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Direction de la séance |
Projet de loi Travail le 1er mai des boulangers-pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 718 , 717 ) |
N° 45 15 juin 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes APOURCEAU-POLY, BRULIN, SILVANI et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE UNIQUE |
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Alinéa 4
Compléter cet alinéa par deux phrases ainsi rédigées :
Les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au double du montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur.
Objet
Le 1er mai est une journée de rassemblement familial, associatif et citoyen par excellence. Les salariés qui travaillent sont exclus des rituels collectifs et contribuent à désynchroniser les temps sociaux et par conséquent fragilisent le lien familial. En l’absence de volontariat réel, le travail n’est pas un choix mais une contrainte opérationnelle.
Actuellement, le code du travail prévoit que les salariés travaillant le 1er mai ont droit à une indemnité égale au montant de leur salaire. Ils ne sont pas payés double mais payés « simple ».
Cet amendement de repli vise à doubler l’indemnité versée aux salariés travaillant le 1er mai afin de compenser financièrement le préjudice social.
Le triplement du salaire ainsi proposé ne constitue pas une charge injustifiée.
Cette mesure vise à compenser une injustice sociale forte et à garantir l’exceptionnalité du travail le 1er mai.