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Direction de la séance |
Projet de loi Travail le 1er mai des boulangers-pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 718 , 717 ) |
N° 22 15 juin 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes de MARCO, PONCET MONGE et SOUYRIS, MM. BENARROCHE, DANTEC, DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT et MELLOULI, Mme OLLIVIER, M. SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE UNIQUE |
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Alinéa 4
Compléter cet alinéa par deux phrases ainsi rédigées :
Les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au triple du montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur.
Objet
Les auteurs de cet amendement sont opposés à ce projet de loi, qui renforce la dérogation existante au travail chômé le 1er mai. La mention d’une dérogation absolue pour deux professions particulières dans la loi ouvre une brèche, et comporte le risque de voir s’étendre cette liste dans le futur, alors que la loi prévoit déjà une dérogation strictement limitée aux besoins réels de l’activité.
Les cortèges du 1er mai sont des moments d’éveil citoyen et de prise de conscience de leurs droits pour des millions de travailleurs. Un salarié qui travaille ce jour-là se prive de rassemblements familiaux, associatifs et citoyens qui marquent pourtant la participation des individus à la société et renforcent le vivre ensemble.
Cet amendement de repli vise à tripler l’indemnité versée aux salarié·es travaillant le 1er mai.