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Direction de la séance

Projet de loi

Financement de la sécurité sociale pour 2027

(1ère lecture)

(n° 138 , 144 , 139)

N° 1092

5 novembre 2026


En attente de recevabilité financière

 

AMENDEMENT

présenté par

C
G  

Mme FÉRET


ARTICLE 43


Alinéa 2, tableau, seconde colonne

Rédiger ainsi cette colonne :

Objectif de dépenses

117,672

115,55

19,928

16,3

5,85

3,4

278,7

 

Objet

Le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie va fortement progresser d’ici 2040. Les établissements et les services à domicile abordent ce choc démographique avec des finances très dégradées. Six Ehpad publics sur dix ont présenté un déficit l’an dernier. Et si les aides exceptionnelles n’avaient pas concerné un tiers des Ehpad, la proportion d’établissements en déficit aurait été de sept sur dix. Aussi, le tarif des services autonomie à domicile reste inférieur à leur coût de revient. Ce sous-financement se traduit par des fermetures de places, des refus d’interventions et des difficultés de recrutement.

Le virage domiciliaire ne suffira pas à absorber la hausse des besoins. L’Igas a souligné en 2024 qu’il reposait sur des hypothèses fragiles, face à la saturation des établissements et à la fragilité des services à domicile. La Drees estime qu’à pratiques inchangées, 108 000 personnes âgées de plus devront être accueillies en Ehpad d’ici 2030. Pourtant, la loi de programmation sur le Grand âge prévue par la loi du 8 avril 2024 n’a toujours pas été présentée, et le présent projet de loi ne prévoit aucun soutien spécifique au secteur.

Dans l’attente de cette loi, il est proposé de relever de 6 % le sous-objectif consacré aux établissements et services pour personnes âgées, soit 1,128 milliard d’euros supplémentaires. Ces moyens serviraient à renforcer la médicalisation des Ehpad, à développer les soins à domicile et à mieux couvrir le coût réel des prises en charge.

Le total de l’Ondam reste inchangé. L’amendement redéploie 0,628 milliard d’euros des soins de ville, 0,45 milliard d’euros des établissements de santé et 0,05 milliard d’euros du fonds d’intervention régional. Une prise en charge adaptée des personnes âgées évite en effet des passages aux urgences et des hospitalisations plus coûteuses pour l’assurance maladie.

Cet amendement a été travaillé avec l’Unccas.