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Direction de la séance

Projet de loi

Protection des enfants

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 89 , 88 , 79)

N° 381 rect.

26 octobre 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

C Défavorable
G Défavorable
Rejeté

Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN, M. ROIRON

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 3


Alinéa 4, seconde phrase

Après le mot :

mois

Insérer les mots :

, ou d’un mois lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans,

Objet

Cet amendement réduit à un mois le délai de transmission de l’évaluation pour les enfants de moins de trois ans.

Le texte impose un délai de trois mois pour évaluer et transmettre au juge la situation d’un enfant confié en urgence à un tiers digne de confiance. Ce délai est le même quel que soit l’âge de l’enfant, alors que les tout-petits n’ont pas le même rapport au temps que les enfants plus âgés : leurs liens d’attachement se construisent très vite, dans les premiers mois et les premières années de vie, et trois mois d’incertitude sur la pérennité de leur lieu d’accueil représentent, à cet âge, une part bien plus importante de leur existence que pour un enfant plus grand.

Ce raccourcissement ne vise pas à trancher plus vite contre les parents : il s’agit ici de confirmer plus rapidement une situation d’accueil déjà mise en place en urgence chez un tiers, afin que le tout-petit ne reste pas plus longtemps que nécessaire dans une situation provisoire dont l’issue n’est pas fixée. Le présent amendement réduit donc ce délai à un mois pour les enfants de moins de trois ans, afin de sécuriser leur situation aussi vite que leur développement l’exige.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.