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Direction de la séance |
Projet de loi Financement de la sécurité sociale pour 2027 (1ère lecture) (n° 138 , 144 , 139) |
N° 794 5 novembre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes JOSSERAND et BOUQUIN, M. BRAVI, Mme CALLET, MM. CASTILLO et d'AIGREMONT, Mme DIAZ, M. DUROX, Mme FRONTONI, M. GILETTI, Mme GOY-CHAVENT, M. HOCHART, Mme Carine LEROY et MM. LEVASSEUR et SZCZUREK ARTICLE 35 |
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Supprimer cet article.
Objet
Le Gouvernement demande aux retraités de faire des efforts, mais n’en fait lui-même aucun.
L’article 35 prévoit la désindexation des pensions de retraite et ne garantit la revalorisation des pensions sur l’inflation qu’en-dessous de 1 260 euros bruts par mois, c’est-à-dire sous le seuil de pauvreté.
Au-dessus, le Gouvernement décidera seul, par décret, s’il revalorise ou non. S’il ne fait rien, les pensions sont gelées. Ce sont plus de 4 milliards d’euros prélevés sur ceux qui ont travaillé toute leur vie : les anciens ouvriers, les agriculteurs, les artisans, les veuves. Rien n’a été fait contre la fraude sociale, qui coûte chaque année des milliards. Rien n’a été fait pour mettre fin aux dépenses étrangères à la solidarité nationale, à commencer par la couverture santé gratuite d’étrangers qui n’ont jamais cotisé : le dispositif voté l’an dernier pour y remédier en partie attend toujours son décret d’application.
Rien n’a été fait pour réduire le train de vie de l’État, les agences inutiles ou encore les doublons administratifs.
Les Français ne refusent pas l’effort. Ils refusent qu’on le leur demande par facilité pendant que l’État, pour sa part, s’en dispense.
Cet article est de surcroît un chèque en blanc : le Parlement ne vote aucun taux, le Gouvernement fera ce qu’il voudra, quand il le voudra, à quelques mois de l’élection présidentielle. Les retraités ne sont ni une variable d’ajustement, ni un instrument de calendrier électoral.