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Direction de la séance |
Projet de loi Travail le 1er mai des boulangers-pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes (1ère lecture) (PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE) (n° 718 , 717 ) |
N° 9 15 juin 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes OLLIVIER, PONCET MONGE et SOUYRIS, MM. BENARROCHE et DANTEC, Mme de MARCO, MM. DOSSUS, FERNIQUE et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, MELLOULI et SALMON et Mme SENÉE ARTICLE UNIQUE |
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Alinéa 4
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’accord de branche rappelle le caractère exceptionnel du recours au travail salarié le 1er mai au regard de l’histoire syndicale et des principes ayant conduit à son institution comme jour férié et chômé.
Objet
Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. Héritier des luttes sociales qui ont permis la conquête de droits fondamentaux pour les travailleurs, il constitue le seul jour obligatoirement chômé consacré par le code du travail. Sa portée dépasse largement la seule question du repos : il est aussi un temps de mémoire, de transmission et d’engagement collectif.
Cette mémoire est indissociable de l’histoire ouvrière de notre pays. À Fourmies, le 1er mai 1891, des ouvriers qui manifestaient pour la journée de huit heures furent victimes d’une répression sanglante qui fit neuf morts, dont plusieurs très jeunes travailleurs. Ce drame a profondément marqué l’histoire sociale française et contribué à faire du 1er mai un symbole des combats menés pour la dignité du travail et la protection des salariés.
La possibilité pour les travailleurs de participer aux rassemblements, manifestations et commémorations organisés à l’occasion du 1er mai participe pleinement de cette transmission. À travers ces événements, ce sont non seulement des revendications contemporaines qui s’expriment, mais aussi la mémoire des femmes et des hommes qui ont payé de leur liberté, parfois de leur vie, les conquêtes sociales dont bénéficie aujourd’hui notre pays.
En multipliant les dérogations au caractère chômé du 1er mai, le présent texte risque d’affaiblir progressivement cette dimension mémorielle et civique. Le présent amendement vise donc à garantir que les salariés concernés par la dérogation puissent, s’ils le souhaitent, participer aux rassemblements, manifestations et commémorations qui font vivre l’héritage du 1er mai.