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Direction de la séance |
Projet de loi Financement de la sécurité sociale pour 2027 (1ère lecture) (n° 138 , 144 , 139) |
N° 774 5 novembre 2026 |
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En attente de recevabilité financière |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme FRONTONI ARTICLE 37 |
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Alinéa 4
Remplacer les mots :
un an
par les mots :
quatre ans
Objet
Le présent amendement porte à quatre ans la durée de résidence régulière exigée des étrangers non européens pour bénéficier des prestations familiales.
Il met en œuvre la recommandation n° 64 de la commission d’enquête sur les incertitudes budgétaires en matière de sécurité sociale qui appelle à « affermir les conditions de résidence » ouvrant droit à ces prestations pour les ressortissants étrangers.
La fraude à la résidence est un enjeu financier : plus d’un quart des fraudes détectées par la branche famille en 2025, sur un total de 509 millions d’euros pour le seul régime général, en relèvent. Le Gouvernement lui-même reconnaît, dans l’exposé de l’article, que des conditions d’antériorité existent déjà pour le RSA et l’allocation de solidarité aux personnes âgées, et que des délais de carence s’appliquent à l’accès aux droits maladie.
Une durée d’un an ne constitue qu’un premier pas. Les prestations familiales et les aides au logement doivent s’adresser en priorité aux Français ou a minima aux personnes dont l’installation sur le territoire est durable. Le Conseil constitutionnel a par ailleurs rappelé, par sa décision du 11 avril 2024, que la Constitution ne s’oppose pas à une condition de durée de résidence pour des prestations sociales, la proportionnalité de cette durée relevant de l’appréciation du législateur.