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Direction de la séance

Projet de loi

Travail le 1er mai des boulangers-pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 718 , 717 )

N° 10

15 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

M. BENARROCHE, Mmes PONCET MONGE et SOUYRIS, M. DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT et MELLOULI, Mme OLLIVIER, M. SALMON et Mme SENÉE


ARTICLE UNIQUE


Alinéa 4

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

L’accord de branche rappelle le caractère exceptionnel du recours au travail salarié le 1er mai au regard de l’histoire sociale et coloniale et des principes ayant conduit à son institution comme jour férié et chômé.

Objet

Le présent amendement vise à rappeler que le 1er mai n’est pas un simple jour férié et chômé, mais l’héritage de luttes sociales, syndicales et démocratiques qui ont façonné l’histoire contemporaine de notre pays.

Cette mémoire ne se limite pas aux seules conquêtes ouvrières métropolitaines. Elle inclut également les combats menés par les travailleurs issus des territoires placés sous domination coloniale.

Le 1er mai 1953, à Valenciennes comme dans plusieurs villes de France, des travailleurs algériens défilèrent aux côtés du mouvement ouvrier derrière des revendications sociales et anticoloniales. La répression policière qui s’abattit sur ces cortèges témoigne de la répression coloniale. On compta 60 blessés graves et des dizaines d’arrestations.

À l’heure où le présent texte propose d’étendre les possibilités de travail salarié le 1er mai, il importe de rappeler que cette journée tire sa singularité non seulement du repos qu’elle garantit, mais aussi de la mémoire collective qu’elle porte. Préserver le caractère exceptionnel du 1er mai, c’est aussi préserver la mémoire de celles et ceux qui ont lutté pour l’égalité, la dignité et contre l’ordre colonial, pour l’émancipation et pour l’indépendance de l’Algérie.