les manipulations et « débunkent » les infox (y compris celles visant la France à l’étranger) dans des régions et des langues stratégiques comme l’anglais, l’arabe ou l’espagnol, mais également les langues africaines, le chinois, le persan, le russe ou encore l’ukrainien. Avec 278 millions d’auditeurs, de téléspectateurs et d’internautes qui suivent ses médias chaque semaine dans le monde (moyenne 2025), près de 5 milliards de vidéos vues et d’écoutes en 2025, et près de 128 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, le groupe a un impact très puissant pour lutter contre la désinformation et il doit être d’autant plus soutenu que les urgences qui se jouent aujourd’hui à l’international (essor sans précédent des infox et des manipulations, guerres et conflits partout dans le monde, désengagement de l’administration américaine, notamment à travers le démantèlement de ses médias publics internationaux américains regroupés dans USAGM, etc.) imposent dès maintenant à France Médias Monde de nouveaux développements pour faire face à ce contexte particulièrement difficile, et faire en sorte que la France tienne son rang dans le paysage audiovisuel mondial.

Cet amendement d’appel vise ainsi à attirer l’attention du Gouvernement sur la nécessité de conforter les moyens alloués à France Médias Monde, le groupe de l’audiovisuel public extérieur de la France, dont les missions sont plus indispensables que jamais dans le contexte géopolitique que nous vivons.

 Il s’inscrit en cohérence avec les recommandations du rapport de la Commission d’enquête du Sénat sur les politiques publiques face aux opérations d’influences étrangères, dont plusieurs recommandations étaient consacrées au rôle de France Médias Monde et notamment la recommandation n° 13 qui fixait pour ambition de « Renforcer les moyens de France Médias Monde pour lutter contre la désinformation ».

 Cet amendement est également aligné sur les objectifs fixés par l’OTAN des 5 % de dépenses du PIB affectées à l’effort de défense, dont 1,5 % doivent couvrir des dépenses extramilitaires concourant à la résilience et à la protection des démocraties, une mission stratégique à laquelle concourt l’audiovisuel extérieur de la France.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 175 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

MM. CIGOLOTTI et BONNEAU, Mme Nathalie GOULET, M. DHERSIN, Mmes GUIDEZ et SAINT-PÉ, MM. COURTIAL et MENONVILLE, Mme FLORENNES, MM. HENNO, DUFFOURG, LAUGIER et MIZZON, Mme DEVÉSA, MM. LEVI, CADIC, Pascal MARTIN, FARGEOT et LAFON, Mmes SOLLOGOUB et BILLON, MM. HAYE et KERN, Mme PERROT et M. CHAUVET


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10


Après l’article 10

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Sous réserve qu’il constitue un pouvoir adjudicateur au sens de l’article L. 1211-1 du code de la commande publique, l’opérateur chargé de développer la capacité de production et de contribuer à l’approvisionnement de la France en munitions, désigné par décret, peut conclure des marchés de défense ou de sécurité dans les conditions prévues à l’article L. 1113-1 du même code.

II. – Le I entre en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le premier jour du douzième mois suivant la promulgation de la présente loi.

Objet

Lors de la déclaration du Gouvernement sur la situation au Proche et Moyen Orient à l’Assemblée nationale le 25 mars dernier (article 50-1 de la Constitution), le Premier ministre a annoncé la création future de « France Munitions », opérateur ayant pour mission de développer la capacité de production de la France en munitions et de contribuer à l’approvisionnement du pays.

La structuration de ce nouvel opérateur fait actuellement l’objet de travaux interministériels : dans le cadre de ces études, la capacité pour « France Munitions » de conclure des marchés de défense ou de sécurité (MDS) a été identifiée comme une condition nécessaire à son opérationnalisation.

Cet amendement propose de tirer ainsi les conclusions de ces travaux en ouvrant la faculté, pour « France Munitions », de conclure des marchés de défense ou de sécurité, sans préjuger des futures relations contractuelles entre l’État et cet opérateur.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 176 rect.

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


ARTICLE 23


I. - Alinéa 28

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Le certificat individuel de participation n’est délivré que si l’intéressé justifie avoir réalisé un examen de santé en application de l’article L. 2132-2 du code de la santé publique.

II. - Alinéa 36

Rétablir le b dans la rédaction suivante :

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Si l’examen médical mentionné à l’article L. 114-2 n’a pas été réalisé dans les conditions prévues au même article L. 114-2, ils doivent participer au rendez-vous de prévention prévu à l’article L. 1411-6-2 du code de la santé publique. » ;

Objet

L’article 23 adopté par l’Assemblée nationale subordonnait la délivrance du certificat individuel de participation à la journée de mobilisation à la justification par l’intéressé de la réalisation d’un examen de santé prévu à titre obligatoire pour les mineurs par le code de la santé publique ou, si un tel examen n'a pas été réalisé, à un rendez-vous de prévention prévu par le même code.

Il s’agit ainsi de disposer d’une photographie de la situation sanitaire et épidémiologique d’une même classe d’âge, ce qui constitue un enjeu prioritaire pour le Gouvernement.

Par conséquent, le présent amendement a pour objet de rétablir les dispositions figurant initialement à l’article 23, relatives à la nécessité pour le jeune de justifier, pour se voir délivrer le certificat individuel de participation à la journée de mobilisation, d’un examen de santé ou du rendez-vous de prévention prévus par le code de la santé publique.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 177 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. GUIOL, Mmes JOUVE et Maryse CARRÈRE, M. BILHAC, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, MM. FIALAIRE, GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et GROSVALET


ARTICLE 14


Alinéa 8

Compléter cet alinéa par deux phrases ainsi rédigées :

Ils ne peuvent eux-mêmes sous-traiter à un tiers, directement ou indirectement, l’exécution des missions impliquant l’utilisation des dispositifs mentionnés au I du présent article. Cette interdiction ne fait pas obstacle à l’intervention des agents des prestataires ou sous-traitants autorisés, lorsqu’ils remplissent les conditions prévues au présent II.

Objet

L’article 14 permet à certains opérateurs d’importance vitale de recourir, sous autorisation administrative, à des prestataires ou sous-traitants pour la mise en œuvre de dispositifs de lutte anti-drones.

Cette faculté peut se justifier au regard de la technicité des dispositifs concernés et des besoins de protection des points d’importance vitale. Elle ne doit toutefois pas conduire à une chaîne de délégations difficilement contrôlable.

Dès lors que les dispositifs en cause peuvent permettre de rendre inopérant ou de neutraliser un aéronef circulant sans personne à bord, l’administration doit pouvoir identifier précisément les personnes morales autorisées à intervenir et s’assurer que la mission n’est pas transférée à des intervenants successifs.

Le présent amendement interdit donc la sous-traitance en cascade pour les missions impliquant l’utilisation de ces dispositifs. Il ne remet pas en cause l’intervention des agents des prestataires ou sous-traitants autorisés, dès lors qu’ils remplissent les conditions de carte professionnelle, d’agrément, de formation et d’habilitation prévues par le texte.

Il renforce ainsi la lisibilité du régime d’autorisation et la maîtrise administrative des intervenants, sans affaiblir la capacité des opérateurs d’importance vitale à protéger leurs emprises sensibles.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 178 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Avis du Gouvernement
G Demande de retrait
Retiré

M. GUIOL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, MM. FIALAIRE, GROSVALET, GOLD et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 25 BIS A


Après l’article 25 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article L. 611-9 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l’application du présent article aux étudiants ayant exercé une activité militaire dans la réserve opérationnelle prévue au titre II du livre II de la quatrième partie du code de la défense, l’autorité militaire délivre, à la demande de l’étudiant, une attestation décrivant la durée des périodes accomplies, la nature des missions exercées, les responsabilités confiées ainsi que les compétences, connaissances et aptitudes acquises. Cette attestation est prise en compte par les établissements d’enseignement supérieur dans les modalités de validation prévues au présent article, notamment en vue de l’attribution de crédits du système européen d’unités d’enseignement capitalisables et transférables. »

Objet

Le droit permet déjà de reconnaître, dans le parcours universitaire, les compétences acquises au titre d’un engagement étudiant, y compris lorsqu’il s’agit d’un engagement dans la réserve opérationnelle.

En pratique, cette reconnaissance demeure toutefois inégale. Les établissements d’enseignement supérieur ne disposent pas toujours d’éléments suffisamment précis pour apprécier la nature des missions exercées, les responsabilités confiées ou les compétences acquises dans le cadre de la réserve.

Le présent amendement vise à rendre ce droit plus effectif. Il prévoit que l’autorité militaire puisse délivrer, à la demande de l’étudiant réserviste, une attestation décrivant son engagement.

Cette attestation pourra être prise en compte par les établissements pour valoriser l’engagement dans le cursus universitaire, notamment sous forme de crédits ECTS. L’amendement ne crée aucune automaticité et respecte l’autonomie pédagogique des établissements.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 179 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. GUIOL, Mmes JOUVE, BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, MM. FIALAIRE, GOLD, BILHAC et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

L’effort de réarmement de la France demeure indissociable de son attachement au droit international, à la Charte des Nations unies, au droit international humanitaire et à la protection des populations civiles. Cet attachement guide l’action de nos forces lorsqu’elles sont engagées dans des opérations extérieures, dans le cadre de coalitions ou sous mandat international. À ce titre, la France réaffirme son soutien à la stabilité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban, ainsi qu’à la pleine mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, en particulier la résolution 1701. Elle continue de contribuer, dans ce cadre, aux efforts internationaux de désescalade, de protection des populations civiles et de soutien aux forces armées libanaises.

Objet

Cet amendement vise à réaffirmer que l’effort de réarmement engagé par la France ne saurait être dissocié du respect du droit international, du droit international humanitaire et de la protection des populations civiles.

L’actualisation de la programmation militaire intervient dans un contexte de durcissement stratégique et de multiplication des crises régionales.

Les développements récents au Liban, marqués notamment par la progression de l’armée israélienne jusqu’à la forteresse de Beaufort, rappellent combien les risques d’extension des conflits, de violation de la souveraineté des États et d’atteinte aux populations civiles demeurent élevés.

Dans ce contexte, le renforcement de nos capacités militaires doit rester ordonné à une conception exigeante de la puissance. Pour la France, réarmer ne signifie pas s’affranchir du droit, mais se donner les moyens de défendre une certaine idée de l’ordre international, fondée sur la souveraineté des États, la prévention de l’escalade et la protection des civils.

L’amendement rappelle ainsi l’attachement de la France à la stabilité du Liban, à sa souveraineté et à son intégrité territoriale. La référence à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies permet d’inscrire cette mention dans un cadre diplomatique solide et conforme à la position traditionnelle de la France dans la région.

Il s’agit d’un amendement de principe, qui affirme que la puissance militaire française ne se conçoit pas comme une puissance d’abaissement du droit, mais comme un instrument de souveraineté, de protection et de stabilité.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 180 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. GUIOL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 17

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Dans ses choix capacitaires, industriels et technologiques, la France veille à conserver la maîtrise effective de ses capacités critiques. Les coopérations conduites avec nos alliés, y compris les États-Unis, demeurent indispensables à notre sécurité collective. Elles ne doivent toutefois pas placer la France dans une situation de dépendance pour l’emploi, la maintenance, l’évolution ou l’exportation de ses équipements militaires. À ce titre, la programmation militaire privilégie, chaque fois que cela est possible, les solutions nationales ou européennes permettant de garantir la maîtrise des composants, des logiciels, des données, des chaînes de maintenance, des approvisionnements et des conditions d’emploi opérationnel.

Objet

Cet amendement vise à renforcer l’exigence de souveraineté capacitaire de la France dans le rapport annexé.

La relation transatlantique demeure essentielle à notre sécurité collective. Elle ne doit toutefois pas conduire à une dépendance excessive à l’égard de capacités, de composants, de logiciels, de services numériques ou de régimes d’autorisation placés sous contrôle étranger. La liberté d’emploi, de maintenance, d’évolution et d’exportation de nos équipements militaires constitue une condition concrète de l’autonomie stratégique.

L’amendement ne remet pas en cause les coopérations avec les États-Unis ni l’appartenance de la France à l’Alliance atlantique. Il affirme simplement que ces coopérations doivent être compatibles avec la liberté de décision de la France et la maîtrise souveraine de ses capacités critiques.

Il s’inscrit dans la logique du rapport annexé, qui prévoit déjà de privilégier les capacités industrielles nationales et européennes afin de limiter les risques liés aux opérateurs extra-européens. Il donne à cette orientation une portée politique plus explicite, en rappelant que l’effort de réarmement doit renforcer notre autonomie stratégique, et non substituer une dépendance extérieure à une autre.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 181 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. GUIOL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, MM. FIALAIRE, GOLD, GROSVALET et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 49

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

L’effort de réarmement de la France s’inscrit dans le soutien durable apporté à l’Ukraine face à l’agression menée par la Fédération de Russie. Ce soutien, conduit dans un cadre national, européen et allié, participe directement à la sécurité du continent européen. Il impose de tirer pleinement les enseignements militaires du conflit, notamment en matière de munitions, de drones, de défense surface-air, de guerre électronique, de renseignement, de logistique, de protection des infrastructures critiques et de capacité industrielle à soutenir un effort prolongé. La France veillera à ce que l’aide militaire apportée à l’Ukraine s’accompagne du recomplètement des stocks cédés, de la préservation du niveau de préparation opérationnelle de ses forces et du renforcement de la base industrielle et technologique de défense nationale et européenne.

Objet

Cet amendement vise à inscrire explicitement, dans le rapport annexé, le soutien de la France à l’Ukraine face à l’agression russe.

L’actualisation de la LPM est directement éclairée par le retour de la guerre de haute intensité sur le continent européen. Le conflit en Ukraine a mis en évidence le rôle central des stocks de munitions, des drones, de la défense surface-air, de la guerre électronique, du renseignement, de la logistique et de la résilience industrielle.

Il convient donc de rappeler que l’aide militaire apportée à l’Ukraine participe à la sécurité européenne, tout en devant s’accompagner d’un effort de recomplètement des stocks et de préservation de la préparation opérationnelle des forces françaises.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 182 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

M. GUIOL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, MM. FIALAIRE, GOLD et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 51

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La France soutient la construction progressive d’une défense européenne pleinement opérationnelle, capable de renforcer l’autonomie stratégique du continent et de réduire les dépendances capacitaires, industrielles et technologiques qui limitent la liberté d’action des Européens. Sans se substituer aux armées nationales ni aux engagements résultant de l’Alliance atlantique, cette ambition doit ouvrir la voie, à terme, à une véritable armée européenne, fondée sur des capacités communes, des chaînes industrielles souveraines, une culture stratégique partagée, des exercices conjoints réguliers et une capacité d’action autonome lorsque les intérêts de sécurité des Européens l’exigent.

Objet

Cet amendement vise à affirmer, dans le rapport annexé, l’ambition d’une défense européenne plus opérationnelle, fondée sur la capacité des États européens à agréger leurs forces, leurs équipements et leurs chaînes industrielles au sein d’un ensemble multinational capable d’agir de manière autonome pour répondre à des situations militaires spécifiques, engageant des intérêts de sécurité communautaires.

Le rapport annexé prévoit déjà le développement de projets communs, la préférence européenne et la mobilisation des instruments européens de financement de la défense. Il convient d’aller plus loin en inscrivant ces efforts dans un horizon politique plus lisible, à savoir la capacité des Européens à assurer eux-mêmes leur sécurité lorsque leurs intérêts essentiels sont en jeu.

La rédaction proposée ne remet pas en cause les armées nationales, ni les engagements de la France dans l’Alliance atlantique. Elle affirme toutefois que l’autonomie stratégique européenne suppose davantage que des acquisitions conjointes : elle exige des capacités communes, une base industrielle européenne consolidée, des exercices partagés et une culture stratégique permettant une action autonome.

Cet amendement constitue ainsi un marqueur politique en faveur d’une Europe de la défense plus ambitieuse, sans méconnaître les prérogatives souveraines des États membres.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 183 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. GUIOL, Mme JOUVE, M. BILHAC, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, MM. GOLD, FIALAIRE et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 9

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La France renforce ses moyens pour détecter, attribuer et contrer les campagnes de désinformation et d’influence menées par des puissances étrangères hostiles. Ces opérations visent à fragiliser la cohésion nationale, à perturber le débat démocratique et à affaiblir le soutien apporté à nos alliés. Cette action s’appuie sur une coopération renforcée entre les services de l’État, les autorités compétentes et nos partenaires européens, dans le respect de la liberté d’expression, du pluralisme et de l’indépendance des médias.

Objet

Cet amendement vise à renforcer la prise en compte des ingérences informationnelles conduites ou relayées par des puissances étrangères hostiles.

L’actualisation de la programmation militaire intervient dans un contexte où les menaces hybrides ne se limitent plus aux cyberattaques ou aux opérations clandestines. Elles empruntent aussi les voies de la propagande, de la manipulation de l’information et de la réintégration progressive, dans le débat public national, d’anciens relais de médias d’État étrangers ayant participé à des stratégies de désinformation.

La suspension, au niveau européen, de la diffusion de RT et de Sputnik après l’agression russe contre l’Ukraine a rappelé que certains organes médiatiques ne relèvent pas seulement du débat d’opinion, mais peuvent s’inscrire dans une stratégie organisée d’influence, de déstabilisation et de justification de l’action d’une puissance étrangère. Les débats récents autour de la réapparition, dans l’espace médiatique français, d’anciennes figures de RT France montrent que cette vigilance demeure nécessaire.

Le présent amendement n’entend évidemment pas remettre en cause la liberté d’expression, le pluralisme des opinions ou l’indépendance des médias. Il vise au contraire à mieux distinguer le débat démocratique, qui doit rester libre, des opérations d’influence conduites au bénéfice d’intérêts étrangers hostiles.

Il inscrit ainsi l’effort de réarmement dans une conception plus complète de la défense nationale, qui inclut la protection de l’espace informationnel, la résilience démocratique et la capacité de l’État à identifier, attribuer et contrer les stratégies hybrides.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 184

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 50, seconde phrase

Supprimer cette phrase. 

Objet

Le projet de loi d’actualisation de la LPM est destiné à mettre à jour la loi de programmation militaire qui concerne les besoins militaires des armées, directions et services du ministère des Armées. Les gendarmes sont des personnels à statut militaire mais relèvent du ministère de l’Intérieur (exception faite de la gendarmerie de l’air). Le ministère de l’intérieur dispose de sa propre loi de programmation. Le besoin de la gendarmerie nationale en armes et munitions est budgété et exécuté sur le programme 152 « Gendarmerie nationale », action 4 Commandement, ressources humaines et logistique, brique « équipements fonctionnement ».

Il n’appartient donc pas au ministère des Armées de prendre en charge ce type de besoins. Le projet de loi de finances pour 2027 pourrait donc être l’occasion de soumettre la proposition formulée quant à la densification des stocks de munitions de petit calibre pour prise en compte par le programme 152 « gendarmerie nationale » ou être discutée dans le cadre de la future LOPMI post-2027.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 185

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 30, seconde phrase

Rédiger ainsi cette phrase :

L’extension éventuelle de cette obligation aux Français âgés de plus de 25 ans à la date d’entrée en vigueur de la présente loi fera l’objet d’une étude, tenant compte des enseignements de la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 113-7 du code du service national dans sa rédaction résultant de la présente loi et des moyens alloués à l’administration chargée du service national.

Objet

L’alinéa 30 prévoit, à l’égard des Français âgés de plus de 25 ans, le principe d’une extension progressive de l’obligation d’actualisation des données déclarées lors du recensement et actualisées jusqu’à l’âge de 50 ans. Un tel principe entre en contradiction avec l’alinéa 43 de l’article 23 qui réserve cette obligation aux seuls Français de moins de 25 ans à la date d ‘entrée en vigueur de l’article L. 113-7, afin de prévoir une montée en puissance progressive de cette obligation nouvelle.

L’amendement a pour objet de rétablir la cohérence sur ce point entre le rapport annexé et l’article 23, en substituant au principe de l’extension progressive la réalisation d’une étude sur le sujet, éclairée notamment par les premiers retours d’expérience des nouvelles dispositions.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 186

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 50, seconde phrase

Supprimer cette phrase.

Objet

Le projet de loi d’actualisation de la LPM est destiné à mettre à jour la loi de programmation militaire qui concerne les besoins militaires des armées, directions et services du ministère des Armées. Les gendarmes sont des personnels à statut militaire mais relèvent du ministère de l’Intérieur (exception faite de la gendarmerie de l’air). Le ministère de l’intérieur dispose de sa propre loi de programmation. Le besoin de la gendarmerie nationale en armes et munitions est budgété et exécuté sur le programme 152 « Gendarmerie nationale », action 4 Commandement, ressources humaines et logistique, brique « équipements fonctionnement ».

Il n’appartient donc pas au ministère des Armées de prendre en charge ce type de besoins. Le projet de loi de finances pour 2027 pourrait donc être l’occasion de soumettre la proposition formulée quant à la densification des stocks de munitions de petit calibre pour prise en compte par le programme 152 « gendarmerie nationale » ou être discutée dans le cadre de la future LOPMI post-2027.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 187

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme DURANTON, MM. LEMOYNE, PATRIAT, BUIS et BUVAL, Mme CAZEBONNE, M. FOUASSIN, Mme HAVET, MM. IACOVELLI, KULIMOETOKE, LÉVRIER et MOHAMED SOILIHI, Mme NADILLE, M. PATIENT, Mme PHINERA-HORTH, MM. RAMBAUD et ROHFRITSCH, Mme SCHILLINGER, M. THÉOPHILE

et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 32

Rédiger ainsi cet alinéa :

En outre, afin de garantir la montée en puissance de la résilience nationale, cet effort budgétaire confirme la volonté de sanctuariser un montant minimum de 550 millions d’euros sur la durée de la loi relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense au profit de l’équipement et de l’activité des appelés du service national et des réservistes.

Objet

Le rapport annexé mentionne dans son alinéa 32 que, « afin de garantir la montée en puissance de la résilience nationale, cet effort budgétaire confirme la volonté de sanctuariser, sur la durée de la LPM, un montant minimal de 550 millions d’euros consacré spécifiquement à l’équipement et à la modernisation de la réserve militaire ».

En cohérence avec la volonté de renforcer la résilience de la nation, cet effort d’équipement et de modernisation pourrait être étendu en faveur de l’accompagnement de l’engagement citoyen au profit de la consolidation du lien armée-nation, indispensable à la défense de notre souveraineté et de notre sécurité commune, quelles que soient ses modalités. Ces 550M € réservistes pourraient être mis au profit des réservistes mais aussi des appelés du service national, considérant que les deux participent du même objectif global.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 188 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme BERTHET, MM. ANGLARS, COURTIAL et GENET, Mmes JOSEPH et LASSARADE, MM. MILON, PANUNZI et RAPIN et Mmes ROMAGNY et VENTALON


ARTICLE 6


Alinéa 3

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Lorsque les produits concernés relèvent du champ du code de la santé publique, la décision est prise après avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, afin qu’elle s’assure que les obligations prévues au premier alinéa du présent article n’entraînent pas de cumul conduisant à un niveau de stock global excédant celui strictement nécessaire à la continuité de l’activité d’importance vitale et tenant compte des mesures mises en œuvre par l’opérateur en application de l’article L. 5121-29 du code de la santé publique.

Objet

Cet amendement garantit la cohérence entre les exigences de souveraineté et les impératifs de santé publique, en associant l’autorité sanitaire compétente aux décisions relatives aux produits de santé.

Les produits relevant du code de la santé publique (médicaments, dispositifs médicaux, produits biologiques ou encore matières premières à usage pharmaceutique) présentent des caractéristiques techniques, réglementaires et sanitaires qui leur sont propres. Les décisions portant sur leurs conditions de stockage, de disponibilité ou de gestion stratégique ne peuvent être utilement arrêtées sans une expertise sectorielle approfondie, que seule l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est en mesure d’apporter dans le cadre de ses missions légales.

L’ANSM dispose en effet d’une connaissance précise des marchés d’approvisionnement, des tensions récurrentes en matière de disponibilité, des contraintes de fabrication et de distribution, ainsi que des risques sanitaires associés à une rupture ou à une indisponibilité de ces produits. À ce titre, son association formelle au processus décisionnel constitue non seulement une garantie d’expertise, mais également un gage de cohérence entre les obligations imposées au titre de la souveraineté économique et les exigences propres au droit de la santé publique.

Sans une telle coordination, il existe un risque que des décisions prises par l’autorité administrative compétente en matière d’activités d’importance vitale méconnaissent les réalités du secteur pharmaceutique ou entrent en tension avec les dispositifs déjà prévus par le code de la santé publique.

Le présent amendement remédie à cette lacune en instaurant une procédure d’avis obligatoire de l’ANSM, préalablement à toute décision affectant des produits relevant de son champ de compétence, assurant ainsi une gouvernance interinstitutionnelle cohérente et adaptée aux enjeux sanitaires.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 189 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

Mme BERTHET, MM. ANGLARS, COURTIAL et GENET, Mmes GUIDEZ, JOSEPH et LASSARADE, MM. MILON, PANUNZI et RAPIN et Mme VENTALON


ARTICLE 6


Après l’alinéa 11

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« ...° Des contraintes spécifiques liées à la durée de conservation, aux conditions de stockage et aux risques de péremption des produits concernés ;

Objet

Les médicaments et produits de santé présentent des contraintes techniques et réglementaires spécifiques qui doivent être pleinement intégrées dans la définition des obligations de stockage, afin d’éviter des pertes économiques significatives et des risques sanitaires pour les patients.

À la différence des biens industriels courants, les médicaments et produits de santé sont soumis à un ensemble de contraintes physiques, chimiques et réglementaires qui rendent leur stockage structurellement différent de celui d’autres produits stratégiques. Ces contraintes, si elles ne sont pas prises en compte dans la fixation des obligations de stockage, sont susceptibles de générer des effets contre-productifs, tant sur le plan économique que sur le plan sanitaire.

En premier lieu, les médicaments sont des produits périssables dont la durée de conservation est strictement encadrée. Passée la date de péremption, un produit ne peut plus légalement être mis sur le marché ni administré à un patient, quelle que soit sa valeur intrinsèque. Imposer des niveaux de stock sans tenir compte de cette réalité conduit mécaniquement à des destructions de produits, représentant des pertes économiques directes pour les opérateurs et un gaspillage de ressources de santé aux conséquences environnementales et financières significatives.

En second lieu, de nombreux médicaments requièrent des conditions de conservation strictement définies telles qu’une température contrôlée, la protection de la lumière, l’atmosphère maîtrisée, une chaîne du froid ininterrompue pour les produits biologiques et les vaccins. Ces conditions impliquent des infrastructures de stockage spécialisées, onéreuses et de capacité nécessairement limitée. Fixer des obligations de stock sans intégrer ces contraintes revient à ignorer les limites physiques et économiques réelles des capacités d’entreposage disponibles, au risque d’imposer des obligations structurellement impossibles à satisfaire ou d’en reporter le coût intégralement sur les opérateurs.

En troisième lieu, la nécessité de renouveler régulièrement les stocks pour prévenir la péremption impose aux opérateurs une gestion active et coûteuse de la rotation des produits, incompatible avec une logique de stock figé telle que peuvent la connaître d’autres secteurs industriels.

Le présent amendement vise en conséquence à inscrire explicitement ces contraintes parmi les critères que l’autorité administrative doit prendre en compte pour fixer les obligations de stockage. Il s’agit de garantir que ces obligations soient définies de manière réaliste, proportionnée et techniquement fondée, dans le respect des spécificités irréductibles du secteur pharmaceutique, et d’éviter qu’une approche uniforme ne conduise à des obligations à la fois économiquement insoutenables et opérationnellement inapplicables.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 190 rect.

2 juin 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 191 rect.

2 juin 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 192

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Avis du gouvernement
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 113, première phrase

Remplacer le nombre :

41

par le nombre :

50

Objet

L’A400M Atlas s’est imposé comme un outil indispensable de projection stratégique, de soutien aux opérations et d’intervention humanitaire. La trajectoire actuelle traduit un désengagement préoccupant, avec une cible ramenée à 41 appareils à l’horizon 2035, contre un objectif initial de 50. Cette réduction fragilise à la fois nos capacités opérationnelles et l’équilibre du programme industriel. Elle conduit déjà à une sur-utilisation d’un parc limité, pesant sur la disponibilité des appareils et sur les équipages, alors même que les besoins de projection augmentent.

À l’inverse, certains de nos partenaires, notamment l’Allemagne, ont déjà dépassé ce seuil, illustrant l’importance stratégique de cette capacité. Par ailleurs, l’étalement des livraisons affaiblit la soutenabilité industrielle du programme et fait peser un risque réel sur la continuité des chaînes de production. Enfin, disposer d’une flotte renforcée permettrait à la France de conserver une capacité de réaction rapide, y compris pour répondre à des besoins urgents à l’exportation ou à des situations de crise nécessitant des moyens de transport lourds disponibles immédiatement.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 193

1 juin 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 194

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. SZCZUREK, HOCHART et DUROX


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 51, dernière phrase

Supprimer cette phrase.

Objet

Le Rassemblement national s’oppose aux programmes européens de défense tels qu’EDIP ou le plan « ReArm Europe ».

Présentés comme des outils au service d’une prétendue souveraineté européenne, ces dispositifs fragilisent la France, seul pays de l’Union européenne à disposer d’une base industrielle et technologique de défense complète et autonome.

En effet, ces programmes conduisent à détourner l’argent du contribuable français vers des achats de matériels étrangers, notamment américains, parfois au bénéfice de partenaires qui ne partagent ni nos intérêts ni nos priorités industrielles.

Face à cette dérive, une règle simple doit s’imposer : les besoins de nos armées doivent être couverts en priorité par des solutions nationales, chaque fois que cela est possible. Les solutions européennes ne peuvent intervenir qu’en second lieu, et uniquement lorsqu’elles respectent pleinement les intérêts stratégiques, industriels et opérationnels de la France.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 195

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


ARTICLE 1ER


Seconde phrase

Remplacer les mots :

à 2,7 % au minimum en 2030, avec l’objectif d’atteindre 3,5 % à l’horizon 2035

par les mots :

puis engager une trajectoire visant au minimum 3 % du produit intérieur brut à l’horizon 2030

Objet

La dégradation du contexte stratégique, marquée par le retour des conflits de haute intensité et la montée des tensions entre puissances, impose un relèvement significatif de l’effort de défense.

Cette exigence est portée de longue date par le Rassemblement national, dont le programme prévoit depuis 2017 de porter l’effort de défense à minimum 3 % du PIB. Elle s’inscrit dans une vision globale de « réarmement de la France-puissance », fondée sur la souveraineté stratégique, la capacité à agir sur tous les théâtres et la préservation de l’indépendance nationale.

Le seuil de 2 % du PIB, correspondant à un minimum OTAN, demeure insuffisant pour une puissance militaire mondiale disposant de la dissuasion nucléaire, d’un vaste domaine maritime et d’intérêts stratégiques globaux. Les armées françaises sont aujourd’hui sollicitées au-delà de leurs moyens, tandis que les stocks, les effectifs et les capacités industrielles restent sous-dimensionnés au regard de la multiplication des menaces hybrides.

Si une prise de conscience existe désormais, elle apparaît non seulement tardive mais encore insuffisante. L’effort engagé ne permet pas de financer pleinement un modèle d’armée capable de soutenir un engagement de haute intensité dans la durée.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 196

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 65

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Afin de garantir la continuité et la résilience des capacités nationales de télécommunications spatiales militaires, la loi de programmation militaire devra intégrer le lancement en réalisation d’un troisième satellite de télécommunications militaires de type Syracuse IV-C, en complément des initiatives européennes en orbite basse, dont le calendrier demeure incertain.

Objet

La fin de vie programmée à l’horizon 2030 des satellites franco-italiens Sicral 2 et Athena-Fidus fait peser un risque réel de rupture capacitaire en matière de télécommunications spatiales militaires. Dans le même temps, la loi de programmation militaire 2024-2030 a renoncé à la mise en orbite d’un troisième satellite Syracuse IV, au profit du développement de la constellation européenne Iris2.

Or, si son entrée en service opérationnelle était initialement envisagée à partir de 2030, le pilotage du projet directement par la Commission européenne semble désormais conduire à un décalage du calendrier au-delà de 2032. Ce glissement renforce significativement le risque de discontinuité capacitaire.

Par ailleurs, cette constellation, de nature civile et reposant sur une architecture en orbite basse, ne présente ni les mêmes garanties de sécurité ni les mêmes caractéristiques de résilience que les satellites militaires patrimoniaux en orbite géostationnaire. Il convient au contraire de rappeler la complémentarité indispensable entre ces deux segments : d’une part, des satellites militaires souverains, durcis et hautement sécurisés ; d’autre part, des constellations de connectivité en orbite basse, plus flexibles mais moins protégées.

En outre, la suppression du programme Syracuse IV-C fragilise l’ensemble de la filière industrielle nationale des télécommunications spatiales, déjà confrontée à de profondes restructurations et à un risque de perte de compétences critiques.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 197

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 84

Insérer sept alinéas ainsi rédigés :

La prolifération des systèmes numérisés et la généralisation des drones sur le champ de bataille conduisent à une densification sans précédent du spectre électromagnétique. Cette évolution, appelée à s’accélérer dans les prochaines années, fait de la maîtrise de l’environnement électromagnétique une condition essentielle de la supériorité opérationnelle. Dans ce domaine, les armées françaises présentent encore plusieurs lacunes capacitaires qui devront faire l’objet d’un effort de rattrapage.

Cet effort devra porter sur les trois composantes de la guerre électronique que sont le renseignement, la protection et l’action offensive. Les capacités de brouillage offensif devront être renforcées au sein des trois armées afin de permettre la perturbation des communications, des systèmes de navigation et des chaînes de commandement adverses. La modernisation des équipements existants devra être accélérée. L’opportunité de doubler les capacités tactiques de guerre électronique actuellement détenues par le 54e régiment de transmissions, par la création d’un second régiment spécialisé, devra être étudiée. 

Dans le domaine naval, l’acquisition de capacités de guerre électronique devra être poursuivie afin de garantir la protection de l’ensemble des bâtiments majeurs de la Marine nationale. Les frégates de défense et d’intervention (FDI) du fait de l’absence totale de brouilleurs antimissiles sur ces dernières, devront être dotées de ces capacités au plus vite. De même, au vu du nombre d’équipements de lutte électromagnétique contre les drones, ces dernières devront être significativement renforcées à l’horizon 2030. 

L’armée de l’Air et de l’Espace devra résorber les lacunes identifiées dans le domaine de la pénétration des espaces aériens contestés. À ce titre, l’accélération du développement des capacités de suppression des défenses aériennes ennemies (SEAD) ainsi que la mise au point d’un pod de brouillage dédié au Rafale constitueront des priorités. 

En matière de protection, les capacités de levurage devront être renforcées afin d’accroître la survivabilité des postes de commandement et des infrastructures critiques. Le développement de solutions permettant la réplication et l’imitation des signatures électromagnétiques des postes de commandement de brigade et de division devra être poursuivi au profit de l’armée de Terre. 

De manière plus générale, la modernisation des capteurs, des effecteurs, des architectures de traitement et des chaînes d’exploitation des données électromagnétiques devra être accélérée, notamment grâce à l’intégration de solutions reposant sur l’intelligence artificielle.

Enfin, afin d’améliorer l’attractivité des métiers de la guerre électronique et de répondre aux difficultés de recrutement rencontrées dans cette spécialité, le bénéfice de la prime d’attractivité aujourd’hui accordée aux spécialistes du cyber devra être étendu aux spécialistes de la guerre électronique.

Objet

La guerre en Ukraine, les opérations récentes au Moyen-Orient ainsi que les enseignements tirés des conflits de haute intensité démontrent que la maîtrise du spectre électromagnétique est redevenue un facteur déterminant de la supériorité militaire.

La généralisation des drones, la multiplication des capteurs connectés, l’accroissement des transmissions numériques conduisent à une densification continue de l’environnement électromagnétique. À titre d’exemple, un drone américain MQ-1 a consommé cinq fois plus de bande passante en 2003 que l’intégralité de l’opération américaine en Irak de 1991. Aujourd’hui la consommation est exponentiellement plus élevée. Dans ce contexte, la capacité à détecter, intercepter, analyser, brouiller, tromper ou protéger les émissions électromagnétiques adverses constitue désormais une fonction opérationnelle essentielle.

Or, malgré des savoir-faire reconnus, les armées françaises accusent encore plusieurs retards capacitaires dans ce domaine. Les capacités offensives de brouillage demeurent limitées au regard des besoins d’un engagement de haute intensité. Les moyens navals de lutte électromagnétique contre les missiles et les drones doivent être renforcés. L’armée de l’Air et de l’Espace doit poursuivre le développement de capacités lui permettant d’opérer dans des espaces aériens fortement contestés, notamment grâce à des moyens modernes de suppression des défenses aériennes ennemies et à l’intégration de capacités de brouillage dédiées au Rafale.

Parallèlement, la protection des forces exige le développement de nouvelles capacités de levurage et de déception électromagnétique afin de préserver les postes de commandement et les infrastructures critiques contre les frappes de précision adverses. La modernisation des capteurs, des effecteurs et des chaînes de traitement, doit également permettre de tirer pleinement parti des avancées de l’intelligence artificielle pour accélérer l’exploitation du renseignement électromagnétique.

Enfin, l’efficacité de cette montée en puissance dépendra de la capacité des armées à recruter et fidéliser les spécialistes de la guerre électronique. Dans un contexte de forte concurrence avec le secteur privé, il apparaît nécessaire d’étendre aux personnels concernés les dispositifs indemnitaires actuellement prévus pour les spécialistes du cyber.

Le présent amendement vise ainsi à faire de la guerre électronique une priorité explicite de la prochaine actualisation de la loi de programmation militaire, afin de garantir aux armées françaises les capacités nécessaires pour opérer dans les conflits de demain.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 198

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 96, au début

Insérer une phrase et les mots :

Constatant que les retards et les divergences capacitaires du programme MGCS (Main Ground Combat System) compromettent le renouvellement, dans des délais compatibles avec les besoins opérationnels, des capacités de combat blindé lourd, la présente actualisation met fin à la participation de la France à ce programme. En conséquence,

Objet

Notre armée a besoin d’un char destiné à succéder au Leclerc : c’est un fait incontestable. Le Rassemblement national reconnaît par ailleurs que le développement d’un tel équipement en coopération peut présenter un intérêt, notamment pour mutualiser les coûts et partager certaines capacités industrielles. C’est dans cet esprit qu’a été lancé le programme Main Ground Combat System (MGCS), censé aboutir, à l’horizon du milieu des années 2030, à un système de combat remplaçant le Leclerc, dans le cadre d’une coopération franco-allemande.

Cependant, ce projet suscite de fortes réserves. Il est aujourd’hui fragilisé par des désaccords industriels persistants. L’annonce, le 15 octobre 2023, d’un programme concurrent germano-italien de blindé ( « LRMV » ), ainsi que la volonté affichée par l’Allemagne de privilégier ses propres développements, laissent craindre un échec à terme du MGCS.

Nos partenaires italiens ne sont d’ailleurs pas en cause ; ils ont au contraire su adapter leur stratégie à l’évolution des menaces. Or, le MGCS repose sur des hypothèses stratégiques datées, conçues dans un contexte qui n’est plus celui d’aujourd’hui.

Plus de dix ans après son lancement, le programme en est encore à une phase d’étude préliminaire. Dans le même temps, d’autres puissances militaires — États-Unis, Russie, Israël, Corée du Sud — ont déjà fait évoluer leurs équipements, leurs doctrines et leurs calendriers.

Par ailleurs, les différences profondes entre la France et l’Allemagne en matière de doctrine militaire rendent ce programme particulièrement fragile. La France privilégie une armée de projection, tandis que l’Allemagne reste orientée vers un modèle terrestre. Ces divergences se retrouvent également dans les règles d’exportation, souvent plus restrictives outre-Rhin, ce qui limite les perspectives commerciales des équipements développés en commun.

Dès lors, la viabilité industrielle du MGCS apparaît incertaine. Un programme long, coûteux et mal aligné sur les besoins opérationnels risque de déboucher sur un matériel inadapté et difficilement exportable.

Dans ces conditions, il apparaît nécessaire de tirer les conséquences de l’état encore embryonnaire du programme et d’en acter l’abandon, avant que de nouveaux investissements ne soient engagés sans garantie sérieuse de succès. Parallèlement, des études devront être engagées afin de définir les capacités appelées à succéder au char Leclerc, dans le but de prévenir tout risque de rupture capacitaire. Ces travaux devront s’inscrire dans une logique de souveraineté, en privilégiant le développement d’une solution nationale adaptée aux besoins opérationnels de nos armées.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 199

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 107

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

L'actualisation de la programmation militaire intègre en outre l'affectation d'un patrouilleur outre-mer (POM) supplémentaire à Mayotte, dédié de manière exclusive à ce territoire.

Objet

Les outre-mer constituent des espaces stratégiques majeurs pour la France, tant du point de vue de la souveraineté que de la protection des intérêts économiques, environnementaux et sécuritaires. Leur dispersion géographique et leur insertion dans des environnements régionaux souvent instables en font des zones particulièrement exposées.

Dans ce contexte, la situation de Mayotte appelle une attention renforcée. Située dans une zone marquée par des tensions migratoires importantes, des trafics illicites et une instabilité régionale croissante, l'île est également confrontée aux effets du changement climatique et à des risques accrus d'ingérences étrangères. Or, les moyens actuellement déployés pour assurer les missions de souveraineté et de contrôle des espaces maritimes dans cette zone demeurent insuffisants au regard de l'intensité des enjeux. Il en résulte une capacité d'action limitée pour faire face efficacement aux défis sécuritaires et humanitaires.

Le présent amendement vise donc à renforcer de manière concrète et ciblée les moyens de l'action de l'État en mer dans l'océan Indien, en prévoyant l'affectation d'un patrouilleur outre-mer supplémentaire à Mayotte dans le cadre de l'actualisation de la programmation militaire. Cette mesure permettra d'améliorer significativement la surveillance maritime, de renforcer la lutte contre les trafics illicites et l'immigration irrégulière, et d'accroître la capacité de réaction des forces françaises dans une zone où les enjeux de souveraineté sont de plus en plus contestés.

Elle répond ainsi à la nécessité de ne pas laisser les territoires ultramarins insuffisamment protégés dans un contexte international marqué par une compétition stratégique accrue, des crises régionales persistantes et des défis transnationaux en constante augmentation.






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 200

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


I. – Alinéa 102, dernière phrase

Supprimer cette phrase.

II. – Après l’alinéa 102

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Le programme European Patrol Corvette (EPC) tel qu’il est conçu aujourd’hui constitue une erreur stratégique et opérationnelle. Si une coopération européenne sur certaines technologies communes (systèmes de combat, capteurs, communications) est non seulement envisageable mais souhaitable, le développement d’une corvette commune représente en revanche une impasse. Les corvettes françaises, italiennes, espagnoles ou grecques ne répondent pas aux mêmes doctrines d’emploi, ne sont pas déployées dans les mêmes zones maritimes, et ne servent pas les mêmes besoins opérationnels. Vouloir fondre ces exigences nationales divergentes dans un programme unique, c’est prendre le risque de produire un bâtiment qui ne satisfera pleinement aucune marine, au prix d’une complexité industrielle et financière considérable. La coopération européenne en matière navale doit se concentrer sur ce qui fait sens en commun, et non sur une convergence artificielle qui sacrifierait l’efficacité opérationnelle sur l’autel d’une intégration de façade.

Objet

Le présent amendement vise à remettre en question la pertinence du programme European Patrol Corvette tel qu’il est actuellement conçu, en soulignant les limites structurelles d’une approche excessivement intégrée en matière de construction navale.

Si la coopération européenne peut constituer un levier utile dans certains domaines, notamment pour le développement de technologies communes ou l’interopérabilité des systèmes, elle ne saurait s’imposer de manière uniforme à l’ensemble des capacités opérationnelles. En matière navale, les besoins des marines européennes demeurent profondément différenciés, en raison de doctrines d’emploi distinctes, d’environnements stratégiques variés et d’intérêts géopolitiques propres à chaque État.

Dans ce contexte, le développement d’une corvette commune apparaît comme une démarche inadaptée. La recherche d’un compromis entre des exigences nationales divergentes risque de conduire à un bâtiment polyvalent en apparence, mais insuffisamment optimisé pour répondre efficacement aux besoins spécifiques de chaque marine. Une telle approche est susceptible d’engendrer des surcoûts, des retards et une complexité industrielle accrue, au détriment de l’efficacité opérationnelle.

Par ailleurs, l’expérience de précédents programmes de coopération a mis en évidence les difficultés inhérentes à ce type de projets, notamment en matière de gouvernance, de calendrier et d’arbitrages capacitaires.

Dès lors, cet amendement propose de réaffirmer une ligne directrice claire : privilégier les coopérations européennes là où elles apportent une réelle valeur ajoutée, notamment sur les briques technologiques, tout en préservant la capacité de la France à développer de manière autonome des plateformes pleinement adaptées aux besoins de sa Marine.






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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 201

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 108, tableau, dixième ligne, troisième colonne :

Remplacer le nombre :

15

par le nombre :

18

 

Objet

Le présent amendement vise à porter le format des frégates de premier rang de 15 à 18 unités, afin de répondre aux exigences opérationnelles de la marine nationale dans un contexte stratégique fortement dégradé.

La France, puissance maritime mondiale, doit être en mesure d’assurer simultanément la protection de ses intérêts, la sécurisation de ses espaces maritimes, notamment ultramarins, et la permanence de ses déploiements navals. Le format actuel de 15 frégates ne permet pas de satisfaire durablement ces objectifs.

Cette insuffisance est d’autant plus manifeste que la nécessité d’un format porté à 18 frégates de premier rang a été clairement reconnue par le ministre des Armées lui-même en février 2025. Ce décalage interroge la cohérence et la sincérité de la trajectoire proposée, dans un contexte où la crédibilité de notre outil naval repose précisément sur la capacité à tenir dans la durée des engagements multiples et simultanés.

Le présent amendement propose donc de mettre en cohérence les déclarations du Gouvernement avec les actes, en portant effectivement le format de la flotte de premier rang à 18 unités, niveau reconnu comme nécessaire mais aujourd’hui non atteint.

Cet effort capacitaire peut être financé par une réorientation des priorités budgétaires, mettant fin aux contributions versées à la Facilité européenne pour la paix qu’on ne versera plus dès 2028. La défense de la France n’a pas vocation à être financée à Bruxelles, ni pilotée à Bruxelles. La défense est une responsabilité nationale, et elle doit le rester.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 202

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 2

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

La mise en œuvre de cette trajectoire suppose une réorientation de certaines contributions extérieures, notamment celles versées à la Facilité européenne pour la paix, afin de garantir les marges budgétaires nécessaires à son exécution.

Objet

Le présent amendement vise à préciser les conditions de financement de la trajectoire de réarmement prévue par la loi de programmation militaire et son actualisation.

Si des montants importants sont annoncés, leur crédibilité repose sur l’existence de ressources budgétaires identifiées et mobilisables, dans un contexte de contrainte accrue sur les finances publiques.

À cet égard, il apparaît nécessaire de procéder à une réorientation des priorités budgétaires, en privilégiant le financement direct des capacités des armées françaises. Les contributions versées à la Facilité européenne pour la paix financent un dispositif relevant d’un domaine qui n’est pas de la compétence de l’Union européenne, au détriment de notre souveraineté.

Le présent amendement s’inscrit ainsi dans une logique de sincérisation budgétaire, en conditionnant la crédibilité de la trajectoire annoncée à des choix clairs de financement au service de la défense nationale.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 203

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 51, deuxième phrase

Remplacer le mot :

européens

par le mot :

français

Objet

Cet amendement vise à affirmer une priorité en faveur des technologies françaises dans les politiques d’acquisition de défense.

En effet, le recours à des solutions nationales doit être privilégié dès lors qu’il permet de garantir la préservation des intérêts stratégiques de la France, notamment en matière de souveraineté, d’autonomie capacitaire et de maîtrise des technologies critiques.

Il apparaît également pertinent de favoriser les solutions françaises lorsque celles-ci présentent un avantage économique, en contribuant à l’optimisation de la dépense publique et au soutien de la base industrielle et technologique de défense nationale.

Si les coopérations et les solutions européennes conservent toute leur pertinence, elles ne doivent intervenir qu’à titre subsidiaire, lorsque les capacités nationales ne permettent pas de répondre aux besoins ou ne présentent pas les conditions requises.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 204 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

MM. GONTARD, MELLOULI, BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS et FERNIQUE, Mme GUHL, M. JADOT, Mmes OLLIVIER et PONCET MONGE, M. SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL


ARTICLE 17


Alinéa 5, après la première phrase

Insérer une phrase ainsi rédigée :

La mise en demeure indique les éléments de l’œuvre à modifier dans le respect du secret de la défense nationale.

Objet

Cet amendement de repli vient préciser la phase préalable à une éventuelle opposition du ministre. Pour éviter que l’auteur ne se retrouve dans une voie sans issue avec une mise en demeure vague, inexploitable et donc potentiellement bloquante, cet amendement vient préciser que la mise en demeure détaille tous les passages de l’œuvre incriminés par le ministère des Armées et nécessitant modifications par l’auteur pour lever la menace d’opposition.

Il est en effet essentiel que le dispositif exceptionnel de l’article 17 restreignant la liberté de création et d’expression, soit encadré au maximum.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 205

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. TEMAL, Mmes CARLOTTI et CONWAY-MOURET, MM. VAYSSOUZE-FAURE, DARRAS et Patrice JOLY, Mme Gisèle JOURDA, MM. MARIE, Mickaël VALLET

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 31

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

La montée en puissance de la réserve opérationnelle suppose également de renforcer la disponibilité des réservistes salariés, en particulier au sein des très petites, petites et moyennes entreprises, pour lesquelles leurs absences peuvent constituer une contrainte organisationnelle et économique significative. Le Gouvernement étudie la mise en place d’un mécanisme de mutualisation destiné à compenser, au moins partiellement, les charges supportées par les employeurs du fait de ces périodes d’absence, notamment les coûts de remplacement et de réorganisation interne. Il étudie également les modalités d’une mobilisation des opérateurs de compétences (OPCO), afin de renforcer l’accompagnement des employeurs, notamment par le financement de solutions de remplacement, le soutien à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et l’appui à l’adaptation des compétences liées à l’engagement en réserve.

Objet

La réserve opérationnelle constitue un pilier essentiel de la résilience des forces armées et de l’ancrage de la défense dans la Nation. Son développement repose toutefois sur la capacité à concilier l’engagement des réservistes avec leur activité professionnelle, en particulier dans les petites et moyennes entreprises, où les absences, même temporaires, peuvent avoir un impact organisationnel significatif.

Le présent amendement crée les conditions permettant d’envisager un mécanisme de mutualisation destiné à atténuer les coûts induits par les périodes d’absence des salariés réservistes, en réduisant les freins pesant sur les employeurs. Il prévoit l’étude d’un mécanisme de mutualisation permettant d’atténuer les coûts supportés par les entreprises, notamment en matière de remplacement et de réorganisation interne. Il prévoit également de mobiliser les opérateurs de compétences (OPCO) afin de renforcer l’accompagnement des employeurs, tant sur le plan financier qu’en matière de gestion des compétences et d’anticipation des absences.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 206

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Sagesse
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 108, tableau, dixième ligne

Rédiger ainsi cette ligne :

Frégates de premier rang15 dont 8 FREMM, 2 FDA et 5 FLF15 : 8 FREMM dont au moins 5 rénovées, 2 FDA rénovées, 3 FDI et 2 FLF rénovées (2) 18 à capacités renforcées dont 8 FDICapacités renforcées3 frégates supplémentaires et capacités renforcées

Objet

Le cœur du réarmement naval de la France passe par la livraison, dans les délais impartis, des 5 frégates de défense et d’intervention (FDI), bâtiments de haute mer polyvalents, conçus pour le combat de haute intensité.

À ce titre, il est regrettable de constater que les 5 frégates de premier rang FDI ne soient pas mentionnées, ni dans l’exposé sommaire, ni dans le tableau récapitulatif des segments capacitaires. Cet amendement propose d’intégrer la programmation de montée en puissance de nos forces navales issues de la dernière LPM votée afin d’assurer la bonne mise en œuvre des livraisons et de corriger ce qui semble être un oubli dans le détail du programme.

Il convient de rappeler cet objectif stratégique dans le rapport annexé et dans le tableau détaillant l’évolution prévue de nos forces navales qui doivent être polyvalentes et autonomes.



NB :l





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 207

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Demande de retrait
G  
Non soutenu

MM. SZCZUREK, DUROX et HOCHART


ARTICLE 2


Après l’alinéa 8

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Les crédits supplémentaires ouverts au titre de la présente actualisation de la programmation militaire ont vocation à financer exclusivement le renforcement des capacités opérationnelles des armées françaises, le soutien de leur préparation opérationnelle, la modernisation des équipements, le maintien en condition opérationnelle, les infrastructures de défense, ainsi que le développement et le renforcement de la base industrielle et technologique de défense nationale. Ils ne peuvent être employés au financement de mécanismes européens ou internationaux ne concourant pas directement à l’acquisition, au maintien ou à la régénération des capacités des forces armées françaises. » ;

Objet

Le présent amendement vise à garantir que l’effort budgétaire exceptionnel consenti par la Nation dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire bénéficie prioritairement et directement aux armées françaises ainsi qu’à la base industrielle et technologique de défense nationale.

La trajectoire budgétaire proposée prévoit une augmentation substantiel entre 2026 et 2030 afin de répondre à la dégradation rapide de l’environnement stratégique, à la remontée des menaces conventionnelles et aux besoins croissants de réarmement de notre pays. Ces moyens nouveaux doivent être consacrés au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces, à l’amélioration de leur préparation, à l’acquisition d’équipements, à la modernisation des infrastructures militaires et au soutien de l’industrie de défense française.

Dans ce contexte, les crédits de la mission « Défense » ne sauraient être utilisés pour financer des mécanismes extérieurs à la programmation militaire française, notamment la Facilité européenne pour la paix. Si la France décidait de contribuer davantage à ce dispositif, un financement spécifique devrait être prévu en dehors des crédits de la loi de programmation militaire afin de préserver l’intégralité des ressources destinées à nos armées.

Cet amendement rappelle également que la responsabilité première de la défense nationale appartient aux États. Si les coopérations entre nations européennes peuvent constituer un outil complémentaire, elles ne doivent pas conduire à transférer à la Commission européenne un rôle de pilotage ou de financement de la défense au détriment des prérogatives nationales.

L’objectif de la présente actualisation doit demeurer le renforcement des capacités militaires françaises et de la souveraineté stratégique de la France.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 208

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 2


I. - Alinéa 4

Remplacer le nombre :

50

par le nombre :

36

II. - Alinéa 6, tableau

Rédiger ainsi ce tableau :

« 

(En milliards d’euros courants)

 

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

Total

Crédits de paiement de la mission « Défense » - trajectoire initiale de 2023 (Mds€)

47,2

50,5

53,7

56,9

60,4

63,9

67,4

400

Crédits de paiement de la mission « Défense » - trajectoire actualisée

(Mds€)

47,2

50,5

57,1

63,3

68,3

72,8

76,3

436

Surplus de crédits de paiement dans la trajectoire actualisée

+0

+0

+3,5

+6,5

+8,0

+9,0

+9,0

+36

Le calcul de la dernière ligne se fonde sur la programmation à l’euro près, ce qui explique la différence avec la simple soustraction de la troisième ligne et de la deuxième ligne. Les totaux du tableau sont arrondis à l’unité supérieure. Le total du budget de la programmation militaire actualisée est de 435,7 milliards d’euros.

 » ;

Objet

Cet amendement prévoit la suppression de la hausse de + 14Md € de la trajectoire de ressources de l’actualisation de la LPM, en rétablissant la répartition initiale des + 36Md €, ainsi que la mention de l’effort de défense et les cibles capacitaires qui y étaient associées.

Cette actualisation est une loi de cohérence. L’équilibre budgétaire et capacitaire qui a été trouvé est le fruit d’arbitrages entre le besoin des armées pour prendre en compte une accentuation de la dangerosité du monde et la capacité des finances publiques à y répondre. Le nouvel effort de 36Md € permettra le doublement du budget des armées entre 2017 et 2027. Il privilégie les besoins les plus critiques pour que les armées soient prêtes à s’engager dans un engagement majeur à l’horizon 2030, selon le scénario central prévu par la revue nationale stratégique de 2025.

Le besoin d’évolutions de format et d’une trajectoire de ressources rehaussée sera étudiée dans le cadre de la prochaine loi de programmation militaire, post-2027. Elle s’appuiera sur les travaux d’un nouveau livre blanc pour la défense et la sécurité nationale, prévus dans cette actualisation, qui permettront de définir une nouvelle ambition, des contrats opérationnels renouvelés et un nouveau modèle d’armées éventuellement adapté dans son format.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 209

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 32


I. – Après l’alinéa 23

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

… ° Au premier alinéa de l’article L. 1524-2, les mots : « n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé » sont remplacés par les mots : « n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

II. – Après l’alinéa 27

Insérer trois alinéa ainsi rédigé :

…° Le cinquième alinéa de l’article L. 5521-1 est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« L’article L. 5121-1 est applicable aux îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense.

« L’article L. 5121-12-1 est applicable aux îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la sécurité sociale pour 2022. » ;

III. – Après l’alinéa 29

Insérer sept alinéas ainsi rédigés :

…° L’article L. 5522-1 est ainsi modifié :

a) Au deuxième alinéa, les mots : « L. 5211-1 à L. 5211-3-2 » sont remplacés par les mots : « L. 5211-1, L. 5211-2, L. 5211-3-1, L. 5211-3-2 » ;

b) Après le même deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5211-3 est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

c) Au quatrième alinéa, les mots : « L. 5221-1 à L. 5221-6 » sont remplacés par les mots : « L. 5221-1, L. 5221-2, L. 5221-4, L. 5221-6 » ;

d) Après le même quatrième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 5221-3 est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. »

IV. – Après l’alinéa 33

Insérer trois alinéas ainsi rédigés :

...° L’article L. 5542-1 est ainsi modifié :

a) À la fin du III, les mots : « l’ordonnance n° 2022-582 du 20 avril 2022 » sont remplacés par les mots : « la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » ;

b) À la fin du IV, les mots : « l’ordonnance n° 2022-1086 du 29 juillet 2022 » sont remplacés par les mots : « la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ».

V. - Après l’alinéa 43

Insérer cinq paragraphes ainsi rédigés :

.... – Le code pénitentiaire est ainsi modifié :

1° Les septième et avant-dernière lignes du tableau du second alinéa de l’article L. 752-1 sont remplacées par quatre lignes ainsi rédigées :

«

L. 114-1 à L. 114-2

La loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 114-3

 

L. 114-4 à L. 114-6

La loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 115-1

 

» ;

2° Les septième et avant-dernière lignes des tableaux des seconds alinéas des articles L. 762-1 et L. 772-1 sont remplacées par trois lignes ainsi rédigées :

«

L. 114-1 à L. 114-2

La loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 114-3

 

L. 114-4 à L. 114-6

La loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

 ».

.... – La deuxième ligne du tableau du second alinéa de l’article L. 751-4 du code des douanes est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

«

L. 132-1 à L. 132-5

Ordonnance n° 2026-265 du 8 avril 2026

L. 132-6

Loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

L. 132-7 à L. 132-11

Ordonnance n° 2026-265 du 8 avril 2026

 ».

.... – Le I de l’article L. 640-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « L. 411-1 à L. 411-10 » sont remplacés par les mots : « L. 411-1, L. 411-3 à L. 411-10 » ;

2° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 411-2 est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense. »

.... – Après le mot : « loi », la fin de l’article 711-1 du code pénal est ainsi rédigée : « n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

.... – Le code général de la propriété des personnes publiques est ainsi modifié :

1° La vingt-neuvième ligne du tableau du second alinéa de l’article L. 5511-4 est ainsi rédigée :

«

L. 3212-2

Résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

 » ;

2° La vingt-cinquième ligne du tableau du second alinéa de l’article L. 5711-2 est ainsi rédigée :

«

L. 3212-2

Résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

».

VI. – Compléter cet article par trois paragraphes ainsi rédigés :

.... – L’article 30 de la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales est complété par les mots : « dans sa rédaction résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ».

.... – La première ligne du tableau du second alinéa du B du XI de l’article 224 de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté est ainsi rédigée :

«  

1er

Résultant de la loi n° du actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense

».

.... – L’administrateur supérieur des îles Wallis et Futuna désigne un correspondant défense.

Objet

I, II, III et IV – L’article 25 du projet de loi modifie certains des articles L. 1413-1 à

L. 1413-12-2 du code de la santé publique. Le présent amendement étend ces modifications aux îles Wallis et Futuna en modifiant l’article L. 1524-2 du même code.

L’article 25 du projet de loi modifie les articles L. 3131-4, L. 3131-10, L. 3131-10-1 du code de la santé publique. Le présent amendement étend ces modifications aux îles Wallis et Futuna.

Le présent amendement étend aux îles Wallis et Futuna les modifications effectuées à l’article L. 5121-1 du code de la santé publique en modifiant l’article L. 5521-1 du même code.

Le 7° de l’article 13 du projet de loi modifie les articles L. 5211-3 et L. 5221-3 du code de la santé publique. Le présent amendement étend ces nouvelles dispositions dans les îles Wallis et Futuna, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.

Le présent amendement étend l’application des modifications effectuées aux articles du chapitre IV du titre Ier du livre Ier du code pénitentiaire pour la réserve opérationnelle pénitentiaire dans les collectivités ultra-marines des îles Wallis et Futuna, de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie (V bis).

Le présent amendement étend l’application des modifications effectuées à l’article

L. 132-6 du code des douanes dans la collectivité ultra-marine des îles Wallis et Futuna (V ter).

Le IV de l’article 11 du projet de loi modifie l’article L. 411-2 du code de l’environnement en y insérant l’intérêt de la défense. Le présent amendement étend cette disposition dans les Terres australes et antarctiques française (V quater).

Le III de l’article 13 du projet de loi insère une sanction à l’article 413-5 du code pénal pour le survol sans autorisation d’installations militaires. Le présent amendement étend cette disposition en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna (V quinquies).

Le IX de l’article 25 du projet de loi modifie l’article L. 3212-2 du code général de la propriété des personnes publiques. Le présent amendement étend ces modifications en Nouvelle-Calédonie et dans les îles Wallis et Futuna (V sexies).

L’article 14 bis nouveau du projet de loi modifie la loi n° 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales en créant notamment une sanction pénale pour la transmission, la conservation, à l’utilisation ou à la diffusion de données d’origine spatiale relatives à certaines zones. Le présent amendement étend ces dispositions en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et dans les Terres australes et antarctiques françaises (VIII du VI).

Le VIII de l’article 25 crée la réserve citoyenne diplomatique en complétant l’article 1er de la loi du 27 janvier 2017. Le présent amendement étend l’application de la modification relative à la réserve citoyenne diplomatique effectuée à l’article 1er de la loi de 2017 dans les collectivités ultra-marines des îles Wallis et Futuna, de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie (IX du VI).

L’article 31 quater crée un article L. 2125-5-3 dans le code général des collectivités territoriales prévoyant que le maire désigne un correspondant défense parmi les membres du conseil municipal. En l’absence de commune et de conseil municipal dans les îles Wallis et Futuna, cette disposition est étendue et adaptée en confiant cette compétence à l’administrateur supérieur de la collectivité (X du VI).

 






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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 210

1 juin 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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Programmation militaire pour les années 2024 à 2030

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 211 rect. bis

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. SAURY, Mmes Pauline MARTIN et BELRHITI, MM. RIETMANN, BELIN et COURTIAL, Mme VENTALON, M. Pascal MARTIN et Mmes IMBERT, HERZOG et SCHALCK


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 23


Après l’article 23

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Après l’article L. 731-3 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un article L. 731-3-... ainsi rédigé :

« Art. L. 731-3-.... – I. – Toute personne physique qui établit ou transfère sa résidence principale dans une commune est tenue d’en faire la déclaration auprès de la mairie de cette commune dans un délai d’un mois à compter de l’installation.

« II. – Cette déclaration a pour finalité exclusive de permettre aux communes de disposer d’une connaissance actualisée de leur population aux fins d’élaboration et de mise en œuvre de leurs plans de résilience, notamment dans le cadre du plan communal de sauvegarde prévu à l’article L. 731-3 et des dispositifs d’alerte et d’information des populations. »

Objet

Face au retour de la conflictualité en Europe et à la multiplication des crises de toute nature — catastrophes naturelles, pandémies, événements de sécurité civile ou de défense nationale — l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030 consacre la résilience nationale comme un objectif stratégique de premier ordre, impliquant non seulement les forces armées mais l’ensemble de la société civile.

Or, les communes, premier échelon de la réponse aux crises, sont aujourd’hui dans l’incapacité de connaître avec précision la population présente sur leur territoire. Cette méconnaissance affecte directement leur capacité à planifier l’évacuation, l’hébergement, l’alimentation ou le soutien médical des habitants en cas d’alerte.

A cet égard, le présent amendement vise à renforcer la capacité des communes à assurer leurs missions de protection et de sauvegarde des populations en situation de crise. Les maires, responsables des plans communaux de sauvegarde prévus à l’article L. 731-3 du code de la sécurité intérieure, doivent pouvoir disposer d’une connaissance actualisée des personnes résidant sur leur territoire afin d’assurer efficacement l’alerte, l’information et la protection des populations.

L’amendement instaure ainsi une obligation de déclaration de résidence principale auprès de la commune dans un délai d’un mois, strictement limitée aux besoins de résilience territoriale et de gestion de crise. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des dispositifs communaux de sauvegarde et d’alerte des populations.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 212 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Mme Muriel JOURDA, M. PERRIN et Mmes CANAYER et Gisèle JOURDA


ARTICLE 18


Alinéa 35, dernière phrase

Remplacer les mots :

comportant des exemples de mise en œuvre des algorithmes

par les mots :

présentant les algorithmes mis en œuvre

Objet

Le présent amendement précise que le rapport remis à la délégation parlementaire au renseignement n’a pas seulement pour objet de présenter des exemples de mise en œuvre des algorithmes portant sur les finalités prévues à titre temporaire, mais de présenter de manière exhaustive les algorithmes mis en œuvre, notamment leur principe de fonctionnement, leurs principaux paramètres et les résultats obtenus.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.





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(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 213

1 juin 2026


 

Question préalable

Motion présentée par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. SAVOLDELLI, Mme GRÉAUME, MM. XOWIE, BARROS

et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky


TENDANT À OPPOSER LA QUESTION PRÉALABLE


En application de l’article 44, alinéa 3, du Règlement, le Sénat décide qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la délibération sur le projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale après engagement de la procédure accélérée, actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (projet de loi n° 667, 2025-2026).

Objet

Les membres du groupe CRCE-K estiment que cette actualisation repose sur une trajectoire budgétaire dont la sincérité apparaît profondément contestable. L’augmentation de 36 milliards d’euros des crédits militaires intervient dans un contexte de fortes contraintes sur les finances publiques, sans que soient clairement identifiés les financements correspondants ni les conséquences pour les autres politiques publiques.

Les auteurs de cette motion considèrent que le Parlement ne peut se prononcer sereinement sur un texte dont les conditions réelles de financement demeurent incertaines et qui risque de se traduire par de nouveaux arbitrages au détriment des besoins sociaux, environnementaux et des services publics. Pour ces raisons, ils estiment qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la délibération.

En outre, cette actualisation intervient avant l’élaboration du prochain Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, alors même qu’il devrait constituer le cadre de référence définissant les menaces et les besoins capacitaires de la Nation.

Enfin, le Gouvernement engage durablement le pays dans une logique de militarisation croissante sans véritable débat national sur les orientations fondamentales de notre politique de défense.

Les auteurs de cette motion considèrent donc qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la délibération sur ce texte.



NB :En application de l'article 44, alinéa 3, du Règlement, cette motion est soumise au Sénat avant les orateurs des groupes.





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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 214

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 7


I. – Alinéa 14

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Toutefois, les exonérations de redevances stipulées ou accordées par le ministre de la défense demeurent valables.

II. – Alinéa 15

Supprimer les mots :

, sous réserve de l’examen d’éventuelles exonérations antérieurement accordées

Objet

Cet amendement prend acte de la volonté du législateur de sécuriser dans la loi les exonérations de redevances stipulées ou accordées par le ministre de la défense dans le cadre des marchés en cours.

Il propose une réécriture de l’amendement n° 102 adopté en commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées afin de :

- mieux préciser le champ des exonérations concernées

- renforcer la sécurité juridique du texte : la notion « d’examen », introduite par l’amendement n° 102, pourrait fragiliser le texte au vu du principe d’égalité devant les charges publiques (appréciation discrétionnaire de l’administration). En modulant la rétroactivité des dispositions de l’article 7, le présent amendement préserve l’ensemble des exonérations de redevances stipulées ou accordées par le ministre de la défense, sans distinction.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 215

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 23


Alinéa 17

Remplacer cet alinéa par quatre alinéas ainsi rédigés :

6° bis L’article L. 113-6 est ainsi rédigé :

« Art. L. 113-6. - La gestion des dossiers des personnes recensées est assurée par l’administration chargée du service national, qui peut solliciter les autres administrations mentionnées au 1° de l’article L. 100-3 du code des relations entre le public et l’administration et obtenir d'elles, sans qu’elle ne puisse se voir opposer le secret professionnel et notamment le secret mentionné à l’article L.103 du livre des procédures fiscales, toutes les informations et les données strictement nécessaires aux fins d’application des dispositions de l’article L. 113-7.

« Par dérogation à l’alinéa précédent, et pour le recueil des informations relatives aux compétences attestées mentionnées à l’article L. 113-2, l’administration chargée du service national peut, et avec l’accord de son titulaire, recueillir les données du passeport d’orientation, de formation et de compétences mentionné au III de l’article L. 6323-8 du code du travail.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de l’un des régimes de défense prévus aux titres I à V et VII du livre 1er et des titres I et II du livre 2 de la deuxième partie du code de la défense, les agents de l’administration chargée du service national sont, par dérogation aux dispositions de l’alinéa précédent, destinataires des données contenues dans le passeport d’orientation, de formation et de compétences pour les seuls besoins du recueil des informations relatives aux compétences attestées mentionnées à l’article L. 113-2. » ;

Objet

Le présent amendement vise à faciliter la transmission de l’ensemble des informations et données strictement nécessaires à l’application des dispositions de l’article L. 113-7 relatif à l’actualisation des données de recensement et participe ainsi à renforcer l’efficience de cette disposition.

Ainsi, d’une part, l’amendement précise que les administrations sollicitées ne peuvent opposer le secret professionnel pour refuser la transmission des informations et données requises en application des dispositions de l’article L. 113-7 (situation familiale, scolaire, universitaire, professionnelle et compétences attestées).

D’autre part, en l’état du droit, le titulaire d’un passeport de compétences peut autoriser des tiers à consulter tout ou partie de ces données en application des dispositions du III de l’article L. 6323-8 du code du travail. L’information concernant cette possibilité, qui participe à une simplification des déclarations pour les personnes concernées, sera généralisée par l’administration chargée du service national, qui pourra également organiser une procédure de recueil de ce consentement à tout moment.

En complément, pour fluidifier ce processus dès lors que les régimes de défense visés au code de la défense devraient être mis en œuvre, le présent amendement prévoit, au regard des enjeux de défense qui s’y attachent, que l’administration chargée du service national puisse être directement destinataire de ces données.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 216

1 juin 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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N° 217

1 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


ARTICLE 22


I. – Après l’alinéa 3

Insérer huit alinéas ainsi rédigés :

1° bis L'intitulé du titre V du livre Ier de la partie 2 est ainsi rédigé : « Missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation » ;

1° ter L’article L. 2151-1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « Le service de sécurité nationale est destiné » sont remplacés par les mots : « Les missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation sont destinées » ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « Le service de sécurité nationale est applicable au » sont remplacés par les mots : « Les missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation concernent le » ;

c) Après le même deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation peuvent être étendues à toute personne visée par un plan de continuité ou de rétablissement d’activité des opérateurs ou organismes désignés par l’autorité administrative exerçant une activité dont la perturbation pourrait gravement compromettre le fonctionnement de l’économie, ou de la société ainsi que la défense ou la sécurité de la Nation. » ;

d) A la fin du dernier alinéa, les mots : « du service de sécurité nationale » sont remplacés par les mots : « des missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation » ;

1° quater A l’article L. 2151-2 et au premier alinéa de l’article L. 2151-3, les mots : « au service de sécurité nationale » sont remplacés par les mots : « aux missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation ». 

II. – Alinéa 5

Remplacer les mots :

au deuxième alinéa

par les mots :

aux deuxième et troisième alinéas

III. – Alinéa 7

Remplacer les mots :

d’être placées sous le régime du service de sécurité nationale

par les mots :

de relever des missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation

IV. – Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

.... – Après l’article L. 723-12-1 du code de la sécurité intérieure, il est inséré un article L. 723-12-1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 723-12-1-1. – Le sapeur-pompier volontaire, par ailleurs agent public ou salarié, bénéficie d’une autorisation d’absence exceptionnelle sans délai de préavis lorsqu’il doit être mobilisé par son service d’incendie et de secours pour la réalisation des missions opérationnelles prévues au 1° de l’article L. 723-12 lors d’une crise majeure ou en réponse à une sollicitation des autorités militaires pour des actions de défense civile.

« Un décret en Conseil d’État fixe les catégories d’emplois publics pour lesquelles le premier alinéa du présent article n’est pas applicable et pour lesquelles un préavis de sept jours est requis. »

Objet

Le présent amendement poursuit trois objectifs.

En premier lieu, l’intitulé du service de sécurité nationale est modifié de façon à éviter toute confusion avec la réserve de sécurité nationale, autre régime d’exception créé également en 2011, ainsi qu’avec le service national. Les personnels concernés sont donc intégrés aux « missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation » afin de mettre en exergue la finalité du dispositif : garantir la continuité de l’activité des opérateurs concernés par ce régime. Ce dispositif leur impose à ce titre d’élaborer un plan de continuité d’activités (PCA), d’identifier les missions indispensables à la poursuite de leurs activités essentielles et de notifier aux personnes concernées qu’elles sont assujetties à ce régime.

En second lieu, ce dispositif a été créé afin de permettre aux opérateurs d’importance vitale visés aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2 du code de la défense d’assurer la sécurisation de leurs activités et la disponibilité des ressources indispensables au déroulement de leurs activités. Pour autant, face aux menaces hybrides soulignées par la revue nationale stratégique de 2025, certains opérateurs qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas être désignés comme OIV assurent des activités dont la perturbation pourrait gravement compromettre le fonctionnement de l’économie ou de la société ainsi que la défense ou la sécurité de la Nation tels que les SDIS -lesquels font appel aux sapeurs-pompiers volontaires, certaines entités de la BITD ou encore tout ou partie des établissements sociaux et médico-sociaux. Il s’agit dès lors d’étendre la détermination des « missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation » à ces opérateurs qui seraient désignés par l’autorité administrative. Les critères devant être remplis par ces derniers sont ceux figurant au 2° de l’article L. 2143-2 du code de la défense relatif au nouvel état d’alerte de sécurité nationale. Mais si les critères sont communs, la finalité et la temporalité des deux dispositifs sont différents. Il en résulte que :

- Dans le cas où l’EASN serait déclenché, ces opérateurs conduiraient « à chaud » les mesures inhérentes à ce dispositif : possibilité de soumettre à autorisation l’accès physique ou à distance à tout ou partie d’un bien, d’une installation, d’un équipement, d’un réseau ou d’un système nécessaire à leur activité et obligation de notifier à l’autorité administrative, sans délai, tout incident porté à leur connaissance susceptible de compromettre la continuité de leur activité ;

- Dans le cas où sont réunies les conditions exigeant de faire appel aux « missions indispensables à la continuité de la vie de la Nation », les mêmes opérateurs mettront en œuvre les mesures préparées « à froid » soit l’application des PCA et le maintien ou le rappel sur les emplois identifiés, des personnes assujetties à ce dispositif.

Enfin, il est proposé d’insérer dans le code de la sécurité intérieure un nouvel article permettant d’octroyer aux sapeurs-pompiers volontaires le bénéfice d’autorisations d’absence exceptionnelles lorsqu’ils sont mobilisés par leur service d’incendie et de secours lors d’une crise majeure ou en réponse à une sollicitation des autorités militaires pour des actions de défense civile.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 218

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Après l’alinéa 25

Insérer un tableau ainsi rédigé :

 

2026

2027

2028

2029

2030

Cible d’augmentation nette des effectifs

+800

+2 150

+2 150

+2 100

+2 350

Objet

Correction d’une erreur matérielle.






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N° 219

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 50

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

De plus, un plan de renforcement des capacités de force armée de la gendarmerie nationale, doté d’un montant total de 300 millions d’euros, sera mis en œuvre à compter de l’exercice 2027 et sur une période de trois ans, et déployé selon trois axes : contrôle du territoire et protection des sites sensibles, appui aux forces armées sur le territoire national, fonctions transverses et interopérabilité.

Objet

Le total des besoins de la gendarmerie afin de renforcer ses capacités de force armée est estimé à 850 millions d’euros. Le montant de 300 millions d’euros sur trois ans, financé par les 14 milliards d’euros supplémentaires que nous proposons d’ajouter aux moyens de nos armées, est donc un minimum qui signale notre volonté de reconnaître la dimension militaire des missions et opérations de la gendarmerie, appelée à monter en puissance dans le cadre de la loi de programmation militaire actualisée.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 220

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Alinéa 85, tableau, après la huitième ligne

Insérer une ligne ainsi rédigée :

Drones intercepteurs

-

Capacités amplifiées

Production en série

Capacités amplifiées

Production en série

Objet

Cet amendement fixe, dans le rapport annexé, un objectif d'augmentation des acquisitions de drones d'interception, lesquels, comme l'a montré le conflit ukrainien, constituent une capacité désormais critique.






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N° 221

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE 6


Alinéa 12

1° Remplacer la référence :

de l’article L. 5121-29

par les références :

des articles L. 5121-29 à L. 5121-34

2° Remplacer les mots :

et suivants

par la référence :

à L. 642-10

Objet

Amendement de précision.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 222

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 TER


Après l’article 12 ter

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le ministre de la défense communique chaque année aux présidents des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées de la défense un état des lieux de la production, de la consommation et du parc de munitions de tous types.

Objet

L’actualisation de la loi de programmation militaire donne la priorité aux munitions de tous types et crée un nouveau tableau de suivi des objectifs de livraison de munitions sur la période 2026-2030. Mais ces objectifs ne sont pas chiffrés et ne font apparaître que des pourcentages d’augmentation par rapport à un stock en 2024 qui n’est pas communiqué pour raison de confidentialité. Mais si ce secret est justifié pour ne pas révéler de vulnérabilité et pour protéger nos forces armées, le procédé ne doit pas pour autant conduire à empêcher tout contrôle parlementaire sur un des objectifs majeurs de la loi de programmation militaire.

C’est pourquoi, cet amendement propose que des données chiffrées sur la production, la consommation et le parc de munitions de tous types puissent être communiquées aux présidents des commissions permanentes de l’Assemblée nationale et du Sénat chargées de la défense, créant ainsi une habilitation et un « droit d’en connaître » sur l’état des lieux des stocks de munitions, selon des modalités de protection du secret déjà garanties par les moyens dont ils disposent au titre de leurs attributions au sein de la délégation parlementaire au renseignement.






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N° 223

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE 14


I. – Alinéa 10

Supprimer cet alinéa.

II. – Après l’alinéa 12

Insérer trois alinéas ainsi rédigés :

...° L’article L. 611-3 est ainsi modifié :

a) Les mots : « et, si besoin, transmettre » sont supprimés ;

b) Après le mot : « recueillies », sont insérés les mots : « et les transmettent » ;

III. – Alinéa 19, seconde phrase

1° Supprimer les mots :

et, si besoin, transmettre

2° Après le mot :

recueillies

insérer les mots :

et les transmettent

Objet

Le présent amendement est issu d’un dialogue avec les services de l’État sur l’organisation de la remontée des informations concernant les survols de drones.

Nous avons introduit en commission un paragraphe à l’article 14 prévoyant la remontée systématique des incidents de la part des OIV. Le Gouvernement propose d’introduire cette disposition dans le code de la sécurité intérieure, à l’article relatif à l’utilisation de moyens de détection de drones par des agents de sécurité privée.

Par ailleurs, afin d’harmoniser le dispositif, il convient également de prévoir une transmission systématique par les services de sécurité des grands ports maritimes, auxquels l’autorisation d’utiliser les dispositifs de lutte anti-drones a été étendue lors de l’examen en commission.

Nous parvenons ainsi à une procédure de remontée systématique d’informations concernant les survols de drones qui permettra à l’État de caractériser précisément la menace et d’organiser la réponse.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 224

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE 17


I. – Alinéa 5, seconde phrase

Après les mots :

s’opposer à la

insérer les mots :

publication, la diffusion ou la

II. – Alinéa 8

Remplacer les mots :

la méconnaissance de l’obligation prévue au I du présent article ou de l’opposition à la communication prévue au II

par les mots :

la publication, diffusion ou communication à des tiers dans ce but en méconnaissance de l’obligation prévue au I du présent article, des mesures prescrites par la mise en demeure ou de l’opposition prévues au II,

Objet

Amendement de coordination rédactionnelle visant à préciser que la publication après une mise en demeure à laquelle l’auteur ne donne pas suite, sans refuser expressément de s’y conformer, est également constitutive de l’infraction.

 






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 225

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE 18


Alinéa 35, deuxième phrase

Remplacer les mots :

la date mentionnée au II

par la date :

le 1er juillet 2029

Objet

Amendement de coordination rédactionnelle.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 226

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Sagesse du Sénat
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE 25 TER


I. – Alinéa 2

Compléter cet alinéa par les mots :

, ainsi que la prime de fidélité et les autres mesures d’encouragement versées en application du second alinéa du même article

II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

.... – La perte de recettes résultant pour l’État du présent article est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Objet

L’article 25 ter introduit à l’Assemblée nationale donne la base légale qui manquait à l’exonération d’impôt déjà observée des éléments de rémunération versés aux réservistes des armées.

Le présent amendement complète l’article, en ajoutant aux éléments de solde les primes et autres mesures d’encouragement versées aux réservistes prévues par le même article du code de la défense, et précisées par le décret n° 2017-328 du 14 mars 2017 portant création d’une prime de fidélité et d’autres mesures d’encouragement au profit des réservistes de la garde nationale : la prime de fidélité, l’allocation d’études spécifique et la participation au financement du permis de conduire.






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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 227

2 juin 2026




Cet amendement a été retiré avant séance.





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(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 228

2 juin 2026


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 67 rect. de M. FOLLIOT

présenté par

C Favorable
G Défavorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Amendement n° 67, alinéa 3

1° Première phrase

Supprimer les mots :

à usage unique

2° Deuxième phrase

Après les mots :

(MTO),

rédiger ainsi la fin de cette phrase :

leurs acquisitions sont amplifiées.

Objet

Ce sous-amendement vise à préciser que les drones intercepteurs ne sont pas nécessairement à usage unique, certains modèles étant susceptibles de revenir à leur point de départ en cas d’annulation ou d’échec de la mission. Il supprime en outre la mention d’objectifs chiffrés dans la mesure où, cette capacité étant de développement récent, il semble difficile d’en prédire le niveau de besoins en 2030 et 2035.






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(n° 667 , 666 , 646, 654)

N° 229 rect.

2 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

M. PERRIN

au nom de la commission des affaires étrangères


ARTICLE 12 BIS AA


Rédiger ainsi cet article :

I. – Le code de l’urbanisme est ainsi modifié :

1° L’article L. 300-6-2 est ainsi modifié :

a) Après le I bis, il est inséré un I ter ainsi rédigé :

« I ter. – Peut être qualifié de projet d’intérêt national majeur par décret :

« 1° Un projet destiné aux besoins de la défense et relevant de la compétence du ministre de la défense ou situé dans une enceinte placée sous son autorité ;

« 2° Un projet conduit sur l’emprise du Centre spatial guyanais, lorsqu’il répond aux besoins de la défense, aux intérêts de la politique spatiale ou aux intérêts fondamentaux de la Nation. » ;

b) Le III est ainsi modifié :

– au premier alinéa, après le mot : « industrie », sont insérés les mots : « ou au ministre de la défense » ;

– au second alinéa, après le mot : « industrie », sont insérés les mots : « ou le ministre de la défense » ;

3° Aux V et XI de l’article L. 300-6-2, les mots : « pour la transition écologique ou la souveraineté nationale » sont supprimés ;

4° Au h de l’article L. 422-2, le mot : « industriel » et les mots : « pour la transition écologique ou la souveraineté nationale » sont supprimés.

II. – Le dernier alinéa de l'article L. 411-2-1 du code de l’environnement est ainsi modifié :

1° Après les mots : « prévu au I », sont insérés les mots : « et au I ter » ;

2° Les mots : « pour la transition écologique ou la souveraineté nationale » sont supprimés.

III. – Au quatrième alinéa du I de l’article 27 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, les mots : « ou I bis » sont remplacés par les mots : « , I bis ou I ter ».

Objet

Cet amendement réécrit l’article 12 bis AA introduit en commission. Sans en modifier le fond cet amendement : effectue les coordinations rendues nécessaires par l’entrée en vigueur de la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique ; remplace la notion d’ « opérations » par celle de « projet », terminologie actuellement employée dans le régime des projets d’intérêt national majeur (PINM).






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N° 230

2 juin 2026


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 28 de M. MOHAMED SOILIHI et les membres du groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants

présenté par

C Favorable
G Favorable
Adopté

Le Gouvernement


Article 1er

(RAPPORT ANNEXÉ)


Amendement n°28, alinéa 3

1° Remplacer les mots :

un effort tout particulier sera

par les mots :

l’effort

2° Compléter cet alinéa par les mots :

est conforté

Objet

Votre amendement vise à inscrire dans le rapport annexé à l’actualisation de la LPM l’objectif d’un effort particulier dans les infrastructures portuaires et les capacités d’intervention de la Marine à Mayotte.

Le cyclone CHIDO a détruit une grande partie des infrastructures de Mayotte, dont celles des armées. Ainsi, dans le domaine portuaire, le ponton de la Marine à Petite Terre sera reconstruit en 2027. Le renouvellement des capacités de la Marine prévu par la LPM est confirmé (vedettes de gendarmerie maritime, engin de transport amphibie). Dans ce cadre, les unités navales basées à La Réunion, dont plusieurs sont renouvelées par la LPM, bénéficieront également à Mayotte, par leurs opérations régulières et en cas de crise dans la zone du canal du Mozambique.

Dans le cadre de la reconstruction des infrastructures des armées à Mayotte après CHIDO, qui constitue un effort financier important, la capacité d’accueil de renforts par voie aérienne sera consolidée.

L’actualisation de la programmation militaire conforte l’effort sur les infrastructures portuaires et les moyens d’intervention de la Marine à Mayotte. En cas de besoin ponctuel d’accueil de moyens de grande taille à quai à Mayotte, le port civil de Longoni sera sollicité comme il l’a été avec succès durant CHIDO.

Enfin, je rappelle l’amendement adopté par les députés qui prévoit que des études seront lancées dans un cadre interministériel afin d’étudier le renforcement des moyens de surveillance des approches de Mayotte par des capacités drones ou ballons dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi.






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N° 231

2 juin 2026


 

SOUS-AMENDEMENT

à l'amendement n° 86 de M. TEMAL et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain

présenté par

C Défavorable
G Favorable
Rejeté

Le Gouvernement


ARTICLE ADDITIONNEL AVANT ARTICLE 11


Amendement n°86

I. – Alinéa 3

Rédiger ainsi cet alinéa :

Après l’article L. 111-6 du code de la recherche, il est inséré un article L. 111-6-...  ainsi rédigé

II. – Alinéa 4

1° Au début 

Insérer la référence:

"Art. L. 111-6-.... - 

2° Après la seconde occurrence du mot :

spatiale

insérer les mots :

, de porter une ambition de recherche

Objet

Cet ajout, plus programmatique que contraignant juridiquement, donne une visibilité et apporte une clarification utile quant au périmètre de la politique publique de l’espace sous réserve que cette définition ne soit pas introduite dans le code de la défense mais dans le code de la recherche.