Logo : Sénat français

commission des affaires économiques

Projet de loi

Protection et souveraineté agricoles

(1ère lecture)

(n° 689 )

N° COM-251

11 juin 2026


 

AMENDEMENT

présenté par

M. SALMON, Mme GUHL et M. JADOT


ARTICLE 1ER


Alinéa 6

1° Cinquième phrase

Remplacer les mots 

les comités de pilotage tiennent compte de ces projets 

par les mots : 

ils bénéficient d’une priorité dans l’accompagnement, notamment financier, par l’État et les collectivités territoriales par rapport aux projets d’avenir agricole 

2° Onzième phrase

Supprimer cette phrase

3° Douzième phrase

Supprimer cette phrase

Objet

Cet amendement vise à concilier les projets alimentaires territoriaux et les projets d’avenir agricole en précisant que les premiers doivent être accompagnés par l’État et les collectivités territoriales en priorité. 

Ces deux dispositifs sont complémentaires, mais les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont portés par les collectivités et l’État, alors que les projets d’avenir agricole (PAA) pourront bénéficier de concours privés plus importants. Si une priorité est donnée aux seconds, les PAT risquent de manquer de moyens, mettant à mal leur ambition voire leur existence même. À l’inverse, donner la priorité aux PAT n’empêchera pas le développement des PAA. 

Rémunérateurs pour les agriculteurs et utiles pour les collectivités et les habitants (restauration collective, prévention des pollutions), les PAT sont très peu soutenus par l’État, qui a même mis fin au financement des projets opérationnels dans le dernier projet de loi de finances. Il s’agit pourtant d’un des rares outils à disposition des collectivités territoriales en matière de politique agricole et alimentaire locale. En priorisant les PAA, dans lesquels les élus locaux ne sont pas impliqués, l’article tel qu’adopté par l’Assemblée nationale prive ces derniers de leur principal levier pour maintenir l’agriculture dans les territoires et assurer une alimentation locale et de qualité aux habitants.