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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-118 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BAZIN, Mmes EUSTACHE-BRINIO et BELLUROT, MM. COURTIAL et CAMBON, Mme SOLLOGOUB, MM. PERRIN, RIETMANN et HOUPERT, Mmes MULLER-BRONN, DUMAS, IMBERT et AESCHLIMANN, MM. KHALIFÉ et COSTE, Mme BILLON, M. SAURY et Mmes DUMONT, VENTALON et BORCHIO FONTIMP ARTICLE 1ER |
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Après l’alinéa 2
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Pour l’appréciation des situations mentionnées au premier alinéa, il peut notamment être tenu compte des faits de maltraitance animale auxquels le mineur est exposé » ;
Objet
Le présent amendement vise à reconnaître expressément les faits de maltraitance animale commis dans l’entourage d’un mineur comme un indice susceptible d’être pris en compte dans l’appréciation du danger au sens de l’article 375 du code civil.
Les études scientifiques établissent qu’il existe une association fiable, non due au hasard, entre les violences envers les animaux et les violences intrafamiliales. Ces faits peuvent constituer un signal d’alerte révélateur d’un environnement violent susceptible de compromettre la sécurité et le développement de l’enfant.
Le législateur a d’ailleurs déjà reconnu la gravité particulière de l’exposition des mineurs aux violences commises sur les animaux, en prévoyant aux articles 521-1 et 521-1-1 du code pénal une circonstance aggravante lorsque les faits sont commis en présence d’un mineur.
Cette prise en compte se retrouve également dans les dispositifs de protection de l’enfance. L’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles prévoit le repérage et l’orientation de mineurs condamnés pour des faits de maltraitance animale ou dont les responsables ont fait l’objet d’une telle condamnation. L’article L. 226-3 du même code prévoit également une évaluation de la situation d’un mineur lorsque certaines mises en cause pour sévices graves, actes de cruauté ou atteintes sexuelles sur un animal sont signalées.
Le présent amendement assure la cohérence législative de ces dispositions avec l’article 375 du code civil. Il ne crée pas de nouveau motif d’assistance éducative et préserve l’appréciation individualisée de chaque situation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-78 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 1ER |
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Alinéa 5
Après le mot :
motivée
insérer les mots :
après avoir reçu et entendu l’enfant
Objet
Dans un chapitre intitulé « Réformer la mesure de placement judiciaire pour sécuriser le parcours des enfants », il apparaît indispensable de replacer la parole de l’enfant au cœur des décisions qui déterminent son avenir. On ne peut prétendre sécuriser le parcours d’un enfant sans lui donner la possibilité d’être entendu sur les décisions qui le concernent directement.
Le droit de l’enfant à être entendu est consacré par l’article 12 de la Convention internationale des droits de l’enfant ainsi que par l’article 388-1 du code civil. En matière d’assistance éducative, l’article 375-1 du code civil prévoit également un entretien individuel systématique avec l’enfant lors de son audience ou de son audition.
Pourtant, le renouvellement d’une mesure de placement, qui constitue une décision déterminante dans le parcours d’un enfant, ne fait pas l’objet d’une obligation d’audition expressément prévue par les dispositions proposées à l’article 1er.
Il n’est plus acceptable que les décisions relatives à l’avenir d’un enfant puissent reposer uniquement sur l’appréciation de tiers, sans que le principal concerné ait été directement reçu et, lorsqu’il le peut, entendu. Les observations des professionnels et des personnes qui l’accompagnent sont indispensables, mais elles ne peuvent se substituer à sa propre parole.
Cet amendement entend ainsi rendre cette étape obligatoire avant le renouvellement de la mesure. La présence d’un avocat constitue également une garantie essentielle pour assurer l’effectivité des droits de l’enfant, l’accompagner dans l’expression de sa parole et veiller à ce que celle-ci soit pleinement prise en considération, sans jamais se substituer à lui.
Recevoir l’enfant, y compris lorsqu’il n’est pas en mesure de s’exprimer verbalement, permet également au juge de mieux apprécier sa situation et de s’assurer que la mesure de placement demeure adaptée à ses besoins et à son intérêt supérieur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-337 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 1ER |
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Alinéa 5
Supprimer les mots :
, en tenant compte des liens de fratrie et en s’assurant que le maintien de ces liens soit dans l’intérêt de l’enfant
Objet
Cet amendement supprime cette disposition redondante avec la lettre de l’article 375-7 du code civil, qui présente déjà des garanties en la matière. Le lieu de l’accueil de l’enfant doit en effet être « recherché dans l’intérêt de celui-ci et afin de faciliter […] le maintien de ses liens avec ses frères et sœurs ». La loi n° 2022-140 du 7 février 2022 a en outre précisé à cet article que le mineur est en principe « accueilli avec ses frères et sœurs en application de l’article 371-5 sauf si son intérêt commande une autre solution ».
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-338 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 1ER |
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Alinéa 10
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement supprime l’obligation de procéder à l’audition préalable du mineur et de consulter le rapport sur la situation de l’enfant avant le renouvellement de la mesure de placement, qui a été introduite par un amendement à l’Assemblée nationale, en ce qu’elle apparaît redondante avec l’article 375-1 du code civil, qui prescrit déjà au juge d’effectuer un entretien individuel systématique avec l’enfant capable de discernement lors de son audience ou de son audition, et l’article 375 du code civil, qui assure une fréquente transmission du rapport sur la situation de l’enfant au juge.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-60 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. WATTEBLED ARTICLE 1ER |
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Alinéa 10
Supprimer cet alinéa.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l’alinéa introduisant, à l’article 375 du code civil, une référence à l’article 388-1 du même code concernant les conditions de renouvellement des mesures de placement.
En effet, l’audition du mineur capable de discernement et la production d’un rapport actualisé figurent déjà parmi les exigences légales applicables au renouvellement de ces mesures. Leur rappel apparaît donc redondant.
Par ailleurs, le renvoi à l’article 388-1 du code civil soulève une difficulté de cohérence juridique. Cet article encadre l’audition de l’enfant dans les procédures qui le concernent, notamment à sa demande, et prévoit la possibilité pour celui-ci d’être accompagné par une personne de son choix. Or, la procédure d’assistance éducative obéit à un régime procédural spécifique, dans lequel l’enfant est partie à la procédure et bénéficie, à ce titre, de droits propres, distincts du seul droit d’exprimer son opinion.
L’introduction de cette référence risque ainsi de créer une confusion entre des régimes procéduraux distincts et de complexifier inutilement la mise en œuvre des mesures d’assistance éducative, alors même que le renforcement des garanties procédurales accordées à l’enfant constitue un enjeu majeur.
Le CNB souligne en outre que, depuis la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026 adoptée à l’Assemblée nationale comme au Sénat à l’unanimité des parlementaires, le mineur est, en assistance éducative, assisté d’un avocat sans condition de discernement. Le maintien d’une référence au seul « mineur capable de discernement » méconnaîtrait cette avancée : l’enfant qui n’est pas en mesure de s’exprimer, partie à la procédure, doit voir ses intérêts portés par son avocat lors du renouvellement de la mesure.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-61 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE et BRIANTE GUILLEMONT, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et M. WATTEBLED ARTICLE 1ER |
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Alinéa 10
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Le renouvellement est prononcé après l’audition du mineur, assisté de son avocat dans les conditions prévues à l’article 375-1 du présent code, ou, lorsque le mineur n’est pas capable de discernement, après que son avocat a été entendu, et au vu du rapport mentionné à l’article L. 223-5 du code de l’action sociale et des familles actualisé, communiqué à l’avocat du mineur et aux titulaires de l’autorité parentale dans un délai leur permettant d’en prendre utilement connaissance.
Objet
Le présent amendement, de repli par rapport à l’amendement n°1, vise à garantir que la décision de renouvellement du placement soit prise après que les droits et intérêts de tout enfant ont été portés devant le juge, quel que soit son âge ou son degré de discernement.
La rédaction issue de l’Assemblée nationale réserve l’audition au « mineur capable de discernement » et renvoie à l’article 388-1 du code civil, conçu pour l’audition de l’enfant dans les procédures auxquelles il n’est pas parti. Or, en assistance éducative, l’enfant est partie à la procédure et, depuis la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026, il est assisté d’un avocat sans condition de discernement.
Le Conseil national des barreaux propose en conséquence que l’enfant non discernant – en particulier le très jeune enfant, pour lequel les durées de placement sont les plus courtes et les enjeux de statut les plus lourds – soit représenté par son avocat, entendu par le juge, et que le rapport actualisé soit communiqué en temps utile.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-62 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, MM. DAUBET et FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 1ER |
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Après l’alinéa 10
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Le mineur ainsi que les titulaires de l’autorité parentale sont assistés, dans le cadre de la procédure de renouvellement de la mesure, d’un avocat et ont accès au rapport mentionné à l’article L. 223-5 du code de l’action sociale et des familles actualisé, ainsi qu’à l’avis de la commission mentionnée à l’article L. 223-1 du code de l’action sociale et des familles, dans un délai leur permettant d’en prendre utilement connaissance avant l’audition, qui ne peut être inférieur à quinze jours, sauf urgence spécialement motivée.
Objet
Le présent amendement vise à garantir que le réexamen et le renouvellement des mesures de placement judiciaire, qui conditionnent directement la stabilité du parcours de l’enfant, s’opèrent dans le respect effectif du contradictoire.
Le Conseil national des barreaux rappelle que la stabilisation des placements, si elle constitue un objectif légitime, ne saurait être obtenue au prix d’un affaiblissement du contrôle juridictionnel ni d’une réduction des garanties procédurales attachées à des décisions déterminantes pour l’avenir de l’enfant.
Il souligne que le plein exercice de la mission de l’avocat de l’enfant, comme celui de l’avocat des parents, suppose la possibilité de prendre connaissance des pièces de la procédure et du rapport d’assistance éducative actualisé dans un délai suffisant avant l’audition prévue par le texte, et non la seule reconnaissance formelle d’un droit d’accès au dossier.
Le présent amendement traduit ainsi l’exigence, réaffirmée par le CNB, selon laquelle aucun aménagement de l’office du juge des enfants ne peut être envisagé sans un accès effectif au dossier, un débat contradictoire et une assistance effective par un avocat. Cette garantie doit bénéficier à tout enfant, quel que soit son âge, dès lors que, depuis la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026, l’assistance d’un avocat est de droit en assistance éducative, sans condition de discernement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-155 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 11, seconde phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires vise à supprimer la possibilité de prolonger les mesures de placement jusqu’à la majorité de l’enfant, pour les enfants de plus de treize ans.
Comme le souligne le Syndicat de la magistrature, une telle disposition aurait pour principal effet de réduire le nombre d’audiences. Or, dans un contexte de crise profonde de la protection de l’enfance, caractérisé par un fort renouvellement des travailleurs sociaux, des ruptures répétées dans les parcours d’accueil, des difficultés de recrutement des assistants familiaux et une dégradation des conditions d’accompagnement des enfants, cette évolution ne saurait garantir une protection suffisante des droits et des intérêts des mineurs concernés.
Par ailleurs, compte tenu de l’engorgement des cabinets des juges des enfants, la possibilité de renouveler les mesures de placement pour une durée supérieure à deux ans, voire jusqu’à la majorité pour les enfants âgés de plus de 13 ans, risque de privilégier une logique de gestion des flux au détriment d’un examen individualisé de la situation, des besoins et de l’intérêt supérieur de chaque enfant.
Même lorsqu’un retour au domicile familial n’est pas envisagé et que le principe du placement n’est pas remis en question, le maintien d’audiences régulières demeure indispensable. Celles-ci permettent d’évaluer l’évolution de la situation de l’enfant, son développement, ses projets et le respect de ses droits, ainsi que de réexaminer les modalités d’exercice des droits de visite et d’hébergement des parents. Elles constituent ainsi une garantie essentielle pour assurer un suivi individualisé et adapter les mesures de protection à l’évolution des besoins de chaque enfant.
Les auteurs de cet amendement considèrent ainsi que pour l'enfant âgé de plus de treize ans, le renouvellement du placement jusqu'à sa majorité sans réexamen régulier par le juge est contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-196 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 11, seconde phrase
Remplacer les mots :
âgé de plus de treize ans
par les mots :
en capacité d’en exprimer le besoin
Objet
Cet amendement vise à supprimer le critère d’âge de treize ans pour permettre le renouvellement d’une mesure de placement pour toute la durée restant à courir jusqu’à la majorité de l’enfant, au profit d’un critère fondé sur sa capacité à exprimer ce besoin, appréciée notamment au regard de sa maturité et de son discernement.
En substituant à un seuil d’âge uniforme une appréciation individualisée de la situation de l’enfant, cet amendement entend mieux prendre en compte la diversité des parcours et des besoins des mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance. La possibilité de prolonger une mesure de placement jusqu’à la majorité ne devrait pas dépendre exclusivement de l’âge de l’enfant, mais également de sa capacité à exprimer le souhait de bénéficier d’un cadre protecteur et stable.
Cette évolution répond à un objectif de continuité du parcours de protection de l’enfant, en limitant les ruptures susceptibles de fragiliser son accompagnement au cours de l’adolescence. Elle permet ainsi de mieux concilier la prise en compte de la parole de l’enfant, son intérêt supérieur et la stabilité de son accueil.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-2 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 1ER |
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Alinéa 11
Après le mot :
conditions
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
pour une durée de deux ans renouvelables, avec un rapport motivé et après avoir recueilli l’avis de l’enfant capable de discernement, conformément aux dispositions de l’article 388-1 du code civil.
Objet
Le présent amendement vise à prévoir un réexamen tous les deux ans des placements de longue durée prononcés pour les enfants de plus de treize ans.
Le texte permet en effet de renouveler une mesure de placement jusqu’à la majorité de l’enfant, sans prévoir de réexamen intermédiaire. Un enfant placé à treize ans pourrait ainsi le rester jusqu’à ses dix-huit ans sur le fondement d’une même décision.
Un enfant âgé de treize ans au moment de la décision ne se trouve pas nécessairement dans la même situation à quinze ou dix-sept ans. Ses besoins évoluent, sa situation familiale peut changer, ses liens d’attachement se construire ou se transformer et sa capacité à exprimer son avis sur son parcours se développe avec l’âge.
Le présent amendement prévoit donc que la situation de l’enfant fasse l’objet d’un réexamen au moins tous les deux ans. Cette clause de revoyure ne remet nullement en cause la possibilité d’un placement de longue durée lorsque celui-ci demeure conforme à l’intérêt de l’enfant. Elle garantit simplement qu’une décision prise plusieurs années auparavant puisse être réévaluée à la lumière de l’évolution de sa situation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-86 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 1ER |
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Après l’alinéa 11
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Toute décision relative au maintien du lien entre l’enfant et ses parents, notamment l’exercice des droits de visite et d’hébergement, est précédée d’une évaluation pluridisciplinaire et actualisée des capacités parentales et de leurs effets sur l’enfant, conduite dans le respect du cadre national de référence de la Haute Autorité de santé. Cette évaluation distingue le parent auteur de violences, le parent durablement empêché et le parent momentanément empêché. » ;
Objet
Cet amendement vise à renforcer la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant en garantissant que toute décision relative au maintien des liens avec ses parents, notamment dans le cadre des droits de visite et d’hébergement, repose sur une évaluation pluridisciplinaire et actualisée des capacités parentales.
Il prévoit que cette évaluation soit conduite conformément au cadre national de référence de la Haute Autorité de santé, afin de garantir une appréciation objective et harmonisée des situations familiales et de leurs conséquences sur le développement et la sécurité de l’enfant.
L’amendement entend également mieux distinguer les situations parentales, en différenciant les parents auteurs de violences, les parents durablement empêchés et ceux rencontrant des difficultés temporaires.
L’objectif est de prévenir toute décision automatique de maintien du lien familial et de garantir que les modalités de relation entre l’enfant et ses parents soient déterminées au regard de ses besoins fondamentaux, de sa sécurité et de son intérêt supérieur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-339 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 1ER |
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1° Alinéas 14 et 15
Supprimer ces alinéas.
2° Après l'alinéa 20, insérer un alinéa ainsi rédigé :
...) Après la deuxième phrase du deuxième alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il précise le suivi médical de l’enfant, et mentionne, le cas échéant, les soins reçus dans un centre d’appui à la protection de l’enfance. »
3° Alinéa 22
Remplacer les mots :
Sont ajoutés
par les mots :
Après le troisième alinéa, sont insérés
4° Alinéa 23, deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
Cet amendement assure la bonne coordination entre le code civil et le code de l’action sociale et de la famille. Il déplace ainsi les dispositions relatives au contenu du rapport sur la situation de l’enfant qui avaient été introduites dans le code civil, au sein du code de l’action sociale et des familles. Il supprime, en outre, les dispositions de nature réglementaire contenues dans l’article 1er.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-3 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. MASSET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 1ER |
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Alinéa 14
Remplacer les mots :
réalisés dans un centre d’appui à la protection de l’enfance
par les mots :
, des prises en charge et des modalités de suivi en matière de santé
Objet
Le présent amendement vise à mieux informer le juge sur le suivi en santé de l’enfant.
Le texte prévoit que le rapport qui lui est transmis mentionne les soins dont bénéficie le mineur dans un centre d’appui à la protection de l’enfance. Or, ces centres ne sont pas présents sur l’ensemble du territoire et ne constituent qu’une des modalités possibles de prise en charge des enfants protégés.
Il apparaît donc préférable que le rapport fasse état, pour chaque enfant, des prises en charge dont il bénéficie et, plus largement, des modalités de son suivi en matière de santé, quelle que soit la structure qui l’assure.
Cette rédaction permet également de prendre en compte le déploiement du parcours coordonné renforcé « enfance protégée », sans faire dépendre l’information du juge de l’inclusion effective de l’enfant dans un dispositif particulier.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-241 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
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Après l’alinéa 15
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…° Après l’article 375-8, il est inséré un article Art. 375-8-…ainsi rédigé :
« Art. 375-8-…. - Lorsqu’un mineur confié en assistance éducative bénéficie d’une décision prise en application de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, la délégation départementale de l’agence régionale de santé est garante de sa mise en application. »
Objet
Les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance présentent une prévalence particulièrement élevée de situations de handicap, de troubles du neurodéveloppement, de troubles psychiques ou de besoins médico-sociaux complexes.
Pourtant, un nombre important d'entre eux disposent aujourd'hui d'une notification MDPH, sans que celle-ci puisse être effectivement mise en œuvre, faute de places ou de solutions adaptées.
Cette situation conduit les départements à accueillir durablement, au sein de dispositifs de protection de l'enfance, des enfants qui relèvent d'un accompagnement sanitaire ou médico- social spécialisé. 24 % du total des enfants confiés à l’ASE sont en situation de double vulnérabilité (en situation de handicap reconnue par la MDPH. Elle crée des ruptures de parcours, fragilise les équipes éducatives et porte atteinte à l'effectivité des droits reconnus par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.
Le présent amendement vise à reconnaître explicitement la responsabilité de l'agence régionale de santé dans l'exécution effective des orientations médico-sociales concernant les enfants protégés, afin de garantir une réponse adaptée aux besoins de l'enfant et une meilleure articulation entre protection de l'enfance, santé et handicap.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-242 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. CAPUS, LAMÉNIE, Patrick LECLERC, DELCROS et Jean Pierre VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 16
Rétablir le 2° dans la rédaction suivante :
« 2° Après l’article 375-8, il est inséré un article 375-8-1 ainsi rédigé :
« Art. 375-8-1. – Lorsqu’un mineur confié au service départemental de l’aide sociale à l’enfance en application du 3° de l’article 375-3 bénéficie d’une décision prise au titre des 2° ou 2° bis du I de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, le directeur général de l’agence régionale de santé veille, dans le cadre de ses compétences, à la mise en œuvre effective de cette décision. » »
Objet
Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance présentent une prévalence particulièrement élevée de situations de handicap, de troubles du neurodéveloppement, de troubles psychiques ou de besoins médico-sociaux complexes. Selon une enquête de Départements de France portant sur la situation au 31 décembre 2024, 24 % des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance bénéficient d’une reconnaissance de handicap par la maison départementale des personnes handicapées.
Or, de nombreuses décisions d’orientation prises par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées ne sont pas mises en œuvre, notamment en raison de l’insuffisance de l’offre médico-sociale disponible. Les départements sont alors conduits à accueillir durablement, au sein des dispositifs de protection de l’enfance, des enfants dont les besoins nécessitent un accompagnement médico-social spécialisé.
Cette situation entraîne des ruptures de parcours, fragilise les équipes éducatives et prive les enfants concernés de l’accompagnement auquel ils ont droit.
Le présent amendement confie donc au directeur général de l’agence régionale de santé la mission de veiller, dans le cadre de ses compétences, à la mise en œuvre effective des décisions d’orientation médico-sociale concernant les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Il vise ainsi à renforcer l’articulation entre les politiques de protection de l’enfance, de santé et du handicap et à éviter que les départements ne prennent en charge seuls les conséquences de l’insuffisance de l’offre médico-sociale.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-65 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. MASSET et WATTEBLED, Mmes LERMYTTE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. DAUBET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER |
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Alinéa 19
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Lorsque le service de l’aide sociale à l’enfance auquel l’enfant est confié prévoit d’exécuter la mesure de placement dans un autre département, il en avise, au moins un mois avant la date de changement du lieu d’accueil, le département d’accueil ainsi que, lorsque la mesure a été ordonnée par le juge des enfants, ce magistrat. Il en informe dans le même délai les titulaires de l’autorité parentale, sauf si cette information est contraire à l’intérêt de l’enfant, ainsi que l’enfant capable de discernement, dans des conditions adaptées à son âge et à son degré de maturité. Si ce changement est intervenu en urgence, ces informations sont délivrées dans un délai de quinze jours à compter de celui-ci. » ;
Objet
L’article 1er prévoit que le service de l’aide sociale à l’enfance qui exécute un placement dans un autre département en avise le département d’accueil. Cette information entre administrations est utile, mais elle laisse de côté les personnes les plus directement concernées par un tel éloignement.
Un placement hors du département d’origine modifie profondément les conditions d’exercice des droits de visite et d’hébergement, la scolarité de l’enfant et ses liens avec sa famille et sa fratrie. Lorsque le placement a été ordonné par le juge des enfants, celui-ci doit pouvoir s’assurer que l’éloignement reste compatible avec les droits de visite et d’hébergement qu’il a fixés.. Les parents doivent l’être également, sauf lorsque cette information serait contraire à l’intérêt de l’enfant, notamment en cas de violences, où le lieu d’accueil doit rester confidentiel.
Le présent amendement étend donc l’obligation d’information préalable au juge des enfants, aux titulaires de l’autorité parentale et à l’enfant lui-même, dans les mêmes délais que ceux prévus pour le département d’accueil.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-157 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 19
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Lorsque ce changement de lieu d’accueil conduit à éloigner l’enfant de son département d’origine, la décision est spécialement motivée au regard de son intérêt supérieur, de la continuité de sa scolarité, de son suivi médical et de ses liens familiaux.
Objet
Le présent amendement vise à mieux encadrer les placements d’enfants protégés hors de leur département d’origine.
Si un tel changement peut être justifié par l’intérêt de l’enfant ou par l’urgence de sa situation, il ne doit pas devenir une simple réponse aux carences de places disponibles dans le département compétent.
L’éloignement géographique d’un enfant protégé peut avoir des conséquences lourdes : rupture de scolarité, interruption du suivi médical ou psychologique, éloignement de la fratrie, affaiblissement des liens familiaux lorsqu’ils demeurent utiles à son équilibre, perte de repères.
Le projet de loi prévoit déjà que le département d’accueil soit informé lorsqu’un placement est exécuté dans un autre département. Cette information est nécessaire, mais pas suffisante.
Il convient d’exiger que la décision soit spécialement motivée lorsqu’elle conduit à éloigner l’enfant de son département d’origine.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-156 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 21, dernière phrase
Après le mot :
celui-ci
supprimer la fin de cette phrase.
Objet
Le présent amendement, élaboré en concertation avec la CNAPE, le GEPSo et UNICEF France, vise à supprimer la priorité accordée à l’accueil auprès d’un assistant familial ou au sein d’un village d’enfants dans l’examen, par le juge des enfants, de l’opportunité du renouvellement d’une mesure de placement.
Le renouvellement d’une mesure de placement doit reposer avant tout sur une évaluation individualisée de la situation de l’enfant et de ses besoins. Si l’accueil familial et les villages d’enfants peuvent constituer des réponses adaptées dans certaines situations, ils ne sauraient être érigés en solutions privilégiées de manière systématique.
Une telle hiérarchisation des modes d’accueil pourrait conduire à privilégier une solution prédéterminée au détriment d’une analyse globale du parcours de l’enfant, de ses besoins affectifs et éducatifs, de ses éventuels liens d’attachement ainsi que des ressources mobilisables localement.
Le présent amendement vise ainsi à garantir que la décision du juge des enfants demeure fondée sur le seul critère de l’intérêt supérieur de l’enfant et sur une appréciation concrète de chaque situation, sans établir de préférence entre les différentes modalités de protection.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-158 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 23, première phrase
Supprimer les mots :
Pour les enfants âgés de moins de trois ans,
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires propose d’étendre à l’ensemble des enfants accueillis, quel que soit leur âge, l’obligation de rendre compte, dans le rapport, des actions d’accompagnement à la parentalité proposées et mises en œuvre depuis le début de leur accueil, actuellement limitée aux enfants de moins de trois ans.
Ils soulignent que le placement constitue une épreuve particulièrement difficile, tant pour l’enfant que pour ses parents, indépendamment de son âge. Lorsque l’intérêt de l’enfant le permet, cette période doit être mise à profit pour accompagner les parents dans la résolution des difficultés à l’origine du placement, consolider leurs compétences parentales et préparer, lorsque les conditions le permettent, un retour de l’enfant au sein de sa famille.
Si les très jeunes enfants nécessitent une attention spécifique en raison de leurs besoins particuliers, rien ne justifie de limiter à cette seule tranche d’âge le suivi des actions d’accompagnement à la parentalité. La qualité de cet accompagnement constitue un enjeu essentiel pour l’ensemble des enfants placés et leurs familles.
À cet égard, l’Uniopss rappelle qu’à la fin de l’année 2021, 77 % des mineurs pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance étaient âgés de plus de trois ans. Restreindre cette obligation aux seuls enfants de moins de trois ans reviendrait donc à exclure la grande majorité des situations de placement. Or, le maintien des liens familiaux et la préparation d’un éventuel retour de l’enfant dans sa famille constituent des objectifs fondamentaux de la protection de l’enfance, dès lors qu’ils sont conformes à son intérêt.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-244 rect. quater 21 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER, M. CAPUS, Mme BESSIN-GUÉRIN et MM. LAMÉNIE, Patrick LECLERC, DELCROS et Jean Pierre VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 24
Rédiger ainsi cet alinéa :
Les modalités d’élaboration du projet de vie intégré au projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223-1-1 sont définies dans le cadre des dispositions applicables à l’élaboration de ce projet.
Objet
Le présent amendement de repli vise à ne pas fixer dans la loi des modalités d’élaboration du projet de vie qui relèvent déjà du cadre applicable au projet pour l’enfant.
Le projet de vie étant expressément intégré au projet pour l’enfant par le présent article, il n’apparaît pas nécessaire de prévoir une procédure d’élaboration autonome faisant intervenir une liste détaillée de professionnels.
Le projet pour l’enfant fait déjà l’objet de dispositions législatives et réglementaires précisant ses modalités d’élaboration, son contenu et les conditions dans lesquelles l’enfant et les personnes concourant à son accompagnement y sont associés.
Le présent amendement permet ainsi de préserver l’association de l’enfant tout en évitant la création d’une procédure supplémentaire et en renvoyant les modalités opérationnelles au cadre existant.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-243 rect. ter 21 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER, M. CAPUS, Mme BESSIN-GUÉRIN et MM. LAMÉNIE, Patrick LECLERC, DELCROS et Jean Pierre VOGEL ARTICLE 1ER |
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Alinéa 24
Remplacer les mots
Le projet de vie
par les mots
Le volet du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223-1-1 relatif au projet de vie
Objet
Le présent amendement vise à tirer toutes les conséquences de l’intégration du projet de vie au projet pour l’enfant prévue au présent article.
Le projet pour l’enfant constitue le document unique de référence accompagnant le mineur tout au long de son parcours en protection de l’enfance. Le présent article prévoit désormais expressément que, lorsque le retour de l’enfant auprès de sa famille ne peut être envisagé, le rapport propose un projet de vie intégré au projet pour l’enfant.
Il convient d’éviter que les dispositions relatives à son élaboration puissent conduire, en pratique, à la création d’un document supplémentaire.
Le présent amendement précise ainsi que le projet de vie constitue un volet du projet pour l’enfant, tout en conservant les modalités de concertation prévues par le texte ainsi que l’association de l’enfant à son élaboration.
Cette clarification permet de garantir la cohérence du parcours de l’enfant tout en évitant la multiplication des documents et des tâches administratives à la charge des professionnels de la protection de l’enfance.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-362 19 octobre 2026 |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
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Après l'article 1er
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le code civil est ainsi modifié :
1° Après la première phrase du premier alinéa de l’article 375, insérée une phrase ainsi rédigée :
« Sauf lorsqu’elle émane du mineur, la requête justifie, à peine d’irrecevabilité, soit de ce que l’enfant a déjà fait l’objet d’actions mentionnées aux articles L. 222-3 et L. 222-4-2 et au 1° de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, et que celles-ci n’ont pas permis de remédier à la situation, soit de ce que ces actions n’ont pu être mises en place en raison du refus des deux parents ou de la personne qui assume la charge effective de l’enfant, ou de son impossibilité à collaborer avec le service, soit de ce que que le danger est grave et immédiat. »
2° Le deuxième alinéa de l’article 375-5 est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Le procureur de la République peut modifier l’ordonnance de placement provisoire ou y mettre fin à tout moment tant qu’il n’a pas saisi le juge des enfants dans le délai de huit jours. »
II. – Le septième alinéa de l’article L. 226-4 du code de l’action sociale et des familles est complété par les mots :
« ou, le cas échéant, l’avise de ce que la demande n’est pas valablement formée en l’absence de justification de l’une des conditions prévues aux 1° et 3°, et qu’il ne peut en conséquence saisir le juge des enfants. »
Objet
Cet amendement vise à favoriser le respect du principe d’une intervention subsidiaire du juge des enfants en assistance éducative, qui demeure très largement inappliqué et engendre un engorgement des cabinets préjudiciable à la qualité des mesures ordonnées.
Il précise à cette fin les conditions dans lesquelles le juge des enfants peut être saisi, afin de privilégier le recours aux mesures administratives. Il permet aussi au procureur de la République de modifier ou lever l’ordonnance de placement provisoire qu’il a délivrée s’il n’a pas encore saisi le juge des enfants et l’incite à exercer sa fonction de filtre lorsque le président du conseil départemental l’avise aux fins de saisine du juge des enfants.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-246 rect. quater 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER |
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Après l'article 1er ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article 375-3 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Au titre du module de placement, le mineur peut être confié à la protection judiciaire de la jeunesse, en application de l’article L. 112-14 du code de la justice pénale des mineurs. »
Objet
Le présent amendement vise à donner la possibilité aux juges des enfants de confier un jeune à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) dans le cadre d’un mandat global, comme c’est le cas envers les services de l’ASE, sans le conditionner à une place disponible au sein de ses propres structures. Il s’agit d’aligner le mode opératoire entre l’ASE et la PJJ afin d’éviter des placements par défaut à l’ASE
A ce jour, les Départements sont responsables de la mise en œuvre d’une décision de Justice mais l’Etat n’impose pas cela à ses propres services. En effet, les services de l’ASE sont responsables de mesures dites « en attente » ou « non exécutées », ce qui n’est pas le cas de la PJJ, puisque le Juge ne peut prendre une mesure de placement, si le lieu d’accueil n’est pas identifié en amont.
En effet, certains jeunes dits « réitérants » relèvent de la protection judiciaire et doivent donc être confiés à la PJJ. À charge pour ces services, comme c’est le cas pour les Départements, de trouver la place au sein de leurs propres structures.
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N° COM-66 rect. 20 octobre 2026 |
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M. WATTEBLED, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER BIS (NOUVEAU)(SUPPRIMÉ) |
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Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
Le premier alinéa de l’article L. 223-1-1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi complété par une phrase ainsi rédigée : « Le projet pour l’enfant est établi dans un délai de trois mois à compter du début de la prise en charge de l’enfant. Lorsque ce délai n’est pas respecté, les motifs en sont communiqués par écrit aux titulaires de l’autorité parentale, au mineur capable de discernement et, lorsque la mesure a été ordonnée par le juge des enfants, à ce magistrat. »
Objet
Créé par la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, le projet pour l’enfant est le document qui organise l’accompagnement de chaque enfant protégé tout au long de son parcours. Près de vingt ans après sa création, il reste très inégalement mis en œuvre.
Seulement, nous observons que l'ensemble des dispositions actuellement en vigueur n’ont pas suffi à garantir l’établissement effectif du document.
Or, l’article 1er fait désormais du projet pour l’enfant le support du projet de vie de l’enfant placé, sur lequel le juge s’appuie pour décider du renouvellement du placement. Un projet de vie ne peut être construit sur un document qui n’existe pas ou qui est établi tardivement.
Le présent amendement inscrit dans la loi un délai de trois mois prévu pour son élaboration. Il prévoit en outre que, lorsque le délai n’est pas respecté, les motifs du retard sont communiqués par écrit aux titulaires de l’autorité parentale, au mineur capable de discernement et, lorsque la mesure a été ordonnée par le juge des enfants, à ce magistrat.
Cette obligation d’information apporte une garantie que le droit réglementaire actuel ne prévoit pas. La famille, l’enfant et, le cas échéant, le juge sont ainsi en mesure de connaître les raisons du retard et d’en tirer les conséquences.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-245 rect. ter 21 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER, MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
Le dernier alinéa de l’article 375 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée
« Si l’enfant est en situation de handicap et bénéficie d’un accompagnement médico-social, les professionnels y concourant transmettent directement au service de l’aide sociale à l’enfance les éléments écrits relevant de leur champ de compétence nécessaires à l’élaboration de ce rapport. »
Objet
Le présent amendement vise à clarifier la contribution des professionnels du secteur médico-social à l’élaboration du rapport concernant la situation de l’enfant transmis au juge des enfants.
La rédaction actuelle prévoit que, lorsque l’enfant est en situation de handicap et bénéficie d’un accompagnement médico-social, les professionnels qui concourent à cet accompagnement sont « sollicités » pour l’élaboration du rapport.
Cette formulation ne permet pas de déterminer précisément les responsabilités de chacun. Il ne revient pas aux professionnels de l’aide sociale à l’enfance de se substituer aux professionnels qui accompagnent l’enfant dans le champ médico-social ni de retranscrire leurs évaluations.
Le présent amendement prévoit donc que ces professionnels transmettent directement au service de l’aide sociale à l’enfance les éléments écrits relevant de leur champ de compétence et nécessaires à l’élaboration du rapport.
Cette transmission permet d’assurer une meilleure prise en compte de la situation de handicap de l’enfant, de fiabiliser les informations communiquées au juge et de mieux identifier la responsabilité de chacun des professionnels intervenant dans son accompagnement.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-281 19 octobre 2026 |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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1° Remplacer les mots :
Le dernier alinéa de l’article 375 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée :
par les mots :
Après la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 223-5 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée :
2° Remplacer les mots :
sont sollicités pour
par les mots :
transmettent au service de l’aide sociale à l’enfance les éléments écrits relevant de leur compétence nécessaires à
Objet
Cet amendement a pour objet d’insérer dans le code de l’action sociale et des familles et non pas le code civil cette disposition prévoyant la sollicitation des professionnels du médico-social dans l’élaboration du rapport annuel ou biannuel sur la situation de l’enfant.
L’article L. 223-5 du code de l’action sociale et des familles, qui porte sur le même rapport sur la situation de l’enfant, précise déjà que celui-ci contient des éléments sur « la santé physique et psychique de l'enfant, son développement, sa scolarité, sa vie sociale et ses relations avec sa famille et les tiers intervenant dans sa vie ». La meilleure prise en compte du handicap semble dès lors davantage trouver sa place dans cet article plutôt que l’article 375 du code civil, qui porte plus largement sur les mesures d’assistance éducative et le lien entre les services de la protection de l’enfance et le juge dans ce contexte.
Cet amendement vise par ailleurs à préciser les modalités par lesquelles sont sollicités les professionnels du médico-social, en mentionnant explicitement qu’il revient à ces professionnels et non à ceux de l’aide sociale à l’enfance de retranscrire par écrit les éléments relatifs à l’accompagnement médico-social, afin d’éviter de faire porter une charge supplémentaire à des services déjà très mobilisés.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-67 rect. 20 octobre 2026 |
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M. WATTEBLED, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. DAUBET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et LAOUEDJ, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 1
Remplacer les mots :
sollicités pour
par les mots :
associés à
Objet
Les enfants en situation de handicap sont fortement surreprésentés parmi les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Leur prise en charge suppose une coordination étroite entre les professionnels de la protection de l’enfance et ceux du secteur médico-social qui les accompagnent au quotidien.
L’article 1er ter prévoit que ces professionnels sont « sollicités » pour l’élaboration du rapport transmis au juge des enfants. Cette formulation se limite à une simple consultation, sans garantir leur contribution effective.
Le présent amendement prévoit qu’ils sont « associés » à l’élaboration du rapport. Le juge disposera ainsi d’une évaluation qui prend pleinement en compte les besoins spécifiques de l’enfant liés à son handicap.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-133 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Grégory BLANC, Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Après l’article 1er ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 222-5-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 222-5-2-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 222-5-2-1. – L’orientation d’un mineur vers un dispositif d’accompagnement en semi-autonomie est décidée en fonction de ses besoins, de ses capacités et de son projet, et non de son seul âge. Elle est précédée d’une évaluation pluridisciplinaire de ses capacités d’autonomie et de son niveau de vulnérabilité. Cette évaluation est réalisée avec lui et en lien avec les professionnels qui l’accompagnent. Elle porte notamment sur sa situation de santé physique et psychique, sa situation scolaire ou d’insertion, ses éventuelles conduites addictives, son parcours et sa capacité à gérer les actes de la vie quotidienne, à solliciter de l’aide et à se protéger.
« Cette évaluation est intégrée au projet pour l’enfant, qui détermine les modalités et l’intensité de l’accompagnement. Si la semi-autonomie n’est pas adaptée, une autre modalité d’accompagnement lui est proposée.
« Un cadre de référence national, défini par décret, précise les modalités d’évaluation et les caractéristiques des différentes formes de semi-autonomie ».
Objet
Le projet de loi ne traite pas de l'accompagnement des adolescents. Or, l'orientation vers la semi-autonomie est devenue un réflexe, souvent décidée dès les 16 ans du jeune. Derrière le terme de « semi-autonomie », les réalités sont très différentes : du studio avec quelques visites par semaine à la colocation, où le jeune qui doit gérer seul son quotidien et ses nuits.
Il ne s’agit pas de remettre en cause la semi-autonomie. Elle est une étape pertinente vers la vie adulte lorsqu’elle correspond au projet et aux capacités du jeune. Mais l’autonomie ne peut être la conséquence automatique de l’âge, ni de contraintes d’organisation ou de coût pour les collectivités.
Cet amendement pose donc un principe simple : l'orientation vers la semi-autonomie doit être décidée en fonction des besoins, des capacités et du projet du jeune, et non de son seul âge. Elle est précédée d’une évaluation pluridisciplinaire, intégrée au projet pour l’enfant, et s’appuie sur un cadre national défini par décret.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-83 16 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Après l’article 1er ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre II du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° L’article L. 222-5 est ainsi modifié :
a) Le 5° est ainsi modifié :
− au début, sont ajoutés les mots : « De plein droit, » ;
− après le mot : « émancipés », sont insérés les mots : « avec leur accord ou à la suite de leur demande » ;
− les mots : « qui ne bénéficient pas de ressources ou d’un soutien familial suffisants » sont supprimés ;
− après le mot : « majorité », sont insérés les mots : « ou à la protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire y compris provisoire ou accompagnés dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative en application de l’article 375 du code civil » ;
− après le mot : « enfance », sont insérés les mots : « ou par la protection judiciaire de la jeunesse » ;
− après le mot : « article », la fin est supprimée ;
b) L’avant-dernier alinéa est ainsi modifié :
− au début, les mots : « Peuvent être » sont remplacés par le mot : « Sont » ;
− es mots : « à titre temporaire » et « pas de ressources ou » sont supprimés ;
− le mot : « suffisants » est remplacé par le mot : « suffisant » ;
c) Le dernier alinéa est ainsi modifié :
− les mots : « mentionnés au 1° du présent article devenus majeurs et aux majeurs mentionnés » sont supprimés ;
− les mots : « la mesure » sont remplacés par les mots : « l’accompagnement opposable » ;
− les mots : « scolaire ou » sont supprimés ;
− après le mot : « universitaire », sont insérés les mots : « ou de formation » ;
d) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Le non-respect du droit à l’accompagnement prévu au 5° peut faire l’objet d’un recours dans les conditions prévues aux articles L. 134-1 et L. 134-2. » ;
2° L’article L. 222-5-1 est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est ainsi modifié :
− à la première phrase, les mots : « envisager avec lui et lui notifier » sont remplacés par les mots : « définir avec lui » ;
− à la deuxième phrase, après le mot : « révolus », sont insérés les mots : « ou s’il est déjà majeur au moment de la demande d’accompagnement » ;
− à la dernière phrase, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou le jeune majeur » ;
b) Au deuxième alinéa, après le mot : « mineur », sont insérés les mots : « ou le jeune majeur » ;
c) Au troisième alinéa, les mots : « peut être exceptionnellement renouvelé » sont remplacés par « est renouvelé a minima tous les ans ou sur demande du jeune » ;
d) Après la seconde occurrence du mot : « code », la fin du dernier alinéa est supprimé.
Objet
Cet amendement a pour objet de clarifier la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants qui ambitionnait de rendre obligatoire l’accompagnement de tous les jeunes de l’aide sociale à l’enfance jusqu’à leurs vingt et un ans sur l’ensemble du territoire.
Selon le dernier rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) en date de mai 2025 « l’espérance de vie des jeunes majeurs est de vingt ans inférieure à la moyenne, un sur deux n’est ni en emploi, ni en études, ni en formation et un quart des jeunes vivant à la rue viennent de l’Aide sociale à l’enfance. Il apparaît également queces jeunes sont particulièrement vulnérables aux réseaux de trafic ou de prostitution ».
Ainsi, malgré des avancées notables, la loi de 2022 n’a pas eu l’effet escompté sur le projet de vie des jeunes protégés, lâchés beaucoup trop tôt dans de nombreux territoires comme en atteste le rapport de l’IGAS précité.
En effet, selon cette étude, le taux de poursuite en accueil provisoire jeune majeur oscille entre 29 % et 70 % selon les départements. Les durées sont également variables, entre douze et vingt-cinq mois en moyenne selon les territoires, avec des renouvellements de contrat d’une durée de seulement quatre à huit mois.
Ces constats sont également relevés par le collectif Cause Majeur ! au sein de son enquête annuelle sur l’effectivité de la loi de février 2022 auprès de son réseau de professionnels. L’étude parue en 2026 de ce collectif de la société civile met ainsi en exergue l’existence, aujourd’hui encore, de contrats d’un mois à peine. Elle montre aussi que la durée moyenne d’accompagnement est de 22 mois soit jusqu’à 19 ans et 10 mois (loin des 21 ans attendus) et confirme les fortes disparités entre territoires. De plus, l’étude souligne aussi les inégalités de traitement entre jeunes selon qu’ils ont des parents ou des proches sur le territoire français ou pas, selon qu’ils ont un parcours ou non en protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
Selon ce collectif, ces dissemblances, loin de se résorber avec les années, s’aggravent enquête après enquête et la loi porte en elle les vecteurs juridiques permettant cette application disparate et arbitraire. Il est temps de mettre un terme définitif aux sorties sèches des jeunes protégés dont les conséquences dramatiques sont aujourd’hui largement documentées et de clarifier la loi.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-197 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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I. - Après l'article 1er ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° Au quatrième alinéa de l’article L. 112-3, les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq ».
2° L’article L. 222-5 est ainsi modifié :
a) Au 5° de l’article L. 222-5, les mots « vingt et un » sont remplacés par le mot « vingt-cinq » ;
b) A l’avant dernier alinéa, les mots : « âgés de moins de vingt et un ans » sont remplacés par les mots : « qui en font la demande avant leurs vingt-cinq ans » ;
II. - Les charges créées pour les collectivités territoriales et l’Etat sont ainsi compensées :
A. La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
B. La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Le présent amendement vise à étendre jusqu’à 25 ans la possibilité de bénéficier d’un accompagnement au titre de la protection de l’enfance, afin de mieux tenir compte des besoins des jeunes majeurs dans leur transition vers l’autonomie.
La limite actuelle de 21 ans ne prend pas suffisamment en compte les difficultés spécifiques des jeunes sortant de la protection de l’enfance, qui ne disposent pas toujours du soutien familial ou des ressources nécessaires à leur insertion sociale et professionnelle.
Cette extension s’inscrit dans une logique de prévention des ruptures de parcours et de sécurisation de l’accès au logement, à l’emploi et à l’autonomie. Elle répond également à un objectif d’efficacité de l’action publique, l’accompagnement durable des jeunes majeurs étant susceptible de limiter les coûts sociaux liés à la précarité et à l’exclusion.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-82 rect. 19 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Après l'article 1er ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° Au quatrième alinéa de l’article L. 112-3, les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq » ;
2° L’article L. 222-5 est ainsi modifié :
a) Au 5°, les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq » et, après le mot : « majorité », sont insérés les mots : « et, lorsqu’ils sont âgés de vingt et un ans ou plus, sous réserve qu’ils poursuivent des études secondaires ou supérieures, y compris dans le cadre d’une formation professionnelle » ;
b) À l’avant-dernier alinéa, les mots : « vingt et un ans » sont remplacés par les mots : « vingt-cinq ans qui en font la demande et, lorsqu’ils sont âgés de vingt et un ans ou plus, poursuivent des études secondaires ou supérieures, y compris dans le cadre d’une formation professionnelle ».
II. – Les charges créées pour les collectivités territoriales et l’État sont ainsi compensées :
1° La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
2° La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Aujourd’hui, l’accompagnement des jeunes majeurs par l’aide sociale à l’enfance prend en principe fin à 21 ans. Or, cet âge ne correspond plus aux réalités des parcours d’études et d’accès à l’autonomie. De nombreux jeunes poursuivent leurs études bien au-delà de cet âge, tout en bénéficiant du soutien matériel, financier et affectif de leur famille.
Il n’est pas acceptable que les jeunes issus de la protection de l’enfance, qui disposent souvent de moins de ressources et de soutien familial, soient contraints de choisir entre la poursuite de leurs études et leur sécurité matérielle.
L’accès aux études supérieures constitue un levier essentiel d’émancipation, d’égalité des chances et d’insertion professionnelle. Pourtant, pour les jeunes ayant grandi dans le système de protection de l’enfance, la perspective d’une rupture de leur accompagnement à 21 ans peut constituer un frein majeur à la poursuite ou à l'achèvement de leur formation.
Cet amendement entend donc permettre aux jeunes majeurs anciennement confiés à l’aide sociale à l’enfance de bénéficier d’une prolongation de leur accompagnement jusqu’à 25 ans, à la condition qu’ils poursuivent des études supérieures, afin de leur garantir la continuité du soutien nécessaire à leur réussite.
Il ne s’agit pas de prolonger systématiquement l’accompagnement de l’ensemble des jeunes majeurs jusqu’à 25 ans, mais d’apporter une réponse ciblée à ceux qui s’engagent dans un parcours d’enseignement supérieur et dont la réussite ne doit pas être compromise par une rupture prématurée de leur prise en charge.
L’égalité des chances ne peut s’arrêter à 21 ans pour les jeunes qui ont été confiés à la protection de l’enfance. Notre responsabilité est de leur donner les mêmes possibilités de poursuivre leurs études et de construire leur avenir que celles dont bénéficient les jeunes soutenus par leur famille.
Cet amendement poursuit ainsi un objectif de justice sociale et d'émancipation, en faisant de la poursuite des études supérieures un véritable droit à l'accompagnement jusqu'à 25 ans pour les jeunes concernés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-109 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Après l'article 1er ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le deuxième alinéa de l'article L. 223-1-1 du code de l'action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le projet pour l'enfant prend en compte, lorsqu'ils sont identifiés, les risques d'exploitation sexuelle auxquels le mineur est exposé, notamment à des fins prostitutionnelles, ainsi que les mesures de prévention et de protection adaptées à sa situation. Ces éléments sont réévalués lors de l'actualisation du projet pour l'enfant, en tenant compte de l'évolution de la situation du mineur et de son intérêt supérieur. »
Objet
Le présent amendement vise à renforcer la prévention et le repérage des risques d’exploitation sexuelle, notamment à des fins prostitutionnelles, auxquels sont particulièrement exposés les mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance.
Selon les estimations reprises par la Haute Autorité de santé en octobre 2026, entre 6 000 et 20 000 mineurs seraient concernés par la prostitution en France. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, publié en 2025, fait également état d’une estimation de 15 000 mineurs victimes de prostitution au sein de l’aide sociale à l’enfance, établie en 2021. Une enquête menée dans le département du Nord en 2021 auprès de 145 mineurs victimes de prostitution révélait par ailleurs que 71 % d'entre eux étaient suivis par l'aide sociale à l'enfance.
Les enfants confiés à l’ASE présentent des vulnérabilités particulières face aux phénomènes d’emprise, de manipulation et d’exploitation sexuelle. Les fugues, les ruptures de parcours, les traumatismes subis ou encore l’isolement constituent autant de facteurs susceptibles d’accroître leur exposition aux réseaux prostitutionnels.
Face à cette réalité, la protection de l’enfance ne peut se limiter à intervenir lorsque l’exploitation est déjà constatée. Elle doit également permettre d’identifier les risques le plus en amont possible et de prévenir le passage à l’acte des exploiteurs.
Si le projet pour l’enfant constitue déjà le document de référence permettant d’organiser et de coordonner l’accompagnement du mineur, aucune disposition ne prévoit expressément la prise en compte des risques d’exploitation sexuelle à des fins prostitutionnelles.
Le présent amendement propose donc d’inscrire explicitement ces risques dans le projet pour l’enfant, lorsqu’ils sont identifiés, et de prévoir leur réévaluation lors de son actualisation, afin d’adapter les mesures de prévention et de protection à l’évolution de la situation du mineur.
Cette disposition s’inscrit dans les missions existantes de l’aide sociale à l’enfance, sans créer de dispositif supplémentaire. Elle vise à renforcer la vigilance des professionnels et à garantir que les risques d’exploitation sexuelle soient pleinement intégrés à l’accompagnement des enfants protégés.
Aucun enfant confié à la protection de l’enfance ne doit être laissé sans réponse face au risque d’exploitation sexuelle. Protéger ces enfants, c’est aussi anticiper les dangers auxquels ils peuvent être exposés et agir avant qu’ils n’en deviennent victimes.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-222 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Après l'article 1er ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le cinquième alinéa de l’article L. 223-1-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« L’élaboration et l’actualisation du projet pour l’enfant comportent des temps d’échange réguliers associant l’enfant, selon son âge et son degré de maturité notamment pour tenir compte de ses aspirations scolaires et de formation. »
Objet
Le présent amendement vise à inscrire la trajectoire scolaire et de formation de l’enfant dans l’élaboration et l’actualisation de son projet pour l’enfant.
Les enfants accompagnés en protection de l’enfance peuvent connaître des ruptures de scolarité et des changements d’établissement qui fragilisent leurs apprentissages et leurs perspectives d’orientation. Les données rassemblées par l’Observatoire national de la protection de l’enfance illustrent ces difficultés : au 31 décembre 2021, 40 % des enfants de onze ans hébergés en établissement de l’aide sociale à l’enfance étaient encore scolarisés à l’école primaire, contre 7 % de l’ensemble des enfants du même âge. Par ailleurs, 26 % des jeunes confiés inclus dans l’enquête ELAP avaient connu des périodes de déscolarisation de plus de deux mois.
Ces constats soulignent la nécessité d’un accompagnement qui soutienne les ambitions de l’enfant et permette de construire un parcours tenant compte de ses besoins, de ses capacités et de ses souhaits, sans restreindre ses perspectives en raison de son statut d’enfant protégé.
L’amendement prévoit des échanges réguliers entre l’enfant, les professionnels chargés de son accompagnement et les acteurs de son parcours scolaire et de formation. Adaptés à son âge et à son degré de maturité, ces échanges doivent permettre l’expression et la prise en compte de ses aspirations, ainsi que l’identification des soutiens nécessaires à leur réalisation.
Cette démarche renforce la participation de l’enfant aux décisions qui le concernent et la coordination des intervenants, afin de favoriser la continuité de son parcours, sa réussite scolaire et sa préparation à l’autonomie.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-237 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 1ER TER (NOUVEAU) |
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Après l'article 1er ter
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 223-1-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223-1-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 223-1-3. - Pour tout enfant relevant à la fois de la protection de l’enfance et du champ du handicap, les acteurs sociaux et médicosociaux intervenant dans son accompagnement élaborent conjointement un projet partagé d’accompagnement.
« Ce projet garantit l’articulation entre le projet pour l’enfant et le projet personnalisé d’accompagnement, en tenant compte des besoins identifiés de l’enfant, de sa situation familiale et du cadre judiciaire applicable. Il organise la coordination des interventions, précise les modalités d’échange d’informations nécessaires et fixe les arbitrages utiles à la mise en œuvre cohérente des actions éducatives, sociales, thérapeutiques et pédagogiques.
« Le projet partagé d’accompagnement est établi en associant l’ensemble des organismes et services concernés. Les modalités d’élaboration, de coordination et d’actualisation du projet partagé d’accompagnement sont fixées par décret. »
Objet
Les enfants relevant simultanément de la protection de l’enfance et du champ du handicap sont parmi les plus exposés aux ruptures de parcours et à la fragmentation des interventions. Leur accompagnement mobilise une pluralité d’acteurs — services sociaux, établissements médicosociaux, dispositifs de santé, protection judiciaire, structures éducatives — dont l’absence de coordination fait porter aux enfants eux-mêmes la charge des discontinuités institutionnelles.
Sur le terrain, les professionnels constatent que ces acteurs communiquent trop peu, entraînant une accumulation de décisions non concertées et des difficultés importantes pour les jeunes. Il en résulte une multiplication des plans d’intervention non articulés, une superposition des prises en charge et, parfois, des contradictions entre les objectifs poursuivis.
Afin de renforcer l’efficacité, la cohérence et la stabilité des parcours, le présent amendement propose d’instaurer un projet partagé d’accompagnement pour chaque enfant présentant des vulnérabilités multiples. Élaboré conjointement par les acteurs de la protection de l’enfance et du handicap, ce projet permet d’organiser des échanges réguliers, de déterminer des arbitrages communs et d’assurer une cohérence entre les actions éducatives, sociales et thérapeutiques.
Ce projet garantit en particulier la bonne articulation entre le Projet Pour l’Enfant (PPE) et le Projet Personnalisé d’Accompagnement (PPA), souvent élaborés séparément alors qu’ils doivent s’inscrire dans une même logique de continuité et de stabilité pour l’enfant.
En s’appuyant sur une démarche partagée d’évaluation des besoins, de compréhension des réalités familiales et de prise en compte du cadre judiciaire, le projet commun d’accompagnement permet d’associer pleinement chaque acteur et d’assurer une cohérence d’ensemble au parcours de l’enfant.
Cet amendement répond ainsi aux enjeux d’efficacité, de lisibilité et d’équité dans l’accompagnement des enfants aux multiples vulnérabilités, tout en garantissant la primauté de leurs besoins et la continuité de leur projet de vie.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-340 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 2 (SUPPRIMÉ) |
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Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
I. – Le code civil est ainsi modifié :
1° L’article 381-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans à la date d’introduction de la requête, le délai mentionné au premier alinéa peut être abaissé à huit mois lorsque l'intérêt supérieur de l'enfant le justifie au regard notamment de ses besoins fondamentaux et de l’absence de perspective de retour au domicile parental. » ;
2° L’article 381-2 est ainsi modifié :
a) Avant le premier alinéa, il est inséré un I ainsi rédigé :
« I. ‒ La personne, l’établissement ou le service départemental de l’aide sociale à l’enfance qui a recueilli l’enfant ne peut présenter une demande en déclaration de délaissement parental qu’après que des mesures appropriées de soutien aux parents ont été proposées à ceux-ci, notamment une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale, mentionnée à l’article L. 222-3 du code de l’action sociale et des familles. Il en est de même pour la demande qui peut également être présentée par le ministère public agissant d’office ou, le cas échéant, sur proposition du juge des enfants. Lorsque les titulaires de l’autorité parentale sont en situation de handicap, au sens de l’article L. 114 du même code, ces mesures sont adaptées à leurs besoins spécifiques et mobilisent, le cas échéant, les dispositifs de compensation, de guidance parentale et d’accompagnement nécessaires à l’exercice effectif de leur parentalité. » ;
b) Au premier alinéa, devenu le deuxième :
- au début de l’alinéa est insérée la numérotation : « II. ‒ » ;
- les mots : « l’année » sont remplacés par les mots : « le délai d’une année ou de huit mois, mentionné au même article, » ;
- la dernière phrase est supprimée ;
c) Au deuxième alinéa, les mots : « le délai mentionné au premier alinéa du présent article » sont remplacés par les mots : « les délais mentionnés à l’article 381-1. » ;
d) Au troisième alinéa, les mots : « du délai mentionné au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « des délais mentionnés au même article 381-1 » ;
II. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° Après l’article L. 221-2-6 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des articles L. 221-2-7 et L. 221-2-8 ainsi rédigés :
« Art. L. 221-2-7. ‒ L’enfant de moins de trois ans confié à l’aide sociale à l’enfance bénéficie d’un bilan comprenant des éléments d’observation relatifs à son développement psychique et relationnel au regard de son inscription possible dans un projet d’adoption lorsque le rapport prévu à l’article L.223-5 établit que :
1° les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l'exercice de leur responsabilité parentale ou la situation de l'enfant est susceptible de caractériser un délaissement parental au sens de l'article 381-1 du code civil ;
2° le retour au domicile parental n’est pas envisageable ;
3° l’enfant ne peut être confié à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance.
Les conclusions de ce bilan sont prises en compte dans la définition ou l'actualisation du projet de vie de l'enfant mentionné à l'article L. 223-5.
Un nouveau bilan peut être réalisé à tout moment, notamment lorsque la mesure de placement atteint la durée prévue à l'article 375 du code civil, ou en cas de renouvellement de la mesure.
« Art. L. 221-2-8. ‒ Lorsqu’un enfant de moins de trois ans se trouve dans l’une des situations visées à l’article 381-1 du code civil ou dont les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves et sévères affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale, et que l’adoption est envisagée dans le cadre de son projet de vie défini en application de l’article L.221-2-7 du présent code, le président du conseil départemental saisit la commission mentionnée à l’article L.223-1 afin qu’elle rende un avis sur l’opportunité de mettre en place un accueil de suppléance parentale de l’enfant auprès d’une famille agréée pour l’adoption en application de l’article L.225-2.
Lorsque la commission rend un avis favorable à la mise en place d’un accueil de suppléance parentale, le président du conseil départemental peut décider de sa mise en œuvre. Il saisit à cette fin la formation spécialisée du conseil de famille des pupilles de l’Etat mentionnée à l’article L. 224-2-1 et lui présente la liste des personnes agréées en vue de l’adoption en application de l’article L. 225-2 qu’il estime susceptibles d’offrir les conditions d’accueil les plus favorables au regard des besoins et de l’intérêt de l’enfant.
La formation spécialisée désigne, parmi les personnes qui lui sont présentées, la famille à laquelle l’enfant peut être confié dans le cadre de l’accueil de suppléance parentale.
Pour l’identification des personnes susceptibles d’accueillir l’enfant, le président du conseil départemental peut faire appel à des associations afin qu’elles lui présentent, parmi les personnes agréées en vue de l’adoption qu’elles accompagnent, des candidats dont le projet paraît adapté aux besoins de l’enfant.
« Après accord du juge des enfants, le président du conseil départemental confie l’enfant à la famille agréée désignée par la formation spécialisée du conseil de famille des pupilles de l’État. »
2° Après l’article L.224-2 du code de l’action sociale et des familles est inséré un article L. 224-2-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 224-2-1. – Le conseil de famille des pupilles de l’État siège dans une formation spécialisée lorsqu’il exerce la mission prévue à l’article L. 221-2-8.
« Dans cette formation, il désigne la famille agréée en vue de l'adoption susceptible d'accueillir un enfant dans le cadre d'un accueil de suppléance parentale. Il exerce cette mission dans le seul intérêt de l'enfant, au regard de ses besoins, de sa situation et des capacités des personnes agréées à répondre à ces besoins.
« Les modalités d’organisation et de fonctionnement de cette formation spécialisée sont fixées par décret en Conseil d'État. »
III. – L’article 348-7 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Le tribunal peut également prononcer l’adoption simple de l’enfant confié depuis plus d’un an au service départemental de l’aide sociale à l’enfance pour garantir sa santé, sa sécurité ou sa moralité, les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social, en cas de refus abusif des parents de consentir à l’adoption, lorsque ceux-ci présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale. »
IV. – Les dispositions du II et III entrent en vigueur au premier jour du dix-huitième mois après la publication de la présente loi.
Objet
Le présent amendement rétablit l'article 2, considérant que ses dispositions permettront de faciliter la stabilisation du parcours des enfants recueillis à l'aide sociale à l'enfance, notamment pour les plus jeunes d'entre eux, particulièrement vulnérables.
Il modifie toutefois certains des dispositifs prévus dans la rédaction initiale ainsi que dans le texte adopté en commission par l'Assemblée nationale.
Le présent amendement fait premièrement évoluer les conditions d'introduction d'une requête pour la reconnaissance d'une situation de délaissement parental. Alors que la rédaction initiale de l'article souhaitait réduire à six mois le délai au terme duquel une requête pouvait être présentée s'agissant d'un enfant de moins de trois ans - fixé à un an en l'état du droit - les rapporteures ont fait le choix d'ouvrir la possibilité, lorsque l'intérêt de l'enfant le justifie, de ramener le délai d'un an à huit mois pour ce même public. Cette durée vise à tenir compte de la nécessité d'accélérer la reconnaissance du délaissement lorsqu'il apparaît que les conditions d'un retour durable au domicile ne seront pas réunies, tout en rappelant que cette réduction du délai n'est qu'une simple possibilité laissée aux services sociaux qui peuvent à l'inverse estimer qu'une période d'évaluation plus longue est nécessaire. Cette mesure rejoint ainsi la recommandation n° 10 du rapport conjoint des commissions des lois et des affaires sociales du Sénat sur la protection de l'enfance, adopté en avril 2026.
Par ailleurs, l'amendement écarte les dispositions du texte initial précisant que l'existence d'un trouble psychiatrique ou d'une mesure de protection ne constitue pas, en elle-même, une cause d'empêchement à la prononciation du délaissement. Les rapporteures ont en effet considéré que ces cas spécifiques trouveraient déjà des issues du fait des dispositions de l'article - réintroduites à l'identique vis à vis du texte initial - permettant au juge d'outrepasser le refus abusif d'un parent à l'adoption simple de son enfant lorsque que ceux-ci présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques, affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale.
S'agissant du nouveau dispositif d'accueil en suppléance parentale en vue d'une éventuelle adoption, les rapporteures ont précisé les garanties procédurales préalable à la décision. L'amendement prévoit ainsi que l’accueil ne peut être acté qu’après l’avis de la commission d’examen de la situation et du statut des enfants confiés (Cessec) et du conseil de famille des pupilles de l’État sur l’opportunité de recourir au dispositif, lorsque l’adoption est envisagée au sein du projet de vie de l’enfant. Il est également prévu que le juge des enfants donne son accord, et que le conseil de famille des pupilles de l’État désigne la famille la plus appropriée pour l’enfant, après soumission par le président du conseil départemental d’une liste de familles envisagée. Cette procédure vient ainsi renforcer les garanties du projet retenu pour l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-81 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 2 (SUPPRIMÉ) |
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Rédiger ainsi cet article :
I. – Le code civil est ainsi modifié :
1° L’article 381-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans à la date d’introduction de la requête, le délai mentionné au premier alinéa peut être abaissé à six mois lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant le justifie au regard notamment de ses besoins fondamentaux et de l’absence de perspective de retour au domicile parental. » ;
2° L’article 381-2 est ainsi modifié :
a) Au début, il est ajouté un I ainsi rédigé :
« I. ‒ La personne, l’établissement ou le service départemental de l’aide sociale à l’enfance qui a recueilli l’enfant ne peut présenter une demande en déclaration de délaissement parental qu’après que des mesures appropriées de soutien aux parents ont été proposées à ceux-ci, notamment une mesure d’accompagnement en économie sociale et familiale, mentionnée à l’article L. 222-3 du code de l’action sociale et des familles. Il en est de même pour la demande qui peut également être présentée par le ministère public agissant d’office ou, le cas échéant, sur proposition du juge des enfants. Lorsque les titulaires de l’autorité parentale sont en situation de handicap, au sens de l’article L. 114 du même code, ces mesures sont adaptées à leurs besoins spécifiques et mobilisent, le cas échéant, les dispositifs de compensation, de guidance parentale et d’accompagnement nécessaires à l’exercice effectif de leur parentalité. » ;
b) Au premier alinéa :
– au début, est ajoutée la mention : « II. ‒ » ;
– les mots : « l’année » sont remplacés par les mots : « le délai d’une année ou de six mois, mentionné au même article » ;
– la dernière phrase est supprimée ;
c) À la fin du deuxième alinéa, les mots : « le délai mentionné au premier alinéa du présent article » sont remplacés par les mots : « les délais mentionnés à l’article 381-1 » ;
d) Au troisième alinéa, les mots : « du délai mentionné au premier alinéa » sont remplacés par les mots : « des délais mentionnés au même article 381-1 » ;
e) Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La déclaration judiciaire de délaissement parental emporte, pour l’enfant, la dispense de l’obligation alimentaire à l’égard du parent à l’endroit duquel le délaissement a été déclaré, par dérogation aux articles 205 à 207, sauf disposition contraire spécialement motivée du jugement. »
II. – Après l’article L. 221-2-6 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des articles L. 221-2-7 et L. 221-2-8 ainsi rédigés :
« Art. L. 221-2-7. ‒ Les enfants de moins de trois ans confiés depuis au moins six mois à l’aide sociale à l’enfance en application du 3° de l’article 375-3 du code civil bénéficient d’un bilan médical, psychologique et social incluant un repérage des troubles du neurodéveloppement et des situations de handicap. Leurs parents bénéficient d’une évaluation de leurs compétences parentales actuelles et à venir, dont le contenu et les modalités sont déterminés par décret. Ce bilan et cette évaluation font état des perspectives de retour au domicile parental dans les délais prévus au quatrième alinéa de l’article 375 du même code. Si le retour au domicile parental n’est pas envisageable dans ces délais, le projet de vie de l’enfant mentionné à l’article L. 223-5 est établi. Il est intégré dans le projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223-1-1 et prend en considération les éléments d’observation relatifs au développement psychique et relationnel de l’enfant recueillis lors de ce bilan, au regard de son inscription possible dans un projet d’adoption.
« Un nouveau bilan de santé et de prévention, comprenant notamment une évaluation du développement de l’enfant, de son état de santé physique et psychique ainsi que le repérage des situations de danger ou de risque de danger, peut être réalisé à tout moment, notamment lorsque la mesure de placement atteint la durée prévue à l’article 375 du code civil ou en cas de renouvellement de la mesure.
« Art. L. 221-2-8. ‒ Lorsque le projet de vie de l’enfant de moins de trois ans qui se trouve dans l’une des situations mentionnées à l’article 381-1 du code civil ou dont les parents présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale est celui d’une adoption, le président du conseil départemental peut décider, si tel est l’intérêt de l’enfant et après avoir recueilli l’avis de la commission mentionnée à l’article L. 223-1 du présent code et l’accord du juge des enfants, de le confier à une famille agréée pour l’adoption dans le cadre d’un accueil de suppléance parentale. La famille agréée en vue de l’adoption à laquelle un enfant est confié dans le cadre d’un accueil de suppléance parentale est désignée après avis de la formation spécialisée du conseil de famille des pupilles de l’État, mentionnée à l’article L. 224-2-1 du présent code.
« Le président du conseil départemental peut faire appel à des associations pour identifier, parmi les personnes agréées en vue de l’adoption qu’elles accompagnent, des candidats susceptibles d’accueillir des enfants dans le cadre d’un accueil de suppléance parentale.
« Cet accueil est assuré sous la responsabilité du président du conseil départemental et vise à permettre à l’enfant de bénéficier d’une continuité relationnelle, affective et géographique dans un cadre familial lorsque celui-ci est adapté à ses besoins immédiats et futurs.
« Le service de l’aide sociale à l’enfance informe, accompagne et contrôle la famille ou les personnes à qui il confie l’enfant.
« L’accueil de suppléance parentale prend fin au jour du prononcé de l’adoption ou, à tout moment avant ce prononcé, sur décision du juge des enfants ou du président du conseil départemental agissant d’office. »
III. – Après l’article L. 224-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 224-2-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 224-2-1. – Le conseil de famille des pupilles de l’État siège dans une formation spécialisée lorsqu’il exerce la mission prévue à l’article L. 221-2-8.
« Dans cette formation, il désigne la famille agréée en vue de l’adoption susceptible d’accueillir un enfant dans le cadre d’un accueil de suppléance parentale. Il exerce cette mission dans le seul intérêt de l’enfant, au regard de ses besoins, de sa situation et des capacités des personnes agréées à répondre à ces besoins.
« Les modalités d’organisation et de fonctionnement de cette formation spécialisée sont fixées par décret en Conseil d’État.»
IV. – L’article 348-7 du code civil est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« Le tribunal peut également prononcer l’adoption simple de l’enfant confié depuis plus d’un an au service départemental de l’aide sociale à l’enfance pour garantir sa santé, sa sécurité ou sa moralité ainsi que les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social, s’il estime abusif le refus des parents de consentir à l’adoption, lorsque ceux-ci présentent des difficultés relationnelles et éducatives graves, sévères et chroniques affectant durablement leurs compétences dans l’exercice de leur responsabilité parentale.
« Lorsque l’enfant a été confié au service de l’aide sociale à l’enfance, le tribunal ne peut prononcer son adoption simple qu’après avoir recueilli l’avis du service. »
V. – Le II entre en vigueur au premier jour du dix-huitième mois après la publication de la présente loi.
Objet
La déclaration judiciaire de délaissement parental constitue un dispositif fondamental de la protection de l’enfance. Un enfant ne doit pas être condamné à passer son enfance de foyer en foyer, de famille d’accueil en famille d’accueil, dans l’attente d’un retour au domicile parental qui n’est parfois plus envisageable. La protection de l’enfance ne peut se limiter à mettre un enfant à l’abri. Elle doit aussi lui permettre de construire des liens affectifs durables et de grandir dans un environnement stable et sécurisant.
Les premières années de la vie sont déterminantes pour le développement affectif, psychologique et relationnel de l’enfant. À cet âge, les ruptures successives et l’absence de perspectives durables peuvent avoir des conséquences profondes sur sa construction. Le temps de l’enfant n’est pas celui des procédures administratives et judiciaires. Il est donc indispensable que les décisions prises tiennent compte de ses besoins immédiats et de son développement à long terme.
Cet amendement propose ainsi de rétablir les dispositions de l’article 2, afin d'adapter les délais de déclaration judiciaire de délaissement parental pour les enfants de moins de trois ans, en permettant leur réduction à six mois lorsque leur intérêt supérieur le justifie, tout en garantissant que des mesures de soutien adaptées aient préalablement été proposées aux parents, notamment lorsqu'ils sont en situation de handicap.
Il prévoit également la réalisation d'un bilan médical, psychologique et social pour les enfants de moins de trois ans confiés depuis au moins six mois à l'aide sociale à l'enfance, accompagné d'une évaluation des compétences parentales et des perspectives de retour au domicile familial. L'objectif est de permettre une appréciation globale de la situation de l'enfant et, lorsque le retour n'est pas envisageable, de définir sans attendre un projet de vie cohérent et durable.
Dans cette même logique, l'amendement crée un dispositif d'accueil de suppléance parentale permettant, sous le contrôle des autorités compétentes, de confier un enfant à une famille agréée en vue de l'adoption lorsque cette orientation correspond à son intérêt. Il s'agit de favoriser la continuité des liens affectifs et relationnels et d'éviter de nouvelles ruptures dans son parcours.
Il ouvre également, dans des conditions strictement encadrées, la possibilité de prononcer une adoption simple lorsque le refus parental apparaît abusif au regard de difficultés graves, sévères et chroniques compromettant durablement l'exercice des responsabilités parentales.
Enfin, il prévoit que la déclaration judiciaire de délaissement parental entraîne, sauf décision contraire spécialement motivée du juge, la dispense de l'obligation alimentaire de l'enfant envers le parent concerné. Un enfant qui a subi un délaissement parental ne doit pas être contraint, une fois devenu adulte, d'assumer financièrement les conséquences de ce délaissement.
La suppression de cet article prive le projet de loi d'un levier primordial pour apporter des réponses durables aux situations de délaissement parental. Il ne s'agit ni de systématiser les déclarations de délaissement ni de remettre en cause les droits des parents, mais de permettre à la justice d'agir dans des délais adaptés aux besoins de l'enfant, lorsque les perspectives de retour dans sa famille sont durablement compromises.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-248 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 3 |
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Alinéa 2
Rétablir le 1° dans la rédaction suivante :
1° Après le 5°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le juge privilégie, selon un ordre de priorité, de confier l’enfant :
I. à l’autre parent,
II. à un autre membre de la famille
III. ou à un tiers digne de confiance dans son entourage.
Le recours à l’une des solutions mentionnées aux 3° à 5° est subsidiaire et spécialement motivé lorsque les solutions précédentes ont été écartées. »
Objet
Le présent amendement rétablit un ordre de priorité entre les différentes solutions de placement. Il prévoit que l’accueil par l’autre parent, un membre de la famille ou un tiers digne de confiance est examiné avant le recours à l’aide sociale à l’enfance ou à un établissement, sous réserve de l’intérêt et de la protection de l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-4 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC et MM. GOLD, MASSET, ROUX et DAUBET ARTICLE 3 |
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Alinéa 2
Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :
1° Après le 5°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le juge privilégie, lorsque l’intérêt de l’enfant le permet et que sa protection est assurée, de confier l’enfant en priorité à un membre de la famille ou à un tiers digne de confiance. Le recours à un service ou à un établissement est subsidiaire et doit être spécialement motivé lorsque les solutions précédentes ont été écartées. » ;
Objet
Au 31 décembre 2023, moins de 8 % des enfants accueillis au titre de l’aide sociale à l’enfance étaient confiés à un membre de leur famille ou à un tiers digne de confiance. L’accueil en établissement constitue désormais la modalité d’accueil la plus fréquente.
La loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite « loi Taquet », a pourtant entendu favoriser l’accueil de l’enfant dans son environnement familial en imposant, préalablement à certaines décisions de placement, une évaluation des possibilités d’accueil par un membre de la famille ou un tiers digne de confiance.
Le présent projet de loi étend cette évaluation aux situations d’urgence. Cette évolution doit être complétée par l’affirmation explicite d’un principe de subsidiarité entre les différentes modalités d’accueil.
Une telle disposition avait été adoptée par la commission spéciale de l’Assemblée nationale avant d’être supprimée en séance publique, au motif que le droit en vigueur permettait déjà de répondre à cet objectif. Les données disponibles montrent cependant que le recours à l’accueil dans l’environnement familial demeure très minoritaire.
Le présent amendement propose donc de rétablir expressément à l’article 375-3 du code civil la priorité donnée aux solutions d’accueil dans l’environnement familial de l’enfant. Chaque fois que son intérêt et sa protection le permettent, le juge privilégie ainsi l’accueil par un membre de la famille ou un tiers digne de confiance avant d’envisager un placement en établissement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-5 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC et MM. GOLD, MASSET, ROUX et DAUBET ARTICLE 3 |
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Après l’alinéa 2
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
...° Avant le septième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La décision de confier l’enfant en application des 3° à 5° du présent article ne peut prévoir son hébergement à temps complet au domicile de l’un ou de ses parents. »
Objet
Le présent amendement vise à inscrire dans la loi l’interdiction du placement éducatif à domicile, conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation.
Le placement d’un enfant est décidé lorsque sa protection nécessite de l’éloigner de son milieu familial. Il apparaît donc contradictoire de décider de son placement tout en le maintenant à temps complet au domicile de ses parents.
La Cour de cassation a mis fin à cette pratique en 2024. Le présent amendement propose d’inscrire clairement cette interdiction dans la loi afin qu’elle ne puisse être remise en cause à l’avenir.
Lorsqu’un enfant est en danger dans son foyer, l’idéal serait d’ailleurs qu’il puisse rester dans son environnement et que le parent à l’origine du danger soit éloigné. Lorsque cela n’est pas possible et que le placement de l’enfant est nécessaire pour assurer sa protection, celui-ci doit être effectif.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-249 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 3 |
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Après l’alinéa 2
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
1° bis Après le 5°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque le mineur bénéficie d’une décision d’orientation prise en application de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, le juge examine prioritairement, avant de le confier au service départemental de l’aide sociale à l’enfance, la possibilité de le confier à un établissement ou à un service médico-social correspondant à cette orientation, lorsque cette solution est conforme à son intérêt et à ses besoins. » ;
Objet
De nombreux enfants protégés en situation de handicap sont confiés à l’aide sociale à l’enfance faute de mise en œuvre effective de leur orientation médico-sociale.
Le présent amendement prévoit que le juge examine prioritairement la possibilité d’un placement direct dans un établissement ou un service correspondant à l’orientation prononcée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Il vise ainsi à éviter que l’aide sociale à l’enfance ne devienne, par défaut, la seule solution d’accueil pour des enfants relevant d’un accompagnement spécialisé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-341 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 3 |
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Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
2° Le septième alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Le rapport d’évaluation transmis au juge des enfants expose l’ensemble des démarches accomplies et, le cas échéant, les raisons pour lesquelles aucun membre de l’entourage de l’enfant n’a pu être proposé pour l’accueillir. Lorsque la décision de confier l’enfant en application des 3° à 5° du présent article a été prise en urgence, cette évaluation est effectuée dans un délai de trois mois à compter de la décision de placement. »
Objet
Cet amendement supprime les diverses précisions relatives au contenu de l’évaluation de l’environnement de l’enfant remise au juge des enfants qui la dénatureraient. Cette évaluation, qui a pour objet la recherche d’un membre de la famille ou d’un tiers susceptible d’accueillir l’enfant, porterait désormais également sur les conditions de l’accueil de l’enfant déterminées en urgence. Une telle extension du champ de l’évaluation et les conséquences procédurales qui y sont attachées risqueraient en effet de disperser les moyens des services au détriment de son objet originel.
Cet amendement préserve toutefois l’introduction d’une obligation, pour les services, de faire figurer dans le rapport d’évaluation le détail des démarches entreprises. Cette obligation mérite de s’appliquer à toutes les évaluations, et non seulement à celles effectuées à la suite d’un placement ordonné en urgence.
Aussi cet amendement clarifie-t-il le contenu de l’évaluation et les conditions dans lesquelles elle doit être réalisée.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-282 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 3 |
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Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
2° Le septième alinéa est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Le rapport d’évaluation transmis au juge des enfants expose l’ensemble des démarches accomplies et, le cas échéant, les raisons pour lesquelles aucun membre de l’entourage de l’enfant n’a pu être proposé pour l’accueillir. Lorsque la décision de confier l’enfant en application des 3° à 5° du présent article a été prise en urgence, cette évaluation est effectuée dans un délai de trois mois à compter de la décision de placement. » ;
Objet
Il est proposé, en coordination avec les rapporteurs de la commission des lois, de supprimer les précisions introduites à l'Assemblée nationale visant à examiner les conditions d'accueil de l'enfant lors de l'évaluation portant sur la recherche d'un membre de la famille ou d'un tiers digne de confiance. Cette confusion sur l'objet de l'évaluation créée par le présent article risque de complexifier la recherche d'un accueil familial ou d'un tiers digne de confiance et, en définitive, d'amoindrir la portée des dispositions.
Cet amendement supprime également le délai, introduit à l'Assemblée nationale, dans lequel les recherches doivent être engagées. Cette mention d'un délai impératif de huit jours peut s'avérer rigide selon les situations, et n'apporte pas de garantie procédurale d'efficacité de la recherche dès lors que le service reste soumis au délai de trois mois pour effectuer son évaluation.
L'amendement maintient cependant l'obligation faite au service de l'aide sociale à l'enfance de rendre compte au juge des enfants, au sein du rapport d'évaluation, les démarches de recherche entreprises, ainsi que de justifier, si tel est le cas, l'absence de membre de la famille ou de tiers apte à recevoir le mineur. Cette obligation d'information du juge serait étendue aux cas où l'évaluation est conduite avant tout placement de l'enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-6 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 3 |
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Alinéa 3, troisième phrase
Après le mot :
majeurs
insérer les mots :
et mineurs de plus de treize ans
Objet
Le présent amendement vise à mettre en cohérence les dispositions des articles 3 et 5 du projet de loi.
L’article 5 retient l’âge de treize ans pour la vérification de la situation des personnes résidant au domicile d’une personne à laquelle un enfant est confié.
Par cohérence, le présent amendement propose de retenir ce même seuil à l’article 3 pour les personnes vivant au domicile d’un assistant maternel ou familial.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-250 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 3 |
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Alinéa 3
I. – À la quatrième phrase, remplacer les mots :
« saisit sans délai le juge des enfants d’une demande tendant à la modification du lieu d’accueil »
par les mots :
« en informe sans délai le juge des enfants ».
II. – Cinquième phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Le texte prévoit que, lorsque l’évaluation fait apparaître que la situation d’accueil ne permet pas de préserver ou de construire des liens d’attachement stables et sécurisants pour l’enfant, le service compétent saisit le juge des enfants d’une demande tendant à la modification du lieu d’accueil.
Le présent amendement remplace cette saisine par une information sans délai du juge des enfants et supprime l’obligation pour celui-ci de statuer sur le changement de lieu d’accueil.
En effet, lorsque l’enfant est confié au service départemental de l’aide sociale à l’enfance, le choix et la modification de son lieu d’accueil relèvent de la mise en œuvre de la mesure de placement par le département. L’article L. 223-3 du code de l’action sociale et des familles prévoit déjà l’information du juge compétent en cas de modification du lieu de placement.
Cette rédaction préserve ainsi la compétence du Département dans l’organisation concrète de l’accueil de l’enfant, tout en garantissant l’information et le pouvoir de contrôle du juge des enfants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-68 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mmes LERMYTTE et PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 3 |
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Alinéa 3
Remplacer les mots :
un délai de huit jours à compter de
par les mots :
les meilleurs délais et au plus tard quinze jours après
Objet
L’article 3 rend obligatoire, après une décision de placement, la recherche d’un membre de la famille ou d’un tiers digne de confiance susceptible d’accueillir l’enfant. Le groupe soutient pleinement cet objectif : l’accueil par un proche est souvent la solution la plus favorable à la stabilité affective de l’enfant.
Le délai de huit jours introduit par l’Assemblée nationale paraît toutefois difficilement tenable pour des services départementaux de l’aide sociale à l’enfance confrontés à de fortes difficultés de recrutement et à une augmentation continue du nombre de mesures. Un délai systématiquement méconnu affaiblirait l’obligation qu’il entend garantir.
Le présent amendement prévoit que la recherche est engagée dans les meilleurs délais, et au plus tard quinze jours après la décision de placement. Il concilie l’exigence de célérité, qui reste le principe, et la réalité des moyens des départements chargés de la mettre en œuvre.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-342 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 3 |
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Alinéas 4 et 5
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement supprime les dispositions relatives à l’accompagnement du tiers digne de confiance, dans la mesure où elles apparaissent redondantes avec les articles L. 221-4 et D. 221-24-2 et D. 221-24-3 du code de l’action sociale et des familles.
Il apparaît au surplus que l’obligation qu’elles instaureraient pour le juge d’ordonner à défaut d’un tel accompagnement des mesures d’assistance éducative en milieu ouvert ne serait pas opportune au regard des caractéristiques du placement chez un tiers digne de confiance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-188 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 3 |
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Alinéa 4, première phrase
Après le mot :
mois
insérer les mots :
ou d’un mois lorsque l’enfant est âgé de moins de trois ans
Objet
Cet amendement réduit à un mois le délai de transmission de l’évaluation pour les enfants de moins de trois ans.
Le texte impose un délai de trois mois pour évaluer et transmettre au juge la situation d'un enfant confié en urgence à un tiers digne de confiance. Ce délai est le même quel que soit l'âge de l'enfant, alors que les tout-petits n'ont pas le même rapport au temps que les enfants plus âgés : leurs liens d'attachement se construisent très vite, dans les premiers mois et les premières années de vie, et trois mois d'incertitude sur la pérennité de leur lieu d'accueil représentent, à cet âge, une part bien plus importante de leur existence que pour un enfant plus grand.
Ce raccourcissement ne vise pas à trancher plus vite contre les parents : il s'agit ici de confirmer plus rapidement une situation d'accueil déjà mise en place en urgence chez un tiers, afin que le tout-petit ne reste pas plus longtemps que nécessaire dans une situation provisoire dont l'issue n'est pas fixée. Le présent amendement réduit donc ce délai à un mois pour les enfants de moins de trois ans, afin de sécuriser leur situation aussi vite que leur développement l'exige.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-251 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 3 |
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Alinéa 5
Supprimer la seconde phrase
Objet
La seconde phrase de l’alinéa 5 prévoit qu’à défaut de confier à un service une mission d’information, d’accompagnement et de suivi, le juge ordonne une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert lorsque l’enfant est confié à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance.
Cette automaticité conduirait à généraliser le cumul d’un accueil chez un tiers digne de confiance et d’une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert. Une telle double mesure doit demeurer fondée sur les besoins propres de l’enfant et sur l’appréciation du juge, et non résulter mécaniquement de l’absence de désignation du service mentionné à l’alinéa précédent.
Les mesures d’assistance éducative en milieu ouvert ont pour finalité première de permettre le maintien du mineur dans son milieu familial. Les capacités d’intervention des services d’AEMO doivent donc être prioritairement réservées aux enfants maintenus à domicile. Cette automaticité détournerait l’AEMO de sa finalité et serait susceptible d’entraîner une double charge financière pour les Départements, au titre de l’accueil de l’enfant par un tiers et de la mise en œuvre concomitante d’une mesure éducative.
Le présent amendement conserve la mission d’information, d’accompagnement et de suivi prévue à la première phrase du même alinéa, tout en supprimant le prononcé automatique d’une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-343 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 3 |
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Alinéa 8, deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
Cet amendement supprime les précisions relatives aux conditions de versement de l’indemnité à la personne qui assure un accueil durable et bénévole en ce qu’elles sont de nature réglementaire.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-283 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 3 |
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Alinéa 8, deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
Cet amendement vise à supprimer des dispositions qui ne relèvent pas du niveau de la loi.
L’article 3 vise à prévoir une indemnité d’entretien, d’éducation et de conduite au bénéfice des tiers accueillant durablement et bénévolement un enfant pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE).
L’Assemblée nationale a toutefois complété les dispositions par des précisions quant au délai dans lequel le premier versement doit être effectué par le département. De tels détails ont vocation à figurer dans le décret d’application.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-7 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 3 |
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Alinéa 9
Après le mot :
cela
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
si cela est contraire à son intérêt.
Objet
Le présent amendement vise à renforcer le principe d’accueil conjoint des frères et sœurs lorsqu’un enfant est confié à un tiers.
Le texte prévoit actuellement que les enfants d’une même fratrie peuvent être séparés lorsque leur accueil conjoint n’est pas possible ou lorsque leur intérêt commande une autre solution.
Le présent amendement propose que seule la protection de l’intérêt de l’enfant puisse justifier une telle séparation. Les difficultés matérielles ou organisationnelles rencontrées pour organiser leur accueil ne sauraient, à elles seules, justifier la séparation d’une fratrie.
Une telle séparation est en effet susceptible de constituer une atteinte au droit au respect de la vie familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Selon une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme, les relations entre frères et sœurs relèvent de la vie familiale protégée par cet article et leur séparation constitue une ingérence qui doit être justifiée par des motifs pertinents et suffisants.
Le présent amendement garantit ainsi que l’accueil conjoint demeure le principe et que la séparation d’une fratrie ne puisse intervenir que lorsqu’elle est justifiée par l’intérêt de l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-252 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 |
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Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La section 3 du chapitre Ier du titre II du livre VI du code général de la fonction publique est complétée par un article L. 621-7-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 621-7-1. – Un agent public peut renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de repos non pris au bénéfice d’un autre agent public désigné en qualité de parrain, de marraine ou de mentor d’un enfant pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance, dans les conditions prévues à l’article L. 221-2-6 du code de l’action sociale et des familles.
« Les conditions d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »
Objet
La loi reconnaît le parrainage et le mentorat parmi les outils susceptibles de sécuriser le parcours des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.
Toutefois, les agents publics qui s’engagent dans ces missions ne peuvent actuellement bénéficier de dons de jours de repos à ce titre. Le présent amendement étend ce dispositif afin de faciliter leur engagement durable auprès des enfants protégés.
Cette rédaction complète les articles L. 621-6 et L. 621-7, qui limitent actuellement le don de jours aux parents d’enfants décédés ou gravement malades et aux proches aidants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-253 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 |
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Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre II du titre II du livre VI du code général de la fonction publique est complété par un article L. 622-8 ainsi rédigé :
« Art. L. 622-8. – L’agent public désigné en qualité de parrain, de marraine ou de mentor d’un enfant pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance peut bénéficier, sous réserve des nécessités du service, d’autorisations spéciales d’absence nécessaires à l’exercice de cette mission.
« Un décret en Conseil d’État détermine la durée et les conditions d’utilisation de ces autorisations, notamment leur fractionnement en demi-journées. »
Objet
L’exercice effectif d’une mission de parrainage ou de mentorat suppose que la personne puisse rencontrer régulièrement l’enfant et participer aux temps importants de son parcours.
Le présent amendement permet aux agents publics engagés dans cette mission de bénéficier d’autorisations d’absence, sous réserve des nécessités du service.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-284 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 3 BIS (NOUVEAU) |
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I. - Alinéa 2
Supprimer cet alinéa.
II. - Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque le tiers auquel l’enfant est confié réside hors du département qui assure la prise en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance, une convention, signée entre les présidents de conseil départemental concernés, peut déterminer que l’information, l’accompagnement et le contrôle du tiers sont effectués, en dérogation au premier alinéa, par le service de l’aide sociale à l’enfance relevant du département de résidence du tiers. Cette convention définit les modalités de financement de ces missions. Le service départemental de l’aide sociale à l'enfance responsable de la prise en charge est tenu informé des contrôles réalisés auprès du tiers.»
Objet
Cet amendement vise à supprimer les dispositions actuelles de l'article 3 bis qui sont satisfaites s'agissant du régime applicable au tiers accueillant durablement et bénévolement un enfant.
En revanche, il propose de donner la possibilité aux départements de déterminer entre eux la meilleure organisation possible pour l’accompagnement et le contrôle de ce tiers, lorsque ce dernier réside en dehors du département de prise en charge.
Il peut en effet être opportun de confier ces missions au service de l’ASE du département de résidence du tiers, ce que la loi ne permet pas aujourd’hui.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-23 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mmes LERMYTTE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 3 BIS (NOUVEAU) |
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Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
« Ces personnes bénéficient, préalablement à cet accueil puis à intervalles réguliers déterminés par décret, d’une formation adaptée aux besoins de l’enfant confié ainsi que d’une évaluation périodique de leurs conditions d’accueil et d’un accompagnement assuré par le service de l’aide sociale à l’enfance. »
Objet
Le présent amendement vise à garantir que le développement de l’accueil durable et bénévole, favorisé par l’article 3, s’accompagne de garanties suffisantes de formation, d’évaluation et de suivi des personnes auxquelles l’enfant est confié.
Le Conseil national des barreaux relève que le recours accru aux tiers dignes de confiance et à l’accueil durable et bénévole peut répondre à l’intérêt de l’enfant lorsqu’il permet de préserver des repères affectifs, familiaux ou culturels. Il souligne toutefois que ce mode d’accueil ne saurait devenir une réponse de substitution à l’insuffisance des dispositifs institutionnels sans que soient garanties la formation, l’évaluation, l’accompagnement et le contrôle des personnes concernées.
Il rappelle qu’à défaut de telles garanties, la charge concrète de la protection risque d’être déplacée vers des proches ou des tiers non professionnels confrontés à des enfants présentant, le cas échéant, des besoins complexes ou des traumatismes importants.
Le présent amendement permet ainsi de sécuriser, au bénéfice de l’enfant comme de l’accueillant, le développement de ce mode de prise en charge.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-235 rect. 19 octobre 2026 |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 3 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. - A l’article L112-3 du code de l’action sociale et des familles, insérer l’alinéa suivant :
La protection de l'enfance a également pour but de prendre en charge les mineurs victimes de traite, qu’ils soient exploités par un membre de leur famille ou par un tiers extérieur.
II. - Au 5° ter A de l’article L221-1 du code de l’action sociale et des familles :
Après les mots
“Au mineur”
Ajouter
“victime de traite et d’exploitation et au mineur”
Remplacer
“réputé”
par
“réputés”
III. 1°La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
2°La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Le rapport de l’UNICEF France “Victimes avant tout : protéger les enfants contre l’exploitation criminelle” paru le 30 juillet dernier, a permis de mettre en lumière le phénomène de l’exploitation criminelle aujourd’hui largement ignoré au sein de l’action publique de protection de l’enfance.
Les mineurs victimes d’exploitation (exploitation sexuelle, criminelle, travail forcé, etc.) sont particulièrement vulnérables et doivent bénéficier d’une prise en charge adaptée en protection de l’enfance via la mise en œuvre d’une mesure en assistance éducative.
Le présent amendement vise à garantir un accès effectif aux dispositifs de protection, un accompagnement spécialisé, et la mise en œuvre de mesures spécifiques pour leur réhabilitation. Cela permettrait d’adapter les interventions aux besoins spécifiques de ces enfants, conformément aux normes internationales sur la traite des êtres humains.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-159 rect. 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 3 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le deuxième alinéa du III de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation, l’alinéa précédent n’est pas applicable aux enfants et jeunes majeurs confiés en application de l’article 375-3 du code civil pour lesquels les décisions de la commission prise au titre des 2° et 2° bis du I s’imposent à tout établissement ou service, y compris lorsqu’elles nécessitent un accompagnement continu et permanent. »
Objet
Les enfants porteurs de « double vulnérabilité » sont aujourd’hui trop souvent confiés à l’aide sociale à l’enfance faute de places dans les établissements spécialisés ou en complément de ces établissements, parce que ces derniers ne sont ouverts en moyenne que 206 jours par an. 24 % du total des enfants confiés à l’ASE sont en situation de double vulnérabilité (en situation de handicap reconnue par la MDPH)
Des enfants pris en charge en instituts médico-éducatifs (IME) ou en Dispositif d’institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique (DITEP) sont donc confiés à l’aide sociale à l’enfance pour pallier cette carence de places, ce qui n’est pas favorable à un parcours apaisé pour le jeune, d’autant plus au sein d’un dispositif en saturation constante et pour un coût global qui pourrait être optimisé.
Or, leur prise en charge nécessite un suivi permanent par des personnels formés. Cet amendement prévoit donc que les notifications MDPH s’imposent aux établissements, et que pour les enfants placés, ils ne peuvent y déroger, y compris lorsque l’accompagnement de ces enfants nécessite d’être accueillis sans discontinuité, dans ces établissements spécialisés, soit 365 jours par an, si la situation familiale ne permet pas de droits d’hébergement.
Cet amendement est issu des travaux de Département de France
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-247 rect. 19 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 3 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 3 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La seconde phrase du deuxième alinéa du III de l’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles est complétée par les mots :
« , sauf lorsque cette décision prévoit la nécessité d’un accompagnement continu et permanent et concerne soit un enfant confié au service départemental de l’aide sociale à l’enfance en application du 3° de l’article 375-3 du code civil, soit un majeur de moins de vingt et un ans pris en charge par ce service en application de l’article L. 222-5 du présent code ».
Objet
Les enfants relevant à la fois de la protection de l’enfance et d’une orientation médico-sociale sont encore trop souvent accueillis par l’aide sociale à l’enfance faute de mise en œuvre effective de la décision prise par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées.
Selon l’enquête menée par Départements de France au 31 décembre 2024, 24 % des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance sont en situation de handicap reconnue par la maison départementale des personnes handicapées.
L’article L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles prévoit que les décisions prises par la commission au titre du 2° du I s’imposent aux établissements et services dans la limite de leur spécialité. Il permet toutefois à l’autorité ayant délivré l’autorisation d’accorder une dérogation lorsque la décision est prise dans le cadre d’un plan d’accompagnement global, au titre du 2° bis du même I.
Le présent amendement écarte cette possibilité de dérogation lorsque la décision concerne un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance ou un jeune majeur qu’elle prend en charge et prévoit la nécessité d’un accompagnement continu et permanent.
Il vise ainsi à éviter que l’aide sociale à l’enfance ne pallie durablement l’absence de mise en œuvre d’une orientation médico-sociale et à garantir aux enfants présentant une double vulnérabilité un accompagnement correspondant effectivement à leurs besoins.
Cet amendement présente un lien direct avec l’article 1er ter, qui prévoit l’association des professionnels du secteur médico-social à l’évaluation de la situation des enfants handicapés confiés.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-285 19 octobre 2026 |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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Alinéa 2, seconde phrase
1° Supprimer les mots :
, notamment des professionnels spécialisés
2° Remplacer les mots :
, disposant des compétences techniques et sociales
par les mots :
et du secteur médico-social disposant des compétences
Objet
Le présent amendement vise à préciser la composition minimale du service chargé de l'agrément des assistants familiaux dans le cas où le président du conseil départemental déciderait d'en confier la compétence à un autre service que celui de la protection maternelle et infantile.
Si les rapporteurs souscrivent à la volonté de permettre aux départements de mieux organiser leur service d'agrément et ainsi potentiellement permettre de mieux adapter l’expertise mobilisée à la réalité de l’accueil familial, il leur semble essentiel d'assurer une expertise médico-sociale afin de ne pas dégrader l'évaluation des aptitudes des assistants familiaux et de l'environnement dans lequel seront accueillis les enfants.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-8 rect. 20 octobre 2026 |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET et Mmes PANTEL et Maryse CARRÈRE ARTICLE 4 |
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I. – Alinéas 1 et 2
Supprimer ces alinéas.
II. – Alinéa 19
Remplacer les mots :
président du conseil départemental
par les mots :
service départemental de protection maternelle et infantile
Objet
Le présent amendement vise à maintenir l’instruction des demandes d’agrément des assistants familiaux au sein des services de protection maternelle et infantile (PMI).
Le présent article permet au président du conseil départemental de confier cette instruction à un autre service du département. Si cette faculté entend notamment répondre aux difficultés auxquelles sont confrontés les services de PMI, le transfert de leurs missions ne saurait constituer une réponse au manque de moyens et d’effectifs dont ils souffrent.
L’agrément des assistants familiaux ne constitue pas une simple formalité administrative. Il repose sur une évaluation approfondie des conditions d’accueil et des capacités du candidat à répondre aux besoins et à garantir la sécurité des enfants qui lui seront confiés. Les services de PMI disposent à cet égard d’une expertise ancienne et pluridisciplinaire, mobilisant notamment des compétences médicales, psychologiques et sociales.
Permettre que cette instruction soit confiée à tout autre service du département risquerait d’affaiblir cette spécialisation et d’accentuer les disparités territoriales dans les pratiques d’évaluation. Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge a d'ailleurs demandé le retrait de cette disposition, qu’il estime insuffisamment documentée et susceptible d’affaiblir la qualité de l’instruction des demandes d’agrément.
Face aux difficultés que rencontrent les services de PMI, l’enjeu doit donc être de leur donner les moyens d’exercer pleinement leurs compétences plutôt que d’organiser le transfert progressif de leurs missions.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-122 rect. 20 octobre 2026 |
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Mmes Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 4 |
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Alinéa 2, première phrase
Après le mot :
peut
rédiger ainsi la fin de cette phrase :
, sur avis conforme du service de protection maternelle et infantile, confier l’instruction des demandes d’agrément des assistants familiaux à un autre service du département.
Objet
Le présent amendement vise à sécuriser la délivrance d’agréments aux assistants familiaux en précisant qu’un avis conforme soit émis par le service de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) à toute demande d’agrément d’assistants familiaux instruite par un autre service du département, spécialisé dans le champ de la protection de l’enfance et disposant de compétences techniques et sociales nécessaires à l’évaluation des conditions d’agrément.
En effet, le code de la santé publique confie aux conseils départementaux la responsabilité de la protection sanitaire de la famille et de l’enfance et doit à ce titre l’organiser et la financer à travers notamment les services de PMI.
A ce titre, le code de la santé publique précise que les personnels de la PMI doivent être qualifiés notamment dans les domaines médical, paramédical, social et psychologique. Or, ce champ étendu d’expertises est nécessaire pour une évaluation globale et complète des compétences d’assistants familiaux qui accompagneraient de façon durable des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance et il ne peut être couvert par d’autres services du département spécialisés dans le champ de la protection de l’enfance à qui le président du conseil départemental confierait l’instruction des demandes d’agrément des assistants familiaux.
Le présent amendement vise par conséquent à permettre au président du conseil départemental de déléguer l’instruction du dossier de demande d’agrément des assistants familiaux au service de son choix tout en garantissant la qualité d’accompagnement des enfants par le recours à un avis conforme des services de la protection maternelle et infantile.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-254 rect. ter 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 4 |
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Alinéa 2
Supprimer les mots :
« , auquel cas il demande l’avis du service de protection maternelle et infantile ».
Objet
L’article 4 permet au président du conseil départemental de confier l’instruction des demandes d’agrément des assistants familiaux à un autre service du département. Le maintien d’un avis systématique du service de protection maternelle et infantile limiterait la portée de cette faculté d’organisation et créerait une étape supplémentaire dans chaque procédure.
La suppression de cet avis obligatoire ne conduit pas à écarter l’expertise sanitaire. L’instruction demeure soumise aux exigences de sécurité, de santé et d’épanouissement prévues par l’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles ainsi qu’au référentiel national d’évaluation. Le service instructeur doit en outre comprendre des professionnels qualifiés. Le département conserve la faculté de solliciter le service de protection maternelle et infantile lorsque la situation requiert une expertise médicale ou sanitaire.
L’amendement préserve ainsi la qualité de l’évaluation tout en laissant au département la responsabilité d’organiser ses services et de mobiliser l’expertise utile en fonction de chaque demande.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-286 19 octobre 2026 |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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Alinéa 12
Remplacer les mots :
et si sa durée est inférieure à trois jours consécutifs ; il peut toutefois être organisé pour une durée supérieure, dans la limite de cinq semaines par année civile, afin de permettre à l’assistant familial assurant l’accueil principal de bénéficier de congés
par la mots :
; un décret détermine les durées maximales de l’accueil relais selon que celui-ci est organisé dans le but de permettre à l’assistant familial assurant l’accueil principal de bénéficier du repos mensuel mentionné à l’article L. 423-33-1 ou de bénéficier de ses congés
Objet
L'accueil relais introduit par le présent projet de loi constitue une modalité d'accueil complémentaire à l'accueil principal. Il s'agit notamment de pouvoir faciliter l'application effective du droit au repos mensuel inscrit dans le code de l'action sociale et des familles depuis la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants mais dont la mise en œuvre se heurte à de nombreuses difficultés.
La rédaction adoptée par l'Assemblée nationale ouvre la possibilité d'un accueil pendant une durée de 5 semaines consécutives, ce qui apparait contradictoire avec la notion d'accueil relais. Fixer les durées directement dans la loi risque de rigidifier outre mesure le dispositif. Le présent amendement vise à prévoir que les durées maximales de l'accueil relais selon qu'il est organisé afin d'assurer le repos mensuel ou bien de permettre à l'assistant familiale principal de prendre ses congés seront fixées par décret après consultation de l'ensemble des acteurs du secteur.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-189 19 octobre 2026 |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 4 |
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Après l’alinéa 12
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation au 3° du présent article, l’accueil relais ne peut être organisé pour les enfants âgés de moins de trois ans, pour les enfants nés dans les conditions prévues à l’article L. 222-6 du présent code, ni pour les enfants placés en vue de leur adoption dans les conditions prévues à l’article 351 du code civil. » ;
Objet
L'article 4 du projet de loi consacre, au sein de l'article L. 421-2 du code de l'action sociale et des familles, une nouvelle catégorie d'accueil par un assistant familial : l'« accueil relais », complémentaire à l'accueil principal, pouvant être organisé jusqu'à cinq semaines par année civile. Il crée en outre, par l'insertion d'un article L. 421-3-1, un agrément d'assistant familial autorisant exclusivement la réalisation de ces accueils relais.
Ce dispositif, pertinent pour la majorité des enfants confiés, n'est pas adapté à ceux pour lesquels la continuité et la permanence du lien avec un adulte de référence sont déterminantes pour la construction de leur sécurité affective. C'est le cas des enfants âgés de moins de trois ans, période au cours de laquelle se structurent les premiers liens d'attachement, des enfants nés dans le cadre d'un accouchement dans le secret (article L. 222-6 du même code) et des enfants placés en vue de leur adoption (article 351 du code civil), pour lesquels la multiplication des figures d'accueil peut compromettre la stabilité affective nécessaire à l'établissement d'un lien d'attachement sécurisant avec la famille d'accueil ou d'adoption.
Le présent amendement vise donc à exclure ces trois catégories d'enfants du champ de l'accueil relais, afin de garantir la continuité de leur prise en charge par un même assistant familial, en cohérence avec l'objectif du titre Ier du projet de loi de sécuriser et stabiliser le projet de vie de l'enfant protégé. Il est sans incidence sur les dispositifs d'accueil d'urgence prévus à l'article L. 423-30-1 du même code, auxquels ces enfants demeurent éligibles.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-161 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 4 |
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Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’accueil relais ne peut être organisé pour les enfants âgés de moins de trois ans, pour les enfants nés dans les conditions prévues à l’article L. 222-6 du présent code, ni pour les enfants placés en vue de leur adoption dans les conditions prévues à l’article 351 du code civil.
Objet
Si le dispositif de l’accueil relais apparaît pertinent, il ne répond pas aux besoins de ceux pour lesquels la continuité et la stabilité du lien avec un adulte de référence sont essentielles à la construction de la sécurité affective. C’est notamment le cas des enfants de moins de trois ans, période déterminante pour la formation des premiers liens d’attachement, des enfants nés dans le secret (article L. 222-6 du même code) et des enfants placés en vue de leur adoption (article 351 du code civil). Pour ces derniers, la multiplication des figures d’accueil risque de compromettre la stabilité affective indispensable à la construction d’un lien d’attachement sécurisant avec leur famille d’accueil ou leur future famille adoptive.
Le présent amendement propose, en conséquence, d’exclure ces trois catégories d’enfants du dispositif d’accueil relais, afin de préserver la continuité de leur prise en charge par un même assistant familial. Cette mesure s’inscrit dans l’objectif poursuivi par le titre Ier du projet de loi, qui vise à sécuriser et à stabiliser le projet de vie de l’enfant protégé. Elle ne remet toutefois pas en cause leur éligibilité aux dispositifs d’accueil d’urgence prévus à l’article L. 423-30-1 du même code.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-160 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 4 |
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Compléter cet alinéa 12 par une phrase ainsi rédigée :
L’accueil relais ne peut donner lieu, pour un même enfant, à des changements répétés de lieux d’accueil qui porteraient atteinte à la stabilité de son parcours.
Objet
Cet amendement vise à prévenir la multiplication des changements de lieux d’accueil pour un même enfant, qui pourrait résulter du développement de l’accueil relais.
Si ce dispositif peut s’avérer nécessaire pour soutenir un accueil principal ou éviter une rupture plus importante, il ne saurait conduire à une succession de placements temporaires susceptible de fragiliser l’équilibre et la stabilité de l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-287 19 octobre 2026 |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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Alinéa 15
Compléter cet alinéa par les mots :
en Conseil d’État
Objet
Le présent amendement précise que les conditions de cumul d'activité des assistants familiaux autorisé par le présent article relèvent d'un décret en Conseil d’État et non d'un décret simple. En effet, le code général de la fonction publique, et notamment son article L. 123-10, prévoit expressément que les règles applicables au cumul d'activité sont définies par décret en Conseil d’État.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-69 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 4 |
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Alinéa 15
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ces conditions garantissent la disponibilité de l’assistant familial pour répondre aux besoins de l’enfant accueilli, notamment pour l’accompagner à ses rendez-vous médicaux et aux audiences le concernant ainsi que pour assurer le suivi de sa scolarité.
Objet
L’article 4 ouvre aux assistants familiaux la possibilité de cumuler leur activité avec un autre emploi, public ou privé, dans des conditions renvoyées à un décret.
Ce cumul ne doit toutefois pas se faire au détriment de l’enfant accueilli. Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance ont des besoins particulièrement importants : suivi médical et psychologique fréquent, audiences devant le juge des enfants, rencontres avec les équipes éducatives, difficultés scolaires. L’assistant familial est souvent la personne qui les accompagne au quotidien dans ces démarches.
Le présent amendement fixe donc un objectif clair : les conditions de cumul devront garantir la disponibilité de l’assistant familial pour répondre aux besoins de l’enfant. Il encadre ainsi le renvoi au décret, sans remettre en cause le principe du cumul.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-80 16 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE 4 |
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Après l’alinéa 15
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« d) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« “L’assistant familial est associé, au titre de sa connaissance du quotidien de l’enfant, aux réunions pluridisciplinaires relatives au suivi de l’enfant qu’il accueille, à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’actualisation du projet pour l’enfant mentionné à l’article L. 223-1-1, ainsi qu’aux décisions susceptibles d’avoir une incidence sur les conditions de son accueil.” ; »
Objet
Les assistants familiaux occupent une place essentielle dans le parcours de protection des enfants accueillis. Présents chaque jour à leurs côtés, ils sont souvent les premiers témoins de leur évolution, de leurs difficultés, de leurs besoins et de leurs progrès. Cette proximité leur confère une connaissance précieuse de la situation de l’enfant, qui doit pouvoir être prise en considération dans les décisions qui le concernent.
Pourtant, leur participation aux échanges et aux décisions reste parfois insuffisante, alors même qu’ils assurent une part déterminante de l’accompagnement quotidien de l’enfant.
Il apparaît indispensable que les décisions relatives au parcours d’un enfant ne puissent être prises sans associer celles et ceux qui l’accompagnent et connaissent ses réalités quotidiennes. Les observations des assistants familiaux constituent un éclairage complémentaire à celui des professionnels de la protection de l’enfance et contribuent à une appréciation plus complète de la situation de chaque mineur.
Cet amendement prévoit ainsi leur association aux réunions pluridisciplinaires, à l’élaboration et à l’actualisation du projet pour l’enfant, ainsi qu’aux décisions susceptibles d'avoir une incidence sur ses conditions d’accueil, sans modifier leur statut professionnel ni les responsabilités des autorités compétentes.
Cette participation pourra néanmoins être écartée lorsque l’intérêt supérieur de l’enfant ou une situation d’urgence le justifie.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-236 19 octobre 2026 |
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Mme CANALÈS ARTICLE 4 |
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Après l'alinéa 15
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque l’assistant familial exerce cette profession au titre d'un cumul d'activités, l’agrément délivré autorise l’accueil d’un seul mineur, âgé d’au moins trois ans, relevant de la protection de l’enfance. » ;
Objet
Le cumul d’un emploi avec les missions d’assistant familial ne se prête pas à l’accueil de plusieurs enfants, en particulier lorsqu’ils sont âgés de moins de trois ans. La disponibilité requise rend en effet difficilement compatible l’exercice d’une activité professionnelle à temps plein avec les besoins des enfants accueillis, pour lesquels la continuité et la permanence du lien avec un adulte de référence sont déterminantes dans la construction de la sécurité affective. Cette exigence est particulièrement importante pour les enfants de moins de trois ans, période au cours de laquelle se structurent les premiers liens d’attachement.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-255 rect. ter 21 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER et MM. CAPUS, LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 4 |
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Alinéa 15
Rédiger ainsi cet alinéa :
« L’activité d’assistant familial exercée en cumul avec une autre activité professionnelle ne peut porter que sur l’accueil d’un seul enfant âgé de trois ans ou plus ou de deux enfants appartenant à une même fratrie, y compris lorsque l’un d’eux est âgé de moins de trois ans. »
Objet
Le présent amendement inscrit directement dans la loi les conditions du cumul d’activité et supprime le renvoi au décret.
Il prévoit que l’assistant familial peut accueillir un enfant âgé de trois ans ou plus ou deux enfants appartenant à une même fratrie. Dans ce dernier cas, l’accueil ne peut être exclu au seul motif que l’un des enfants est âgé de moins de trois ans.
Cette disposition vise à éviter la séparation des fratries tout en encadrant le nombre d’enfants pouvant être accueillis dans le cadre d’un cumul d’activité.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-239 19 octobre 2026 |
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Mme CANALÈS ARTICLE 4 |
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I. – Après l'alinéa 15
II. – Les charges créées pour les collectivités territoriales et l’État sont ainsi compensées :
1° La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
2° La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Cet amendement a pour objectif de fournir une protection sociale à la hauteur des missions confiées aux assistants familiaux, a minima pour celles et ceux qui seront en situation de cumul d’activité avec un emploi dans le secteur public.
Rappelons que, si la loi prévoit des congés pour les assistants familiaux — cinq semaines par an —, dans les faits, 88 % d’entre elles et eux ne prennent pas l’intégralité de leurs congés légaux. Favoriser et élargir le recrutement des assistants familiaux passe aussi par une reconnaissance de leurs missions et une meilleure prise en compte de leur statut.
L’article L. 422-6 du Code de l’action sociale et des familles précise que les assistants familiaux employés par des collectivités territoriales sont des agents non titulaires de ces collectivités. Les dispositions particulières qui leur sont applicables, compte tenu du caractère spécifique de leur activité, sont fixées par voie réglementaire. Ceci n’est pas satisfaisant, d’autant plus face au constat criant d’un manque de professionnels qui s’engagent dans cette mission.
Pour les agents non titulaires (contractuels) de la fonction publique territoriale, les règles de carence en cas d’arrêt maladie ordinaire (CMO) sont les mêmes que pour les fonctionnaires titulaires. Un contractuel de la fonction publique territoriale subit donc un seul jour de carence, puis son employeur le paie à 90 %. Un assistant familial, elle ou lui, ne touche rien pendant trois jours, puis seulement les indemnités de la Sécurité sociale jusqu’au huitième jour, voire au onzième selon son département. Ces indemnités sont plafonnées à environ 40 € nets par jour.
Si les règles de l’article R. 422-10 qui régissent les assistants familiaux constituent un minimum, rien n’interdit à un conseil départemental de faire mieux par délibération, et certains le font déjà. La Seine-et-Marne, par une délibération du 21 décembre 2023 (point 2.13), prend en charge la partie de la rémunération non couverte par la Sécurité sociale en cas d’accident du travail.
L’enjeu national d’attractivité de la fonction d’assistant familial nécessite de défendre un statut renforcé, quelle que soit la géolocalisation des assistants familiaux, travailleuses et travailleurs de la solidarité de première ligne.
La charge financière résultant de cette mesure pour les collectivités territoriales et l’État est compensée respectivement par une majoration de la dotation globale de fonctionnement (DGF) et par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-288 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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Alinéa 22, troisième phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Le président du conseil départemental fixe le délai dans lequel ces adaptations sont mises en œuvre et assure le contrôle de leur réalisation au plus tard avant l’accueil du premier enfant dans le logement.
Objet
Le présent amendement oblige le service chargé de l'agrément à fixer un délai dans lequel les adaptations nécessaires à l'accueil d'un enfant devront être réalisées et à en assurer le contrôle effectif avant l'accueil du premier enfant dans le logement.
En outre, il supprime la « prise en compte des caractéristiques climatiques et géographiques propres au territoire » introduite par l'Assemblée nationale. La sécurité et la santé des enfants accueillis ne peuvent être dépendantes du territoire dans lequel ils sont accueillis. Par ailleurs, les rapporteurs estiment que la prise en compte des réalités du bâti local relèvent davantage du référentiel national d’évaluation et des bonnes pratiques des services d'agréments que de la loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-54 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CONCONNE ARTICLE 4 |
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Alinéa 22, troisième phrase
Après le mot :
territoire
insérer les mots :
ainsi que des caractéristiques locales de l’habitat et des solutions d’aménagement permettant d’assurer un niveau équivalent de sécurité et de protection
Objet
Le présent projet de loi entend favoriser et élargir le recrutement des assistants familiaux, alors que leur nombre demeure insuffisant dans de nombreux territoires. L’article 4 constitue une première avancée en permettant que l’examen des caractéristiques du logement tienne compte des réalités climatiques et géographiques propres au territoire.
Cette adaptation doit toutefois être rendue pleinement effective. Un référentiel national ne doit pas conduire à écarter des candidats en raison de caractéristiques du logement liées aux formes locales d’habitat dès lors que des aménagements ou dispositifs adaptés permettent de garantir à l’enfant un niveau équivalent de sécurité, de santé et de protection.
Cette problématique revêt une importance particulière dans les territoires ultramarins, notamment en Martinique, où les caractéristiques climatiques, et l’organisation des logements peuvent différer de ceux à partir desquels sont conçus les standards nationaux.
Il ne s’agit en aucun cas d’abaisser les exigences applicables à l’accueil d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. Le présent amendement maintient au contraire l’exigence d’un niveau équivalent de sécurité et de protection, tout en permettant que les moyens d’y parvenir soient adaptés aux réalités territoriales. Il vise ainsi à éviter que des critères matériels inadaptés ne constituent un obstacle injustifié au recrutement d’assistants familiaux dans des territoires qui connaissent déjà d’importantes tensions en matière de solutions de placement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-210 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CONCONNE et CANALÈS, M. BOURGI, Mmes DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 4 |
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Alinéa 22, troisième phrase
Après le mot :
territoire
insérer les mots :
ainsi que des caractéristiques locales de l’habitat et des solutions d’aménagement permettant d’assurer un niveau équivalent de sécurité et de protection
Objet
Le présent projet de loi entend favoriser et élargir le recrutement des assistants familiaux, alors que leur nombre demeure insuffisant dans de nombreux territoires. L’article 4 constitue une première avancée en permettant que l’examen des caractéristiques du logement tienne compte des réalités climatiques et géographiques propres au territoire.
Cette adaptation doit toutefois être rendue pleinement effective. Un référentiel national ne doit pas conduire à écarter des candidats en raison de caractéristiques du logement liées aux formes locales d’habitat dès lors que des aménagements ou dispositifs adaptés permettent de garantir à l’enfant un niveau équivalent de sécurité, de santé et de protection.
Cette problématique revêt une importance particulière dans les territoires ultramarins, notamment en Martinique, où les caractéristiques climatiques, et l’organisation des logements peuvent différer de ceux à partir desquels sont conçus les standards nationaux.
Il ne s’agit en aucun cas d’abaisser les exigences applicables à l’accueil d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance. Le présent amendement maintient au contraire l’exigence d’un niveau équivalent de sécurité et de protection, tout en permettant que les moyens d’y parvenir soient adaptés aux réalités territoriales. Il vise ainsi à éviter que des critères matériels inadaptés ne constituent un obstacle injustifié au recrutement d’assistants familiaux dans des territoires qui connaissent déjà d’importantes tensions en matière de solutions de placement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-289 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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Alinéa 22, dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
Afin d'éviter toute redondance, le présent amendement vise à supprimer les éléments relatifs au contenu du référentiel d'agrément au sein de l'article 4 au profit de la rédaction proposée par les rapporteurs à l'article 4 bis.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-129 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ROMAGNY ARTICLE 4 |
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Alinéa 22
1° Première phrase
Supprimer les mots :
à l’âge ou
2° Quatrième phrase
Supprimer les mots :
dont l’âge et
Objet
Le présent amendement vise à supprimer la référence à l'âge des enfants accueillis parmi les critères d'appréciation des caractéristiques du logement des assistants familiaux, afin de prévenir toute spécialisation de leur agrément par tranche d'âge.
Si les conditions matérielles d'accueil doivent naturellement garantir la sécurité, la santé et le bien-être des enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance, elles ne sauraient conduire à instaurer des restrictions administratives susceptibles de fragiliser la continuité de leur parcours.
En effet, la possibilité de délivrer un agrément restreint en fonction de l'âge des enfants pourrait conduire à spécialiser les assistants familiaux dans l'accueil de certaines tranches d'âge. Une telle évolution risquerait, à terme, de remettre en cause le maintien d'un enfant au sein de sa famille d'accueil lorsqu'il atteint un âge ne correspondant plus aux conditions de son agrément.
Or, pour des enfants dont le parcours est souvent marqué par des ruptures familiales, éducatives et affectives, la stabilité de l'accueil constitue un facteur essentiel de sécurité et de développement. Le passage d'une tranche d'âge à une autre ne saurait, à lui seul, justifier une remise en cause des liens d'attachement construits avec l'assistant familial et son entourage.
Cette disposition apparaît d'autant plus paradoxale que le présent projet de loi poursuit précisément l'objectif de sécuriser et de stabiliser le parcours des enfants protégés.
Le présent amendement ne remet aucunement en cause la nécessité d'un logement adapté aux besoins spécifiques de chaque enfant, notamment en matière de sécurité, de santé ou de handicap. Il vise uniquement à éviter que l'âge devienne, indépendamment des besoins réels de l'enfant, un critère administratif susceptible d'entraîner une rupture de son accueil.
Il entend ainsi préserver la souplesse nécessaire à l'exercice du métier d'assistant familial et faire primer l'intérêt supérieur de l'enfant ainsi que la continuité de son accueil sur une logique de catégorisation par âge.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-290 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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I. - Alinéa 28, seconde phrase :
Supprimer cette phrase.
II. - Après l'alinéa 28
Insérer quatre alinéas ainsi rédigés :
« Les assistants familiaux sont informés, à la suite de l'agrément qui leur est accordé en application de l'article L. 421-3, de l'objet et des modalités des contrôles qui sont conduits en application du présent article. Ces contrôles peuvent être annoncés préalablement à l'assistant familial ou réalisés de manière inopinée.
« Lorsque les résultats du contrôle sont jugés insuffisants, l'assistant familial est informé du délai au terme duquel un second contrôle est prévu et des insuffisances auxquelles il convient de remédier ainsi que de la possibilité de présenter ses observations. Il est également avisé des sanctions dont il peut faire l'objet, au terme de la procédure prévue à l’article L.421-6.
« Lorsque l'assistant familial a refusé, sans motif légitime, d'autoriser les agents habilités par le président du conseil départemental à pénétrer dans son domicile aux fins de réaliser le contrôle mentionné au dixième alinéa, il est informé qu'en cas de second refus, sans motif légitime, le président du conseil départemental peut engager la procédure de suspension ou de retrait de l'agrément dans les conditions prévues à l'article L. 421-6.
« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d'organisation de ces contrôles. » ;
Objet
Selon la Drees, en 2024, 68 % des assistants familiaux déclaraient n’avoir jamais fait l’objet d’un contrôle. Dans ce contexte, un contrôle périodique au moins tous les trois ans constitue bien une avancée.
Toutefois, si le contrôle périodique tout au long de la carrière constitue un premier pas, il apparait nécessaire de renforcer également les contrôles inopinés qui permettent d'évaluer directement le cadre de l'accueil des enfants confiés. Le présent amendement sécurise le cadre juridique des contrôles inopinés au domicile de l'assistant familial qui doivent se faire dans le respect de la vie privée. Il prévoit ainsi que les assistants familiaux sont informés dès l'obtention de leur agrément de la possibilité d'être soumis à des contrôles inopinés. Les conditions de refus ainsi que les sanctions qui peuvent en découler sont également précisées. Enfin, l'amendement prévoit qu'un décret en Conseil d’État précisera les modalités d'application du présent article et notamment les motifs légitimes d'opposition aux contrôles.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-256 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 4 |
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Alinéa 28
I. – À la première phrase, supprimer les mots :
« au moins tous les trois ans, ».
II. – À la seconde phrase, après le mot :
« contrôle »
insérer les mots :
« , notamment sa périodicité, ».
Objet
Le présent amendement supprime la périodicité triennale du contrôle des assistants familiaux prévue par le projet de loi.
Si le principe d’un contrôle périodique des conditions d’accueil doit être maintenu, l’inscription dans la loi d’une fréquence uniforme ne permet pas de tenir compte de la situation de l’assistant familial, des modalités de suivi déjà mises en œuvre par son employeur ni des capacités des services départementaux.
L’amendement renvoie donc au décret la détermination de la périodicité de ce contrôle. Cette solution permettra d’adapter sa fréquence aux situations rencontrées, tout en préservant la faculté du président du conseil départemental de procéder à des vérifications à tout moment lorsque les conditions d’accueil ou l’intérêt des enfants confiés le justifient.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-77 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 4 |
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Alinéa 28
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
Le dernier alinéa de l’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles est complété par trois phrases ainsi rédigées : « Ce contrôle est réalisé au moins une fois par an et donne lieu à des visites inopinées. Le taux de contrôles inopinés ne peut être strictement inférieur à 70 % du nombre total d’opérations de contrôle. Ses modalités ainsi que les conditions de sa coordination avec les contrôles exercés par le représentant de l’État dans le département sont précisées par décret.
Objet
Le présent amendement fixe une fréquence minimale d'un contrôle par an, et impose qu'au moins 70 % de ces contrôles soient inopinés, afin que la visite annoncée à l'avance reste l'exception et non la règle, comme c'est déjà le cas pour d'autres secteurs d'activités.
Les assistantes maternelles elles-mêmes, qui gardent des enfants à leur domicile, sont soumises à des contrôles surprise au moins une fois par an en plus de la visite d'agrément, et le guide national d'inspection-contrôle recommande désormais que ces contrôles soient systématiquement inopinés. Or aujourd'hui, le contrôle des personnes et structures accueillant des enfants de l'ASE ne fixe ni fréquence minimale, ni part de contrôles inopinés.
Le rapport de la commission d'enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l'enfance, n° 1200, avril 2025, documente ce qu'un contrôle trop rare ou trop prévisible peut laisser passer. L'affaire dite « de Châteauroux » en est l'illustration la plus grave puisque des enfants ont été placés pendant des années dans des structures non autorisées, gérées par une personne déjà condamnée pour agression sexuelle sur mineur, avec vingt incidents signalés sans suite. Des enfants sont également morts en famille d'accueil sans que les contrôles existants n'aient permis de détecter la situation à temps.
La protection de l’enfance ne peut se satisfaire de contrôles de façade. Elle impose de vérifier les conditions réelles dans lesquelles vivent les enfants, et non les seules conditions présentées le jour d’une inspection annoncée.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-194 rect. 19 octobre 2026 |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 4 |
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I. Après l'alinéa 28
...) L’article L. 421-3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Pour l’exercice de la profession d’assistant familial, l’agrément est subordonné à l’acceptation par le demandeur de visites sans préavis à son domicile par les agents chargés du contrôle de l’agrément. Ces visites sont réalisées dans le respect de la vie privée de l’assistant familial et des personnes résidant à son domicile et dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État. »
II. Après l'alinéa 35
...) Après le troisième alinéa de l’article L. 421-6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le refus, sans motif légitime, de permettre une visite sans préavis prévue au dernier alinéa de l’article L. 421-3 peut être pris en compte pour apprécier si les conditions de l’agrément demeurent remplies. Le refus répété ou faisant obstacle au contrôle peut donner lieu, dans les conditions prévues au présent article, à la modification ou au retrait de l’agrément ou, en cas d’urgence, à sa suspension. »
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-291 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 |
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I. – Alinéa 31
Supprimer cet alinéa.
II. – Alinéa 33
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Pour un même enfant, l’accueil relais est prioritairement assuré par le même assistant familial.
III.- Après l'alinéa 33
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« L’assistant familial autorisé à exercer exclusivement en accueil relais bénéficie du stage préparatoire préalable à l’accueil du premier enfant mentionné au premier alinéa de l’article L. 421-15. Par dérogation au second alinéa du même article L. 421-15, il doit suivre une formation adaptée aux besoins éducatifs, affectifs et sociaux spécifiques des enfants accueillis, dont la durée, le contenu, le délai dans lequel celle-ci doit être réalisée et les conditions d’organisation et de validation sont déterminés par décret.
Objet
Cet amendement procède à plusieurs modifications visant à sécuriser le dispositif de l'accueil relais mis en place par le présent projet de loi.
Tout d'abord, il précise que si l'accueil relais doit être recherché auprès du même assistant familial afin de sécuriser et stabiliser le parcours des enfants, il est important de ne pas rigidifier la mis en œuvre du dispositif. Mettre en place une organisation en binôme trop stricte pourrait ainsi aboutir à imposer à l'assistant familial relais de prendre ses propres congés en fonction de ceux de l'assistant familial principal. C'est pourquoi le présent amendement prévoit que l'accueil relais doit être "prioritairement" recherché auprès du même assistant familial tout en laissant aux départements les marges de manœuvre nécessaires pour mettre en œuvre l'accueil relais dans les meilleures conditions.
Ensuite, il supprime la référence introduite par l'Assemblée nationale concernant l'accueil prioritaire auprès du parrain ou de la marraine désigné en application de l'article L. 221-2-6 du code de l'action sociale et des familles. Les rapporteurs estiment que le parrainage et l'accueil familiale répondent à deux finalités distinctes. Les relations affectives et de confiance entre l'enfant et son parrain doivent pouvoir se tisser en dehors de toute question relative à la prise en charge institutionnelle et professionnelle de l'enfant et dans un cadre non rémunéré. A ce titre, le rapport « À (h)auteur d'enfants », remis par Gautier Arnaud-Melchiorre en janvier 2022 au Secrétariat d'État chargé de l'Enfance et des Familles souligne justement cette nécessité de sortir de la relation purement institutionnelle et l’importance, pour ces enfants, de pouvoir disposer de liens affectifs durables qui ne soient pas exclusivement liés à leur prise en charge.
Il procède également à une clarification concernant la formation minimale obligatoire des assistants familiaux autorisés à exercer exclusivement en accueil relais. Il s'agit d'opérer un juste équilibre entre opérationnalité de l'accueil relais qui intervient de manière ponctuelle et en complément d'un accueil principal et obligation de formation permettant de garantir la qualité de l'accueil et la sécurité des enfants.
Le présent amendement précise donc que les assistants familiaux autorisés à exercer exclusivement en accueil relais devront suivre le stage préalable de 100 heures prévu au premier alinéa de l'article L. 421-15, à l'instar de l'ensemble des assistants familiaux. Par la suite, ces assistants familiaux devront également suivre une formation spécifique, nécessairement réduite par rapport à celle prévue au second alinéa de l'article L. 421-15, leur permettant d'acquérir les compétences nécessaires à l’accompagnement éducatif, affectif, social et la prise en compte des besoins et droits fondamentaux de l'enfant ou du jeune. Le Gouvernement prévoit que cette formation devrait durer 150 heures environ. La formation de ces assistants familiaux aboutirait donc à un total de 250 heures, soit seulement 50 heures de moins que la durée totale de la formation des assistants familiaux jusqu'au 1er janvier 2026.
Enfin, il supprime la référence aux modalités d'organisation pratique de l'accueil relais par le président du conseil départemental afin de les transférer au sein de l'article 4 bis B relatif à la mise en place d'un dispositif d'accueil relais.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-98 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 4 |
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I. – Alinéa 30, troisième phrase, au début
Insérer les mots « Les conditions d’agrément, »
II. – Après l’alinéa 30
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« L’assistant familial exerçant en accueil relais est tenu de suivre le stage préparatoire à l’accueil d’enfants mentionné au 1er alinéa de l’article L.421-15 ainsi qu’une formation adaptée aux besoins spécifiques des enfants accueillis, dont la durée, le contenu et les conditions d’organisation et de validation sont déterminées par décret. »
Objet
L’écriture initiale de l’article 4 prévoyait que les titulaires de l'agrément d’accueil relais ne soient pas soumis à la même obligation de formation que les autres assistants familiaux (formation en cours d’emploi de 420 heures) et ne soient tenus que de suivre le stage.
Afin de garantir la qualité de l'accueil proposé aux enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance, il convient effectivement que les titulaires de l'agrément d’accueil relais satisfassent à une obligation de formation. Toutefois, eu égard à la nature de l'accueil relais, qui intervient de manière ponctuelle et en complément d'un accueil principal, et dans la perspective de lever un frein à l'engagement de nouveaux professionnels, le niveau de formation doit être adapté .
Imposer l'intégralité du parcours de formation risquerait de dissuader des personnes souhaitant exercer cette activité de façon complémentaire, alors même que l'objectif du dispositif est de développer des solutions de relais sécurisées et de permettre l'effectivité du droit au repos des assistants familiaux.
Dans ce cadre, le présent amendement prévoit que les titulaires de l'agrément d’accueil relais :
- demeurent soumis au stage préparatoire obligatoire de 100 heures prévu à l'article L. 421-15 du code de l'action sociale et des familles.
- Ont l’obligation de suivre, dans un délai qui sera à fixer par décret, une formation de 150 heures correspondant au premier bloc de compétences de la formation des assistants familiaux, portant sur « l’accompagnement éducatif, affectif, social et la prise en compte des besoins et droits fondamentaux de l'enfant ou du jeune ».
Les modalités et contenus de formation ne relevant pas du niveau législatif, il est proposé qu’elles soient précisées dans un décret.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-257 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 4 |
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Alinéa 33, première phrase
Après le mot :
« est »
insérer le mot :
« préférentiellement »
Objet
Le recours au même assistant familial pour les accueils relais successifs d’un enfant contribue à la stabilité de ses repères et doit rester l’organisation privilégiée.
La rédaction actuelle pose toutefois cette organisation comme une obligation assortie d’exceptions. Malgré ces exceptions, elle peut être interprétée de manière rigide et rendre le dispositif difficile à mobiliser lorsque les disponibilités ou les congés des assistants familiaux ne coïncident pas.
L’insertion du mot « préférentiellement » affirme que la continuité de l’intervenant constitue l’objectif recherché, sans empêcher une autre organisation lorsque les contraintes du service ou l’intérêt de l’enfant le justifient.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-79 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 4 |
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Après l’alinéa 39
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Le bulletin de paie de l’assistant familial fait apparaître de manière distincte les éléments de rémunération versés au titre de son activité professionnelle des indemnités et des fournitures destinées à l’entretien des mineurs et des jeunes majeurs qu’il accueille. » ;
Objet
Le présent amendement vise à garantir une distinction sur les bulletins de paie des assistants familiaux, en distinguant clairement leur rémunération professionnelle des indemnités destinées à couvrir les frais d’entretien des enfants qui leur sont confiés.
Les assistants familiaux exercent une mission cruciale au sein de notre système de protection de l’enfance. Leur engagement quotidien auprès des enfants accueillis doit s’accompagner d’une reconnaissance de leur statut professionnel et d’une information claire sur les sommes qui leur sont versées.
Or, les bulletins de paie ne permettent pas toujours d’identifier distinctement les montants relevant de leur rémunération et ceux destinés à répondre aux besoins des enfants accueillis. Cette situation peut entretenir une confusion sur le niveau réel de rémunération de ces professionnels, alors même qu’une partie des sommes perçues est exclusivement consacrée à l’entretien des enfants.
Au-delà de cette question de lisibilité, cette distinction constitue également un enjeu de transparence et de sécurisation des droits des assistants familiaux. Elle doit leur permettre de vérifier que les indemnités versées correspondent effectivement aux montants auxquels ils peuvent prétendre pour chaque enfant accueilli, notamment lorsque plusieurs enfants leur sont confiés ou que leur situation évolue.
Cet amendement entend ainsi garantir une présentation claire et distincte de ces deux catégories de versements sur les bulletins de paie.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-238 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 4 |
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Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... - L’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles est complété par cinq alinéas ainsi rédigés :
« Le service de l’aide sociale à l’enfance désigne un réfèrent éducatif pour assurer la continuité du parcours de chaque enfant pris en charge par le service de l’aide sociale a l’enfance.
« Le nombre d’enfants suivis par un même réfèrent ne peut excéder un seuil détermine par décret, qui ne peut être supérieur :
« a) A vingt pour les référents du service de l’aide sociale à l’enfance ;
« b) A huit pour les référents exerçant en établissement.
« Pour l’application de ces seuils, l’accompagnement d’un enfant en situation de handicap compte pour trois unités. ≫
Objet
Cette disposition a été adoptée par l’Assemblée nationale dans le cadre de la loi relative aux violences sexistes et sexuelles (VSS). Cette mention a cependant davantage sa place dans le projet de loi relatif à la protection des enfants, qui constitue le véhicule législatif le plus adapté.
Le présent amendement vise à garantir à chaque enfant pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) un référent éducatif clairement identifié, disposant de la disponibilité nécessaire pour assurer la continuité de son parcours.
La mission de référent éducatif suppose une connaissance approfondie de la situation de l’enfant, des échanges réguliers avec lui ainsi qu’une coordination avec sa famille et les professionnels qui l’accompagnent. Un nombre trop élevé d’enfants suivis par un même référent compromet la disponibilité indispensable à l’exercice de ces missions, fragilise l’individualisation de l’accompagnement et limite la capacité à prévenir les ruptures de parcours.
L’amendement prévoit donc que des seuils soient fixés par décret, sans pouvoir excéder vingt enfants par référent au sein des services de l’aide sociale à l’enfance et huit enfants par référent en établissement. Ces plafonds tiennent compte des modalités d’intervention propres à chacun de ces cadres.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-84 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Après l'article 4
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif aux indemnités journalières d'entretien versées aux assistants familiaux pour la prise en charge des enfants qui leur sont confiés au titre de l'aide sociale à l'enfance.
Ce rapport dresse un état des lieux des montants de ces indemnités dans l'ensemble des départements, analyse les disparités territoriales constatées et évalue leur adéquation avec les dépenses réellement supportées par les assistants familiaux pour répondre aux besoins quotidiens des enfants accueillis.
Il examine notamment l'évolution de ces indemnités au regard de l'inflation et du coût de la vie, ainsi que les modalités de leur revalorisation et de leur harmonisation sur l'ensemble du territoire national.
Il formule des recommandations visant à garantir une prise en charge équitable des besoins des enfants accueillis, quel que soit leur département de placement.
Objet
Le présent amendement vise à demander au Gouvernement la remise d'un rapport au Parlement sur les indemnités journalières d'entretien versées aux assistants familiaux, afin d'évaluer leur montant, leur évolution et les disparités existantes entre les départements.
Au-delà de leur mission d'accueil et d'accompagnement, les assistants familiaux assurent quotidiennement la prise en charge matérielle des enfants qui leur sont confiés, notamment en matière d'alimentation, d'hébergement, d'hygiène, de loisirs et de déplacements.
Or, les indemnités destinées à couvrir ces dépenses peuvent varier selon les départements, alors même que les besoins fondamentaux des enfants doivent être garantis sur l'ensemble du territoire.
Il n'est pas acceptable que les moyens consacrés aux besoins quotidiens d'un enfant confié à la protection de l'enfance puissent présenter des disparités importantes selon son département d'accueil.
Dans un contexte marqué par l'augmentation du coût de la vie, il apparaît indispensable de s'assurer que les indemnités versées correspondent effectivement aux dépenses engagées par les assistants familiaux et permettent de garantir des conditions d'accueil adaptées aux besoins de chaque enfant.
Cet amendement entend ainsi disposer d'une évaluation nationale précise des montants pratiqués, de leurs modalités de calcul et de leur évolution, afin d'identifier les éventuelles insuffisances et les écarts territoriaux.
Ce rapport devra également permettre d'étudier les perspectives de revalorisation et d'harmonisation de ces indemnités, dans le respect des compétences des départements.
L'objectif est de garantir que chaque enfant accueilli bénéficie des moyens nécessaires à son développement et à son bien-être, indépendamment de son lieu de placement.
La protection de l'enfance doit reposer sur une exigence commune d'égalité de traitement et de qualité de prise en charge sur l'ensemble du territoire national.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-105 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Après l'article 4
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le deuxième alinéa de l'article L. 2132-4 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Dans le cadre de leurs missions de prévention et de dépistage précoce, les centres d'action médico-sociale précoce peuvent proposer, en coordination avec les services départementaux de l'aide sociale à l'enfance, des actions de repérage des troubles du développement auprès des enfants de moins de six ans confiés au titre de la protection de l'enfance. Ces actions peuvent être réalisées au sein des lieux d'accueil des enfants concernés, dans le respect des règles relatives à l'autorité parentale et au consentement aux soins. Lorsqu'un besoin est identifié, les centres concourent à l'orientation de l'enfant vers une évaluation et un accompagnement adaptés. »
Objet
Cet amendement vise à renforcer le repérage précoce des troubles du développement chez les enfants de moins de six ans confiés au titre de la protection de l'enfance.
Les premières années de vie constituent une période déterminante pour le développement de l'enfant. Les difficultés ou troubles non identifiés suffisamment tôt peuvent compromettre son développement et retarder l'accès à un accompagnement adapté.
Les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance peuvent être particulièrement exposés à des ruptures de parcours, à des changements de lieux d'accueil ou à des difficultés d'accès aux dispositifs de prévention et de dépistage.
Le présent amendement vise ainsi à favoriser les interventions des centres d'action médico-sociale précoce directement au sein des lieux d'accueil, en coordination avec les services départementaux de l'aide sociale à l'enfance.
Il s'agit de renforcer une démarche proactive de repérage, sans attendre qu'une difficulté soit déjà identifiée ou qu'une demande de prise en charge soit engagée.
L'objectif est de permettre une identification plus précoce des besoins des enfants et de faciliter leur orientation vers les professionnels et les structures compétents, afin de prévenir les ruptures de prise en charge et de favoriser leur développement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-107 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Après l’article 4
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 421-17-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 421-17-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 421-17-3. – I. – Dans chaque département, le président du conseil départemental organise un dispositif permanent d’appui et d’astreinte éducative à destination des assistants familiaux accueillant des mineurs confiés au service de l’aide sociale à l’enfance, quel que soit leur employeur.
« Ce dispositif garantit, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, l’accès à un professionnel qualifié en mesure d’apporter un conseil éducatif, d’évaluer les difficultés rencontrées et, lorsque la situation le nécessite, de mobiliser les professionnels ou services compétents afin d’assurer la sécurité et la continuité de l’accueil de l’enfant.
« Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire associant notamment des compétences éducatives, sociales et psychologiques. Il permet, en cas de difficulté grave ou de situation de crise, l’organisation d’une intervention adaptée ou la mobilisation d’une solution temporaire de relais, dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant.
« Le dispositif est organisé en coordination avec les employeurs des assistants familiaux et les établissements et services concourant à la protection de l’enfance. Il peut faire l’objet de conventions de mutualisation, sans préjudice des obligations d’accompagnement et de soutien professionnel incombant à chaque employeur.
« II. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’organisation et de fonctionnement de ce dispositif, notamment les conditions d’accès, de mobilisation des professionnels et d’intervention en situation d’urgence. »
Objet
Cet amendement vise à renforcer l'accompagnement et le soutien professionnel des assistants familiaux, en particulier lorsqu'ils sont confrontés à des difficultés éducatives ou à des situations de crise en dehors des horaires habituels de fonctionnement des services de l'aide sociale à l'enfance.
Les assistants familiaux jouent un rôle essentiel dans la protection des enfants confiés. Ils assurent leur accueil et leur accompagnement au quotidien, y compris la nuit, les week-ends et les jours fériés.
Pourtant, certaines situations nécessitent une réponse rapide et adaptée, notamment lorsque l'enfant présente des troubles du comportement, manifeste une détresse psychologique ou traverse une situation de crise susceptible de compromettre la continuité de son accueil.
Si la loi du 7 février 2022 a consacré le principe d'un accompagnement et d'un soutien professionnels des assistants familiaux par leur employeur, elle ne garantit pas expressément l'existence de modalités de réponse adaptées en dehors des horaires habituels des services.
Le présent amendement vise ainsi à renforcer la capacité des professionnels à bénéficier d'un appui éducatif et pluridisciplinaire lorsqu'ils rencontrent des difficultés dans l'exercice de leurs missions.
Il poursuit un double objectif , d'abord de mieux accompagner les assistants familiaux dans leurs responsabilités puis de prévenir les ruptures d'accueil qui fragilisent les parcours des enfants protégés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-193 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-258 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Après l'article 4
L’article L. 161-22 du code de la sécurité sociale est ainsi modifié :
1° Le B du I est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« La condition prévue au 1° du A n’est pas applicable aux assistants familiaux mentionnés à l’article L. 421-2 du code de l’action sociale et des familles qui poursuivent, après l’entrée en jouissance de leur pension de vieillesse, l’accueil d’un mineur ou d’un majeur de moins de vingt et un ans qui leur était confié avant cette date. » ;
2° Le C du III est complété par un 3° ainsi rédigé :
« 3° Les assistants familiaux mentionnés à l’article L. 421-2 du code de l’action sociale et des familles, pour les revenus tirés de la poursuite de l’accueil d’un mineur ou d’un majeur de moins de vingt et un ans qui leur était confié avant l’entrée en jouissance de leur pension de vieillesse. »
Objet
Les nouvelles règles relatives au cumul emploi-retraite susceptibles de s’appliquer à compter du 1er janvier 2027 pourraient contraindre certains assistants familiaux à interrompre l’accueil d’un enfant au moment de la liquidation de leur pension.
Une telle interruption serait particulièrement préjudiciable lorsque l’enfant est accueilli depuis plusieurs années par la même famille et qu’il approche de sa majorité.
Le présent amendement permet donc à l’assistant familial de poursuivre l’accueil de l’enfant qui lui était déjà confié, sans rupture du lien avec son employeur et sans application du plafonnement du cumul emploi-retraite aux revenus tirés de cet accueil.
La dérogation est strictement limitée aux accueils en cours et ne permet pas la prise en charge de nouveaux enfants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-259 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Après l'article 4
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 421-6 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« L’assistant familial peut, à tout moment, notifier par écrit au président du conseil départemental sa décision de renoncer à son agrément. Cette renonciation prend effet à l’issue d’un délai d’un mois à compter de sa notification. Elle met fin de plein droit à l’agrément. »
Objet
Aucune disposition législative ou réglementaire ne définit actuellement la procédure applicable lorsqu’un assistant familial décide de renoncer volontairement à son agrément.
Cette absence de formalisation peut susciter des difficultés pour déterminer la volonté réelle de l’assistant familial ainsi que la date à laquelle la cessation de validité de l’agrément prend effet. Cette situation concerne également les assistants familiaux titulaires du diplôme d’État, dont l’agrément est renouvelé automatiquement et sans limitation de durée.
Le présent amendement prévoit que l’assistant familial peut, à tout moment, notifier par écrit au président du conseil départemental sa décision de renoncer à son agrément. Il précise que cette renonciation prend effet à l’issue d’un délai d’un mois à compter de sa notification et met fin de plein droit à l’agrément.
Cette formalisation permet de garantir le caractère exprès et non équivoque de la décision de l’assistant familial et de sécuriser la procédure pour l’ensemble des parties concernées. Le délai d’un mois permet à l’employeur d’organiser la réorientation des enfants confiés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-260 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 |
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Après l'article 4
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 423-9 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« L’absence de demande de renouvellement de l’agrément d’assistant familial telle que prévue à l’article D. 421-19 du présent code, ou la renonciation volontaire à cet agrément, dans les conditions prévues à l’article L. 421-6, constitue une rupture du contrat de travail à l’initiative de l’assistant familial. »
Objet
Le code de l’action sociale et des familles ne précise pas les conséquences sur le contrat de travail de la décision d’un assistant familial de ne pas solliciter le renouvellement de son agrément ou d’y renoncer.
Cette lacune a donné lieu à des jurisprudences divergentes. Certaines juridictions considèrent que cette situation doit être assimilée à un retrait d’agrément ouvrant droit à des indemnités de licenciement, tandis que d’autres estiment que la rupture intervient à l’initiative de l’assistant familial.
Cette incertitude expose les Départements à des contentieux et à des conséquences financières importantes. Le Département de la Manche a notamment été condamné à verser une indemnité de licenciement de 24 771,06 euros à une assistante familiale dont le contrat avait été rompu à la suite de sa demande de non-renouvellement de l’agrément.
Le présent amendement précise que l’absence de demande de renouvellement de l’agrément, dans les conditions prévues à l’article D. 421-19 du code de l’action sociale et des familles, ou la renonciation volontaire à cet agrément, dans les conditions prévues à l’article L. 421-6 du même code, constitue une rupture du contrat de travail à l’initiative de l’assistant familial.
Cette rédaction ne concerne pas les situations dans lesquelles le renouvellement de l’agrément est refusé par le président du conseil départemental. Elle permet ainsi de sécuriser les droits de l’assistant familial et de son employeur et de garantir une application uniforme du droit.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-292 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 BIS A (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article L. 421-15 du code de l’action sociale et des familles est complétée par un alinéa ainsi rédigé :
« Les formations mentionnées au présent article permettent à l’assistant familial d’acquérir les compétences nécessaires à la prise en charge des enfants accueillis comprenant notamment le repérage et la prévention des violences sexuelles et sexistes, la compréhension des mécanismes d’emprise et des violences intrafamiliales ainsi que la prise en charge des enfants en situation de double vulnérabilité en raison de leur handicap. »
Objet
Les rapporteurs sont favorables à l'inscription dans la loi d'un socle de formation consacré notamment aux violences sexuelles et sexistes tel qu'introduit par l'Assemblée nationale. Ils estiment que cette précision permettra de garantir un contenu minimal commun à tous les départements sur un sujet qui souffre aujourd'hui de trop grandes disparités dans son traitement.
Pour rappel, 15 000 mineurs seraient victimes de prostitution en France, uniquement au sein de l'aide sociale à l'enfance. L'association Union pour l'enfance entendue par les rapporteurs estime que près d'un jeune accueilli sur deux aurait subi des violences sexuelles avant ou pendant le placement. Il s'agit d'un enjeu majeur auquel il apparait indispensable de former les assistants familiaux qui, au contact quotidien de ces enfants, sont souvent les premiers à observer des changements de comportement, des manifestations de mal-être ou les conséquences de violences antérieures.
Ainsi, les rapporteurs ont souhaité renforcer ce cadre en prévoyant qu'il s'applique à l'ensemble des formations prévues à l'article L. 421-15, c'est-à-dire au sein de la formation certifiante de 420 heures mais également dès le cadre du stage préparatoire dans des conditions adaptées.
Par ailleurs, alors que selon l'enquête nationale sur les assistants familiaux réalisée en 2021, 25 % des enfants accueillis chez un assistant familial disposent d'une reconnaissance administrative du handicap, il n'est pas acceptable que l'apprentissage de l'accueil d'enfants souffrant de handicaps parfois très lourds puisse se faire « sur le tas » par de l'auto-formation ou en puisant dans sa seule expérience, ou dans celles de ses pairs dans le meilleur des cas. C'est pourquoi, les rapporteurs estiment que les assistants familiaux doivent être davantage soutenus et formés à la prise en charge du handicap notamment des troubles du spectre de l'autisme, du comportement, à la gestion de crise mais également au travail d'équipe avec les Maisons départementales des personnes handicapées.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-223 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 4 BIS A (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article L. 421-15 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Les assistants familiaux bénéficient d’un accès à l’ensemble des actions de formation continue proposées aux professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance. Les modalités d’organisation et d’accès à ces formations tiennent compte des spécificités de leur statut ainsi que des contraintes liées à l’exercice de leur activité. » ;
2° La première phrase du second alinéa est complétée par les mots : « comprenant notamment la prise en charge des violences sexuelles et sexistes, la psycho traumatologie et les troubles dissociatifs ainsi que la compréhension des mécanismes d’emprise, des violences intrafamiliales et des dynamiques propres aux violences sexuelles et sexistes ».
Objet
Le présent amendement vise à garantir aux assistants familiaux un accès effectif aux actions de formation continue proposées aux professionnels intervenant dans le champ de la protection de l’enfance.
Les assistants familiaux occupent une place centrale dans l’accompagnement quotidien des enfants confiés. L’exercice de leurs missions nécessite une actualisation régulière de leurs connaissances et de leurs compétences afin de répondre aux besoins fondamentaux et spécifiques des enfants accueillis.
L’article 4 bis A enrichit le contenu de leur formation, notamment concernant les violences sexuelles et sexistes et le psychotraumatisme. Le présent amendement complète cette disposition en consacrant un droit d’accès à l’ensemble de l’offre de formation continue du secteur.
Il prévoit que l’organisation et les modalités d’accès aux formations tiennent compte des contraintes propres à l’accueil familial, afin de rendre ce droit effectif tout au long de la carrière.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-120 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MELLOULI, Mme SOUYRIS, M. BENARROCHE, Mme Mélanie VOGEL, MM. GONTARD, Grégory BLANC, DANTEC et DOSSUS, Mme GUHL, MM. JADOT et JOMIER, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mme SENÉE ARTICLE 4 BIS A (NOUVEAU) |
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Alinéa 1
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
La formation des assistants familiaux inclut également une sensibilisation à l’exploitation sexuelle des mineurs et à l’accompagnement des enfants qui en sont victimes, afin de leur permettre de mieux identifier ces situations et d’adapter leur prise en charge.
Objet
Le présent amendement vise à renforcer la formation des assistants familiaux en matière de prévention de l’exploitation sexuelle des mineurs et d’accompagnement des enfants qui en sont victimes.
Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) constituent un public particulièrement vulnérable face aux risques d’exploitation sexuelle. Selon un rapport de l’Assemblée nationale, 62 % des mineurs signalés pour des conduites prostitutionnelles étaient déjà connus et confiés à l’ASE par décision judiciaire. Le rapport précise également que, dans 80 % des situations détectées, les activités prostitutionnelles avaient débuté au cours de la mesure de protection et que, pour 75 % des mineurs concernés, il s’agissait d’un placement dans un foyer de l’enfance.
Ces chiffres soulignent la nécessité de renforcer la prévention et le repérage de l’exploitation sexuelle au sein même des dispositifs de protection de l’enfance. Il est essentiel de donner aux assistants familiaux les outils nécessaires pour identifier les signes d’exploitation, comprendre les mécanismes d’emprise et adapter leur accompagnement aux besoins des enfants victimes.
Les assistants familiaux doivent également pouvoir bénéficier d’un accompagnement adapté lorsqu’ils sont confrontés à ces situations et connaître les interlocuteurs vers lesquels se tourner, notamment les référents de l’ASE, les services de protection de l’enfance et les associations spécialisées, afin de garantir une prise en charge coordonnée et protectrice.
L’intégration d’une sensibilisation à ces enjeux dans leur formation permettra ainsi de renforcer la prévention, le repérage et l’accompagnement des enfants confiés à l’ASE victimes d’exploitation sexuelle.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-104 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 BIS A (NOUVEAU) |
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Après l'article 4 bis A (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le 5° ter de l’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un 5° quater ainsi rédigé :
« 5° quater Veiller, en lien avec l’agence régionale de santé et les acteurs sanitaires compétents, à la mise à disposition des professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance de protocoles de suivi spécifiques pour l’accompagnement des mineurs victimes de violences, notamment de violences sexuelles. Ces protocoles précisent notamment les modalités de repérage, d’orientation, de prise en charge et de coordination avec les professionnels de santé et les structures spécialisées ; »
Objet
Cet amendement vise à renforcer la prise en charge médicale et psychologique des mineurs victimes de violences, notamment sexuelles, accompagnés par les services de protection de l'enfance.
Si le droit en vigueur prévoit déjà le repérage et l'orientation des mineurs victimes de violences sexuelles, il apparaît nécessaire d'aller plus loin en garantissant une meilleure coordination entre les services de l'aide sociale à l'enfance, les professionnels de santé et les structures spécialisées.
Les conséquences des violences subies par un enfant peuvent être profondes et durables. Elles nécessitent une prise en charge adaptée, notamment en matière de psychotraumatisme, qui ne saurait se limiter à un repérage initial ou à une simple orientation vers le système de soins.
Le présent amendement prévoit ainsi l'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation de protocoles départementaux spécifiques, en coordination avec les agences régionales de santé et les acteurs sanitaires compétents.
Ces protocoles doivent permettre d'améliorer le repérage, l'évaluation des besoins, l'accès aux soins spécialisés et la continuité du suivi des enfants victimes de violences.
L'objectif est de garantir que la protection de l'enfant ne s'arrête pas à sa mise en sécurité, mais s'accompagne d'une véritable prise en charge des conséquences physiques et psychologiques des violences subies.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-224 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 BIS A (NOUVEAU) |
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Après l'article 4 bis A (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le 5° ter de l’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un 5° quater ainsi rédigé :
« 5° quater Veiller, en lien avec l’agence régionale de santé et les acteurs sanitaires compétents, à la mise à disposition des professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance de protocoles de suivi spécifiques pour l’accompagnement des mineurs victimes de violences, notamment de violences sexuelles. Ces protocoles précisent notamment les modalités de repérage, d’orientation, de prise en charge et de coordination avec les professionnels de santé et les structures spécialisées ; »
Objet
Le présent amendement vise à renforcer l’accompagnement des enfants victimes de violences en mettant à disposition des professionnels de la protection de l’enfance des protocoles de suivi spécifiques, notamment en matière de violences sexuelles.
Les professionnels de la protection de l’enfance sont régulièrement confrontés à des situations de violences susceptibles d’avoir des conséquences importantes sur la santé physique et psychique des enfants. Ces situations nécessitent des repères partagés permettant d’identifier les besoins de l’enfant, de l’orienter vers les professionnels et structures adaptés et d’assurer la continuité de son accompagnement.
L’article 4 bis A du présent projet de loi renforce utilement la formation des assistantes familiales en intégrant la prise en charge des violences sexuelles et sexistes, la psychotraumatologie, les troubles dissociatifs ainsi que la compréhension des mécanismes d’emprise et des violences intrafamiliales. Cette amélioration de la formation doit pouvoir s’accompagner d’outils opérationnels accessibles plus largement à l’ensemble des professionnels concourant aux missions de protection de l’enfance.
Le Livre blanc du GEPSo propose à ce titre de mettre à disposition des professionnels de la protection de l’enfance des protocoles de suivi spécifiques pour l’accompagnement des enfants victimes de violences, en particulier sexuelles. Ces protocoles doivent notamment permettre de mieux repérer les besoins de soins, de faciliter l’orientation des enfants, de sécuriser les pratiques professionnelles et de renforcer la coordination entre les secteurs sanitaire, social et médico-social.
Le présent amendement vise ainsi à favoriser l’émergence de repères et de pratiques communs pour mieux accompagner les enfants victimes de violences.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-293 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 BIS B (NOUVEAU) |
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I. Alinéa 1
Rédiger ainsi cet alinéa :
Après l'article L. 421-3-2, il est inséré un article L. 421-3-3 ainsi rédigé :
II. Alinéa 2
1° Au début
Insérer la référence :
Art. L. 421-3-3. -
2° Première phrase :
a) Remplacer les mots :
peut organiser
par le mot :
organise
b) Supprimer les mots :
, dans les services de placement familial,
c) Après le mot :
relais
insérer les mots :
, dans les conditions prévues aux articles L. 421-2, L. 421-3 et L. 421-3-1,
d) Remplacer les mots :
placement continu
par les mots :
accueil permanent
e) Remplacer les mots :
du présent article
par les mots :
de l'article L. 423-33-1
3° Seconde phrase :
Remplacer le mot :
alinéa
par le mot :
article
III. Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :
«Dans les territoires caractérisés par des contraintes géographiques particulières, les modalités d’organisation des accueils relais tiennent compte des difficultés d’accès aux services et de l’isolement des assistants familiaux.
Objet
Cet amendement prévoit la création de dispositifs d'accueil relais au sein des départements afin de permettre la mise en application du cadre juridique de l'accueil relais prévu par l'article 4 du présent projet de loi.
Cet article assure ainsi au sein des départements la traduction organisationnelle et pratique des dispositions relatives à l'accueil relais afin d'en garantir la mise en œuvre.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-108 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 4 BIS B (NOUVEAU) |
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Après l’article 4 bis B (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 421-17-2 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« L’assistant familial est associé aux réunions de suivi et de coordination relatives à l’enfant qu’il accueille. Ses observations concernant les besoins, le développement et les conditions d’accueil de l’enfant sont recueillies et prises en compte dans l’élaboration et l’actualisation du projet pour l’enfant. Il est informé, dans le respect des règles relatives au secret professionnel et au partage d’informations, des décisions ayant une incidence directe sur les conditions d’accueil de l’enfant. »
Objet
Cet amendement vise à renforcer la reconnaissance professionnelle des assistants familiaux et à garantir leur pleine association au suivi et à l'accompagnement des enfants qui leur sont confiés.
Les assistants familiaux occupent une place essentielle dans le dispositif de protection de l'enfance. En accueillant quotidiennement les enfants au sein de leur foyer, ils disposent d'une connaissance directe de leurs besoins, de leur développement, de leurs difficultés et de leur évolution.
Si la loi du 7 février 2022 a consacré leur intégration au sein d'une équipe pluridisciplinaire et leur participation à l'élaboration et au suivi du projet pour l'enfant, cette reconnaissance doit se traduire par une association effective aux réunions et aux décisions qui concernent les enfants accueillis.
Le présent amendement prévoit ainsi leur participation aux réunions de suivi et de coordination, le recueil de leurs observations lors de l'élaboration et de l'actualisation du projet pour l'enfant, ainsi que leur information sur les décisions ayant une incidence directe sur les conditions d'accueil.
Il s'agit de reconnaître pleinement leur expertise professionnelle et de mieux prendre en compte leur connaissance quotidienne de l'enfant, dans l'intérêt de la continuité et de la qualité de son accompagnement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-294 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 4 BIS (NOUVEAU) |
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I. - Alinéa 2
1° Remplacer les mots :
Le référentiel national d'évaluation des demandes d'agrément des assistants familiaux
par les mots :
Pour les assistants familiaux, la procédure d'agrément prévue à l'article L. 421-3
2° Après le mot :
distingue
insérer les mots :
, sur la base du référentiel mentionné à l'article L. 421-3,
3° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Les conditions matérielles d'accueil et de sécurité sont contrôlées à l'issue de l'évaluation des compétences et des aptitudes des candidats.
II.- Après l'alinéa 2
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Le référentiel mentionné à l'article L. 421-3 fait l'objet d'une révision à une fréquence fixée par arrêté du ministre chargé des affaires sociales et de la santé.
Objet
Le présent amendement renforce la décorrélation entre le contrôle des conditions matérielles d'accueil et l'évaluation des aptitudes éducatives et professionnelles des candidats.
Dans le prolongement des dispositions prévues à l'article 4 du présent projet de loi, il s'agit d'une part d'éviter d'écarter des candidats qui disposent de véritables compétences éducatives et relationnelles, et, d'autre part, d'imposer des aménagement parfois très lourds à des candidats dont les aptitudes éducatives n'ont pas encore été entièrement évaluées. L'inquiétude quant au risque de devoir engager des travaux importants à son domicile sans garantie de pouvoir par la suite obtenir son agrément constitue un frein important à l'entrée dans la profession.
Par ailleurs, les rapporteurs regrettent que le référentiel prévu à l'article L. 421-3 du code de l'action sociale et des familles n'ait pas été actualisé depuis sa création en 2014. Il en ressort une inadéquation de plus en plus grande entre les compétences évaluées, le profil des enfants accueillis et la réalité des contraintes du métier.
Dans ce cadre, cet amendement prévoit que :
La procédure d'agrément distingue, sur la base du référentiel, les conditions de sécurité de l'évaluation des compétences professionnelles ;
Les conditions matérielles d'accueil et de sécurité sont contrôlées à l'issue de l'évaluation des compétences et des aptitudes des candidats ;
le référentiel fait l'objet d'une révision régulière à une fréquence qui sera définie par arrêté afin d'en assurer son adéquation avec l'évolution du métier.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-139 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MICHALLET CHAPITRE IER : ÉTENDRE ET AMÉLIORER LE DISPOSITIF DE CONTRÔLE DES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES DES PERSONNES ACCUEILLANT UN ENFANT À LEUR DOMICILE AINSI QUE DES MEMBRES DE LEUR FOYER |
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Rédiger ainsi l’intitulé de cette division :
Étendre et améliorer le dispositif de contrôle des antécédents judiciaires des personnes qui exerce à titre professionnel ou bénévole, de manière permanente, temporaire ou occasionnelle, une activité, une mission ou une fonction d’enseignement, d’animation, de surveillance, d’encadrement, d’accueil, de garde ou d’accompagnement auprès d’un ou de plusieurs mineurs ou majeurs vulnérables
Objet
L’intitulé actuel du chapitre porte seulement sur l’extension et l’amélioration du contrôle des antécédents judiciaires des personnes accueillant un enfant à leur domicile, ainsi que des membres de leur foyer.
Or, les articles 5 et suivants ont une portée plus large, puisqu’ils concernent le contrôle de l’honorabilité dans l’ensemble des secteurs accueillant ou prenant en charge des mineurs.
Le présent amendement propose donc de modifier l’intitulé du chapitre afin de mieux refléter le champ d’application et la portée des dispositions qu’il regroupe.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-37 rect. 19 octobre 2026 |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 1
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
1° A bis Après l’article 11-3, il est inséré un article 11-4 ainsi rédigé :
« Art. 11-4. – Par dérogation au I de l’article 11-2, le ministère public informe sans délai, par écrit, l’autorité administrative compétente ainsi que, selon le cas, l’employeur, le directeur, le gestionnaire ou le responsable d’un établissement, d’un service ou d’une structure, publics ou privés, accueillant habituellement des mineurs ou des personnes vulnérables, des mises en examen et des décisions prononcées par les juridictions pénales, y compris les condamnations non définitives, qui emportent une incapacité confirmée ou temporaire d’exercice en application du I G de l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants, lorsqu’elles concernent une personne qui exerce une activité, une mission ou une fonction mentionnée au I A du même article 5, hors les cas où cette information est susceptible de porter atteinte au bon déroulement de la procédure judiciaire.
« Les II à V de l’article 11-2 sont applicables. » ;
Objet
Cet amendement organise la transmission sans délai des décisions judiciaires emportant une incapacité d’exercice aux autorités et aux responsables des structures accueillant habituellement des mineurs ou des personnes vulnérables, qu’elles soient publiques ou privées.
Il vise notamment les condamnations, même non définitives, et les mises en examen qui entraînent une incapacité dans les conditions définies par le projet de loi. La transmission demeure écartée lorsqu’elle risquerait de compromettre le bon déroulement de la procédure judiciaire.
Le nouvel article 11-4 du code de procédure pénale donne ainsi un fondement au renvoi déjà inscrit au I F de l’article 5. Les garanties de l’article 11-2 encadreraient cette transmission. Leur maintien fait l’objet de l’amendement de coordination à l’article 5 quater.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-140 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 2
Après les mots :
du même IC
insérer les mots :
, l’absence d’une peine complémentaire d’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs prévue au 6° de l’article 227-29 du code pénal
Objet
L’article 5 prévoit que le contrôle de l’honorabilité repose notamment sur la vérification de l’absence de mise en examen ou de condamnation non définitive inscrite au FIJAISV et au FIJAIT, de l’absence d’interdiction temporaire d’exercice recensée dans certains traitements de données, ainsi que de l’absence de condamnation définitive inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire.
Le présent amendement vise à compléter ces vérifications en prévoyant le contrôle de l’absence de peine complémentaire d’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs, prévue au 6° de l’article 227-29 du code pénal.
Il s’agit de garantir la prise en compte effective de cette interdiction dans le cadre du contrôle de l’honorabilité des personnes concernées, afin de renforcer la protection des mineurs.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-179 rect. 19 octobre 2026 |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 21
Après le 6° de l’article 706-25-9 du code de procédure pénale, insérer un 6° bis ainsi rédigé :
« 6° bis Aux personnes habilitées au sein des ordres professionnels mentionnés à la quatrième partie du code de la santé publique, pour le seul contrôle de l’honorabilité prévu à l’article L. 1191-1 du même code. »
Objet
Le projet ouvre expressément aux ordres l’accès au FIJAISV, mais ne réalise pas l’extension équivalente pour le FIJAIT, pourtant visé par le contrôle d’honorabilité.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-138 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS ARTICLE 5 |
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I. – Alinéa 22
Après le mot :
sport
insérer les mots :
, ainsi que du traitement mentionné à l’article L. 551-3 du code de l’éducation
II. – Après l’alinéa 28
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« I F bis. – Lorsque le contrôle de l’honorabilité révèle une information inscrite dans les traitements mentionnés à l’article L. 551-3 ou à l’article L. 914-7 du code de l’éducation, l’administration chargée du contrôle en informe l’employeur, le responsable ou l’organisateur mentionné au I E, qui en tient compte pour l’appréciation des risques. Cette communication a lieu quelle que soit la modalité de contrôle retenue en application du I E. La personne concernée est informée de cette communication. »
III. – Alinéas 148 à 151
Remplacer ces alinéas par cinq alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 551-3. – Les personnes physiques ou morales organisant un accueil de mineurs durant le temps périscolaire défini à l’article L. 551-1 A, que cet accueil soit déclaré ou non, transmettent sans délai au représentant de l’État dans le département les informations relatives aux mesures de suspension ou de mise à pied prises à titre conservatoire et aux sanctions disciplinaires prises à l’encontre des personnes qu’elles emploient ou qui interviennent dans ces accueils, à quelque titre que ce soit, lorsque ces mesures sont motivées par des faits de violences sur des mineurs.
« Le représentant de l’État dans le département conserve ces informations dans un traitement de données. Elles sont consultées lors du contrôle de l’honorabilité prévu à l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants, à l’embauche puis pendant toute la durée des fonctions, et demeurent consultables par les services compétents de l’État.
« Une mesure prise à titre conservatoire est enregistrée comme telle : elle ne constitue pas une sanction et ne préjuge pas de la responsabilité de la personne. Les informations enregistrées en application du présent article ne constituent pas une interdiction d’exercice au sens des I B et I G de l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants. Elles sont effacées sans délai en cas de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement. En cas de classement sans suite, le maintien des informations fait l’objet d’un réexamen par l’autorité compétente, au regard du motif du classement, de la nature des faits et de la finalité de protection des mineurs ; la personne concernée est mise à même de présenter ses observations.
« La personne concernée est informée de l’enregistrement. Elle a accès aux informations la concernant et peut en demander la rectification.
« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités d’application du présent article, notamment la durée de conservation des informations. »
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires a été élaboré avec l’aide de SOS Périscolaire. L’article 5 organise un contrôle de l’honorabilité commun à tous les secteurs. Chaque employeur y vérifie les interdictions prononcées par le représentant de l’État pour les accueils de mineurs, les mesures de l’éducation nationale, les sanctions des établissements d’enseignement privés et les interdictions prononcées dans le sport (I C, 4°). Le périscolaire en est absent pour ce qui relève de l’employeur : les sanctions prises par une commune ou une association contre un intervenant, transmises au représentant de l’État par le nouvel article L. 551-3 du code de l’éducation, restent dans un fichier départemental, consulté par les seuls organisateurs du périscolaire et les services de l’État.
Le présent amendement fait entrer ce fichier dans le contrôle commun. Le I l’ajoute à la liste des fichiers consultés (I C, 4°), aux côtés de ceux de l’éducation nationale, de l’enseignement privé et du sport. Les informations restent conservées par le représentant de l’État, comme le prévoit déjà le texte : aucun fichier nouveau n’est créé et aucune charge nouvelle n’en résulte. Le III étend la transmission aux mesures prises à titre conservatoire, qui interviennent dès le signalement, avant toute sanction, aux accueils non déclarés et à tous les organisateurs, personnes physiques comme morales. Une personne écartée dans une commune ne pourra plus être recrutée dans une autre commune, un autre département, une crèche, un établissement privé ou un club sportif sans que l’employeur le sache.
Le II garantit que cette information parvient réellement à l’employeur, quelle que soit la modalité de contrôle. En l’état, le contrôle de l’honorabilité ne lui indique que l’existence d’une incapacité ou d’une interdiction, et les sanctions des établissements privés ne sont consultées que par ces établissements et par l’État. Une crèche, une commune ou un club qui recrute pourrait donc ignorer qu’une personne a été suspendue ou sanctionnée ailleurs pour des violences sur des enfants. Avec le III, l’employeur est informé et apprécie lui-même le risque : l’information ne vaut pas interdiction automatique. L’inscription est entourée de garanties : une mesure conservatoire est enregistrée comme telle, la personne est informée et dispose d’un droit d’accès et de rectification, les informations sont effacées en cas de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement, leur maintien est réexaminé en cas de classement sans suite, la personne pouvant présenter ses observations, elles ne valent pas interdiction automatique d’exercer, et la durée de conservation est fixée par décret après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande de créer un fichier unique regroupant les informations pertinentes (recommandation 2 de l’avis du 21 avril 2026).
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-36 rect. 19 octobre 2026 |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 |
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I. – Alinéa 22
Compléter cet alinéa par les mots :
ainsi que les sanctions transmises en application du premier alinéa de l’article L. 551-3 du code de l’éducation
II. – Alinéa 149
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Ces informations sont également consultées par l’administration chargée du contrôle de l’honorabilité prévu à l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants, dans les conditions définies au I C du même article 5.
Objet
Le projet de loi organise la transmission et la conservation des sanctions prises à l’encontre des personnels du périscolaire pour des faits de violences sur des mineurs. Ces informations doivent pouvoir être consultées par l’administration chargée du contrôle de l’honorabilité.
Cet amendement les inclut expressément dans les données vérifiées à ce titre. Par coordination, il prévoit leur consultation par cette administration dans le nouvel article L. 551-3 du code de l’éducation.
La rédaction vise les sanctions transmises sur le fondement de cet article, qui organise leur signalement et non leur prononcé. Elle n’assimile pas, par elle-même, toute sanction à une interdiction d’exercice.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-126 19 octobre 2026 |
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Mme EVREN ARTICLE 5 |
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I. – Alinéa 87
Remplacer cet alinéa par six alinéas ainsi rédigés :
5° Après l’article L. 227-4, il est inséré un article L. 227-4-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 227-4-1. – Les personnes morales organisant un accueil en application de l’article L. 227-4 transmettent au représentant de l’État dans le département les informations relatives aux sanctions prises à l’encontre du personnel qu’elles emploient quand ces sanctions sont motivées par des faits de violences sur des mineurs.
« Le représentant de l’État dans le département conserve ces informations pendant une durée de dix ans. Elles sont consultées par les personnes morales organisant l’accueil en application de l’article L. 227-4 à l’embauche, puis demeurent consultables par elles et par les services compétents de l’État tout au long de l’exercice des fonctions de ces salariés.
« Les salariés mentionnés au deuxième alinéa du présent article ont accès aux informations les concernant.
« Les personnes morales organisant l’accueil mentionnés à l’article L. 227-4 ont accès aux sanctions prononcées contre toute personne exerçant quelque fonction que ce soit, y compris bénévole, ou intervenant à titre occasionnel dans un établissement d’enseignement du premier ou du second degré ou dans tout établissement de formation accueillant un public d’âge scolaire, qu’il soit public ou privé, lorsque ces sanctions sont motivées par des faits de violences sur des mineurs.
« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret en Conseil d’État. »
II. – Alinéas 147 à 151
Supprimer ces alinéas.
III. – Après l’alinéa 190
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les informations sur l’ensemble de ces sanctions font l’objet d’un traitement de données mis en œuvre par le ministre chargé de l’éducation nationale.
Objet
Le présent amendement vise d’abord à créer deux fichiers permettant de recueillir les sanctions prononcées pour des faits commis à l’encontre des mineurs dans l’éducation nationale d’une part, dans le périscolaire et extrascolaire d’autre part, puis à permettre leur consultation croisée. Il s’agit ainsi de permettre aux autorités organisant les accueils périscolaires de disposer de toutes les informations nécessaires pour préserver la sécurité des mineurs.
Cet amendement est issu des travaux de la commission d’enquête visant à lutter contre les violences périscolaires.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-149 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 148
Après la référence :
L. 551-1
insérer les mots :
ainsi que l’accueil de loisirs
Objet
L’article 5 crée un nouvel article L. 551-3 au sein du code de l’éducation, qui prévoit la transmission des informations relatives aux sanctions prononcées à l’encontre des personnels périscolaires pour des faits de violence commis sur des mineurs.
Toutefois, la rédaction actuelle de cet article ne couvre pas explicitement les personnels intervenant dans les accueils de loisirs, notamment les centres aérés.
Le présent amendement propose donc d’élargir le champ des personnels concernés par ce dispositif de recensement des sanctions disciplinaires, afin de renforcer la protection des mineurs dans l’ensemble des structures qui les accueillent.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-35 rect. 19 octobre 2026 |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 |
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Alinéa 148
1° Après le mot :
violences
insérer les mots :
physiques, psychologiques ou sexuelles
2° Remplacer les mots :
enfants ou des adolescents
par le mot :
mineurs
Objet
Le nouvel article L. 551-3 du code de l’éducation prévoit la transmission au représentant de l’État dans le département des sanctions prises contre les personnels du périscolaire lorsqu’elles sont motivées par des violences sur des enfants ou des adolescents.
Cet amendement précise que ces violences peuvent être physiques, psychologiques ou sexuelles. Il remplace également la référence aux enfants et aux adolescents par le terme de mineurs, afin de retenir une qualification juridique univoque des personnes protégées.
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N° COM-148 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 148
Après le mot :
violences
insérer les mots :
, notamment physique, morale, ou sexuelle,
Objet
L’article 5 crée un nouvel article L. 551-3 au sein du code de l’éducation, prévoyant la transmission des informations relatives aux sanctions prononcées à l’encontre du personnel pour des faits de violences sur des enfants ou des adolescents.
Le présent amendement vise à préciser les formes de violences concernées, en mentionnant expressément les violences physiques, morales et sexuelles, afin de garantir une interprétation large et claire du dispositif et de renforcer la protection des mineurs.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-141 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 23
Remplacer les mots :
peut délivrer
par le mot :
délivre
Objet
L’article 5 prévoit la possibilité pour l’administration de délivrer l’attestation d’honorabilité, en raison du terme “peut”.
Dans un souci d’efficacité de l’action administrative, le présent amendement propose de substituer à cette simple faculté une obligation de délivrance à la charge de l’autorité compétente en matière de contrôle de l’honorabilité. Ainsi, dès lors que les conditions de délivrance de l’attestation sont réunies, cette autorité est tenue de la délivrer.
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N° COM-142 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 23, première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
ni d’aucune interdiction temporaire d’exercice ou sanction mentionnées au 4° du I C
Objet
En l’état de la rédaction de l’article 5, la délivrance d’une attestation d’honorabilité demeurerait possible à l’égard d’une personne inscrite dans un traitement de données recensant les interdictions temporaires d’exercice ainsi que certaines sanctions prononcées à son encontre.
Une telle situation serait susceptible de créer une incohérence entre la délivrance de cette attestation, qui a vocation à garantir que la personne satisfait aux exigences d’honorabilité requises pour exercer auprès d’enfants, et l’existence d’une mesure lui interdisant temporairement un tel exercice.
Afin de prévenir toute ambiguïté dans l’application du contrôle de l’honorabilité et de garantir la cohérence entre ce contrôle et les restrictions à l’exercice auprès de mineurs, il est donc proposé de préciser que la délivrance de l’attestation est subordonnée à l’absence de toute interdiction temporaire d’exercice en cours.
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N° COM-144 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 27
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Cette peine ne s’applique pas lorsque l’attestation a été demandée à l’administration chargée du contrôle de l’honorabilité et que celle-ci n’a pas donné suite à la demande.
Objet
L’article 5, alinéa 27, prévoit une sanction pénale à l’encontre de l’employeur qui ne « s’assure pas de la réalisation du contrôle de l’honorabilité ».
Cette disposition fait peser sur les employeurs, notamment les élus locaux, un risque juridique important lorsque l’administration ne délivre pas l’attestation d’honorabilité ou ne respecte pas les délais impartis.
Le présent amendement vise donc à protéger les employeurs ayant effectué les démarches nécessaires, lorsque l’administration n’a pas donné suite à leur demande, afin qu’ils ne puissent être pénalement sanctionnés pour un manquement qui ne leur est pas imputable.
L’administration doit ainsi s’organiser pour transmettre aux employeurs, dans les meilleurs délais, les informations nécessaires à la protection des enfants.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-145 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 27
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’administration chargée du contrôle de l’honorabilité alerte tout employeur, directeur, gestionnaire ou responsable d’un établissement, d’un service ou d’une structure accueillant habituellement des mineurs ou des personnes vulnérables d’une évolution de la situation qui compromet gravement l’intérêt des mineurs.
Objet
Le contrôle de l’honorabilité vise à garantir la protection des enfants, tant lors du recrutement initial que tout au long de l’exercice des fonctions impliquant un contact avec des mineurs, grâce à des vérifications régulières.
Le suivi de l’honorabilité dans le temps constitue donc un enjeu essentiel de protection des mineurs et des personnes vulnérables. En effet, même lorsque ce contrôle est réalisé régulièrement, la situation d’une personne peut évoluer entre deux vérifications.
Le présent amendement propose donc que l’administration chargée du contrôle de l’honorabilité informe les responsables des structures concernées de toute évolution de situation susceptible de compromettre gravement la sécurité des mineurs, afin de permettre une réaction rapide.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-33 rect. 19 octobre 2026 |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 |
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I. – Alinéas 28 et 123
Remplacer les mots :
à échéances régulières
par les mots :
chaque année, au cours du mois précédant la date anniversaire du contrôle initial
II. – Alinéa 64
Remplacer le mot :
régulier
par le mot :
annuel
III. – Alinéas 71, 77 et 81
Remplacer les mots :
tous les trois ans
par les mots :
chaque année, au cours du mois précédant la date anniversaire du contrôle initial,
Objet
Cet amendement fixe à un an la périodicité du contrôle de l’honorabilité. La vérification initiale serait renouvelée au cours du mois précédant chacune de ses dates anniversaires.
Un contrôle réalisé avant une prise de fonctions ne permet pas, à lui seul, de connaître les décisions intervenues pendant leur exercice. La fixation d’une échéance annuelle donne une portée précise à l’obligation de renouvellement prévue par le projet de loi.
L’amendement procède aux coordinations nécessaires dans le code de procédure pénale et le code de la défense. Il remplace également les échéances de trois ans prévues pour l’accueil durable et bénévole, le recueil légal international mentionné à l’article L. 221-3-1 du code de l’action sociale et des familles et l’agrément des personnes candidates à l’adoption. Les contrôles liés à un changement dans la composition du foyer sont maintenus.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-147 19 octobre 2026 |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 28
Remplacer les mots :
à échéances régulières
par les mots :
au minimum une fois par an
Objet
L’article 5 prévoit que le contrôle de l’honorabilité est effectué avant le début de l’exercice d’une activité, d’une mission ou d’une fonction puis à échéances régulières.
La formulation “à échéances régulières” manque de précision et est susceptible de donner lieu à des interprétations divergentes, laissant à la jurisprudence le soin d’en préciser la portée au cas par cas. Cette incertitude nuit à la lisibilité et à la sécurité juridique du dispositif.
Le présent amendement vise donc à fixer une fréquence minimale d’un contrôle par an, afin de garantir un suivi régulier et de renforcer la protection des mineurs.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-198 19 octobre 2026 |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 5 |
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Alinéa 28
Remplacer les mots :
à échéances régulières
par les mots :
au moins une fois par an
Objet
L’article 5 prévoit que le contrôle de l’honorabilité est effectué avant la prise de fonctions, puis à échéances régulières, sans en préciser la périodicité. L’article 5 bis prévoit quant à lui un contrôle annuel, tout en évoquant des contrôles réalisés à intervalles réguliers. Or, les mêmes personnes peuvent relever des deux dispositifs.
Cette imprécision est d’autant plus problématique que le défaut de contrôle est passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Il importe donc de fixer clairement la périodicité d’une obligation dont le non-respect est pénalement sanctionné.
Le présent amendement retient une périodicité annuelle, déjà prévue à l’article 5 bis pour les agents publics et les salariés, afin d’harmoniser les deux dispositifs. Ce rythme permet d’assurer un suivi régulier de l’honorabilité des personnes concernées, en cohérence avec le calendrier scolaire et le renouvellement fréquent des intervenants périscolaires.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-146 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Alinéa 28
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Aucune activité, mission ou fonction impliquant une personne mentionnée au I A ne peut débuter avant l’achèvement du contrôle de l’honorabilité.
Objet
L’article 5 prévoit que le contrôle de l’honorabilité intervient avant le début de l’exercice d’une activité, d’une mission ou d’une fonction auprès d’enfants.
Le présent amendement vise à préciser qu’aucune prise de fonction ne peut intervenir avant l’achèvement effectif de ce contrôle, afin de garantir la pleine efficacité du dispositif de protection des mineurs et d’éviter toute prise de fonction anticipée susceptible d’exposer les mineurs à un risque grave.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-38 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 |
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I. – Après l’alinéa 28
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
Par dérogation aux règles de confidentialité prévues au II de l’article 11-2 du code de procédure pénale et hors les cas où cette information est susceptible de porter atteinte au bon déroulement de la procédure judiciaire, lorsque l’employeur, le directeur, le gestionnaire ou le responsable d’un établissement, d’un service ou d’une structure accueillant habituellement des mineurs ou des personnes vulnérables est informé, en application du présent article, de l’incapacité confirmée ou temporaire d’exercice d’une personne y exerçant une activité rémunérée ou non, il en informe sans délai les titulaires de l’autorité parentale ou, le cas échéant, les autres représentants légaux des mineurs ayant été en contact, même occasionnel, avec cette personne. Cette information porte sur l’existence et les motifs de l’incapacité ainsi que sur les mesures prises pour empêcher tout contact entre cette personne et les mineurs. Elle est limitée aux éléments strictement nécessaires à la protection des mineurs et ne comporte aucun élément permettant d’identifier les autres mineurs concernés. Lorsqu’elle porte sur une mise en examen ou une condamnation non définitive, elle précise que la personne n’a pas été définitivement condamnée pour les faits en cause. Toute décision mettant fin à l’incapacité ou en modifiant les motifs est portée sans délai à la connaissance des mêmes destinataires.
II. – Alinéa 191
Remplacer les mots :
L’autorité disciplinaire
par les mots :
Sans préjudice de l’obligation d’information prévue au second alinéa du I F de l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants, l’autorité disciplinaire
Objet
Cet amendement impose d’informer les représentants légaux des mineurs ayant été en contact, même occasionnellement, avec une personne dont l’incapacité d’exercice a été signalée à la structure.
Les familles seraient informées de l’existence et des motifs de l’incapacité ainsi que des mesures de protection, afin de pouvoir échanger avec leur enfant et apprécier les démarches à entreprendre.
L’information préserve la procédure judiciaire et la vie privée des autres mineurs. Elle précise le caractère non définitif des décisions concernées et prévoit une actualisation lorsque l’incapacité prend fin ou que ses motifs évoluent. Une dérogation expresse à la confidentialité autorise la communication des informations transmises par le ministère public.
L’amendement assure également la coordination avec l’obligation propre au personnel scolaire prévue au nouvel article L. 911-12 du code de l’éducation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-24 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mmes LERMYTTE, BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 5 |
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Alinéa 38
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Lorsque ces éléments sont susceptibles de fonder une décision faisant obstacle au placement de l’enfant auprès de la personne concernée, celle-ci est mise en mesure de présenter ses observations avant que cette décision ne soit prise, sauf si l’urgence ou l’intérêt de l’enfant y font obstacle.
Objet
Le présent amendement vise à garantir le respect du contradictoire préalablement à toute décision du juge des enfants faisant grief à la personne à laquelle un enfant est susceptible d’être confié, lorsque cette décision se fonde sur le contrôle de ses antécédents judiciaires.
Le Conseil national des barreaux rappelle que le contrôle des antécédents judiciaires, s’il répond à une exigence légitime de sécurité, ne saurait devenir le principal marqueur de la protection de l’enfance. Il doit demeurer un outil au service de l’intérêt de l’enfant, mis en œuvre de manière individualisée, proportionnée et contradictoire lorsque ses effets affectent concrètement le lieu de vie de l’enfant ou les liens familiaux.
Le présent amendement complète ainsi le droit d’accès aux pièces de la procédure déjà prévu par l’article 5 en garantissant que la personne concernée puisse utilement faire valoir ses observations avant qu’une décision défavorable ne soit prise à son égard.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-344 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 5 |
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Alinéas 43 à 51
Supprimer ces alinéas.
Objet
Amendement de coordination visant à tenir compte des modifications proposées à l'article 5 quater.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-125 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme EVREN ARTICLE 5 |
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I. – Après l’alinéa 84
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° Au premier alinéa, après le mot « professionnels », sont insérés les mots : «, sur le temps périscolaire défini à l’article L. 551-1A du code de l’éducation ».
II. – Après l’alinéa 85
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…° Après le deuxième alinéa de l’article L. 227-4, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« La protection des mineurs, dès leur inscription dans un établissement scolaire en application de l’article L. 113-1 du code de l’éducation, qui bénéficient hors du domicile parental d’un accueil collectif sur le temps périscolaire défini à l’article L. 551-1A du code de l’éducation entrant dans une des catégories fixées par décret en Conseil d’État, est confié au représentant de l’État dans le département. Ce décret définit pour chaque catégorie d’accueil la réglementation qui lui est applicable. »
Objet
Cet amendement vise à reconnaître dans la loi les garderies scolaires. En créant cette catégorie juridique à l’article L. 227-4, il permet une homogénéité de contrôle quel que soit le statut juridique des accueils périscolaires (honorabilité, contrôle par les services de l’État, obligation de déclaration, accès aux mêmes fichiers).
Par ailleurs, il inclut le temps périscolaire parmi les temps sur lesquels peut être organisé un accueil collectif de mineurs.
Cet amendement est issu des travaux de la commission d’enquête sur la lutte contre les violences périscolaires.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-127 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme EVREN ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 100
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
…) L’article L. 133-6 du code de l’action sociale et des familles est complété par un … ainsi rédigé :
« …. Pour les accueils mentionnés à l’article L. 227-4, il est procédé à ce contrôle lors du recrutement, avant chaque période de vacances scolaires et annuellement. » ;
Objet
Le projet de loi prévoit un contrôle à intervalles réguliers. Cet amendement vise à préciser la périodicité de ces contrôles pour les accueils périscolaires et extrascolaires.
Cet amendement est issu des travaux de la commission d’enquête sur la lutte contre les violences périscolaires.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-137 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS ARTICLE 5 |
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I. – Alinéa 112
1° Première phrase
Supprimer le mot :
grave
2° Seconde phrase
Remplacer les mots :
Le caractère grave du risque est apprécié
par les mots :
Le risque est apprécié
3° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Lorsque l’infraction pour laquelle l’intéressé est mis en examen ou a été condamné de manière non définitive est l’une des infractions mentionnées à l’article 706-47 du code de procédure pénale, des tortures ou actes de barbarie prévus aux articles 222-1 à 222-6 du code pénal, des violences ayant entraîné une incapacité totale de travail, quelle qu’en soit la durée, des violences habituelles, y compris psychologiques, prévues à l’article 222-14 du même code, ou un harcèlement moral prévu à l’article 222-33-2-2 du même code, commis sur un mineur, l’autorité administrative compétente prononce une interdiction temporaire d’exercer toute fonction ou activité au contact de mineurs, sauf si, par une décision spécialement motivée au regard des circonstances de l’espèce, de la nature des fonctions exercées et des conditions de contact avec les mineurs, elle constate qu’une mesure moins restrictive permet d’écarter tout risque pour leur sécurité.
II. – Alinéa 113
1° Première phrase
Supprimer le mot :
grave
2° Compléter cet alinéa par cinq phrases ainsi rédigées :
Aucune autorisation ne peut être accordée dans le cas mentionné à la dernière phrase du premier alinéa du présent III. L’interdiction prononcée dans ce cas est une mesure conservatoire destinée à protéger les mineurs : elle ne constitue pas une sanction et ne préjuge pas de la culpabilité de l’intéressé. L’interdiction ne fait pas obstacle, lorsque le statut de l’intéressé le permet, à son affectation à des fonctions excluant tout contact avec des mineurs. Lorsqu’elle est fondée sur une mise en examen, elle prend fin de plein droit si l’intéressé cesse d’être mis en examen, notamment à la suite d’une ordonnance de non-lieu, de l’annulation de sa mise en examen ou de son placement sous le statut de témoin assisté, ou s’il est relaxé ou acquitté. Lorsqu’elle est fondée sur une condamnation non définitive, elle prend fin de plein droit en cas de relaxe ou d’acquittement.
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires a été élaboré avec l’aide de SOS Périscolaire. Le I G de l’article 5 fait déjà de la mise en examen une incapacité temporaire d’exercice. Le présent amendement met le III de l’article L. 133-6-1 en cohérence avec ce principe.
Le III de l’article L. 133-6-1 organise la situation des personnes mentionnées à l’article L. 133-6, notamment les professionnels des établissements sociaux et médico-sociaux et de l’accueil du jeune enfant, dont le contrôle de l’honorabilité révèle une mise en examen ou une condamnation non définitive. Il retient à deux reprises le critère du risque « grave ».
Ce seuil est trop élevé pour des personnes au contact d’enfants, et il crée une incohérence au sein même de l’article 5 : le I G fait de la mise en examen une incapacité temporaire d’exercice, et le personnel de l’éducation nationale est suspendu dans la même situation (article L. 911-5-3 du code de l’éducation).
L’amendement retient le critère du risque, sans qualificatif, en conservant l’appréciation de l’autorité administrative, la procédure contradictoire et le délai d’un mois. Pour les faits les plus graves commis sur un enfant, l’interdiction devient la règle : l’autorité administrative ne peut l’écarter que par une décision spécialement motivée, constatant qu’une mesure moins restrictive permet d’écarter tout risque pour la sécurité des enfants. Ces faits sont définis par renvoi à des infractions précises du code pénal : les violences sexuelles (infractions mentionnées à l’article 706-47 du code de procédure pénale), les tortures et actes de barbarie, les violences ayant entraîné une incapacité, quelle qu’en soit la durée, les violences habituelles, qui incluent les violences psychologiques, et le harcèlement moral. Une personne mise en examen ou condamnée, même de manière non définitive, pour de tels faits ne peut continuer d’exercer auprès d’enfants dans l’attente du jugement que si l’autorité administrative l’a constaté par une telle décision : les enfants accueillis sont un public particulièrement vulnérable. Aucun seuil de durée d’incapacité n’est retenu : chez les plus jeunes enfants, des violences sérieuses donnent souvent lieu à quelques jours d’incapacité seulement. Pour les autres faits, l’autorité administrative apprécie le risque au cas par cas. L’amendement concilie la protection des enfants et la présomption d’innocence. Il ne vise que la mise en examen et la condamnation non définitive, jamais une simple mise en cause. L’interdiction est une mesure conservatoire et non une sanction : elle ne préjuge pas de la culpabilité, la procédure contradictoire est maintenue, une affectation à des fonctions sans contact avec des enfants reste possible lorsque le statut de la personne le permet, et l’interdiction prend fin d’elle-même dès que la mise en examen tombe, quelle qu’en soit la cause, ou en cas de relaxe ou d’acquittement. La dérogation subsiste pour les autres cas. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande, dans le même esprit, de porter de quatre à huit mois la durée de suspension d’un personnel soupçonné de violences sexuelles (recommandation 3 de l’avis du 21 avril 2026).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-121 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MELLOULI, Mme SOUYRIS, M. BENARROCHE, Mme Mélanie VOGEL, MM. Grégory BLANC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT et JOMIER, Mme OLLIVIER et MM. SÉNÉ, SALMON et PÉRÉ ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 120
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
…. – Après l’article L. 133-6-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 133-6-… ainsi rédigé :
« Art. L. 133-6-6 (nouveau). – I. – Constitue une activité auprès de mineurs toute activité exercée, à titre professionnel ou non, impliquant une présence physique ou une interaction, directe ou indirecte, y compris par voie numérique ou à distance, régulière ou occasionnelle, avec des mineurs, y compris lorsque ces derniers sont en situation de handicap, dans un cadre éducatif, sportif, culturel, cultuel, social, médical, médico-social, de garde, d’animation, d’enseignement, d’accompagnement, de soins, de transport, de convoyage ou d’accompagnement à la mobilité.
« II. – L’attestation mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 133-6, à l’article L. 911-5-2 du code de l’éducation et celle mentionnée au deuxième alinéa du II de l’article L. 1191-1 du code de la santé publique valent certificat d’honorabilité pour l’enfance. Ce certificat atteste de l’absence d’inscription incompatible au bulletin n° 2 du casier judiciaire et au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
« III. – L’obligation de détenir le certificat d’honorabilité pour l’enfance s’applique notamment aux activités de transport, de convoyage et d’accompagnement à la mobilité de mineurs, y compris scolaire, médical ou lié au handicap.
« IV. – Le certificat fait l’objet d’un contrôle continu. Toute inscription incompatible entraîne sa suspension immédiate, notifiée à l’intéressé et, le cas échéant, à son employeur, à l’autorité d’agrément ou à l’organisme d’accueil.
« Les modalités d’application du présent article, notamment la notion de contact indirect, sont déterminées par décret en Conseil d’État. »
Objet
Le présent amendement vise à rétablir un alinéa adopté par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, puis supprimé en séance publique, afin de renforcer la protection des mineurs en instaurant un cadre clair et harmonisé de contrôle de l’honorabilité pour toute personne exerçant une activité impliquant un contact direct ou indirect avec des enfants.
La protection de l’enfance exige que toute personne amenée à intervenir auprès de mineurs présente des garanties d’honorabilité adaptées aux responsabilités qu’elle exerce. Cette exigence doit concerner l’ensemble des secteurs dans lesquels des enfants sont accueillis, accompagnés ou pris en charge, notamment les domaines éducatif, social, médical, médico-social et celui du transport.
À ce titre, les activités de transport, de convoyage et d’accompagnement à la mobilité constituent un enjeu particulier, dans la mesure où elles peuvent conduire des mineurs à se retrouver seuls avec un professionnel, parfois sur des trajets réguliers et sans présence d’un autre adulte chargé de leur protection. Il est donc essentiel que les personnes assurant ces missions, notamment les chauffeurs de taxi, soient également concernées par les exigences de contrôle d’honorabilité, y compris lorsqu’elles transportent des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). L’objectif est de garantir une protection équivalente à tous les enfants concernés, quelle que soit leur situation, et de ne pas limiter ces garanties aux seuls enfants en situation de handicap.
Le présent amendement vise également à reconnaître les attestations prévues par les dispositions législatives en vigueur comme certificat d’honorabilité pour l’enfance, attestant de l’absence d’inscription incompatible au bulletin n° 2 du casier judiciaire et au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Enfin, il prévoit un contrôle continu de l’honorabilité afin de garantir que les personnes intervenant auprès de mineurs continuent de présenter les garanties nécessaires tout au long de leur activité.
Le rétablissement de cet alinéa permet ainsi de reprendre une disposition qui avait été adoptée en commission spéciale, avant d’être supprimée lors de l’examen en séance publique, et de réaffirmer la nécessité d’un dispositif cohérent et protecteur. Il s’agit de garantir que la protection des mineurs s’applique à toutes les activités impliquant un contact avec des enfants, sans laisser de professionnels intervenant auprès d’eux en dehors du champ du contrôle d’honorabilité.
Cet amendement a été co-construit avec la Fondation Village d’Enfants Ensemble.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-150 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 150
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les personnes morales organisant l’accueil et les activités périscolaires mentionnées à l’article L. 551-1 adressent au représentant de l’État dans le département une demande de contrôle des informations connues sur la ou les personnes qu’elles souhaitent recruter. Le représentant de l’État leur communique les informations dont il dispose concernant les personnes concernées dans un délai maximal de dix jours à compter de la réception de la demande.
Objet
L’article 5 crée un nouvel article L. 551-3 au sein du code de l’éducation, prévoyant la transmission des informations relatives aux sanctions prononcées à l’encontre du personnel pour des faits de violences sur des enfants ou des adolescents.
Le présent amendement vise à préciser les modalités de communication de ces informations et responsabiliser le représentant de l’État dans le département en lui imposant de transmettre à la personne morale concernée, dans un délai maximal de dix jours, toute information pertinente portée à sa connaissance, afin de garantir la réactivité du dispositif et de renforcer la protection des mineurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-92 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 5 |
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Alinéa 207
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 1° Les professionnels de santé qui exercent, à quelque titre que ce soit, une activité ou une fonction relevant de leur profession, de manière permanente, temporaire ou occasionnelle, quel que soit leur mode ou leur cadre d’exercice ;
Objet
Cet amendement du groupe CRCE-K, issu des recommandations du Conseil national de l’Ordre des médecins, vise à s’assurer que l’ensemble de la profession médicale sera soumis au contrôle d’honorabilité.
En effet, la rédaction initiale limite le contrôle aux professionnels intervenant dans un établissement de santé ou dans un autre lieu où ils réalisent des soins et lorsque leurs fonctions impliquent un contact avec les usagers. Ce cumule de critères est susceptible d’exclure des médecins participant pourtant à la prise en charge ou exerçant des fonctions comme : médecins DIM, médecins conseils, médecins de prévention, médecins experts, médecins régulateurs, anatomopathologistes ou médecins exerçant à distance.
Le contrôle d’honorabilité doit être attaché à l’exercice de la profession et non au seul face-à-face clinique afin d’assurer l’effectivité de ce contrôle.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-177 rect. bis 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 207
Rédiger ainsi cet alinéa :
« 1° Les professionnels de santé qui exercent, à quelque titre que ce soit, une activité ou une fonction relevant de leur profession, de manière permanente, temporaire ou occasionnelle, quel que soit leur mode ou leur cadre d’exercice ;
Objet
La rédaction limite le contrôle aux professionnels intervenant dans un établissement de santé ou dans un autre lieu où ils réalisent des soins et lorsque leurs fonctions impliquent un contact avec les usagers. Ce cumul de critères est susceptible d’exclure des médecins participant pourtant à la prise en charge ou exerçant des fonctions comme : médecins DIM, médecins conseils, médecins de prévention, médecins experts, médecins régulateurs, anatomopathologistes ou médecins exerçant à distance. Le contrôle d’honorabilité doit être attaché à l’exercice de la profession et non au seul face-à-face clinique.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-93 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 5 |
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Alinéa 210
Remplacer les mots :
2° et 3° du III du présent article
par les mots :
1°, 2° et 3° du I C de l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants
Objet
L’alinéa 210 fait actuellement référence à un III inexistant dans la rédaction envisagée de l’article L. 1191-1. Cet amendement vise ainsi à corriger cette erreur, ces fichiers étant mentionnés et identifiés aux 1°, 2° et 3° du I C de l’article 5 du présent projet de loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-176 rect. bis 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 210
Remplacer les mots :
2° et 3° du III du présent article
par les mots :
1°, 2° et 3° du I C de l’article 5 de la loi n° du relative à la protection des enfants
Objet
Le II renvoie à un III inexistant dans L. 1191-1. Les fichiers sont identifiés aux 1°, 2° et 3° du I C de l’article 5 de la présente loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-123 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 212
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Pour les professionnels relevant d’un ordre professionnel, le contrôle est assuré par l’ordre professionnel compétent. Les agences régionales de santé sont compétentes pour les personnes ne relevant d’aucun ordre professionnel, sous réserve des compétences attribuées par la loi à une autre autorité. Un décret en Conseil d’État, pris après avis des ordres professionnels concernés, précise l’instance compétente, les modalités de coopération entre autorités et les catégories de personnes exerçant sous un régime particulier ou transitoire.
Objet
Le texte doit couvrir les situations dans lesquelles la médecine peut être légalement exercée sans inscription ordinaire au tableau de l’Ordre des médecins ou dans un cadre transitoire comme la libre prestation de services. Pour les médecins relevant du Tableau de l’Ordre des médecins, l’Ordre doit être l’autorité pivot, quel que soit le mode d’exercice. Les employeurs et autorités administratives doivent ensuite tirer les conséquences de la décision d’incapacité.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-178 rect. bis 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Après l'alinéa 212
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« Pour les professionnels relevant d’un ordre professionnel, le contrôle est assuré par l’ordre professionnel compétent. Les agences régionales de santé sont compétentes pour les personnes ne relevant d’aucun ordre professionnel, sous réserve des compétences attribuées par la loi à une autre autorité.
« Un décret en Conseil d’État, pris après avis des ordres professionnels concernés, précise l’instance compétente, les modalités de coopération entre autorités et les catégories de personnes exerçant sous un régime particulier ou transitoire.
Objet
Le texte doit couvrir les situations dans lesquelles la médecine peut être légalement exercée sans inscription ordinaire au tableau de l’Ordre des médecins ou dans un cadre transitoire comme la libre prestation de services.
Pour les médecins relevant du Tableau de l’Ordre des médecins, l’Ordre doit être l’autorité pivot, quel que soit le mode d’exercice. Les employeurs et autorités administratives doivent ensuite tirer les conséquences de la décision d’incapacité
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-181 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 213
Remplacer le mot :
administrative
par le mot :
compétente
Objet
Amendement rédactionnel, il est fait mention de l’autorité compétente dans le projet de loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-185 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 221
Remplacer le mot :
arrêté
par le mot :
décision
Objet
Les autorités compétentes prennent des décisions et non des arrêtés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-162 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 221
Insérer six alinéas ainsi rédigés :
« Art. L. 1191-6. – Lorsqu’un professionnel de santé exerçant une activité pouvant impliquer un contact physique ou à distance avec des usagers du système de santé, en particulier des mineurs ou des personnes vulnérables, fait l’objet d’une mise en examen pour un crime ou un délit de nature sexuelle, pour des violences volontaires aggravées ou pour des faits commis dans le cadre de l’exercice des soins portant atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’un patient, en particulier d’un mineur, ou de la saisine de la juridiction disciplinaire compétente pour des faits susceptibles de constituer des violences sexuelles, des violences commises dans le cadre des soins ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou psychique d’un patient, en particulier d’un mineur, le directeur général de l’agence régionale de santé prononce sans délai une mesure conservatoire de suspension de toute activité impliquant un contact avec des patients.
« Cette suspension est maintenue jusqu’à l’intervention d’une décision définitive de la juridiction pénale ou de l’instance disciplinaire compétente. Lorsque des procédures pénale et disciplinaire sont concomitamment engagées, la suspension est maintenue jusqu’à ce qu’il ait été définitivement statué dans chacune d’elles.
« Il ne peut être mis fin à cette suspension avant l’intervention d’une telle décision que par une décision spécialement motivée du directeur général de l’agence régionale de santé établissant, au regard des éléments nouveaux portés à sa connaissance, que le professionnel ne présente plus de risque pour la sécurité physique ou psychique des usagers du système de santé, en particulier des mineurs.
« Art. L. 1191-7. – Les autorités judiciaires, administratives et ordinales transmettent sans délai au directeur général de l’agence régionale de santé toute information relative à une mise en examen, à une condamnation non définitive, à une mesure de contrôle judiciaire comportant une interdiction d’exercer, à la saisine de la juridiction disciplinaire compétente, à une mesure conservatoire ou à une décision, pour des faits susceptibles de constituer des violences sexuelles, des violences commises dans le cadre des soins ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou psychique d’un patient, en particulier d’un mineur.
« Au vu de ces informations, le directeur général de l’agence régionale de santé informe sans délai les employeurs et les établissements, services ou structures dans lesquels le professionnel exerce, afin qu’ils puissent prendre toute mesure nécessaire à la protection des patients, en particulier des mineurs, des professionnels et des personnels.
« Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application du présent article. »
II. – Après l’alinéa 260
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
E. – Par dérogation au C du présent XIX, les articles L. 1191-6 et L. 1191-7 du code de la santé publique entrent en vigueur le premier jour du troisième mois suivant la publication de la présente loi.
Objet
L'affaire Le Scouarnec a montré que les enfants figurent parmi les patients les plus exposés aux violences commises dans le cadre des soins, et que la protection demeure lacunaire tant qu'aucune condamnation définitive n'est intervenue.
L’article 5 harmonise et renforce les contrôles d'honorabilité des professionnels et bénévoles travaillant auprès de mineurs, mais laisse le secteur de la santé insuffisamment protégé lorsqu'un professionnel est mis en cause en cours de procédure. Le présent amendement complète le régime des incapacités du code de la santé publique par deux mesures :
Le nouvel article L. 1191-6 institue une mesure conservatoire de suspension, prononcée sans délai par le directeur général de l'agence régionale de santé. Elle complète les articles L. 1191-2 et L. 1191-3 sur trois points : elle se déclenche dès la saisine de la juridiction disciplinaire, soit en amont de toute inscription à un fichier ; elle revêt un caractère quasi automatique, là où l'interdiction prévue au II de l'article L. 1191-2 relève de l'appréciation de l'autorité ; et elle est maintenue jusqu'à la décision définitive, ne pouvant être levée que par une décision spécialement motivée établissant l'absence de risque. Mesure de protection et non sanction, elle repose sur des déclencheurs objectifs et garantit le respect de la présomption d'innocence et le caractère proportionné de la mesure.
Le nouvel article L. 1191-7 organise la transmission sans délai, au directeur général de l'agence régionale de santé, des informations détenues par les autorités judiciaires, administratives et ordinales, puis leur relais aux employeurs. Il comble une lacune du dispositif : le canal ordinal – agence régionale de santé, propre au secteur sanitaire, n'est pas couvert par le mécanisme général d'information prévu à l'article 11-4 du code de procédure pénale.
Compte tenu de la gravité des situations visées, le II du présent sous-amendement prévoit, par dérogation à l'entrée en vigueur différée du XV (XIX, C), une application dans les trois mois suivant la publication de la loi.
Cet amendement a été travaillé avec Stop VOG.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-180 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéas 222, 227 et 228
Remplacer les mots :
l'autorité administrative
par les mots :
l'autorité compétente
Objet
Amendement rédactionnel, il est fait mention de l’autorité compétente dans le projet de loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-182 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 225 - article L.1191-2
Insertion d’un nouvel alinéa en bleu
« Les conditions d’application et les modalités d’applications des Conseils nationaux de l’Ordre des professions concernées du présent article sont fixées par décret après avis des ordres professionnels concernés ».
Objet
La loi prévoit un système à l’appréciation de l’autorité compétente. Une interdiction temporaire d’exercer prononcée par l’autorité compétente jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente lorsque l’intervention de la personne contrôlée présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale des usagers du système de santé.
Les modalités de mise en œuvre de ces mécanismes nécessitent d’être encadrées et précisées par décret après avis des ordres professionnels concernés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-124 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 5 |
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Après l’alinéa 225
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les conditions d’application et les modalités d’applications des Conseils nationaux de l’Ordre des professions concernées du présent article sont fixées par décret après avis des ordres professionnels concernés.
Objet
La loi prévoit un système à l’appréciation de l’autorité compétente. Une interdiction temporaire d’exercer prononcée par l’autorité compétente jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente lorsque l’intervention de la personne contrôlée présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale des usagers du système de santé. Les modalités de mise en œuvre de ces mécanismes nécessitent d’être encadrées et précisées par décret après avis des ordres professionnels concernés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-183 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Alinéa 230
article L.1191-3
Insertion d’un nouvel alinéa :
« Les conditions d’application et les modalités d’applications des Conseils nationaux de l’Ordre des professions concernées du présent article sont fixées par décret après avis des ordres professionnels concernés ».
Objet
La loi prévoit un système à l’appréciation de l’autorité compétente. Une interdiction temporaire d’exercer prononcée par l’autorité compétente jusqu’à l’intervention d’une décision définitive rendue par la juridiction compétente lorsque l’intervention de la personne contrôlée présente un risque grave pour la santé ou la sécurité physique ou morale des usagers du système de santé.
Les modalités de mise en œuvre de ces mécanismes nécessitent d’être encadrées et précisées par décret après avis des ordres professionnels concernés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-184 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Après l'alinéa 233
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
...° Après l’article L. 1191-7 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1191-8 ainsi rédigé :
« Art. L. 1191-8. – Pour l’exercice des missions prévues au présent titre, les ordres professionnels mentionnés à la quatrième partie du présent code sont autorisés à traiter les seules données strictement nécessaires au contrôle des incapacités et interdictions d’exercice.
« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, détermine les catégories de données traitées, les personnes habilitées, les durées de conservation et les modalités de sécurisation, de traçabilité, d’information des personnes concernées et d’exercice de leurs droits. »
Objet
Le dispositif implique des traitements récurrents de données pénales ou judiciaires particulièrement protégées. Leur base légale, leur finalité, leur minimisation et leurs conditions de sécurité doivent être fixées de manière explicite.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-186 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 |
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Après l'alinéa 233
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
...° Après l’article L. 1191-5, il est inséré un article L. 1191-6 ainsi rédigé :
« Art. L. 1191-6. – Lorsqu’une incapacité est confirmée à l’exercice d’une profession de santé concerne une personne inscrite à un tableau de l’Ordre, y compris un tableau spécial lorsque les textes propres à la profession le prévoient, elle fait obstacle de plein droit au maintien de cette inscription. »
Objet
Consacrer la radiation administrative de plein droit après incapacité confirmée.
Le CNOM souhaite une conséquence ordinale obligatoire attachée à l’incapacité confirmée. La référence aux tableaux spéciaux s’attache au statut des docteurs juniors.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-19 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 |
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Après l'article 5
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la prévention des violences sexuelles sur les mineurs par l’accompagnement des personnes qui sollicitent volontairement une aide afin de prévenir un éventuel passage à l’acte. Ce rapport évalue les moyens consacrés au dispositif national d’écoute et d’orientation de ces personnes et à leur prise en charge spécialisée, ainsi que la diffusion de ce dispositif auprès des personnes qui interviennent auprès de mineurs, notamment dans leurs formations. Il étudie la faisabilité et les garanties d’un dispositif permettant à une personne de demander volontairement, pour une durée déterminée ou indéterminée, à ne pas exercer d’activité impliquant un contact habituel avec des mineurs, avec un accompagnement sanitaire et professionnel. Il précise à ce titre la base légale de ce dispositif, l’autorité compétente, les conditions d’inscription, de réexamen, de retrait et de levée, les garanties de protection des données personnelles, ainsi que son articulation avec le contrôle d’honorabilité et avec le secret professionnel.
Objet
Certaines personnes attirées sexuellement par des enfants cherchent de l’aide avant tout passage à l’acte. En France, le dispositif STOP (0 806 23 10 63), porté par la Fédération française des centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles, les écoute et les oriente vers des soins. Il reste très peu connu, y compris des professionnels et des bénévoles qui encadrent des enfants, et il n’est présenté ni dans les formations de l’animation ni dans les structures d’accueil.
Rien n’est prévu, par ailleurs, pour une personne qui se sait à risque et qui voudrait s’écarter d’elle-même des activités auprès d’enfants. Un dispositif de retrait volontaire soulèverait des questions sérieuses : sa base légale, la protection de données très sensibles, son articulation avec le secret médical et avec le contrôle d’honorabilité. Il doit être étudié avant d’être créé.
Le présent amendement demande au Gouvernement d’évaluer les moyens de cette prévention et d’étudier la faisabilité d’un retrait volontaire. Il ne crée aucune charge nouvelle. Une demande d’aide ne doit pas conduire automatiquement à une interdiction d’exercer : sans cette garantie, les personnes concernées renonceraient à demander de l’aide.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-163 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 |
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Après l'article 5
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 133-6-6 du code de l’action sociale et des familles, dans sa rédaction résultant de la présente loi, il est inséré un article L. 133-6-7 ainsi rédigé :
« Art. L. 133-6-7. – Les employeurs publics et privés, y compris les associations et les particuliers employeurs, ainsi que les autorités d’agrément, peuvent vérifier, à tout moment de la relation de travail ou d’engagement, la validité du certificat d’honorabilité pour l’enfance mentionné à l’article L. 133-6-6 des personnes qu’ils emploient ou agréent pour exercer une activité auprès de mineurs.
« Cette vérification est assurée au moyen du système d’information sécurisé mentionné au IV de l’article L. 133-6-4, dans le respect du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE et de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités de cette vérification, les conditions d’habilitation des utilisateurs et les garanties de protection des données. »
Objet
L'effectivité du contrôle d'honorabilité suppose que les employeurs puissent s'assurer, non seulement au recrutement mais tout au long de la relation de travail, que les personnes intervenant auprès de mineurs demeurent aptes à le faire.
L'article 5 de la présente loi institue le certificat d'honorabilité pour l'enfance et le système d'information sécurisée permettant, par interconnexion avec le bulletin n° 2 du casier judiciaire et le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, d'attester de l'absence d'incapacité. Le présent amendement ne crée pas de nouvel outil : il ouvre l'accès à ce dispositif aux employeurs publics, privés, associatifs et aux particuliers employeurs, ainsi qu'aux autorités d'agrément, afin qu'ils puissent en vérifier la validité en temps réel, dans le strict respect du règlement général sur la protection des données et après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
Il répond à une demande constante des associations de victimes, de collectivités confrontées au suivi de nombreux personnels et de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants : pouvoir connaître à tout moment, et non au seul instant de l'embauche, l'état d'honorabilité d'une personne, y compris lorsque les mentions proviennent de juridictions différentes.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-199 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 |
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Après l'article 5
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 133-6-6 du code de l’action sociale et des familles, dans sa rédaction résultant de la présente loi, il est inséré un article L. 133-6-7 ainsi rédigé :
« Art. L. 133-6-7. – Les employeurs publics et privés, y compris les associations et les particuliers employeurs, ainsi que les autorités d’agrément, peuvent vérifier, à tout moment de la relation de travail ou d’engagement, la validité du certificat d’honorabilité pour l’enfance mentionné à l’article L. 133-6-6 des personnes qu’ils emploient ou agréent pour exercer une activité auprès de mineurs.
« Cette vérification est assurée au moyen du système d’information sécurisé mentionné au IV de l’article L. 133-6-4, dans le respect du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE et de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.
« Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités de cette vérification, les conditions d’habilitation des utilisateurs et les garanties de protection des données. »
Objet
L’effectivité du contrôle d’honorabilité des personnes intervenant auprès de mineurs repose sur la possibilité, pour les employeurs et les autorités compétentes, de s’assurer de leur aptitude à exercer leurs fonctions non seulement lors du recrutement, mais également tout au long de leur activité.
L’article 5 de la présente loi crée le certificat d’honorabilité pour l’enfance ainsi qu’un système d’information sécurisé permettant d’attester de l’absence d’incapacité, grâce à l’interconnexion avec le bulletin n° 2 du casier judiciaire et le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Le présent amendement vise à permettre aux employeurs publics, privés, associatifs et aux particuliers employeurs, ainsi qu’aux autorités chargées de délivrer les agréments, de vérifier à tout moment la validité de ce certificat, dans le respect du règlement général sur la protection des données et après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Il s’agit ainsi de garantir un suivi continu de l’honorabilité des personnes concernées, sans limiter le contrôle à la seule vérification effectuée lors de leur entrée en fonctions. Cette évolution répond aux préoccupations exprimées de longue date par les associations de victimes, les collectivités territoriales chargées du suivi de nombreux professionnels et la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, qui soulignent la nécessité de pouvoir s’assurer durablement de l’absence d’incapacité, y compris lorsque les décisions judiciaires en cause émanent de juridictions différentes.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-345 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 5 BIS (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement supprime l'article 5 bis.
L'article 5 bis a été introduit en séance à l'Assemblée nationale afin d'introduire un contrôle d'honorabilité pour toutes les personnes amenées à travailler avec des mineurs, que leur fonction soit bénévole ou rémunérée. Il est ainsi pleinement couvert par l'article 5, tel que modifié par l'Assemblée nationale en séance.
La rédaction retenue présente néanmoins plusieurs difficultés juridiques, notamment puisque l'article ne tient pas compte de certains régimes d'incapacité et de sanctions administratives déjà en place, et risque ainsi de constituer un recul en matière d'efficacité et de sécurité juridique des contrôles effectués.
Les rapporteures proposent en conséquence de supprimer l'article 5 bis, au profit de l'article 5.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-34 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 BIS (NOUVEAU) |
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I. – Alinéa 14
Remplacer les mots :
à intervalles réguliers lors de cet exercice
par les mots :
chaque année, au cours du mois précédant la date anniversaire du contrôle initial, tant que la personne exerce ces fonctions
II. – Alinéa 32
Remplacer les mots :
à intervalles réguliers lors de son exercice
par les mots :
chaque année, au cours du mois précédant la date anniversaire du contrôle initial, tant que la personne exerce ces fonctions
Objet
L’article 5 bis qualifie d’annuel le contrôle des incapacités des agents publics et des salariés, tout en prévoyant son renouvellement à intervalles réguliers, sans préciser ces intervalles.
Cet amendement lève cette ambiguïté. Après la vérification précédant l’exercice des fonctions, le contrôle serait renouvelé chaque année, pendant toute la durée de cet exercice, au cours du mois précédant la date anniversaire du contrôle initial.
La même échéance serait ainsi inscrite dans le code général de la fonction publique et le code du travail, en cohérence avec celle proposée pour le dispositif général de l’article 5.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-151 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MICHALLET ARTICLE 5 BIS (NOUVEAU) |
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Alinéa 14
Supprimer les mots :
et à intervalles réguliers
Objet
L’article 5 bis instaure un régime de contrôle de l’honorabilité applicable aux agents de la fonction publique, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels.
Or, l’alinéa 14 prévoit à la fois un contrôle annuel de l’honorabilité et un contrôle à intervalles réguliers.
Par souci de cohérence et afin de garantir un suivi clair et systématique de l’honorabilité des agents au contact des enfants, le présent amendement propose de supprimer la mention « à intervalles réguliers », afin de retenir une périodicité annuelle du contrôle.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-346 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 5 TER (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
Le code pénal est ainsi modifié :
1° La section 3 du chapitre Ier du titre II du livre II est ainsi modifiée :
a) L’article 221-9 est complété par un 5° ainsi rédigé : « 5° L'interdiction, soit à titre définitif, soit pour une durée de dix ans au plus, d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs. » ;
b) Il est ajouté un article 221-11-2 ainsi rédigé :
« Art. 221-11-2 – En cas de condamnation pour une infraction prévue aux sections 1 et 1 bis du présent chapitre commise sur un mineur, la peine complémentaire d'interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs prévue au 5° de l'article 221-9 est prononcée à titre définitif. La juridiction peut, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer cette peine en considération des circonstances de l'infraction et de la personnalité de son auteur ou de la prononcer pour une durée de dix ans au plus. » ;
2° À la première phrase de l’article 222-48-4, après la première occurrence du mot : « prévue », sont insérés les mots : « aux paragraphes 1 et 2 de la section 1 et ».
Objet
Cet amendement vise à mieux délimiter, de façon à garantir sa conformité à la Constitution, le champ et la portée de l’extension proposée de la peine complémentaire obligatoire d’interdiction d’exercer une activité professionnelle impliquant un contact habituel avec des mineurs à titre définitif.
En l’état du droit, ce champ est limité aux infractions sexuelles commises à l’encontre de mineurs. L’article 5 ter du projet de loi, issu des travaux de l’Assemblée nationale, prévoit un élargissement excessif de ce champ, qui inclurait de nombreuses infractions dépourvues de lien avec les atteintes aux mineurs, telles que des infractions au code de la route, ou en matière de lutte contre le dopage.
Ainsi, en premier lieu, cet amendement propose, pour assurer la proportionnalité du dispositif, de limiter cet élargissement aux faits de violences volontaires commises à l’encontre de mineurs.
De plus, le dispositif adopté par l’Assemblée nationale prévoit de supprimer toute possibilité pour la juridiction de ne pas prononcer cette peine ou de la limiter à dix ans, ce qui constitue, selon une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, une atteinte excessive au principe d’individualisation de la peine. L’amendement permet donc, en second lieu, de rétablir cette faculté.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-39 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Remplacer les mots :
La peine complémentaire
par les mots :
Lorsque l’auteur des faits était majeur au moment de leur commission, la peine complémentaire
Objet
L’article 5 ter rend obligatoire et définitive la peine complémentaire d’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs pour les condamnations qu’il vise.
Cet amendement réserve cette obligation aux personnes majeures au moment des faits. Il permet de tenir compte de l’âge de l’auteur lors de l’infraction et d’éviter qu’une personne mineure à cette date soit soumise à ce mécanisme au seul motif qu’elle a atteint sa majorité avant son jugement.
Il ne supprime pas la possibilité de prononcer une interdiction à l’encontre d’un auteur mineur lorsque les dispositions qui lui sont applicables le permettent.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-40 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 TER (NOUVEAU) |
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Après l’article 5 ter (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le onzième alinéa de l’article 706-53-2 du code de procédure pénale est ainsi modifié :
1° À la première phrase, après le mot : « alinéa, », sont insérés les mots : « lorsque l’auteur des faits était majeur au moment de leur commission, » ;
2° La seconde phrase est supprimée.
Objet
L’article 706-53-2 du code de procédure pénale prévoit l’inscription au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes des décisions concernant certains délits commis sur un mineur. Pour les délits punis de moins de cinq ans d’emprisonnement, une décision spécialement motivée peut toutefois écarter cette inscription.
Cet amendement supprime cette dispense lorsque l’auteur était majeur au moment des faits. Il circonscrit expressément le dispositif aux auteurs majeurs, afin de préserver les règles particulières d’inscription applicables aux auteurs mineurs.
Il ne modifie pas la liste des infractions relevant
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-347 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 5 QUATER (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article 706-47-4 du code de procédure pénale est ainsi modifié :
1° Le I est ainsi modifié :
a) Le premier alinéa est ainsi modifié :
– Avant la seconde occurrence du mot : « par », sont insérés les mots : « sans délai » ;
– Les mots : « d’une condamnation, même non définitive, pour » sont remplacés par les mots : « des décisions mentionnées aux 1° à 3° du même I ainsi que des décisions de placement sous contrôle judiciaire assorti de l’obligation prévue au 12° bis de l’article 138 du présent code lorsque ces décisions concernent » ;
– Les mots : « , prononcée » sont remplacés par les mots : « et qu’elles sont prises » ;
– Sont ajoutés les mots : « , hors les cas où cette information est susceptible de porter atteinte au bon déroulement de la procédure judiciaire. » ;
b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé : « Il informe également sans délai par écrit, dans les mêmes circonstances et sous les mêmes conditions, les personnes publiques, les personnes morales de droit privé chargées d’une mission de service public ou les ordres professionnels des décisions mentionnées au premier alinéa du présent I prises à l’égard d’une personne dont l’activité professionnelle ou sociale, impliquant un contact habituel avec des mineurs, est placée sous leur contrôle ou leur autorité. » ;
2° Au 3° du III, après le mot : « administratives », sont insérés les mots : « , personnes morales et ordres professionnels ».
Objet
Cet amendement vise à mieux délimiter, pour le cibler sur la protection des mineurs, le champ du dispositif adopté par l’Assemblée nationale tendant à rendre automatique l’information par le parquet aux administrations, services publics et ordres professionnels des décisions de mise en examen, de renvoi devant une juridiction ou de condamnation au titre d’une infraction punie d’emprisonnement concernant une personne qu’ils emploient.
En l’état du droit, une telle information est seulement facultative. La loi prévoit cependant certaines situations où la communication d’une information de cette nature devient obligatoire, notamment la condamnation au titre d’une infraction violente ou à caractère sexuel commise par une personne qui exerce une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs placée sous le contrôle d’une administration publique.
La généralisation proposée de cette obligation d’information à tout type d’infractions comporte toutefois un double risque. Un risque juridique, d’abord : au regard de son caractère massif, une telle obligation d’information porte une atteinte qui semble disproportionnée aux principes constitutionnels de présomption d’innocence et de droit à la vie privée. Un risque opérationnel, ensuite : une communication automatique de telles informations peut porter un préjudice considérable au bon déroulement des investigations.
Ainsi, dans un souci de proportionnalité et d’efficacité, le présent amendement propose plutôt d’étendre le champ du dispositif existant d’information lorsqu’une personne qui exerce une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs est mise en cause.
En premier lieu, le champ des destinataires serait élargi : il ne concernerait plus uniquement les administrations publiques, mais également les personnes publiques, personnes morales de droit privé chargées d’une mission de service public et les ordres professionnels.
En second lieu, ces derniers seraient obligatoirement informés dès le stade de la mise en examen, hors les cas où cette information porterait atteinte au bon déroulement de la procédure judiciaire. Une telle mesure permettra aux employeurs publics d’être en mesure de prendre sans attendre les mesures de protection adéquates à titre conservatoire, dans le respect du principe de présomption d’innocence.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-187 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Marie MERCIER et MM. RAPIN et PANUNZI ARTICLE 5 QUATER (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article 11-2 du code de procédure pénale est ainsi modifié :
1° Le I est ainsi modifié :
a) À la première phrase de l’avant-dernier alinéa du I, le mot : « peut » est remplacé par le mot : « doit » ;
b) Avant le dernier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le ministère public doit informer, dans les mêmes conditions, les ordres professionnels de santé des décisions mentionnées aux 1° à 3° du présent I prises à l’égard d’une personne dont l’activité professionnelle ou sociale est placée sous leur contrôle ou leur autorité. » ;
c) À la première phrase du même dernier alinéa, les mots : « ou les ordres professionnels » sont supprimés ;
2° Les II à V sont abrogés.
L’article L.3133-3 du nouveau code de procédure pénale est déplacé dans la sous-section 2 : Partage d'informations obligatoire (Articles L3133-3 à L3133-7)
Il est ainsi modifié :
À la première phrase, le mot : « peut » est remplacé par le mot : « doit ».
Objet
L’ordonnance n° 2025-1091 du 19 novembre 2025 portant réécriture du code de procédure pénale (partie législative) a procédé à une recodification à droit constant de la partie législative du code de procédure pénale. Elle a été publiée au Journal officiel du 20 novembre 2025.
Elle entraîne une renumérotation des articles du code de procédure pénale.
L’entrée en application du nouveau code de procédure pénale est prévue au 1er janvier 2029 mais pourra être reportée par le projet de loi de ratification de l’ordonnance, qui doit être déposé dans les six mois, ou par un autre texte à venir, jusqu’au 1er janvier 2030.
Il est nécessaire de modifier les dispositions de l’article L.3133-3 du nouveau code de procédure pénale pour que les modifications apportées à l’article 11-2 perdurent par-delà le 1er janvier 2029.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-41 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 QUATER (NOUVEAU) |
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Alinéa 7
Supprimer cet alinéa.
Objet
Le 2° de l’article 5 quater abroge les II à V de l’article 11-2 du code de procédure pénale. Or ces dispositions encadrent notamment la confidentialité des informations transmises, le suivi de la procédure et leur suppression dans les cas qu’elles prévoient.
L’article 11-2-1 renvoie déjà à ces garanties. L’amendement proposant la création d’un article 11-4 les rend également applicables aux transmissions concernant les structures accueillant des mineurs ou des personnes vulnérables.
Leur abrogation priverait ces renvois de portée. Cet amendement les maintient, tout en conservant les modifications du I de l’article 11-2 prévues par l’article 5 quater.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-18 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX, WATTEBLED et DAUBET ARTICLE 5 QUATER (NOUVEAU) |
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Alinéa 7
Supprimer cet alinéa.
Objet
L’article 5 quater rend obligatoire l’information de l’employeur ou de l’autorité administrative par le ministère public, prévue par l’article 11-2 du code de procédure pénale, lorsque la personne exerce une activité au contact de mineurs. Le collectif soutient pleinement ce passage du « peut » au « doit » : c’est la condition pour qu’un employeur sache qu’un intervenant est poursuivi pour des violences sur des enfants.
Mais le même article abroge les II à V de l’article 11-2, qui entourent cette information de garanties, notamment l’information de la personne concernée de la transmission, l’information de l’employeur sur l’issue de la procédure, le secret professionnel des destinataires et le retrait de l’information du dossier de la personne en cas de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement. Leur suppression n’est expliquée par aucune disposition du texte.
Une information devenue obligatoire doit rester encadrée. Sans ces garanties, elle deviendrait plus fragile au regard de la présomption d’innocence et du respect de la vie privée, et donc plus facile à contester. Le présent amendement maintient les II à V de l’article 11-2 en supprimant leur abrogation, sans toucher au caractère obligatoire de l’information.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-295 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 5 QUINQUIES (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Remplacer le mot :
transmettent
par le mot :
notifient
Objet
Amendement rédactionnel.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-296 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 5 QUINQUIES (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Supprimer les mots :
, toute mesure conservatoire et toute décision disciplinaire
Objet
Afin de sécuriser le dispositif juridique de l'article 5 quinquies, cet amendement en recentre le contenu sur les ouvertures de procédure disciplinaire.
À cet effet, il supprime la référence du texte aux mesures conservatoires prises par les ordres de professionnels de santé, ces derniers ne disposant pas de la compétence pour prononcer de telles mesures.
Il supprime également l'obligation faite aux ordres de transmettre au directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) les décisions disciplinaires intervenues pour des faits susceptibles de constituer des violences ou des violences sexuelles, dès lors que ces dispositions sont satisfaites par la lecture combinée des articles R. 4126-33 et R. 4126-34 du code de la santé publique. Ces deux articles prévoient en effet que les ordres notifient systématiquement tout prononcé de décision disciplinaire, quel qu'en soit le motif, au directeur général de l'ARS, lequel en informe les employeurs ou structures d'exercice du professionnel.
L'amendement maintient en revanche la transmission obligatoire par l'ordre au directeur général de l'ARS des ouvertures de procédures disciplinaires pour des faits susceptibles de constituer des violences sexuelles, des violences commises dans le cadre des soins ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou psychique d’un patient, d’un autre professionnel de santé ou du personnel. Il s'agit là d'un renforcement bienvenu des mécanismes de transmission d'informations existants, qui renforcera la portée du pouvoir de suspension administrative de professionnels de santé mobilisable par le directeur général de l'ARS en cas d'urgence et de risque de danger grave pour les patients.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-42 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE 5 SEXIES (NOUVEAU) |
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Alinéa 3
Remplacer les mots :
le 31 décembre 2029
par les mots :
dix-huit mois après la publication de la présente loi
Objet
L’article 5 sexies confie à l’État la coordination nationale des dispositifs de contrôle des antécédents judiciaires et de vérification de l’honorabilité. Son entrée en vigueur est fixée par décret, au plus tard le 31 décembre 2029.
Cet amendement remplace cette date par une échéance maximale de dix-huit mois à compter de la publication de la loi. Il permet une mise en œuvre plus rapide de cette coordination, tout en maintenant la possibilité d’une entrée en vigueur anticipée par décret.
Le point de départ retenu évite de faire dépendre ce délai de l’entrée en vigueur de la disposition qu’il a précisément pour objet d’encadrer.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-43 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes NOËL et MULLER-BRONN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 5 SEXIES (NOUVEAU) |
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Après l'article 5 sexies (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le 1° de l’article 706-53-4 du code de procédure pénale est complété par les mots : « ou s’il s’agit d’un crime ou d’un délit commis sur un mineur par une personne majeure au moment des faits ».
Objet
L’article 706-53-4 du code de procédure pénale prévoit une conservation de trente ans des données inscrites au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes pour les crimes et les délits punis de dix ans d’emprisonnement. Le délai est de vingt ans dans les autres cas, sous réserve du régime propre aux auteurs mineurs.
Cet amendement étend le délai de trente ans aux données relatives aux crimes et délits commis sur un mineur par une personne majeure au moment des faits, dès lors qu’ils relèvent du fichier.
La modification porte exclusivement sur le 1° de cet article. Elle préserve le point de départ des délais, les possibilités d’effacement prévues par les textes et les règles particulières applicables aux auteurs mineurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-348 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs CHAPITRE II : CRÉER UNE ORDONNANCE DE SÛRETÉ DE L'ENFANT |
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Rédiger ainsi l’intitulé de cette division :
Renforcer la protection judiciaire de l’enfant victime de violences intrafamiliales
Objet
Amendement de coordination.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-63 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED CHAPITRE II : CRÉER UNE ORDONNANCE DE SÛRETÉ DE L'ENFANT |
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Dans l’intitulé de cette division
Remplacer le mot :
sûreté
par le mot :
protection
Objet
Le présent amendement vise à substituer, dans l’intitulé du chapitre, la notion d’« ordonnance de protection de l’enfant » à celle d’« ordonnance de sûreté de l’enfant ».
Le Conseil national des barreaux rappelle que la terminologie retenue n’est pas neutre : elle doit rattacher le dispositif à sa finalité protectrice, et non à une approche de sûreté renvoyant à une dimension coercitive ou pénale. L’Assemblée nationale a d’ailleurs retenu, dans le volet pénal de l’article 6, la notion d’« ordonnance de protection provisoire de l’enfant » : le présent amendement assure la cohérence de l’ensemble.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-349 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 6 |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article 515-9 du code civil est ainsi rédigé :
« Art. 515-9.- Le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence une ordonnance de protection :
« 1° Lorsque des violences sont exercées au sein du couple, y compris lorsqu’il n’y a pas eu de cohabitation, ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin, y compris lorsqu’il n’y a jamais eu de cohabitation, et qu’elles mettent en danger la personne qui en est victime ou un ou plusieurs enfants ;
« 2° Lorsqu’il apparaît vraisemblable qu’un enfant a subi un viol incestueux, une agression sexuelle incestueuse ou des faits de violence commis par un de ses parents ou, lorsqu’il y a cohabitation, le conjoint ou concubin de ce dernier, et qu’en raison de ces faits l’enfant est dans une situation de danger. »
Objet
Si un consensus existe parmi les différentes institutions qui connaissent de la protection de l’enfance quant à la nécessité d’en améliorer les dispositifs judiciaires d’urgence, l’instauration d’un nouveau dispositif ad hoc suscite des réserves significatives.
L’article 6 risquerait, en lui-même, de perturber la compréhension des différents mécanismes qui permettent déjà d’assurer la protection d’un enfant en danger. Il maintiendrait en effet l’ordonnance de placement provisoire que peut prendre le juge des enfants au cours d’une instance, mais substituerait à son volet actuel qui relève du procureur de la République, une nouvelle ordonnance de protection provisoire.
Or, la lisibilité du droit et des voies de recours qu’il prévoit est primordiale pour assurer la protection en urgence de victimes présumées, comme l’a démontré le succès de l’ordonnance de protection en matière de violences intrafamiliales.
L’ordonnance de protection provisoire contribuerait par ailleurs à entretenir, voire à aggraver la fréquente confusion entre les offices du juge des enfants et du juge aux affaires familiales.
La solution retenue par l’article 6, nonobstant les difficultés juridiques que soulève sa rédaction actuelle, n’apparaît donc pas opportune.
Plutôt que d’instaurer une nouvelle ordonnance susceptible d’accentuer la confusion entre les différents mécanismes de protection et entre les offices du juge des enfants et du juge aux affaires familiales, cet amendement étend le champ de l’ordonnance de protection aux situations dans lesquelles seul l’enfant est présumé de violences. Il reprend les dispositions de la proposition de loi renforçant la protection judiciaire de l’enfant victime de violences intrafamiliales que le Sénat a adoptée en première lecture le 13 novembre 2024, en écartant les différentes restrictions qui avaient alors été retenues.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-134 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS ARTICLE 6 |
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Alinéa 5, première phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
En cas d’urgence et de mise en danger de l’enfant, notamment par ses parents, par l’un de ses parents ou par toute personne ou tout établissement, service ou organisme auquel il est confié ou qui en assure l’accueil, la garde ou la prise en charge, le procureur de la République du lieu où demeure le mineur organise obligatoirement, dans un délai de 24 heures, la protection provisoire de l’enfant.
Objet
Cet amendement du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires vise à rendre l’intervention du procureur obligatoire. La protection d’un enfant exposé à des violences ne doit pas dépendre d’une simple faculté laissée au procureur. Les magistrats disposent déjà de plusieurs outils de protection. Dans la pratique, leur mobilisation peut toutefois être limitée par le manque de temps, de moyens ou de connaissance des dispositifs existants.
Par ailleurs, cet amendement réintroduit un délai d’intervention de 24 heures. Le dispositif vise à répondre à des situations dans lesquelles un enfant est exposé à des violences. Sa pertinence dépend donc directement de la rapidité de l’intervention. La version examinée en commission spéciale prévoyait un délai de 24 heures à compter de la saisine du procureur pour délivrer l’ordonnance. Ce délai a disparu de la rédaction adoptée en séance. Cette suppression fragilise considérablement le caractère protecteur du dispositif qui peut perdre une grande partie de son efficacité. Cet amendement a été rédigé avec l’aide de Face à l’inceste.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-89 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 6 |
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Alinéa 5, première phrase
1° Après la première occurrence du mot :
enfant
insérer les mots :
portée à la connaissance du procureur de la République par toute personne
2° Après le mot :
notamment
insérer les mots :
lorsque le danger est susceptible d’être causé
Objet
Cet amendement du groupe CRCE-K, porté par le Collectif pour l’enfance, vise à s’assurer que toute personne ayant connaissance d’une situation d’urgence ou de mise en danger d’un enfant pourra saisir le procureur de la République afin que ce dernier organise la protection provisoire de l’enfant.
L’enquête menée par l’association Face à l’inceste en 2022, intitulée « Parents protecteurs, parents complices » révèle que seuls 6% des mères et 5% des pères portent plainte lorsque leur enfant révèle les violences subies, démontrant que cette révélation ne conduit que rarement à un dépôt de plainte par les parents.
Si la rédaction actuelle précise les personnes ou structures susceptibles d’être à l’origine de la mise en danger de l’enfant, elle ne s’assure pas de préciser que toute personne ayant connaissance de la mise en danger d’un enfant pourra saisir le procureur de la République.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-90 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 6 |
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Alinéa 5, première phrase
Remplacer le mot :
organise
par les mots :
doit organiser
Objet
Cet amendement du groupe CRCE-K, porté par le Collectif par l’enfance, vise à s’assurer que le procureur de la République devra obligatoirement assurer la protection de l’enfance lorsqu’il sera informé d’une situation d’urgence et de mise en danger d’un enfant.
En effet, la rédaction actuelle ne pose aucune obligation et constitue une seule incitation du procureur de la République à organiser la protection immédiate de l’enfant. Néanmoins, afin d’assurer la protection effective des enfants et de garantir que leur mise en sécurité sera organisée par le procureur, il convient de faire de cette incitation une obligation à la charge du procureur.
En laissant au procureur l’opportunité d’organiser la protection de l’enfant à sa libre appréciation, le risque est que cette protection immédiate ne soit pas effectivement mise en place alors même qu’elle serait nécessaire au regard de la situation à laquelle est exposée l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-119 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BAZIN, Mmes EUSTACHE-BRINIO et BELLUROT, MM. COURTIAL et CAMBON, Mme SOLLOGOUB, MM. PERRIN, RIETMANN et HOUPERT, Mmes MULLER-BRONN, DUMAS, IMBERT et AESCHLIMANN, MM. KHALIFÉ et COSTE, Mme BILLON, M. SAURY et Mmes DUMONT, VENTALON et BORCHIO FONTIMP ARTICLE 6 |
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I. – Alinéa 5, après la troisième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Il peut également attribuer la jouissance de l’animal de compagnie détenu au sein du foyer à l’un des parents ou à la personne à laquelle l’enfant est confié.
II. – Alinéa 6, après la quatrième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Il peut également attribuer la jouissance de l’animal de compagnie détenu au sein du foyer à l’un des parents ou à la personne à laquelle l’enfant est confié.
Objet
Le présent amendement vise à renforcer la protection des enfants exposés à des violences intrafamiliales en permettant au procureur de la République et au juge des enfants d'attribuer la jouissance de l'animal de compagnie détenu au sein du foyer à l'un des parents ou à la personne à laquelle l'enfant est confié.
Dans un contexte de violences intrafamiliales, les animaux de compagnie peuvent être utilisés comme instruments de menace ou de pression sur les enfants et leurs proches. La crainte de violences exercées sur un animal auquel l'enfant est attaché peut notamment contribuer à maintenir celui-ci dans une situation de peur ou de contrainte.
Indépendamment de toute instrumentalisation de l'animal, la mise en sécurité de l’animal participe à rassurer l’enfant et à faciliter l’acceptation de la mesure de placement, tout en protégeant l’animal lui-même des violences auxquelles il pourrait être exposé.
La gravité particulière de l’exposition des mineurs aux violences commises sur les animaux se traduit dans le code pénal dont les articles 521-1 et 521-1-1 prévoient une circonstance aggravante lorsque les faits sont commis en présence d’un mineur.
L'article 515-11 du code civil permet déjà au juge aux affaires familiales, dans le cadre d'une ordonnance de protection, d'attribuer à la partie demanderesse la jouissance de l'animal de compagnie détenu au sein du foyer.
Toutefois, l'ordonnance de protection est destinée aux situations de violences au sein du couple ou de l'ancien couple, tandis que les mesures d'assistance éducative prévues à l'article 375-5 peuvent intervenir dès lors que l'enfant est en danger, indépendamment de l'existence de violences conjugales. Il importe donc que la possibilité de statuer sur la jouissance de l'animal de compagnie ne soit pas limitée aux seules situations relevant d'une ordonnance de protection.
Dans un souci de cohérence entre ces dispositifs de protection et afin de garantir la protection de l'enfant dans ces différentes situations, le présent amendement vise à permettre également au procureur de la République et au juge des enfants de statuer sur la jouissance de l'animal de compagnie.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-29 rect. 20 octobre 2026 |
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Mmes BILLON et TETUANUI, MM. DELCROS, BRAULT et FARGEOT, Mme SOLLOGOUB, MM. PILLEFER, Jean-Michel ARNAUD, HINGRAY, CAPO-CANELLAS et DUFFOURG et Mme ROMAGNY ARTICLE 6 |
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Après l’alinéa 5
Ajouter un alinéa ainsi rédigé :
« L’ordonnance est délivrée par le procureur de la République dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa saisine s’il estime au vu des seuls éléments joints à la requête, qu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable le danger grave et immédiat auquel l’enfant se trouve exposé.
Objet
L’article 6, dans sa version adoptée en commission spéciale à l’Assemblée nationale, prévoyait un délai de huit jours pour la délivrance de l’ordonnance. Il permettait également au procureur de la République de prendre, dans un délai de vingt-quatre heures, les mesures nécessaires à la protection urgente de l’enfant lorsqu’il était saisi par le parent protecteur.
Toutefois, dans la version du texte adoptée en séance publique à l’Assemblée nationale et transmise au Sénat, ces délais d’intervention ont disparu. Or, l’objectif de ce dispositif d’ordonnance de sûreté est de garantir une protection rapide et effective à tout enfant exposé à des violences.
Cet amendement vise donc à prévoir que, lorsqu’il existe des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblable le danger grave et immédiat auquel l’enfant est exposé, le procureur de la République délivre une ordonnance de protection immédiate dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa saisine, sur le modèle de l’ordonnance provisoire de protection immédiate prévue à l’article 515-13-1 du code civil.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-115 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PAOLI-GAGIN ARTICLE 6 |
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I. – Alinéa 15
Remplacer les mots :
un article 227-11-1 ainsi rédigé
par les mots :
des articles 227-11-1 et a227-11-2insi rédigés
II. – Après l’alinéa 16
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Art. 227-11-2. – Le parent qui, de bonne foi, porte à la connaissance du procureur de la République, d’un officier ou d’un agent de police judiciaire, du président du conseil départemental en application de l’article L. 226-3 du code de l’action sociale et des familles ou d’un juge des faits de violences, notamment sexuelles ou incestueuses, qu’il estime commis sur son enfant mineur ne peut voir sa responsabilité civile ou pénale engagée à raison de ce signalement, sauf s’il est établi qu’il n’a pas agi de bonne foi.
« La circonstance selon laquelle les faits signalés n’ont pas donné lieu à des poursuites ou ont fait l’objet d’un classement sans suite, d’un non-lieu, d’une relaxe ou d’un acquittement ne suffit pas, à elle seule, à établir l’absence de bonne foi, qui s’apprécie au moment du signalement. »
Objet
Cet amendement crée un régime de « parent protecteur » afin de protéger tout parent qui alerte les autorités sur de potentiels faits commis contre son enfant. Il se fonde sur le modèle des lanceurs d'alerte et de l'article 226-14 du code pénal, qui protège déjà les professionnels signalant des maltraitances.
Aujourd'hui, le parent qui dénonce des violences sur son enfant s'expose à des plaintes pour dénonciation calomnieuse ou diffamation, surtout lorsque l'enquête est classée sans suite faute de preuves. Il est pourtant légitime que le parent fasse confiance à son enfant, recueille sa parole et mobilise les autorités compétentes pour attirer leur attention sur de potentiels faits graves.
Le dispositif proposé ne vise que les signalements adressés à une autorité et faits de bonne foi : il ne protège ni la dénonciation sciemment mensongère, ni la divulgation publique. Il donne aussi un contenu juridique à la notion de « parent protecteur », que l'article 6 ter B du présent projet de loi introduit sans la définir.
Il prolonge la proposition de loi « intégrale » adoptée par l'Assemblée nationale, qui étend le statut de lanceur d'alerte aux associations dénonçant des violences sexistes et sexuelles et apprécie la bonne foi du soignant au moment du signalement. Le parent, souvent premier destinataire des révélations de l'enfant, ne peut rester le seul à ne bénéficier d'aucune protection.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-25 rect. ter 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mmes LERMYTTE, Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 |
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Après l'article 6
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article 388-2 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« L’administrateur ad hoc désigné en application du présent article justifie d’une formation portant sur les droits de l’enfant, son développement et les modalités de recueil de sa parole. »
Objet
Le présent amendement vise à renforcer le statut, la formation et les moyens de l’administrateur ad hoc chargé de représenter les intérêts du mineur lorsque ceux-ci apparaissent en opposition avec ceux de ses représentants légaux.
Le Conseil national des barreaux déplore, dans son rapport, les lacunes du projet de loi relatives au statut et aux missions de l’administrateur ad hoc, alors que ce dernier joue un rôle déterminant dans la représentation effective des intérêts de l’enfant, en particulier lorsqu’il est également victime d’infractions.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-201 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 |
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Après l’article 6
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 221-2-4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
1° Après le II, il est inséré un II bis ainsi rédigé :
« II bis. – Lorsqu’une personne qui n’a pas été reconnue comme mineure ou en situation d’isolement saisit l’autorité judiciaire en application de l’article 375 du code civil, les effets de la décision mentionnée à l’avant-dernier alinéa du II du présent article sont suspendus jusqu’à l’intervention d’une décision juridictionnelle définitive.
« Durant cette période, l’accueil provisoire d’urgence prévu au I est maintenu. » ;
2° À la fin du III, les mots : « du présent article » sont supprimés.
Objet
Selon le 7e baromètre « Enfants à la rue » publié par l’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité, 2 159 enfants, dont 503 âgés de moins de trois ans, sont restés sans solution d’hébergement dans la nuit du 18 au 19 août 2025, malgré un appel au 115.
Cette situation concerne également les mineurs non accompagnés dont la minorité est contestée. À la suite d’une décision administrative de refus de minorité, ces jeunes peuvent se retrouver privés de toute protection pendant plusieurs mois, dans l’attente d’une décision judiciaire, alors même que leur recours peut aboutir à la reconnaissance de leur minorité.
Dans son rapport du 3 octobre 2025, le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a dénoncé les défaillances du dispositif français d’évaluation et de protection, ainsi que les atteintes aux droits garantis par la Convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Le présent amendement vise à garantir le maintien de l’accueil provisoire d’urgence et à suspendre les effets d’une décision de refus de minorité lorsqu’un recours est engagé devant l’autorité judiciaire sur le fondement de l’article 375 du code civil, jusqu’à ce qu’une décision juridictionnelle définitive soit rendue. Il entend ainsi prévenir les ruptures de prise en charge et garantir qu’aucun jeune ne soit privé de protection avant que la justice ait définitivement statué sur sa situation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-116 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PAOLI-GAGIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 |
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Après l'article 6
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l'article 177-2 du code de procédure pénale, il est inséré un article 177-2-1 ainsi rédigé :
« Art. 177-2-1. – Le montant de l'amende civile prévue aux articles 177-2, 212-2 et 392-1 est porté à 60 000 € lorsque la plainte avec constitution de partie civile ou la citation directe jugée abusive ou dilatoire est dirigée contre un parent :
« 1° Soit à raison du fait qu'il a, de bonne foi, porté à la connaissance de l'autorité judiciaire, d'un service de police ou de gendarmerie ou du président du conseil départemental des faits de violences qu'il estime commis sur son enfant mineur ;
« 2° Soit pour des faits prévus à l'article 227-5 du code pénal commis alors qu'une procédure pénale ou une procédure de protection de l'enfant engagée à la suite d'un tel signalement est en cours. »
Objet
Cet amendement reprend le mécanisme créé en 2022 pour protéger les lanceurs d'alerte : une amende civile majorée, jusqu'à 60 000 €, contre les procédures abusives engagées pour les réduire au silence.
Le parent qui alerte fait souvent l'objet de plaintes et de citations directes à répétition, pour dénonciation calomnieuse ou non-représentation d'enfant. Même vouées à l'échec, ces procédures l'épuisent financièrement et pèsent ensuite dans les décisions sur la résidence de l'enfant.
L'amendement ne ferme aucune voie de droit : le juge reste libre d'apprécier le caractère abusif de la procédure. Il rend seulement plus dissuasif le harcèlement judiciaire, sans créer de charge publique.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-200 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 |
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Après l'article 6
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le I de l’article L. 221-2-4 du code d’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il procède à sa scolarisation immédiate en application des articles L. 111-1, L. 122-1 et L. 131-1 et L. 114-1 du code de l’éducation. »
Objet
Le présent amendement vise à garantir l’accès effectif à la scolarisation des jeunes étrangers se déclarant mineurs et privés de la protection de leur famille, dès leur accueil provisoire d’urgence et jusqu’à la décision définitive sur leur minorité. Il permet d’engager sans délai les démarches d’inscription, les évaluations de niveau et l’affectation scolaire, sans attendre l’issue d’une procédure judiciaire parfois longue.
En pratique, les conditions d’accès à l’école varient selon les académies, certaines exigeant une mesure de protection provisoire ou la désignation d’un représentant légal. Ces disparités administratives privent des jeunes de leur droit à l’éducation pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.
Dans sa décision du 24 janvier 2022 (n° 432718), le Conseil d’État a pourtant jugé que le doute sur l’âge d’un jeune sollicitant la protection de l’enfance ne constituait pas un motif suffisant pour refuser sa scolarisation. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a également appelé la France, dans son rapport du 3 octobre 2025, à garantir l’égalité d’accès à l’éducation des mineurs non accompagnés, y compris lorsqu’ils contestent une décision relative à leur âge.
Le présent amendement vise ainsi à garantir l’effectivité du droit à l’éducation, en mettant fin aux disparités territoriales et en évitant que l’incertitude sur la minorité d’un jeune ne fasse obstacle à sa scolarisation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-350 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 6 BIS (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article 373-2-9 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Dans sa décision fixant la résidence de l'enfant, et le cas échéant l'exercice d'un droit d'hébergement ou de visite, le juge aux affaires familiales tient compte de tout risque de répétition de violence envers l'autre parent ou son enfant. Il motive spécialement sa décision à ce titre. »
Objet
Le présent article, introduit en commission à l'Assemblée nationale, vise à interdire de manière automatique au juge aux affaires familiales de fixer la résidence d'un enfant au domicile d'un parent qui a commis des violences sur l'autre parent ou l'enfant.
Si l'intention des rédacteurs est légitime, la rédaction adoptée présente de forts risques d'inconstitutionnalité. De fait, en ne précisant pas le niveau de violences, ni la nécessité pour que l'interdiction s'applique, d'une mise en examen ou d'une condamnation, l'article est imprécis et non adapté à l'ensemble des situations. De plus, l'interdiction d'accueillir l'enfant à son domicile est prévue pour une durée indéterminée ce qui, de la même manière, peut paraître fortement disproportionné dans certaines situations familiales.
Afin de garantir la constitutionnalité du dispositif ainsi que son adaptation à chaque situation, le présent amendement vise à imposer au juge la prise en compte du risque de violences des parents lorsqu'il statue sur la résidence d'un enfant, l'exercice d'un droit d'hébergement et d'un droit de visite le cas échéant. Pour rappel, ces dispositions s'articuleraient avec les dispositifs d'urgence, visant à faire cesser une situation de danger immédiat pour l'enfant, notamment prévu par le présent projet de loi en son article 6.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-30 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes BILLON et TETUANUI, MM. DELCROS, BRAULT et FARGEOT, Mme SOLLOGOUB, MM. PILLEFER, Jean-Michel ARNAUD, HINGRAY, CAPO-CANELLAS et DUFFOURG et Mme ROMAGNY ARTICLE 6 BIS (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L’article 373-2-9 du code civil est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque le juge constate qu’un parent aurait exercé des violences physiques, psychologiques ou sexuelles sur l’autre parent ou sur l’un de ses enfants, ou sur un autre mineur, il exclut la fixation de la résidence de l’enfant au domicile de ce parent, à titre principal ou en alternance.
« Cette constatation est effectuée au vu des éléments contradictoirement débattus, sans qu’une condamnation pénale préalable ne soit nécessaire. Les actes nécessaires et proportionnés accomplis pour se défendre ou protéger l’enfant contre des violences ne peuvent, à eux seuls, justifier l’exclusion de la résidence au domicile du parent qui les a accomplis.
« Le juge ne peut déroger à cette exclusion qu’à titre exceptionnel, par une décision spécialement motivée établissant, après une appréciation individualisée de la nature et de la gravité des faits, de leurs conséquences et du risque de renouvellement des violences, que cette résidence répond à l’intérêt supérieur de l’enfant et ne compromet la sécurité physique ou psychique ni de celui-ci ni de l’autre parent. Le seul intérêt au maintien des liens avec les deux parents ne peut suffire à justifier cette dérogation.
« Les mesures prises en application des trois alinéas précédents peuvent être réexaminées par le juge aux affaires familiales à la suite de toute décision définitive rendue par la juridiction pénale concernant les faits de violences. Le juge statue alors au regard des éléments nouveaux portés à sa connaissance et de l’intérêt supérieur de l’enfant.»
Objet
L’article 6 bis fait de l’exclusion de la résidence de l’enfant au domicile du parent auteur de violences la règle lorsque le juge constate des violences physiques, psychologiques ou sexuelles commises sur l’autre parent, sur l’un de ses enfants ou sur un autre mineur.
Cet amendement de réécriture propose une nouvelle rédaction qui répond à l’objection formulée au point 111 de l’avis du Conseil d’État sur la version antérieure de la proposition de loi intégrale, qui soulignait le risque de disproportion d’une interdiction générale indifférente aux circonstances.
L’amendement prévoit ainsi une dérogation exceptionnelle, soumise à une décision spécialement motivée et à une appréciation individualisée de la nature et de la gravité des violences, de leurs conséquences et du risque de renouvellement.
L’amendement prévoit enfin que le contexte des faits est pris en compte afin de protéger les parents ayant accompli des actes nécessaires et proportionnés pour se défendre ou protéger leur enfant. Il contribue ainsi à mettre en œuvre l’objectif de sécurité des victimes et des enfants consacré par l’article 31 de la Convention d’Istanbul.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-135 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS ARTICLE 6 BIS (NOUVEAU) |
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Compléter cet article par quatre alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque le juge constate qu’un parent a exercé des violences physiques, psychologiques ou sexuelles sur l’autre parent ou sur l’un de ses enfants, ou sur un autre mineur, il exclut la fixation de la résidence de l’enfant au domicile de ce parent, à titre principal ou en alternance.
« Cette constatation est effectuée au vu des éléments contradictoirement débattus, sans qu’une condamnation pénale préalable soit nécessaire.
« Le juge ne peut déroger à cette exclusion qu’à titre exceptionnel, par une décision spécialement motivée établissant, après une appréciation individualisée de la nature et de la gravité des faits, de leurs conséquences et du risque de renouvellement des violences, que cette résidence répond à l’intérêt supérieur de l’enfant et ne compromet la sécurité physique ou psychique ni de celui-ci ni de l’autre parent. Le seul intérêt au maintien des liens avec les deux parents ne peut suffire à justifier cette dérogation.
« Pour l’application de ces dispositions, le juge examine le contexte des faits. Les actes nécessaires et proportionnés accomplis pour se défendre ou protéger l’enfant contre des violences ne peuvent, à eux seuls, justifier l’exclusion de la résidence au domicile du parent qui les a accomplis. »
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires fait de l’exclusion de la résidence de l’enfant au domicile du parent auteur de violences la règle lorsque le juge constate des violences physiques, psychologiques ou sexuelles commises sur l’autre parent, sur l’un de ses enfants ou sur un autre mineur. Il précise que cette constatation peut être établie au vu des éléments contradictoirement débattus, sans qu’une condamnation pénale préalable soit nécessaire, sans préjuger de la culpabilité pénale de leur auteur. Cette rédaction répond à l’objection formulée au point 111 de l’avis du Conseil d’État sur la version antérieure de la proposition de loi intégrale, qui soulignait le risque de disproportion d’une interdiction générale indifférente aux circonstances. L’amendement prévoit ainsi une dérogation exceptionnelle, soumise à une décision spécialement motivée et à une appréciation individualisée de la nature et de la gravité des violences, de leurs conséquences et du risque de renouvellement. Le juge doit établir que la résidence répond à l’intérêt supérieur de l’enfant et ne compromet ni sa sécurité physique ou psychique ni celle de l’autre parent. L’amendement prévoit enfin que le contexte des faits est pris en compte afin de protéger les parents ayant accompli des actes nécessaires et proportionnés pour se défendre ou protéger leur enfant. Il contribue ainsi à mettre en œuvre l’objectif de sécurité des victimes et des enfants consacré par l’article 31 de la Convention d’Istanbul. Amendement proposé par Face à l’inceste.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-351 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 6 TER A (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
L'article 373-2-11 du code civil est ainsi modifié :
1° Le septième alinéa est complété par les mots : « ou de l'enfant » ;
2° À la fin, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le juge motive spécialement la décision qu'il rend en considération des éléments mentionnés au présent article ».
Objet
L'article 6 ter A, introduit en séance à l'Assemblée nationale, vise à réaffirmer l'obligation faite au juge aux affaires familiales de recueillir la parole de l'enfant, notamment lorsque celui-ci refuse de se rendre chez l'un de ses parents en invoquant des violences sexuelles, incestueuses ou intrafamiliales. Il prévoit également qu'en cas de suspicion de violences sexuelles sur l'enfant, toute décision fixant un droit de visite est spécialement motivée au regard de la sécurité physique et psychique de l'enfant.
Tout en partageant pleinement l'objet de l'amendement, les rapporteures considèrent que de telles obligations sont déjà prévues par le code civil. Aussi proposent-elles, par le présent amendement, de déplacer ces dispositions au sein de l'article 373-2-11 du code civil, qui rassemble les éléments d'appréciation que le juge aux affaires familiales doit prendre en considération pour sur prononcer sur les modalités de l'autorité parentale. Il s'agit notamment en l'état du droit de :
la pratique que les parents avaient précédemment suivie, les sentiments exprimés par l'enfant, l'aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs et à respecter les droits de l'autre,les pressions ou violences, à caractère physique ou psychologique, exercées par l'un des parents sur la personne de l'autre, le résultat d'expertises éventuellement effectuées, les renseignements recueillis au cours des enquêtes sociales.
Cet article commande ainsi toutes les décisions du juge aux affaires familiales lorsqu'il se prononce sur l'exercice de l'autorité parentale (droit de résidence, droit de visite, droit d'hébergement) et est à ce titre plus englobant que l'article visé par l'Assemblée nationale.
L'amendement propose ainsi de préciser que le juge doit également tenir compte, dans chacune de ses décisions sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale, les pressions ou violences, à caractère physique ou psychologique, exercées par l'un des parents sur l'enfant. En sus, il prévoit que, pour chacune de ses décisions, le juge motive spécialement la décision qu'il rend en considération de l'ensemble des éléments précités - cette mention permettant de garantir un meilleur respect des dispositions et une clarté des décisions rendues.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-12 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 6 TER A (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Après le mot :
recueilli
insérer les mots :
par le juge aux affaires familiales
Objet
Le présent amendement vise à préciser que le refus exprimé par l’enfant de se rendre chez l’un de ses parents lorsqu’il invoque des violences sexuelles, incestueuses ou intrafamiliales est recueilli par le juge aux affaires familiales.
Le texte prévoit que cette parole doit être recueillie dans des conditions adaptées à l’âge et au degré de maturité de l’enfant, sans préciser à qui incombe ce recueil.
Or, le juge aux affaires familiales est directement appelé à statuer sur les modalités de résidence de l’enfant et l’exercice du droit de visite et d’hébergement. Il est également déjà compétent pour procéder à l’audition du mineur capable de discernement dans les procédures qui le concernent.
Compte tenu de la particulière sensibilité de la parole de l’enfant lorsqu’il fait état de violences, le présent amendement propose donc de confier explicitement son recueil au juge aux affaires familiales, afin que celui-ci puisse l’entendre directement et la prendre en compte dans sa décision.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-13 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 6 TER A (NOUVEAU) |
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Alinéa 3
Après le mot :
enfant,
rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
aucun nouveau droit de visite, y compris lorsqu’il s’exerce en présence d’un tiers, ne peut être accordé au parent concerné jusqu’à l’issue des investigations menées sur ces faits.
Objet
Le présent amendement vise, par mesure de prévention, à ce qu’aucun nouveau droit de visite ne puisse être accordé au parent concerné lorsque l’enfant fait état de violences sexuelles, incestueuses ou intrafamiliales, jusqu’à l’issue des investigations menées sur ces faits.
La particulière gravité des faits allégués justifie que toutes les précautions nécessaires soient prises pour protéger l’enfant pendant le temps des investigations. Sans préjuger de la réalité des faits ni de leur qualification, l’octroi d’un nouveau droit de visite apparaît difficilement conciliable avec cette exigence de prévention tant que les circonstances n’ont pas été suffisamment éclaircies.
Il s’agit ainsi d’instaurer une mesure conservatoire, limitée au temps nécessaire aux investigations : elle ne tire aucune conséquence définitive des faits allégués, mais évite de créer une nouvelle situation susceptible d’exposer l’enfant à un risque dans l’attente de leur clarification.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-87 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 TER A (NOUVEAU) |
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Après l'article 6 ter A (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Lorsqu’un enfant confié à un service ou à une personne en application d’une mesure de protection de l’enfance exprime, lors de la mise en œuvre d’un droit de visite, un refus persistant ou manifeste de rencontrer son parent, en particulier lorsqu’il fait état de violences, de peur ou de détresse, le professionnel chargé de l’accompagnement recueille les éléments permettant de comprendre ce refus et en informe sans délai le service gardien et l’autorité judiciaire compétente.
Dans l’attente de la réévaluation de la situation par l’autorité judiciaire, le professionnel ne peut être contraint de mettre en œuvre la rencontre lorsque celle-ci est susceptible de porter atteinte à la sécurité physique ou psychique de l’enfant.
L’autorité judiciaire statue dans les meilleurs délais sur le maintien, l’aménagement, la médiatisation ou la suspension du droit de visite, au regard notamment des éléments recueillis auprès de l’enfant et des professionnels qui l’accompagnent.
Objet
Cet amendement vise à renforcer la prise en compte de la parole de l’enfant confié à l’aide sociale à l’enfance lorsqu’il exprime un refus persistant ou manifeste de rencontrer l’un de ses parents dans le cadre de l’exercice d’un droit de visite.
Il entend prévenir les situations dans lesquelles un enfant pourrait être contraint de maintenir un lien avec un parent, alors même qu’il exprime des craintes, une détresse psychologique ou fait état de violences.
À cette fin, l’amendement prévoit que tout refus manifeste ou persistant fasse l’objet d'un recueil des éléments permettant d’en comprendre les raisons et d’une information sans délai du service gardien et de l’autorité judiciaire compétente.
Il vise également à protéger les professionnels chargés de l’accompagnement en leur permettant de ne pas mettre en œuvre une rencontre susceptible de compromettre la sécurité physique ou psychique de l’enfant, dans l’attente d’une réévaluation judiciaire.
Enfin, il prévoit que l’autorité judiciaire se prononce dans les meilleurs délais sur les modalités du droit de visite, en tenant compte de la parole de l’enfant et des observations des professionnels qui l’accompagnent.
L’objectif est de garantir que le maintien du lien familial ne s’exerce jamais au détriment de la sécurité, de l’équilibre psychologique et de l’intérêt supérieur de l’enfant, tout en préservant le rôle de l’autorité judiciaire dans les décisions relatives à l’exercice de l’autorité parentale.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-131 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Grégory BLANC, Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 TER A (NOUVEAU) |
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Après l’article 6 ter A (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Lorsqu’un enfant confié à un service ou à une personne en application d’une mesure de protection de l’enfance exprime, lors de la mise en œuvre d’un droit de visite, un refus persistant ou manifeste de rencontrer son parent, en particulier lorsqu’il fait état de violences, de peur ou de détresse, le professionnel chargé de l’accompagnement recueille les éléments permettant de comprendre ce refus et en informe sans délai le service gardien et l’autorité judiciaire compétente.
Dans l’attente de la réévaluation de la situation par l’autorité judiciaire, le professionnel ne peut être contraint de mettre en œuvre la rencontre lorsque celle-ci est susceptible de porter atteinte à la sécurité physique ou psychique de l’enfant.
L’autorité judiciaire statue dans les meilleurs délais sur le maintien, l’aménagement, la médiatisation ou la suspension du droit de visite, au regard notamment des éléments recueillis auprès de l’enfant et des professionnels qui l’accompagnent.
Objet
L’article 6 ter A du projet de loi est une avancée en reconnaissant :
- Le refus de l'enfant qui invoque des violences doit être recueilli et pris en compte ;
- En cas de suspicion de violences, le juge doit motiver spécialement sa décision concernant le droit de visite au regard de la sécurité physique et psychique de l’enfant, y compris pour les visites
médiatisées.
Mais il reste un angle mort. Aujourd'hui, face à un enfant qui refuse de rencontrer son parent, le professionnel doit choisir entre deux risques : contraindre l'enfant, ou désobéir à une décision de justice.
Aucun professionnel ne devrait porter seul cette responsabilité.
Le présent amendement repose sur un principe simple : le professionnel protège et alerte ; le juge décide. Il ne permet pas au professionnel de suspendre une décision judiciaire. Il lui évite d'avoir à contraindre physiquement un enfant lorsque des éléments circonstanciés laissent penser que cette rencontre immédiate peut lui nuire. Le professionnel peut alors différer la rencontre, à titre conservatoire, pour la durée strictement nécessaire à la saisine du juge. Cette impossibilité temporaire de mise en œuvre du droit de visite ne constitue pas une suspension de la décision judiciaire.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-352 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 6 TER B (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement supprime l'article 6 ter B, dont la rédaction imprécise et ambigüe pourrait conduire à des décisions contraires à l'intérêt de l'enfant.
L'article précise que lorsqu'un enfant est confié à l'un de ses parents dans un contexte d'allégations de violences sexuelles, incestueuses ou intrafamiliales, le juge veille, sauf décision spécialement motivée contraire, au maintien de liens réguliers avec l'autre parent lorsque celui-ci apparaît comme un parent protecteur. Si l'article entend traiter des situations dans lesquelles l’enfant est confié à l’un des parents en raison de violences sexuelles alléguées à l’encontre de l’autre parent, la portée de la disposition apparaît incertaine puisque cet autre parent n’est pas protecteur et représente un danger pour l'enfant.
L’interprétation stricte de cette disposition aurait donc pour effet de contraindre le juge à maintenir des liens avec le parent violent, ce qui entre en contradiction avec l’article 373-2-6 du code civil qui impose au juge de veiller à la sauvegarde de l’intérêt supérieur de l’enfant.
Les rapporteures proposent donc la suppression de l'article, sans qu'il soit nécessaire de le remplacer par de nouvelles dispositions. En effet, le droit en vigueur prévoit déjà le maintien des relations personnelles entre l’enfant et son parent et permet au juge de prendre les mesures nécessaires pour assurer l'effectivité de ces liens, dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant (articles 373-2 et 373-2-6 du code civil), ce qui implique de tenir compte du caractère protecteur de ce parent envers l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-91 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme VARAILLAS et les membres du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste - Kanaky ARTICLE 6 TER B (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :
« Art. 373-2-9-1 A. – Lorsqu’il ressort des éléments de la procédure que des violences sexuelles, incestueuses ou intrafamiliales sont vraisemblables et que l’enfant est confié à un tiers ou à l’aide sociale à l’enfance, le juge veille au maintien des liens avec le parent qui a signalé les faits, lorsque ce maintien est conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant et compatible avec sa sécurité physique et psychique.
« Toute décision faisant obstacle au maintien de ces liens est spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant et des éléments relatifs à sa sécurité. »
Objet
Le présent amendement est issu d’une proposition de l’association Face à l’inceste et vise à garantir le maintien des liens entre l’enfant et le parent ayant signalé des faits de violences sexuelles, incestueuses ou intrafamiliales, lorsque ces violences sont rendues vraisemblables et que l’enfant est confié à un tiers ou à l’aide sociale à l’enfance. Une mesure de mise à l’abri ne doit pas conduire, par elle-même, à une rupture des relations entre l’enfant et le parent qui a donné l’alerte. Lorsque ce parent constitue une figure sécurisante pour l’enfant, le maintien de ce lien est essentiel à son équilibre affectif et à son développement. Le maintien de ces liens doit toutefois demeurer compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant et sa sécurité physique et psychique.
Le présent amendement entend ainsi préserver l’objectif poursuivi par l’article 6 ter B, tout en clarifiant son champ d’application et en sécurisant sa rédaction. Il substitue la notion de « parent protecteur », dépourvue de définition juridique précise et susceptible de donner lieu à des appréciations subjectives, pour un critère plus objectif fondé sur le signalement des faits. Il prévoit que le juge veille au maintien des liens, sauf lorsque la situation de l’enfant justifie une décision contraire. Toute décision faisant obstacle à ce maintien doit être spécialement motivée au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant et des éléments relatifs à sa sécurité. Le dispositif vise à concilier la protection effective de l’enfant et la préservation de ses relations personnelles avec le parent ayant donné l’alerte, lorsque leur maintien demeure conforme à son intérêt supérieur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-117 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme PAOLI-GAGIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 6 TER B (NOUVEAU) |
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Après l'article 6 ter B (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L'article 373-2-11 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Le fait pour un parent d'avoir, de bonne foi, porté à la connaissance de l'autorité judiciaire, d'un service de police ou de gendarmerie ou du président du conseil départemental des faits de violences qu'il estime commis sur l'enfant, ou d'avoir sollicité une mesure de protection de celui-ci, ne peut, à lui seul, être retenu à son encontre au titre du 3°. »
Objet
Cet amendement transpose au parent protecteur l'interdiction des représailles qui fonde la protection des lanceurs d'alerte.
Le 3° de l'article 373-2-11 du code civil invite le juge aux affaires familiales à apprécier l'aptitude de chaque parent à respecter les droits de l'autre. Ce critère légitime se retourne contre le parent qui alerte : son signalement est lu comme une entrave au lien avec l'autre parent, voire comme une manipulation de l'enfant. Ce renversement de culpabilité a été documenté par la Ciivise et par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le traitement judiciaire des violences incestueuses et la situation des parents protecteurs.
L'amendement ne prive pas le juge de son pouvoir d'appréciation : seul le signalement de bonne foi, pris isolément, ne peut fonder une décision défavorable. Un comportement d'entrave avéré et distinct du signalement reste pris en compte. Il complète l'article 6 ter A, qui impose de motiver spécialement le droit de visite en cas de suspicion de violences.
Il complète enfin l'article 7 de la proposition de loi « intégrale », qui frappe de nullité les expertises fondées sur le « syndrome d'aliénation parentale » : ce qui est interdit à l'expert ne doit pas pouvoir être retenu par le juge sous une autre forme.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-353 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 6 TER (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Si l’objectif poursuivi par cet article est compréhensible, au regard de la porosité marquée entre l’office de ces juges en matière de protection de l’enfance, la solution envisagée engendrerait plusieurs difficultés juridiques et pratiques.
Il apparaît en effet que les décisions relatives à l’autorité parentale ne relèvent pas en principe du juge des enfants, qui ne peut en connaître qu’accessoirement, lorsqu’il ordonne des mesures d’assistance éducative, mais du juge aux affaires familiales.
Une telle extension de sa compétence risquerait au surplus de conduire à l’instrumentalisation du cabinet du juge des enfants, qui souffre déjà d’un engorgement significatif.
L’amendement propose donc de supprimer cet article.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-354 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 6 QUATER (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement supprime la demande de rapport au Gouvernement formulée par l’article 6, conformément à la position constante de la commission en la matière.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-261 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 6 QUATER (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
L’article 6 quater prévoit la remise au Parlement d’un rapport sur la création d’une plateforme nationale recensant les structures susceptibles d’accueillir des mineurs à titre provisoire et en urgence.
Cette demande de rapport ne paraît pas nécessaire, alors que le projet de loi prévoit déjà la mise en place de référentiels nationaux applicables aux systèmes d’information utilisés dans le champ de la protection de l’enfance.
Le présent amendement supprime donc cet article.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-297 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 3, première phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Lorsqu’un mineur pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance est confié à un tiers mentionné à l’article L. 221-2-1, un assistant familial ou un établissement ou service autorisé au titre du présent code situés hors du département qui assure sa prise en charge, le président du conseil départemental de ce dernier transmet sans délai au président du conseil départemental du lieu d’accueil du mineur l’identité de ce dernier, la date de début de l’accueil, le type d’accueil, la date prévisionnelle de fin de l’accueil, ainsi que toute autre information définie par décret.
Objet
Cet amendement vise à étendre le champ des transmissions d’informations entre départements dans le cas où le mineur est accueilli hors de son département de prise en charge.
L’article 7 prévoit cet échange d’information s’agissant des seules prises en charge dans des structures. Il est proposé d’étendre ce principe dans le cas des accueils durables et bénévoles chez un tiers et des accueils chez un assistant familial.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-262 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 7 |
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Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Lorsqu’un mineur est confié, au titre de la protection de l’enfance, à une structure autorisée en application du présent article située hors du département qui assure sa prise en charge, le président du conseil départemental de ce dernier informe le président du conseil départemental du lieu d’implantation de la structure. Lorsque cet accueil est préparé, cette information est transmise préalablement au début de l’accueil. Lorsque l’accueil intervient en urgence, elle est transmise dans un délai de huit jours à compter du début de l’accueil. Elle précise l’identité du mineur concerné, la date de début de l’accueil, la structure d’accueil ainsi que, le cas échéant, la date prévisionnelle de fin de l’accueil. Cette transmission est réalisée dans des conditions garantissant la confidentialité des informations relatives au mineur. » ;
Objet
Le présent amendement vise à organiser une information directe entre le président du conseil départemental qui assure la prise en charge du mineur et le président du conseil départemental du lieu d’implantation de la structure d’accueil.
Lorsque l’accueil hors département est préparé, le Département d’accueil doit être informé avant sa mise en œuvre. Lorsqu’il intervient en urgence, l’information doit être transmise dans un délai maximal de huit jours à compter du début de l’accueil.
Cette distinction permet de concilier les nécessités de l’accueil en urgence avec l’information rapide du département d’implantation, afin que celui-ci puisse exercer ses compétences de contrôle et disposer d’une connaissance précise des mineurs accueillis sur son territoire.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-298 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 6
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à maintenir les dispositions issues de la loi du 7 février 2022, supprimées par l’Assemblée nationale, permettant un accueil des mineurs protégés, à titre exceptionnel, dans des structures autres que celles autorisées par le droit commun.
Cet accueil dérogatoire pourrait se faire au sein des structures autorisées selon le régime d’autorisation dérogatoire, nouvellement créé par l’article 7, ainsi que dans les structures dites « jeunesse et sport », qui peuvent également apporter une solution provisoire utile.
Supprimer ces possibilités d’accueil, réservées à des cas d’urgence et de mise à l’abri ne pouvant excéder la durée de deux mois, ne paraît pas réaliste pour les départements. En outre, la fin du régime de simple déclaration pour certaines structures rehausse les garanties de sécurité encadrant l’accueil proposé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-97 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 7 |
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Alinéa 6
Remplacer cet alinéa par deux alinéas ainsi rédigés :
b) Le second alinéa est ainsi rédigé :
« Par dérogation au premier alinéa du présent article et à titre exceptionnel pour répondre à des situations d’urgence ou assurer la mise à l’abri des mineurs, cette prise en charge peut être réalisée, pour une durée ne pouvant excéder deux mois, dans une structure d’hébergement relevant de l’article L.321-1. Elle ne s’applique pas dans le cas des mineurs atteints d’un handicap physique, sensoriel, mental, cognitif ou psychique, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant, reconnu par la maison départementale des personnes handicapées. Un décret fixe les conditions d’application du présent article. » ;
Objet
La suppression de l'alinéa 2 de l'article L. 221-2-3 du CASF, loin de renforcer la protection des mineurs confiés à l'aide sociale à l’enfance, aboutit paradoxalement à un dispositif moins protecteur que le droit actuellement en vigueur.
En effet, le premier alinéa de l'article L. 221-2-3 du CASF pose le principe que hors vacances scolaires, congés professionnels ou de loisirs, la prise en charge des mineurs confiés doit être assurée par un assistant familial ou dans des établissements et services autorisé au titre du code de l’action sociale et des familles.
L'alinéa 2 de l’article susmentionné tel que prévu par le projet de loi déposé par le Gouvernement vient border strictement l'exception à ce principe en n'autorisant le recours à des structures relevant de l'article L. 321-1 du CASF qu'à titre exceptionnel, pour un motif d'urgence ou de mise à l'abri, et dans une double limite : une durée plafonnée à deux mois ;une exclusion expresse des mineurs atteints d'un handicap physique, sensoriel, mental ou cognitif, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant reconnu par la MDPH.
La suppression de cet alinéa ferait disparaître les garde-fous encadrant l'accueil d'urgence. Privées de ce cadre légal, ces prises en charge dérogatoires ne seraient plus soumises à aucune limite de durée, et ce dispositif pourrait désormais accueillir les mineurs les plus vulnérables.
Par ailleurs, il convient de rappeler que l'interdiction du placement à l'hôtel des mineurs et jeunes majeurs confiés à l'ASE, issue de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022, demeure pleinement acquise et n'est pas remise en cause par le rétablissement de l'alinéa 2. Le rétablissement proposé se borne à encadrer le recours, à titre exceptionnel, aux structures relevant de l'article L. 321-1 du CASF.
Enfin, le retrait de la référence aux structures d'accueil collectif de mineurs (dites « jeunesse et sport »), également couvertes par l'alinéa 2 dans sa rédaction antérieure, apparaît en revanche pertinent. En effet, ces structures relèvent d'un régime de déclaration du séjour à l’occasion des vacances scolaires, des congés professionnels ou de loisir, cadre juridique qui s’avère inadapté à un accueil continu pour des besoins de mise à l'abri ou d'urgence pouvant survenir à tout moment de l'année.
Le présent amendement propose donc de rétablir l'alinéa 2 de l'article L. 221-2-3 du CASF afin de restaurer un cadre plus protecteur que celui résultant de la suppression pure et simple de la disposition.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-299 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 10
1° Après le mot :
utilisé
insérer le signe :
,
et après la référence
L. 112-3
insérer le signe :
,
2° Remplacer la deuxième occurrence du mot :
et
par le signe
,
3° Après le mot :
médico-sociaux
insérer les mots :
et les lieux de vie et d'accueil
4° Remplacer les mots :
doivent bénéficier
par le mot :
bénéficient
Objet
Amendement de coordination rédactionnelle.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-300 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa
« Ces référentiels sont élaborés en concertation avec les conseils départementaux et dans des conditions déterminées par décret.
Objet
Cet amendement vise à garantir que les référentiels opposables aux systèmes d’information et aux outils numériques utilisés en protection de l’enfance seront bien élaboré en concertation avec les départements.
Si l’interopérabilité des logiciels en protection de l’enfance est attendue de longue date pour permettre la bonne coordination de tous les acteurs, il revient à l’État de bien associer les départements, chefs de file de la protection de l'enfance, à la conduite de ce chantier au long cours.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-165 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 7 |
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I. – Après l’alinéa 12
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
« 2° bis Le troisième alinéa du II de l’article L. 312-1 est complété par deux phrases ainsi rédigées :
« “À cette fin, tout établissement d’accueil collectif assure la présence auprès des enfants et au sein de l’établissement d’un effectif de professionnels qualifiés d’un diplôme reconnu des secteurs socio-éducatif, médico-social et de santé et conforme à des normes d’encadrement fixées par décret.” ; »
« Ces taux et normes sont fixés par décret, par catégorie d’établissement, de service, de lieu de vie et d’accueil ou d’accueil autorisé au titre de l’article L. 321-1 et, le cas échéant, par tranche d’âge. Ils sont exprimés sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés par nombre d’enfants accueillis ou accompagnés, tiennent compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants et sont adaptés à la taille des unités de vie, à l’âge, aux temps de vie et aux modalités d’intervention. »
II. – Compléter cet article par les IV à VI ainsi rédigés :
« IV. – Le 2° bis du I entre en vigueur deux ans après la publication de la présente loi. Jusqu’à son entrée en vigueur, un décret fixe les normes socles garantissant la sécurité de l’encadrement des enfants accueillis par des professionnels pendant la nuit et la fin de semaine, à l’exception des associations gestionnaires des villages d’enfants autorisés en application de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles.
« V. – Le décret mentionné au troisième alinéa du II de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles établit des normes d’encadrement détaillées qui :
« 1° Sont exprimées sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés par nombre d’enfants accueillis ;
« 2° Tiennent compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants accueillis ;
« 3° Sont adaptées en fonction de la taille des unités de vie, de l’âge et des temps de vie des enfants accueillis.
« VI. – La charge pour l’État et les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Objet
La crise de la protection de l’enfance rend indispensable la garantie de conditions d’accueil adaptées aux besoins des enfants. Les enquêtes menées en 2022 et 2023 par l’ANMECS, la CNAPE et le GEPSo ont mis en évidence un décalage significatif entre les taux d’encadrement observés et les effectifs nécessaires pour répondre à leurs besoins fondamentaux. L’insuffisance de présence professionnelle compromet la sécurité des accueils, la continuité des relations éducatives et les conditions de travail des équipes.
Le texte adopté par l’Assemblée nationale apporte plusieurs avancées qui confortent la nécessité de normes nationales d’encadrement. À l’article 7, les ratios minimaux deviennent une condition de l’autorisation des accueils relevant de l’article L. 321-1 du code de l’action sociale et des familles. Le texte précise qu’ils sont exprimés sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés, adaptés aux besoins des enfants, aux catégories de structures, à leur âge, à la taille des unités de vie et aux temps de vie. Il reconnaît ainsi que la qualité et la sécurité de l’accueil reposent sur des exigences précises de présence professionnelle.
L’article 7 bis C inscrit également, dans la stratégie des schémas d’organisation sociale et médico-sociale, une trajectoire décennale de mise en place de taux et de normes d’encadrement, accompagnée d’un plan de restructuration de l’offre de formation aux métiers de la protection de l’enfance. Cette programmation doit être complétée par une obligation effective d’encadrement dans les établissements d’accueil collectif.
Le renforcement des garanties de sécurité va dans le même sens. L’article 5 étend le contrôle de l’honorabilité ; l’article 7 renforce les possibilités de contrôle, notamment inopiné, des établissements, services et lieux de vie et d’accueil. Les articles 7 bis B et 7 bis D prévoient respectivement la transmission annuelle du registre des lieux de vie et d’accueil aux autorités compétentes et un cadre national de leurs contrôles. Ces garanties, comme les dispositions relatives au suivi des accueils entre départements et au dossier numérique unique de l’enfant, renforcent la surveillance et la coordination des prises en charge. Elles doivent s’accompagner de moyens humains suffisants auprès des enfants.
Enfin, l’article 8 prévoit un référentiel national définissant les conditions minimales d’intensité de l’accompagnement éducatif à domicile et en milieu ouvert, notamment la fréquence des interventions et le nombre maximal de situations suivies par chaque professionnel. Il confirme la nécessité de définir des exigences d’accompagnement à partir des besoins de l’enfant et de sa famille.
Le présent amendement prolonge ces avancées pour l’accueil collectif. Il impose une présence de professionnels qualifiés conforme à des normes nationales fixées par décret, tenant compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants, de la taille des unités de vie, de l’âge et des temps de vie.
L’entrée en vigueur différée de deux ans permet aux établissements d’adapter leurs moyens humains et budgétaires. Pendant cette période, des normes socles sécurisent l’encadrement durant la nuit et la fin de semaine, avec l’exception prévue pour les associations gestionnaires de villages d’enfants. Le décret devra être élaboré en concertation avec les professionnels du secteur.
Cet amendement a été travaillé avec la CNAPE, le GEPSo et l’UNICEF
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-333 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER ARTICLE 7 |
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I. – Après l’alinéa 12, insérer trois alinéas ainsi rédigés :
« 2° bis Le troisième alinéa du II de l’article L. 312-1 est complété par deux phrases ainsi rédigées :
« “À cette fin, tout établissement d’accueil collectif assure la présence auprès des enfants et au sein de l’établissement d’un effectif de professionnels qualifiés d’un diplôme reconnu des secteurs socio-éducatif, médico-social et de santé et conforme à des normes d’encadrement fixées par décret.” ; »
« Ces taux et normes sont fixés par décret, par catégorie d’établissement, de service, de lieu de vie et d’accueil ou d’accueil autorisé au titre de l’article L. 321-1 et, le cas échéant, par tranche d’âge. Ils sont exprimés sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés par nombre d’enfants accueillis ou accompagnés, tiennent compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants et sont adaptés à la taille des unités de vie, à l’âge, aux temps de vie et aux modalités d’intervention. »
II. – Compléter cet article par les IV à VI ainsi rédigés :
« IV. – Le 2° bis du I entre en vigueur deux ans après la publication de la présente loi. Jusqu’à son entrée en vigueur, un décret fixe les normes socles garantissant la sécurité de l’encadrement des enfants accueillis par des professionnels pendant la nuit et la fin de semaine, à l’exception des associations gestionnaires des villages d’enfants autorisés en application de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles.
« V. – Le décret mentionné au troisième alinéa du II de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles établit des normes d’encadrement détaillées qui :
« 1° Sont exprimées sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés par nombre d’enfants accueillis ;
« 2° Tiennent compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants accueillis ;
« 3° Sont adaptées en fonction de la taille des unités de vie, de l’âge et des temps de vie des enfants accueillis.
« VI. – La charge pour l’État et les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Objet
La crise de la protection de l’enfance rend indispensable la garantie de conditions d’accueil adaptées aux besoins des enfants. Les enquêtes menées en 2022 et 2023 par l’ANMECS, la CNAPE et le GEPSo ont mis en évidence un décalage significatif entre les taux d’encadrement observés et les effectifs nécessaires pour répondre à leurs besoins fondamentaux. L’insuffisance de présence professionnelle compromet la sécurité des accueils, la continuité des relations éducatives et les conditions de travail des équipes.
Le texte adopté par l’Assemblée nationale apporte plusieurs avancées qui confortent la nécessité de normes nationales d’encadrement. À l’article 7, les ratios minimaux deviennent une condition de l’autorisation des accueils relevant de l’article L. 321-1 du code de l’action sociale et des familles. Le texte précise qu’ils sont exprimés sous la forme de taux socles et complémentaires de professionnels qualifiés, adaptés aux besoins des enfants, aux catégories de structures, à leur âge, à la taille des unités de vie et aux temps de vie. Il reconnaît ainsi que la qualité et la sécurité de l’accueil reposent sur des exigences précises de présence professionnelle.
L’article 7 bis C inscrit également, dans la stratégie des schémas d’organisation sociale et médico-sociale, une trajectoire décennale de mise en place de taux et de normes d’encadrement, accompagnée d’un plan de restructuration de l’offre de formation aux métiers de la protection de l’enfance. Cette programmation doit être complétée par une obligation effective d’encadrement dans les établissements d’accueil collectif.
Le renforcement des garanties de sécurité va dans le même sens. L’article 5 étend le contrôle de l’honorabilité ; l’article 7 renforce les possibilités de contrôle, notamment inopiné, des établissements, services et lieux de vie et d’accueil. Les articles 7 bis B et 7 bis D prévoient respectivement la transmission annuelle du registre des lieux de vie et d’accueil aux autorités compétentes et un cadre national de leurs contrôles. Ces garanties, comme les dispositions relatives au suivi des accueils entre départements et au dossier numérique unique de l’enfant, renforcent la surveillance et la coordination des prises en charge. Elles doivent s’accompagner de moyens humains suffisants auprès des enfants.
Enfin, l’article 8 prévoit un référentiel national définissant les conditions minimales d’intensité de l’accompagnement éducatif à domicile et en milieu ouvert, notamment la fréquence des interventions et le nombre maximal de situations suivies par chaque professionnel. Il confirme la nécessité de définir des exigences d’accompagnement à partir des besoins de l’enfant et de sa famille.
Le présent amendement prolonge ces avancées pour l’accueil collectif. Il impose une présence de professionnels qualifiés conforme à des normes nationales fixées par décret, tenant compte des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants, de la taille des unités de vie, de l’âge et des temps de vie.
L’entrée en vigueur différée de deux ans permet aux établissements d’adapter leurs moyens humains et budgétaires. Pendant cette période, des normes socles sécurisent l’encadrement durant la nuit et la fin de semaine, avec l’exception prévue pour les associations gestionnaires de villages d’enfants. Le décret devra être élaboré en concertation avec les professionnels du secteur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-301 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 15
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’interdiction faite à une même personne physique ou morale de détenir plus d’une autorisation de porter un lieu de vie et d’accueil (LVA).
Une telle disposition paraît disproportionnée au regard des buts recherchés ; la qualité de l’accueil au sein des LVA ne dépend pas du nombre d’autorisations détenues par une même personne. Il convient davantage de renforcer les contrôles des conditions réelles de prise en charge au regard des garanties minimales de fonctionnement que le présent article entend justement renforcer par voie réglementaire.
Surtout, la prohibition conduirait soit à exclure de l’offre d’accueil en LVA certains acteurs utiles ayant démontré leur capacité à assurer un accueil sûr et stable pour les enfants protégés, soit à favoriser le montage de structures distinctes, complexifiant le paysage de l’accueil en LVA.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-1 rect. bis 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme NOËL, M. Jean Pierre VOGEL et Mme MULLER-BRONN ARTICLE 7 |
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Alinéa 15
Compléter cet alinéa par les mots :
, sauf lorsqu’il s’agit d’une personne morale de droit privé à but non lucratif
Objet
La limitation proposée à l’article 7 s’appliquerait à toute personne physique ou morale, sans distinguer les structures à but lucratif des associations et fondations. Elle pourrait ainsi empêcher un organisme non lucratif de gérer plusieurs lieux de vie et d’accueil et de mutualiser entre eux des moyens de formation, d’accompagnement et de contrôle interne.
Le présent amendement maintient la limite d’une autorisation pour les personnes physiques et les personnes morales à but lucratif. Il en exempte les personnes morales de droit privé à but non lucratif, dont les associations et les fondations, afin que la mutualisation de leurs moyens ne soit pas écartée par principe.
Cette exception ne remet pas en cause les contrôles prévus par le projet de loi. L’article 7 prévoit notamment la possibilité pour le représentant de l’État de contrôler les lieux de vie et d’accueil, y compris de manière inopinée ; le texte prévoit également un cadre national de contrôle propre à ces structures.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-64 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mmes LERMYTTE et BRIANTE GUILLEMONT, M. DAUBET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET et Mme PANTEL ARTICLE 7 |
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Alinéa 15
Compléter cet alinéa par les mots :
, sauf lorsqu’il s’agit d’une personne morale de droit privé à but non lucratif
Objet
Le présent amendement vise à permettre aux associations et fondations à but non lucratif de continuer à gérer plusieurs lieux de vie et d'accueil (LVA).
La limitation à une seule autorisation par gestionnaire, introduite à l'Assemblée nationale, poursuit un objectif légitime de lutte contre les dérives commerciales dans le secteur de la protection de l'enfance. Toutefois, elle risque de pénaliser les structures associatives qui jouent un rôle essentiel dans l'accueil des enfants placés.
Selon les données communiquées par l'association Le Colibri, 62 % des lieux de vie et d'accueil sont aujourd'hui gérés par des associations. Sur les 796 lieux recensés, seuls trois gestionnaires associatifs administreraient plus de cinq structures.
La gestion de plusieurs lieux de vie par une même association ne constitue pas, en elle-même, un facteur de risque. Elle peut au contraire favoriser la formation des professionnels, la mutualisation des moyens et le contrôle des pratiques, tout en préservant un accueil à taille humaine et la continuité des liens avec les enfants.
La qualité de l'accompagnement dépend avant tout du projet éducatif, de la stabilité des équipes et de l'efficacité des contrôles, et non du nombre d'autorisations détenues.
L’objectif est donc de renforcer l’encadrement des lieux de vie et d’accueil, sans remettre en cause le fonctionnement des structures associatives qui ont fait leurs preuves.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-302 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéas 17 et 18
Supprimer ces alinéas
Objet
Cet amendement vise à supprimer les dispositions introduites par l’Assemblée nationale visant à créer une procédure, à la disposition des préfets, de contrôle des établissements sociaux ou médico-sociaux (ESMS) et des lieux de vie et d’accueil (LVA).
Ces dispositions sont pleinement satisfaites par le code de l’action sociale et des familles qui prévoit une compétence générale du préfet pour diligenter des contrôles des ESMS ou LVA, quel que soit l’autorité habituelle de contrôle (département ou ARS).
En outre, le préfet dispose déjà de toutes les capacités légales pour donner les suites administratives à ces inspections ou contrôles : injonction, prononcé de sanctions, suspension de l’activité voire cessation d’activité.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-263 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 7 |
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Alinéa 18
Rédiger ainsi cet alinéa :
« Le représentant de l’État dans le département peut, à tout moment et de sa propre initiative, y compris de manière inopinée, faire procéder, conjointement avec les services du département, au contrôle de tout établissement ou service ainsi que de tout lieu de vie et d’accueil mentionnés aux 1°, 4° et 17° du I et au III du présent article qui accueillent des mineurs ou des majeurs de moins de vingt et un ans. »
Objet
L’alinéa 18 permet au représentant de l’État dans le Département de faire procéder au contrôle de tout établissement, service ou lieu de vie et d’accueil mentionné à l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles.
Le présent amendement prévoit que ces contrôles sont réalisés conjointement avec les services du Département. Les Départements autorisent, financent et suivent les structures relevant de la protection de l’enfance. Leur participation permet de partager les constats, d’éviter des contrôles parallèles et de mettre en œuvre plus rapidement les mesures correctrices nécessaires.
Il précise également que le dispositif concerne les établissements, services et lieux de vie et d’accueil qui accueillent des mineurs ou des majeurs de moins de vingt et un ans, afin de maintenir la disposition dans le champ de la protection de l’enfance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-303 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Après l'alinéa 22
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
…° Le 5° de l’article L. 312-5 est ainsi modifié :
a) À la première phrase, après la référence : « I », sont insérés les mots : « et au III » ;
b) Le début de la seconde phrase est ainsi rédigé : « Pour les établissements ou services relevant du 4° du I de l’article L. 312-1, il prend… (le reste sans changement). » ;
Objet
Cet amendement de coordination vise à étendre à la Corse les dispositions prévoyant l'intégration des lieux de vie et d'accueil au sein des schémas départementaux d'organisation sociale et médico-sociale.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-335 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 7 |
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I. – Supprimer l’alinéa 14.
II. – En conséquence, supprimer les alinéas 20 à 22.
Objet
L’article 7 soumet les lieux de vie et d’accueil aux schémas d’organisation sociale et médico-sociale départementaux, en modifiant le III de l’article L. 312-1 et le 4° de l’article L. 312-5 du code de l’action sociale et des familles.
Or les lieux de vie et d’accueil sont déjà soumis à l’autorisation prévue à l’article L. 313-1 ainsi qu’au contrôle et à la police administrative prévus aux articles L. 313-13 à L. 313-25. Le projet de loi renforce encore ces garanties en permettant au représentant de l’État de diligenter des contrôles, y compris inopinés, et en instituant à l’article 7 bis D un cadre national de contrôle. Leur intégration dans les schémas n’apporte donc aucune garantie supplémentaire à l’enfant : elle a principalement pour effet de rendre la planification départementale de l’offre opposable lors de la délivrance de l’autorisation, sur le fondement de l’article L. 313-4, et ainsi de permettre de refuser ou de limiter une implantation au regard des objectifs du schéma.
Une telle logique de planification quantitative est inadaptée à des structures de très petite taille dont la valeur éducative tient à leur souplesse, à leur ancrage territorial et à un projet de vie partagé. Elle ne règle ni la situation des structures fonctionnant sans autorisation ni les difficultés liées aux accueils hors département, qui relèvent du contrôle, de l’inspection et de la circulation de l’information entre autorités, uniques justifications relevées dans le rapport d’impact préalable au projet de loi. Dans un contexte de manque de places et de solutions diversifiées, le présent amendement retire donc les lieux de vie et d’accueil des schémas départementaux tout en maintenant les renforcements du contrôle, de la prévention de la maltraitance et du cadre réglementaire prévus par le texte.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-225 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 7 |
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Après l'alinéa 23
Insérer quatre alinéas ainsi rédigés :
...° L’article L. 312-1 est complété par un VIII ainsi rédigé :
« VIII. – Les établissements et services mentionnés aux 1°, 4°, 12° et 17° du I et les lieux de vie et d’accueil mentionnés au III qui interviennent auprès de mineurs ou de majeurs de moins de vingt et un ans dans le cadre des missions prévues aux articles L. 112-3 ou L. 121-2 ne peuvent être créés ou exploités par une personne morale de droit privé poursuivant un but lucratif.
« L’autorité compétente pour délivrer l’autorisation vérifie le caractère non lucratif au regard des statuts, de la composition des organes dirigeants, des comptes annuels, des conventions conclues avec des tiers et de tout document permettant d’apprécier les conditions réelles d’organisation, de gestion et de financement de l’activité. Cette vérification peut donner lieu à des contrôles sur pièces et sur place. La méconnaissance de cette condition, le refus de communiquer les documents nécessaires au contrôle ou la communication d’informations inexactes entraîne le refus, la suspension ou le retrait de l’autorisation. »
Objet
Cet amendement vise à étendre le principe de non-lucrativité à l’ensemble des établissements et services sociaux et médico-sociaux ainsi que des lieux de vie et d’accueil intervenant dans le champ de la protection de l’enfance. Il entend ainsi garantir une égalité de traitement entre les différentes structures exerçant des missions similaires et prévenir le développement de logiques commerciales susceptibles de fragiliser la qualité de l’accompagnement, la stabilité des équipes éducatives et la continuité des parcours des enfants protégés. Il prévoit également des modalités de contrôle effectif du respect de cette exigence, fondées notamment sur l’examen des statuts, de la gouvernance, des comptes et des conditions réelles de financement et de gestion des structures concernées.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-164 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 7 |
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Après l’alinéa 23
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
« 6° bis L’article L. 312-1 est complété par un VIII ainsi rédigé :
« VIII. – Les établissements et services mentionnés aux 1°, 4°, 12° et 17° du I et les lieux de vie et d’accueil mentionnés au III qui interviennent auprès de mineurs ou de majeurs de moins de vingt et un ans dans le cadre des missions prévues aux articles L. 112-3 ou L. 121-2 ne peuvent être créés ou exploités par une personne morale de droit privé poursuivant un but lucratif.
« L’autorité compétente pour délivrer l’autorisation vérifie le caractère non lucratif au regard des statuts, de la composition des organes dirigeants, des comptes annuels, des conventions conclues avec des tiers et de tout document permettant d’apprécier les conditions réelles d’organisation, de gestion et de financement de l’activité. Cette vérification peut donner lieu à des contrôles sur pièces et sur place. La méconnaissance de cette condition, le refus de communiquer les documents nécessaires au contrôle ou la communication d’informations inexactes entraîne le refus, la suspension ou le retrait de l’autorisation. »
Objet
L’article 7 pose un principe clair pour les accueils relevant de la nouvelle rédaction de l’article L. 321-1 proposée par le texte adopté par l’Assemblée nationale : l’autorisation ne peut être délivrée à une personne morale de droit privé poursuivant un but lucratif. Cette garantie demeure toutefois limitée à cette seule catégorie de structures. Les établissements et services sociaux et médico-sociaux ainsi que les lieux de vie et d’accueil qui exercent les mêmes missions de protection de l’enfance restent, eux, théoriquement ouverts à une exploitation commerciale. Cette différence de traitement n’est justifiée ni par la nature de la mission exercée ni par les besoins des enfants accueillis.
Le développement d’acteurs privés à but lucratif en protection de l’enfance marque une rupture avec un secteur historiquement organisé autour d’une mission de solidarité et de la primauté de l’éducatif. La crise de recrutement et de financement du secteur a favorisé tendanciellement des organisations reposant sur la sous-traitance, le recours massif à l’intérim et, dans certains territoires, a abouti à la gestion directe de structures d’accueil par des opérateurs commerciaux. Ces modèles peuvent fragiliser la continuité éducative, la stabilité des équipes et la sécurité affective des enfants lorsque la recherche de rentabilité devient un déterminant de l’organisation de l’accompagnement.
Les budgets consacrés à la protection de l’enfance doivent financer la présence éducative, les qualifications professionnelles et la continuité des parcours. Il est incohérent de protéger les accueils relevant de l’article L. 321-1 contre les logiques de profit tout en laissant subsister cette possibilité pour l’ensemble des structures autorisées au titre de l’article L. 312-1, soit la grande majorité des accueils et accompagnements en protection de l’enfance.
Le présent amendement étend donc le principe de non-lucrativité à l’ensemble des établissements, services et lieux de vie intervenant dans le champ de la protection de l’enfance. Il reprend en outre le mécanisme de contrôle prévu par le projet de loi : le caractère non lucratif est apprécié au regard des statuts, de la gouvernance, des comptes, des conventions conclues avec des tiers et des conditions réelles de financement et de gestion. L’interdiction ne repose ainsi pas sur une simple déclaration de principe ; elle est vérifiable et assortie des conséquences nécessaires sur l’autorisation.
Cet amendement a été travaillé avec la CNAPE, le GEPSo et l’UNICEF
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-332 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 7 |
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Avant l’alinéa 24, insérer quatre alinéas ainsi rédigés :
« 6° bis L’article L. 312-1 est complété par un VIII ainsi rédigé :
« VIII. – Les établissements et services mentionnés aux 1°, 4°, 12° et 17° du I et les lieux de vie et d’accueil mentionnés au III qui interviennent auprès de mineurs ou de majeurs de moins de vingt et un ans dans le cadre des missions prévues aux articles L. 112-3 ou L. 121-2 ne peuvent être créés ou exploités par une personne morale de droit privé poursuivant un but lucratif.
« L’autorité compétente pour délivrer l’autorisation vérifie le caractère non lucratif au regard des statuts, de la composition des organes dirigeants, des comptes annuels, des conventions conclues avec des tiers et de tout document permettant d’apprécier les conditions réelles d’organisation, de gestion et de financement de l’activité. Cette vérification peut donner lieu à des contrôles sur pièces et sur place. La méconnaissance de cette condition, le refus de communiquer les documents nécessaires au contrôle ou la communication d’informations inexactes entraîne le refus, la suspension ou le retrait de l’autorisation. »
Objet
L’article 7 pose un principe clair pour les accueils relevant de la nouvelle rédaction de l’article L. 321-1 proposée par le texte adopté par l’Assemblée nationale : l’autorisation ne peut être délivrée à une personne morale de droit privé poursuivant un but lucratif. Cette garantie demeure toutefois limitée à cette seule catégorie de structures. Les établissements et services sociaux et médico-sociaux ainsi que les lieux de vie et d’accueil qui exercent les mêmes missions de protection de l’enfance restent, eux, théoriquement ouverts à une exploitation commerciale. Cette différence de traitement n’est justifiée ni par la nature de la mission exercée ni par les besoins des enfants accueillis.
Le développement d’acteurs privés à but lucratif en protection de l’enfance marque une rupture avec un secteur historiquement organisé autour d’une mission de solidarité et de la primauté de l’éducatif. La crise de recrutement et de financement du secteur a favorisé tendanciellement des organisations reposant sur la sous-traitance, le recours massif à l’intérim et, dans certains territoires, a abouti à la gestion directe de structures d’accueil par des opérateurs commerciaux. Ces modèles peuvent fragiliser la continuité éducative, la stabilité des équipes et la sécurité affective des enfants lorsque la recherche de rentabilité devient un déterminant de l’organisation de l’accompagnement.
Les budgets consacrés à la protection de l’enfance doivent financer la présence éducative, les qualifications professionnelles et la continuité des parcours. Il est incohérent de protéger les accueils relevant de l’article L. 321-1 contre les logiques de profit tout en laissant subsister cette possibilité pour l’ensemble des structures autorisées au titre de l’article L. 312-1, soit la grande majorité des accueils et accompagnements en protection de l’enfance.
Le présent amendement étend donc le principe de non-lucrativité à l’ensemble des établissements, services et lieux de vie intervenant dans le champ de la protection de l’enfance. Il reprend en outre le mécanisme de contrôle prévu par le projet de loi : le caractère non lucratif est apprécié au regard des statuts, de la gouvernance, des comptes, des conventions conclues avec des tiers et des conditions réelles de financement et de gestion. L’interdiction ne repose ainsi pas sur une simple déclaration de principe ; elle est vérifiable et assortie des conséquences nécessaires sur l’autorisation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-304 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 25
1° Première phrase
Supprimer les mots :
à but non lucratif
2° Deuxième à dernière phrases
Supprimer ces phrases.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l'interdiction de délivrer une autorisation dans le cadre du régime d’autorisation nouvellement créé à une personne morale de droit privé à but lucratif.
D’une part, cette interdiction risque de rendre impossibles des types d'accueil pourtant adaptés aux besoins de certains enfants protégés. Les « séjours à la ferme » seraient ainsi en grande partie exclus.
D’autre part, la constitutionnalité d’une interdiction de principe n’est pas assurée en ce qu’elle est susceptible de porter une atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et au principe d'égalité devant la loi. Une différence de traitement fondée sur la seule forme juridique d'une structure, sans critère relatif à la qualité de la prise en charge, ne fait pas appel à un motif d'intérêt général suffisant.
Enfin, les dispositions, qui ne concerneraient que le régime allégé d’autorisation, induisent une seconde différence de traitement au regard du régime d’autorisation des établissements sociaux et médico-sociaux qui, pour sa part, n’exclut pas les personnes morales de droit privé à but lucratif.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-191 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 7 |
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Après l’alinéa 20
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les personnes morales de droit privé poursuivant un but lucratif qui, à la date de promulgation de la présente loi, assurent un accueil mentionné au premier alinéa de l’article L. 321-1 du code de l’action sociale et des familles ne peuvent poursuivre cette activité au-delà d’un délai de trois ans à compter de cette promulgation. »
Objet
Le présent amendement vise à permettre une sortie progressive mais nette du système actuel d’accueil de mineurs par des structures de droit privé à but lucratif et ainsi de s’assurer que le lieu de placement des enfants actuellement concernés par ces structures puisse être réévalué et anticipé.
Cet amendement propose de fixer cette sortie progressive à la durée de 3 ans.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-204 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 7 |
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Après l’alinéa 42
Insérer un paragraphe ainsi rédigé :
.... – Par dérogation au premier alinéa de l’article L. 321-1 du code de l’action sociale et des familles, les personnes morales de droit privé qui, à la date de publication de la présente loi, exercent régulièrement une activité d’accueil de mineurs pris en charge au titre de l’article L. 222-5 du même code et dont l’activité est soumise à autorisation en application de l’article L. 321-1 dans sa rédaction résultant de la présente loi peuvent continuer à exercer cette activité pendant une durée de trois ans à compter de la publication de la présente loi.
Ces personnes morales disposent d’un délai de trois ans pour mettre leur statut, leur organisation et leurs modalités de fonctionnement en conformité avec les conditions prévues à l’article L. 321-1 du code de l’action sociale et des familles.
Objet
Le présent amendement vise à assurer une transition progressive pour les structures qui exercent régulièrement, avant l’entrée en vigueur de la présente loi, une activité d’accueil de mineurs et qui seraient soumises, en application du nouveau régime, à une condition d’autorisation plus exigeante.
Le passage immédiat d’un régime déclaratif à un régime d’autorisation, associé à l’interdiction faite aux personnes morales poursuivant un but lucratif d’obtenir une autorisation, pourrait conduire à la disparition de structures existantes sans leur laisser le temps d’adapter leur statut et leur organisation.
Le présent amendement prévoit donc un délai de trois ans permettant aux structures concernées de procéder à leur transformation et de se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions.
Afin de préserver l’intérêt des mineurs déjà accueillis, aucune mesure de mise en conformité ne doit conduire à une interruption brutale de leur prise en charge. La continuité de l’accueil doit être garantie jusqu’à ce qu’une solution adaptée puisse être mise en place, au bénéfice du mineur concerné.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-305 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 25, première phrase
Remplacer le mot :
mentionnées
par les mots :
, aux établissements et aux services mentionnés
Objet
Amendement rédactionnel
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-306 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 27
Après la référence :
L. 221-2-3
Supprimer la fin de cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la mise en place de ratios minimaux d’encadrement des mineurs accueillis dans le cadre d’une structure autorisée selon le nouveau régime dérogatoire d’autorisation.
L’opposabilité de ratios d’encadrement ne semble pas opérante dans un contexte de pénurie de travailleurs sociaux. Imposer de telles normes d’encadrement sans s'assurer de la disponibilité des personnels pourrait conduire certains établissements à réduire leur capacité d'accueil, aggravant ainsi les tensions déjà importantes sur les dispositifs de protection de l'enfance.
En outre, les dispositions concernées ne s’appliquent qu’au nouveau régime d’autorisation dérogatoire, créant ainsi une différence de traitement difficilement justifiable au sein des structures de l’aide sociale à l’enfance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-202 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 7 |
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I. - Alinéa 27
Après les mots :
par nombre d’enfants accueillis
insérer les mots :
, en tenant compte de la spécificité des lieux de vie et d’accueil et des modalités particulières d’accompagnement mises en œuvre dans le cadre des séjours de rupture
II. -Après l’alinéa 27
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les conditions de qualification des professionnels intervenant auprès des mineurs tiennent compte, dans des conditions définies par décret, des compétences acquises par l’expérience professionnelle et des qualifications obtenues par la validation des acquis de l’expérience.
Objet
Le présent amendement vise à mieux prendre en compte les spécificités des lieux de vie et d’accueil et des séjours de rupture dans la définition des conditions d’encadrement des mineurs.
Les séjours de rupture reposent sur des modalités d’accompagnement éducatif particulières, susceptibles notamment d’être mises en œuvre dans des unités de petite taille et dans des environnements différents des structures traditionnelles de protection de l’enfance. Les conditions d’encadrement doivent ainsi pouvoir tenir compte de ces caractéristiques.
Le présent amendement prévoit également que l’expérience professionnelle et les qualifications obtenues par la validation des acquis de l’expérience puissent être prises en compte dans l’appréciation des compétences des professionnels intervenant auprès des mineurs.
Il ne s’agit pas de diminuer les exigences de qualification ou de sécurité applicables à l’accueil des enfants, mais de permettre au pouvoir réglementaire de prendre en considération les compétences effectivement acquises par les professionnels dans la définition des conditions d’encadrement.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-307 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 32
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’obligation faite à chaque président de conseil départemental de transmettre annuellement à l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE) des informations nominatives concernant les enfants protégés accueillis hors de leur département d’origine.
L’ONPE, chargé de développer et diffuser les connaissances sur la protection de l'enfance par la publication d'études ou de statistiques, n’a pas pour mission de recevoir et de traiter de telles données nominatives sur des prises en charge de mineurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-203 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 7 |
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Alinéa 42
Remplacer les mots :
suivant la publication de la présente loi
par les mots :
suivant la publication du décret mentionné au sixième alinéa de l’article L. 321-1 du code de l’action sociale et des familles
Objet
Le présent amendement vise à garantir aux structures actuellement soumises au régime déclaratif un délai effectif pour se conformer au nouveau régime d’autorisation instauré par le présent article.
En effet, ces structures ne peuvent utilement constituer leur demande d’autorisation tant que le contenu de cette demande, ses modalités de délivrance et les conditions techniques minimales de fonctionnement n’ont pas été définis par voie réglementaire.
Faire courir le délai transitoire dès la publication de la loi conduirait ainsi à faire peser sur les structures concernées une échéance dont les modalités concrètes ne sont pas encore connues.
Le présent amendement fait donc courir le délai de douze mois à compter de la publication du décret précisant les conditions de la demande d’autorisation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-264 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 7 |
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Alinéa 43
Remplacer cette phrase par deux phrases ainsi rédigées :
« La mise en conformité incombe à l’éditeur du logiciel concerné. À l’expiration de ce délai, l’autorité administrative compétente de l’État le met en demeure d’y procéder dans un délai qu’elle fixe. »
Objet
Le présent amendement vise à préciser que la responsabilité de la mise en conformité avec les référentiels d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique incombe à l’éditeur du logiciel, et non aux Départements qui en sont les utilisateurs.
Il prévoit également que la mise en demeure de l’éditeur relève d’une autorité administrative de l’État. Cette précision écarte toute ambiguïté susceptible de faire peser sur les Départements la responsabilité du contrôle de la conformité technique des logiciels.
L’interopérabilité des systèmes d’information est indispensable à l’amélioration du suivi des enfants protégés. Sa mise en œuvre technique doit cependant relever des éditeurs qui conçoivent et assurent la maintenance des logiciels, sous le contrôle de l’État.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-309 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 |
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Alinéa 44
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer le délai de six mois, introduit à l’Assemblée nationale, dans lequel doit être publié le décret prévu pour l’élaboration des référentiels d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique.
Enserrer dans un délai la compétence du pouvoir réglementaire constitue une injonction au Gouvernement susceptible d’être déclarée comme non conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel au nom de la séparation des pouvoirs (Décision n° 2018-772 DC du 15 novembre 2018).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-336 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER ARTICLE 7 |
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L'article 7 est complété des alinéas suivants :
Après la dernière phrase du III de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, insérer deux phrases ainsi rédigées :
« Ces règles de financement et de tarification prévoient les conditions dans lesquelles un forfait complémentaire peut être attribué lorsque les besoins spécifiques des personnes accueillies justifient des moyens renforcés d’accompagnement, d’encadrement, de coordination ou de continuité d’intervention.
« Ce forfait complémentaire est modulé selon des critères nationaux tenant compte notamment de la complexité des situations accueillies, des qualifications et effectifs nécessaires, des astreintes, de la supervision, de la formation spécialisée, de la charge de coordination, des exigences de sécurité et des contraintes particulières liées à l’accueil de personnes présentant des besoins spécifiques. »
Objet
Les lieux de vie et d’accueil occupent une place singulière dans l’offre sociale et médico-sociale. Ils ne constituent pas, en principe, des établissements et services sociaux ou médico-sociaux au sens du I de l’article L. 312-1, mais ils sont soumis à certaines obligations du code de l’action sociale et des familles, notamment en matière de droits des personnes, d’autorisation, de contrôle, de financement et de tarification. Le III de l’article L. 312-1 renvoie déjà à un décret le soin de fixer leurs règles de financement et de tarification.
Le droit réglementaire prévoit aujourd’hui que les frais de fonctionnement des lieux de vie et d’accueil sont pris en charge sous forme d’un forfait journalier. Celui-ci comprend un forfait de base et, le cas échéant, un forfait complémentaire lorsque le projet repose sur des modes d’organisation particuliers ou fait appel à des supports spécifiques.
Toutefois, cette rédaction ne permet pas toujours de reconnaître suffisamment les charges réelles liées à l’accueil d’enfants et d’adolescents présentant des besoins complexes. Ces situations peuvent nécessiter des effectifs renforcés, des qualifications spécifiques, une expérience particulière, des astreintes, une amplitude d’intervention accrue, des temps de coordination importants, de la supervision, de la formation spécialisée ou encore des dispositifs de sécurisation adaptés.
Le présent amendement vise donc à inscrire dans la loi le principe selon lequel les règles de financement et de tarification des lieux de vie et d’accueil doivent permettre l’attribution d’un forfait complémentaire lorsque les besoins spécifiques du public accueilli le justifient. Il ne modifie pas directement les dispositions réglementaires existantes, mais fixe un cadre législatif permettant ensuite au pouvoir réglementaire de préciser les modalités de cotation, de modulation et de justification de ce forfait.
L’objectif est de sécuriser une règle simple : lorsque la complexité des situations accueillies impose une envergure d’équipe, une coordination et des moyens d’accompagnement renforcés, le financement doit pouvoir être ajusté en conséquence. Cette modulation doit reposer sur des critères nationaux afin de limiter les disparités territoriales, de sécuriser les autorités de tarification et de garantir aux enfants accueillis une réponse adaptée à leurs besoins.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-334 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 7 |
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L'article 7 est complété des alinéas suivants :
I. – Après le 2° de l’article L. 312-4 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des 2° bis et 2° ter ainsi rédigés :
« 2° bis Déterminent, après avis des organisations syndicales et patronales du secteur, un ratio minimal de travailleurs sociaux et médico-sociaux par personne accueillie au sein des établissements sociaux, de nature à garantir la qualité et la sécurité des accueils »
« 2° ter Intègrent le temps humain comme un inconditionnel de chaque accompagnement, le temps nécessaire devant être évalué en fonction des personnes accueillies ou accompagnées ».
II. – Les dispositions prévues au I entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 31 décembre 2027.
Objet
Les écarts d’effectifs et de temps disponible pour l’exercice des missions au sein des lieux d’accueil de la protection de l’enfance sont majeurs d’un territoire à l’autre. Faute de repères nationaux opposables, les pratiques varient fortement selon les départements, avec des charges de travail souvent incompatibles avec une présence effective et sécurisante auprès des enfants accueillis. Cela peut se traduire par des environnements fragiles pour les enfants, une augmentation des risques d’incident et une aggravation des symptômes d’épuisement professionnel.
Le dispositif fixe, de façon inédite pour des enfants de plus de trois ans, des ratios minimaux de travailleurs sociaux par enfant accueilli. Ces ratios, ajustés selon le type d’établissement et les temps d’intervention, posent un socle de protection pour les enfants et garantissent des conditions d’accompagnement humaines et dignes. Parallèlement, le “temps humain” est posé comme un inconditionnel : la durée de présence auprès de l’enfant est évaluée et planifiée selon ses besoins réels, et non au gré des seules contraintes budgétaires ou organisationnelles.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-166 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 7 |
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I. – Après l’alinéa 44
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
2° bis Après le 2° de l’article L. 312-4 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés des 2° bis et 2° ter ainsi rédigés :
« 2° bis Déterminent, après avis des organisations syndicales et patronales du secteur, un ratio minimal de travailleurs sociaux et médico-sociaux par personne accueillie au sein des établissements sociaux, de nature à garantir la qualité et la sécurité des accueils »
« 2° ter Intègrent le temps humain comme un inconditionnel de chaque accompagnement, le temps nécessaire devant être évalué en fonction des personnes accueillies ou accompagnées ».
II. – Les dispositions prévues au I entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le 31 décembre 2027.
Objet
Les écarts d’effectifs et de temps disponible pour l’exercice des missions au sein des lieux d’accueil de la protection de l’enfance sont majeurs d’un territoire à l’autre. Faute de repères nationaux opposables, les pratiques varient fortement selon les départements, avec des charges de travail souvent incompatibles avec une présence effective et sécurisante auprès des enfants accueillis. Cela peut se traduire par des environnements fragiles pour les enfants, une augmentation des risques d’incident et une aggravation des symptômes d’épuisement professionnel.
Le dispositif fixe, de façon inédite pour des enfants de plus de trois ans, des ratios minimaux de travailleurs sociaux par enfant accueilli. Ces ratios, ajustés selon le type d’établissement et les temps d’intervention, posent un socle de protection pour les enfants et garantissent des conditions d’accompagnement humaines et dignes. Parallèlement, le “temps humain” est posé comme un inconditionnel : la durée de présence auprès de l’enfant est évaluée et planifiée selon ses besoins réels, et non au gré des seules contraintes budgétaires ou organisationnelles.
Cet amendement a été travaillé avec la CNAPE, le GEPSo et l’UNICEF
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-216 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON DIVISION ADDITIONNELLE APRÈS ARTICLE 7 |
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Après l'article 7
Insérer une division additionnelle ainsi rédigée :
« TITRE ...
« GOUVERNANCE ET FINANCEMENT DE LA PROTECTION DE L'ENFANCE »
Objet
Le présent amendement vise à remédier aux deux causes structurelles de la crise de la protection de l’enfance : une gouvernance défaillante et un financement fragile et inégalitaire, dénoncés notamment par le CESE dans son avis du 8 octobre 2024 et par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale dans son rapport du 8 avril 2025.
Il propose de renforcer la coordination entre l’État et les départements, de clarifier les responsabilités, d’accroître les contrôles et de garantir un financement pérenne et équitable, notamment par la sanctuarisation des dépenses de prévention et la création d’un fonds pluriannuel.
La protection de l’enfant ne saurait dépendre de la richesse de son territoire. Cet amendement entend ainsi doter le projet de loi d’un cadre de gouvernance et de financement à la hauteur des enjeux.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-220 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 |
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Après l'article 7
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 414-1 du code général de la fonction publique, il est inséré un article L. 414-1-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 414-1-1. - Les fonctionnaires et agents contractuels exerçant, au sein des services de l’aide sociale à l’enfance, des missions caractérisées par une exposition particulière à des contraintes psychologiques, sociales ou physiques, ouvrent droit à une rémunération complémentaire tenant compte de la pénibilité spécifique de leurs fonctions.
« La charge pour les collectivités territoriales résultant du présent article est compensée à due concurrence par une majoration de la dotation globale de fonctionnement.
« La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »
Objet
Le secteur de la protection de l’enfance fait face à des difficultés de recrutement persistantes, qui découlent d’une crise d’attractivité aux causes multiples. Si cette crise est multidimensionnelle, le décrochage des rémunérations y joue un rôle majeur. Cela encourage le déport des professionnels vers l’intérim, qui peut offrir de meilleures conditions financières.
Par ailleurs, le secteur est marqué par des conditions de travail difficiles qui exposent les professionnels à des risques accrus d’'épuisement à la fois physique et émotionnel : horaires atypiques, tensions généralisées dans les structures, augmentation du nombre d’enfants présentant des troubles du comportement, etc. En 2019, le Haut Conseil du travail social recensait 21 millions de journées d’absence chez ces professionnels, symbole d’une réelle souffrance au travail. Pourtant, ces métiers restent ignorés dans les dispositifs de reconnaissance de la pénibilité, et leur régime indemnitaire demeure insuffisamment adapté à la réalité de l’engagement quotidien des professionnels.
Le présent amendement vise donc à reconnaître cette pénibilité par la création de dispositifs de rémunération complémentaire, sous forme de primes ou d’indemnités en fonction de la pénibilité du travail des professionnels, dans la fonction publique.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-231 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 |
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Après l'article 7
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l'article L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221-2-5 ainsi rédigé :
« Art. L. 221-2-5. - Un guide national de bonnes pratiques relatives à l'évaluation, la mise à l'abri et la prise en charge des mineurs non accompagnés est élaboré par arrêté conjoint du ministre de la justice et du ministre chargé de la protection de l'enfance. Il est régulièrement actualisé et diffusé auprès des départements et des organismes chargés de l'accueil et de l'accompagnement de ces mineurs. »
Objet
L’évaluation, la mise à l’abri et la prise en charge des mineurs non accompagnés relèvent actuellement de la compétence des départements, ce qui entraîne une forte hétérogénéité des pratiques sur le territoire national. Les modalités d’accueil, les critères d’évaluation ou encore la coordination entre les services diffèrent considérablement d’un département à l’autre, créant des inégalités dans la protection et l’accompagnement de ces jeunes particulièrement vulnérables.
Un tel guide a été produit par le gouvernement en décembre 2019 mais n’a jamais été mis à jour, malgré les évolutions législatives et réglementaires majeures intervenues depuis lors.
Le présent amendement vise à instaurer dans la loi, l’obligation de produire ce guide national de bonnes pratiques, régulièrement actualisé, ayant pour objectif d’harmoniser les pratiques et d’offrir un cadre commun de référence aux services départementaux et aux associations.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-265 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 |
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Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre IV du titre II du livre II de la première partie du code du travail est complété par un article L. 1224-3-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 1224-3-3. – L’article L. 1224-3 n’est pas applicable lorsque l’entité économique employant des salariés de droit privé gère un établissement ou un service accueillant des mineurs ou des majeurs de moins de vingt et un ans pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, mentionné au 1° du I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, et que cette entité économique est reprise en urgence par un département à la suite de dysfonctionnements graves survenus dans la gestion de l’établissement ou du service et nécessitant la réorientation de l’ensemble des enfants qui lui sont confiés. »
Objet
En cas de dysfonctionnements graves d’un établissement ou d’un service accueillant des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, le Département peut être contraint de reprendre en urgence la prise en charge de l’ensemble des enfants accueillis.
Afin de préserver la continuité de leur parcours et de limiter les conséquences de cette réorientation, le département peut être amené à maintenir provisoirement les enfants dans les mêmes locaux, à utiliser certains moyens de l’établissement ou à recruter une partie de ses salariés.
Lorsque cette reprise s’accompagne du transfert d’éléments corporels ou incorporels significatifs, l’article L. 1224-3 du code du travail peut imposer au département de proposer un contrat de droit public à l’ensemble des salariés concernés.
Une telle obligation apparaît inadaptée lorsque la reprise en gestion directe résulte précisément de dysfonctionnements graves de l’opérateur. Elle peut contraindre le département à reprendre des salariés qu’il ne souhaite pas recruter et à supporter les conséquences financières de la défaillance de l’établissement.
Le présent amendement écarte donc l’application de l’article L. 1224-3 du code du travail lorsqu’un Département reprend en urgence un établissement ou un service défaillant afin d’assurer la continuité de la prise en charge des enfants qui lui étaient confiés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-218 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 |
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Après l'article 7
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 221-4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221-5 ainsi rédigé :
« Art. L. 221-5. – Dans chaque département, il est institué un comité départemental de la protection de l’enfance. Ce comité, placé sous l’autorité conjointe du président du Conseil départemental et du représentant de l’État dans le département, associe notamment l’autorité judiciaire, les agences régionales de santé, les services départementaux, les acteurs du secteur associatif et des représentants des familles et des enfants concernés. »
Objet
La gouvernance de la protection de l’enfance est morcelée au niveau local, avec des décisions parallèles, des calendriers et des actions non coordonnés entre département, préfecture, ARS, éducation nationale, justice et secteur associatif, au détriment de l’efficacité de l’action publique, c’est-à-dire de l’accompagnement des enfants protégés et du respect de leurs droits.
Institué à titre expérimental par l’article 37 de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022, le comité départemental pour la protection de l’enfance est coprésidé par le président du conseil départemental et le préfet, le procureur de la République étant vice-président. Il s’agit d’une instance de coordination qui réunit les autorités judiciaires, sanitaires, éducatives, sociales et associatives, et s’appuie sur l’observatoire départemental (OPDE). L’expérimentation porte sur dix départements désignés par décret du 28 mars 2023.
Dans l’objectif d’apporter une meilleure cohérence et une plus grande réactivité des réponses de gouvernance locale aux enjeux de la protection de l’enfance (prévention, protection, santé, scolarité, justice), cet amendement propose de généraliser les CDPE.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-266 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 7 BIS A (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement propose de supprimer la création d’un dossier numérique unique pour chaque mineur bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance.
L’objectif de mieux partager les informations nécessaires au suivi des parcours et d’éviter les ruptures de prise en charge est pleinement partagé. L’interopérabilité des systèmes d’information de l’aide sociale à l’enfance, de la justice, de la santé et de l’éducation nationale doit être renforcée afin de permettre des échanges sécurisés entre les professionnels compétents.
L’article 7 du présent projet de loi prévoit déjà la mise en place de référentiels nationaux d’interopérabilité, de sécurité et d’éthique applicables aux systèmes d’information utilisés dans le champ de la protection de l’enfance.
La création d’un dossier numérique unique va au-delà de cet objectif. Elle suppose de définir précisément la gouvernance du dispositif, la responsabilité du traitement, les catégories de données pouvant être partagées, les droits d’accès de chaque professionnel, les durées de conservation ainsi que les droits de l’enfant et des titulaires de l’autorité parentale. Ces garanties ne peuvent être entièrement renvoyées à un décret.
Elle soulève des difficultés techniques et financières importantes pour les Départements, dont les systèmes d’information sont hétérogènes. En l’absence d’une interopérabilité effective, un nouveau dossier risquerait d’imposer des doubles saisies et d’accroître la charge administrative des travailleurs sociaux au détriment de l’accompagnement des enfants et des familles.
La première étape doit être la création d’un socle fiable d’identification de l’enfant, indispensable pour éviter les doublons et permettre aux systèmes de la justice, de la santé, de l’éducation nationale et de l’aide sociale à l’enfance d’échanger des informations concernant une même personne.
Il convient donc de privilégier l’interopérabilité sécurisée des systèmes existants, construite avec les Départements et les éditeurs de logiciels métiers, plutôt que d’inscrire dès à présent dans la loi le principe d’un dossier numérique unique dont l’architecture, la gouvernance, le financement et les conditions d’utilisation ne sont pas suffisamment définis.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-310 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 BIS A (NOUVEAU) |
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Alinéa 4
Après le mot :
judiciaires,
insérer les mots :
les assistants familiaux, les professionnels exerçant au sein des établissements, services et lieux de vie accueillant des mineurs au titre de l’aide sociale à l’enfance,
Objet
Cet amendement vise à mentionner expressément que les travailleurs sociaux, au contact avec les enfants protégés au cours de leur prise en charge, pourront accéder aux informations du dossier numérique unique utiles à leur mission.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-71 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. DAUBET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 7 BIS A (NOUVEAU) |
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Alinéa 4
1° Remplacer les mots :
les autorités judiciaires, les professionnels de santé et le personnel de l’éducation nationale
par les mots :
les autorités judiciaires et les professionnels de santé
2° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Le directeur d’école ou le chef de l’établissement dans lequel l’enfant est scolarisé n’accède, dans les mêmes conditions, qu’aux informations relatives à sa scolarité.
Objet
L’article 7 bis A ouvre l’accès au dossier numérique unique des enfants protégés au « personnel de l’éducation nationale », sans distinction. Cette formule viserait indifféremment l’ensemble des personnels, alors même que le dossier comporte des informations médicales, des éléments relatifs à la situation familiale et des décisions judiciaires.
Le présent amendement limite l’accès de l’éducation nationale au directeur d’école ou au chef de l’établissement dans lequel l’enfant est scolarisé, et aux seules informations relatives à sa scolarité. Il concilie le besoin légitime de l’école de disposer des éléments utiles au suivi scolaire de l’enfant et la protection de la vie privée de l’enfant et de sa famille, sans stigmatiser l’enfant placé auprès de l’ensemble de la communauté éducative.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-70 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. DAUBET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 7 BIS A (NOUVEAU) |
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Après l’alinéa 4
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« La personne concernée accède, à compter de sa majorité, à l’ensemble des informations la concernant contenues dans ce dossier. Avant sa majorité, le mineur capable de discernement peut en obtenir communication dans des conditions adaptées à son âge et à son degré de maturité, et accompagné, s’il le souhaite, de la personne de son choix, sous réserve des informations relatives à des tiers et de celles dont la communication serait contraire à son intérêt.
Objet
L’article 7 bis A crée un dossier numérique unique pour chaque enfant bénéficiant d’une mesure de protection de l’enfance. Cet outil peut améliorer la continuité des parcours, mais il rassemblera des données particulièrement sensibles, relatives à la santé, à la situation familiale et aux décisions judiciaires concernant l’enfant.
Le texte organise l’accès des professionnels à ce dossier, mais pas celui de l’enfant lui-même. Or de nombreux jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance éprouvent les plus grandes difficultés à reconstituer leur parcours et à comprendre les décisions prises à leur égard. Le présent amendement leur garantit un droit d’accès à l’ensemble des informations les concernant à leur majorité. Il permet également au mineur capable de discernement d’en obtenir communication, dans des conditions adaptées et sous réserve de la protection des tiers et de son propre intérêt.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-311 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 BIS A (NOUVEAU) |
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Alinéa 5
Après le mot :
déterminées
insérer les mots :
, après consultation des conseils départementaux,
Objet
Cet amendement vise à garantir la consultation des départements avant que le Gouvernement ne détermine les conditions de mise en œuvre de la création d’un dossier numérique unique (DNU).
Ce dossier améliorera considérablement le suivi des parcours en protection de l’enfance, trop souvent heurtés par un mauvais partage de l’information.
Si la création du DNU est un chantier interministériel d’ampleur, il ne doit pas pour autant laisser à la marge les départements qui seront les premiers utilisateurs de ce dossier. Les départements doivent donc être pleinement associés à l’élaboration du DNU.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-312 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 BIS B (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement propose la suppression de l'article 7 bis B. S'il est indéniable que le suivi des enfants pris en charge par l'aide sociale à l'enfance doit être amélioré, notamment dans le cadre de placements hors département, il n'apparaît pas que cet article imposant la transmission annuelle du registre des entrées et des sorties des seuls lieux de vie et d'accueil, qui n'accueillent guère plus de 2 % des mineurs placés, soit susceptible de remplir cet objectif.
En effet, contrairement au dossier individuel de l'enfant, le registre des entrées et des sorties est un instrument de traçabilité administrative et de contrôle de l'activité des établissements, dont le but n'est pas de concourir au pilotage du parcours individuel de l'enfant. Les données qu'il contient sont déjà détenues par les structures et par les services départementaux qui y placent les enfants : l'intention de l'article 7 bis B semble donc ainsi satisfaite. En ne précisant pas selon quelles modalités les données du registre des entrées et sorties sont susceptibles d'être exploitées, il y a, en outre, fort à craindre que leur transmission présente un faible degré d'effectivité pour améliorer le suivi des mineurs.
D'autres mesures du texte, à commencer par le dossier numérique unique ou l'engagement dans le chantier de l'interopérabilité des outils numériques des acteurs concourant à la protection de l'enfance, semblent à cet égard plus prometteuses.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-313 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
L’article 7 bis C vise à inclure à la stratégie de prévention des risques de maltraitance, partie intégrante des schémas d’organisation sociale et médico-sociale depuis 2022, un plan de restructuration de l’offre de formation aux métiers de la protection de l’enfance et une trajectoire décennale de mise en place de taux et normes d’encadrement dans les services de protection de l’enfance.
Or, la formation aux métiers de la protection de l’enfance est une compétence essentiellement dévolue aux régions, qui doivent déjà élaborer un schéma régional des formations sociales dans le respect du cadre règlementaire fixé par l’État, en charge de la délivrance des diplômes concernés.
Sans accompagnement financier, l’établissement de tels taux et normes serait par ailleurs inapplicable, voire conduirait à la fermeture de services pourtant indispensables à la protection de l’enfance. Leur fixation à un niveau départemental pourrait, en outre, aggraver les disparités territoriales à l’heure où une gouvernance nationale de la protection de l’enfance est réclamée par tous les acteurs.
Enfin, la mise en place d’une trajectoire décennale au sein d’un schéma dont la durée, aux termes de l’article L. 312-4 du code de l’action sociale et des familles, ne peut excéder cinq ans, apparaît inadaptée.
Pour l’ensemble de ces raisons, il est donc proposé de supprimer l’article 7 bis C.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-267 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
L’article 7 bis C impose d’intégrer dans les schémas départementaux une refonte de l’offre de formation aux métiers de la protection de l’enfance ainsi qu’une trajectoire décennale de mise en place de taux et de normes d’encadrement.
Ces dispositions ajoutent une nouvelle obligation de planification et risquent d’alourdir les schémas départementaux. La définition de normes d’encadrement doit être précédée d’une étude de leurs conséquences humaines et financières et ne peut être imposée aux Départements sans moyens adaptés.
Le présent amendement supprime donc cet article.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-51 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE et BRIANTE GUILLEMONT, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. WATTEBLED ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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Alinéa 1
Après les mots :
aux réalités de son organisation
Ajouter les mots suivants :
, en lien avec les orientations définis à l’article L. 214-13 du code de l’éducation
Objet
Les besoins de formation pour les professionnels de la protection de l’enfance demeurent importants et pour améliorer et sécuriser l’accompagnement des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance.
Afin de veiller au respect des besoins fondamentaux et spécifiques des enfants confiés, un devoir de surveillance et de contrôle des établissements de protection de l’enfance incombe tant au département qu’aux représentants de l’Etat. Ce devoir s’inscrit dans une politique globale de lutte contre la maltraitance institutionnelle consacrée par l’article 22 de la loi du 7 février 2022 qui prévoit l’obligation pour les établissements et services sociaux et médico-sociaux de préciser, dans leur projet d’établissement ou de service, leur politique de prévention et de lutte contre la maltraitance, notamment en matière de gestion du personnel, de formation et de contrôle. Ainsi, la formation des professionnels est parmi les axes prioritaires à développer.
Afin de soutenir cette nouvelle obligation, l’article 7 bis C du projet de loi précise que les schémas d'organisation sociale et médico-sociale devront désormais intégrer « un plan visant à restructurer l’offre de formation aux métiers de la protection de l’enfance adaptés aux besoins de la protection de l’enfance et aux réalités de son organisation ».
Or, la politique de formation dans les territoires est définie dans le cadre du plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles.
Par conséquent, le présent amendement vise à garantir une articulation entre le plan élaboré par les conseils départementaux pour restructurer l’offre de formation aux métiers de la protection de l’enfance et les orientations du plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelles.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-132 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Grégory BLANC, Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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1° Après les mots :
aux besoins de la protection de l’enfance et aux réalités de son organisation
insérer les mots :
, notamment en matière de repérage, de prévention et de prise en charge des violences sexuelles faites aux enfants, de psychotraumatisme et de mécanismes d’emprise
2° Remplacer les mots :
une trajectoire décennale de mise en place de taux et de normes d’encadrement adaptés aux besoins des enfants en protection de l’enfance et aux réalités de son organisation
par les mots :
une stratégie, à mettre en œuvre dans un délai de cinq ans, de taux et de normes d’encadrement adaptés aux besoins des enfants protégés, prévoyant au minimum un référent de l’aide sociale à l’enfance pour vingt enfants, un référent pour huit enfants accueillis en établissement, et un taux d’encadrement triplé pour les enfants en situation de handicap ou présentant des besoins spécifiques
Objet
160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, soit 1 enfant victime toutes les 3 minutes d’après la Ciivise. Les professionnels doivent donc savoir repérer les violences, accueillir la parole, comprendre l’emprise et les effets du psychotraumatisme.
Cet amendement va au bout de la logique : cette compétence doit être la base de tous les professionnels de la protection de l’enfance, et non l’expertise de quelques-uns. Un accompagnement adapté suppose aussi des équipes en nombre suffisant. Dix ans pour définir des normes d’encadrement, c’est trop long pour des enfants dont les besoins sont immédiats. L’amendement ramène ce délai à cinq ans et fixe un socle minimal, inspiré de l’article 32 bis de la proposition de loi « Intégrale » : un référent pour vingt enfants, un pour huit en établissement, et un taux triplé en cas de handicap ou de besoins spécifiques.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-226 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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Remplacer le mot :
décennale
par le mot :
quinquennale
Objet
L’article 7 bis C prévoit une trajectoire décennale de mise en place des taux et normes d’encadrement en protection de l’enfance. Un tel horizon est excessivement long au regard des enjeux de sécurisation des enfants, de difficultés d’effectifs et de présence éducative auxquelles les établissements et services sont déjà confrontés. Il est, en outre, peu cohérent avec l’instrument dans lequel cette trajectoire est inscrite : l’article L. 312-4 du code de l’action sociale et des familles prévoit que les schémas d’organisation sociale et médico-sociale sont établis pour une période maximale de cinq ans. Une trajectoire de dix ans excéderait donc la durée d’un schéma complet et reporterait son aboutissement sur plusieurs cycles de planification.
Le présent amendement ramène donc cette trajectoire à cinq ans. Il conserve le principe d’une montée en charge progressive, nécessaire pour adapter les recrutements et les organisations, tout en donnant au dispositif un calendrier cohérent avec celui des schémas et avec l’urgence de garantir des conditions d’encadrement suffisantes aux enfants protégés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-101 17 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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Après l'article 7 bis C (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au début de l’article L. 121-10 du code de l'action sociale et des familles, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« L’État élabore et met en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.
« Cette stratégie organise le recueil national de données permettant l’identification des besoins, le pilote de la politique publique et son évaluation. Elle coordonne l’action des services de l’État et des organismes de sécurité sociale en faveur de l’accès aux droits des enfants protégés. Elle comprend un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant aux objectifs mentionnés à l'article L. 112-3. »
Objet
Le présent amendement vise à renforcer la cohérence et l’efficacité des politiques publiques de protection de l’enfance en inscrivant dans la loi l’obligation, pour l’État, d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.
Cette stratégie répond à un constat partagé par le Conseil économique, social et environnemental et la commission d’enquête parlementaire sur les manquements de la politique publique de protection de l’enfance : la politique de protection de l’enfance souffre d’un pilotage fragmenté, d’une hétérogénéité territoriale persistante et d’un manque d’évaluation globale de ses effets. Malgré les avancées législatives de ces dernières années, les acteurs de terrain continuent d’agir dans un cadre insuffisamment coordonné entre l’État, les départements et les autres institutions publiques. La stratégie nationale proposée aurait pour objet de garantir une cohérence interministérielle, notamment dans les domaines de la justice, de l’éducation, de la santé, du logement et du travail social, afin d’assurer une réponse concertée à la diversité des besoins des enfants et des familles. Elle organiserait à ce titre un recueil national harmonisé de données, condition indispensable à la mesure des besoins, à l’objectivation des écarts territoriaux et à l’évaluation de l’impact des politiques publiques.
Conformément aux préconisations du CESE, cette stratégie comprendrait un volet structurant consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant à la prévention, au repérage et à la protection des enfants en danger. Le repérage des situations de maltraitance, l’évaluation des besoins des enfants et l’accompagnement des familles requièrent une expertise partagée et pluridisciplinaire, rendue possible par des formations communes, transversales et interprofessionnelles, associant notamment les services départementaux, les magistrats, les enseignants, les professionnels de santé, les travailleurs sociaux et les associations.
Les modalités de mise en œuvre, d’évaluation et de suivi de cette stratégie seront précisées par un décret en Conseil d’État, afin d’en garantir la stabilité, la visibilité pluriannuelle et la transparence.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-217 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 BIS C (NOUVEAU) |
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Après l'article 7 bis C
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au début de l’article L. 121-10 du code de l'action sociale et des familles, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :
« L’État élabore et met en œuvre une stratégie nationale interministérielle de prévention et de protection de l’enfance, définie pour une durée pluriannuelle.
« Cette stratégie organise le recueil national de données permettant l’identification des besoins, le pilote de la politique publique et son évaluation. Elle coordonne l’action des services de l’État et des organismes de sécurité sociale en faveur de l’accès aux droits des enfants protégés. Elle comprend un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels concourant aux objectifs mentionnés à l'article L. 112-3. »
Objet
Le présent amendement vise à inscrire dans la loi l’obligation, pour l’État, d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie nationale interministérielle pluriannuelle de prévention et de protection de l’enfance.
Il entend remédier au pilotage fragmenté des politiques publiques, aux inégalités territoriales et au manque d’évaluation, en renforçant la coordination entre l’État, les départements et les acteurs concernés. Il prévoit également l’harmonisation du recueil des données nationales et l’intégration d’un volet consacré à la formation initiale et continue des professionnels.
Les modalités de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation de cette stratégie seront précisées par décret en Conseil d’État, afin de garantir la cohérence, la continuité et l’efficacité des politiques de protection de l’enfance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-314 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 BIS D (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’article 7 bis D, qui prévoit l’inscription dans la loi d’un cadre national de contrôle des lieux de vie et d’accueil (LVA).
Les dispositions de l’article prévoyant les principes des contrôles sont en grande partie satisfaites par les articles L. 313-13 et suivants du code de l’action sociale et des familles qui prévoit le régime de contrôle des structures, ainsi que par les dispositions réglementaires du même code.
L’intention des dispositions, qui est de coordonner les contrôles par les différentes autorités compétentes réalisés au sein des LVA, ne relève pas du niveau de la loi mais davantage de textes infra-règlementaires. La direction général de la cohésion sociale a ainsi publié en juillet 2024 une instruction relative à l’inspection-contrôle dans les établissements, services et lieux de vie et d’accueil de la protection de l’enfance.
Enfin, si la rédaction de l’article ne concerne que les LVA accueillant des mineurs pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance, son périmètre est élargi à l’ensemble des LVA. Les dispositions ne paraissent donc pas adaptées pour les lieux de vie accueillant d’autres publics et ne relevant pas nécessairement du département (mineurs ou majeurs en situation de handicap, des personnes en situation de précarité ou d'exclusion sociale).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-72 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mmes LERMYTTE et PANTEL et M. WATTEBLED ARTICLE 7 BIS D (NOUVEAU) |
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Alinéa 7
Remplacer les mots :
cette coordination
par les mots :
ce cadre
Objet
L’article 7 bis D institue un cadre national des contrôles applicables aux lieux de vie et d’accueil. Son alinéa 7 précise que « cette coordination » porte notamment sur la programmation des contrôles, la réalisation de contrôles conjoints, le partage des constats ou le suivi des mesures correctrices. Or cet alinéa suit une énumération de quatre éléments (objectifs des contrôles, méthodes et outils, indicateurs communs, articulation avec les évaluations) dont aucun ne porte sur une coordination. La référence est donc dépourvue d’objet.
Le présent amendement rédactionnel substitue à ces mots les mots « ce cadre », afin de rattacher clairement les dispositions de l’alinéa 7 au cadre national des contrôles institué au début de l’article.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-315 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 BIS (NOUVEAU) |
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1° Remplacer la référence :
I
par la référence :
312-1
2° Après la seconde occurrence du mot :
et
insérer les mots :
les lieux de vie et d'accueil relevant
3° Compléter cet article par les mots :
du même article
Objet
Amendement rédactionnel.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-219 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 7 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 7 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le mot « exercé », la fin du premier alinéa de l’article L. 313-23-4 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé : « une partie de leur activité dans un cadre autre qu'un contrat de mission conclu avec une de ces entreprises de travail temporaires. La durée minimale de cette activité est fixée par décret en Conseil d’État. »
Objet
Le recours structurel à l’intérim dans le secteur social, médico-social et de la protection de l’enfance fragilise la stabilité des équipes, la qualité de l’accompagnement et la continuité éducative.
La loi du 27 décembre 2023, dite « Valletoux », visait à encadrer cette pratique en imposant une expérience professionnelle minimale de deux ans hors intérim aux jeunes diplômés. Toutefois, le Conseil d’État, dans sa décision du 6 juin 2025, a annulé le décret d’application en raison de son champ d’application trop large.
Le présent amendement vise à rétablir et clarifier cette exigence pour tous les professionnels, quelle que soit leur ancienneté ou leur premier contrat, afin de garantir une expérience suffisante auprès des publics vulnérables, de limiter le recours excessif à l’intérim et de renforcer la stabilité des équipes. Il s’inscrit ainsi dans une démarche d’amélioration de la qualité de la protection de l’enfance et de valorisation des métiers du travail social.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-316 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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I. – Alinéa 2, première phrase
Après la dernière occurrence du mot :
ou
insérer les mots :
par des accueils autorisés
II. – Alinéa 3
Supprimer les mots :
par le président du conseil départemental
III. – Alinéa 4
Supprimer les mots :
de mineurs
Objet
Amendement rédactionnel.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-317 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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I. – Alinéa 2
Remplacer toutes les occurrences du mot :
rupture
par le mot :
remobilisation
II. – Alinéa 3
Remplacer le mot :
rupture
par le mot :
remobilisation
III. – Alinéa 4
Remplacer le mot :
rupture
par le mot :
remobilisation
Objet
Cet amendement renomme les séjours de rupture en "séjours de remobilisation", le terme de "rupture" pouvant être perçu comme stigmatisant ou inadapté par certains enfants.
Ce vocable est en effet source d'incompréhension, dans la mesure où il peut renvoyer aux enfants l'idée que ce sont les tiers gardiens qui souhaitent rompre avec eux, et non que le séjour est une opportunité de rompre avec un environnement habituel dans lequel ils ne parviennent pas à s'épanouir, dans leur intérêt supérieur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-318 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
1° Deuxième phrase
Supprimer les mots :
pour une durée qui ne peut être supérieure à trois mois, renouvelable une fois,
2° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
La durée d’un séjour de remobilisation ne peut excéder quatre mois, renouvelables jusqu’à deux fois lorsque la réévaluation régulière fait apparaître un intérêt pédagogique pour l’enfant.
Objet
Alors que la durée moyenne d'un séjour de rupture atteint 7,6 mois selon la seule étude disponible, réalisée en 2014, la vaste majorité des acteurs consultés, notamment l'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss), le réseau des organisateurs de séjours éducatifs de rupture (Oser) et l'Union pour l'enfance, ont exprimé des craintes selon lesquelles une durée maximale de trois mois renouvelables une fois pourrait être insuffisante pour garantir au mineur, parfois victime d'exploitation sexuelle ou intégré dans des réseaux de trafic, une rupture nette avec son milieu habituel, afin de favoriser sa remobilisation.
À l'inverse, les rapporteurs ont été mis au fait de séjours de rupture parfois prolongés à l'excès, sur plusieurs années, démontrant en l'espèce l'incapacité du séjour à répondre aux besoins éducatifs de l'enfant. Les rapporteurs sont convaincus que pour être efficace, le séjour doit rester temporaire : le cadre du séjour de rupture ne saurait valablement devenir une norme pour l'enfant.
Par conséquent, cet amendement vise à porter à un an la durée maximale d'un séjour de rupture, afin de concilier l'exigence de poser un cadre pour le suivi de l'enfant et la nécessité, pour certains enfants, de disposer de suffisamment de temps pour leur remobilisation. Le séjour de rupture serait scindé en périodes de quatre mois, à l'approche de la fin desquelles l'intérêt pédagogique du séjour pour l'enfant serait réévalué, conditionnant ainsi sa poursuite.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-319 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2, dernière phrase
Après le mot :
rupture
insérer les mots :
répond à des objectifs éducatifs précis,
Objet
Afin d'assurer un meilleur cadrage des séjours de rupture, cet amendement propose que la mise en place d'un tel séjour soit subordonnée, avant son départ, à l'édiction d'objectifs éducatifs précis pour le mineur, à l'aune desquels le bénéfice éducatif du séjour pour l'enfant pourra être évalué objectivement tout au long de sa durée.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-112 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CADEC et BURGOA, Mme NOËL, MM. PANUNZI et BERARD, Mmes MULLER-BRONN et IMBERT, MM. COSTE et SIDO, Mme MICOULEAU, M. Bertrand DUPONT, Mmes JOSEPH, BELLAMY et BELRHITI et MM. GENET et BRISSON ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
1° Deuxième phrase
Supprimer les mots :
pour une durée qui ne peut être supérieure à trois mois, renouvelable une fois,
2° Dernière phrase
Remplacer cette phrase par quatre phrases ainsi rédigées :
« La mise en place d'un séjour de rupture et sa durée initiale sont définies dans le projet pour l'enfant mentionné à l'article L. 223-1-1. Le séjour peut être renouvelé, par périodes successives, sur décision motivée du président du conseil départemental, prise au vu d'une évaluation de la situation du jeune et après recueil de son avis ; lorsque le mineur est confié en application d'une décision judiciaire, le renouvellement est subordonné à l'accord du juge des enfants. La pertinence de la poursuite du séjour est réexaminée au moins tous les trois mois dans le cadre du projet pour l'enfant ; au-delà de douze mois, chaque renouvellement fait l'objet d'un rapport circonstancié adressé au juge des enfants lorsque le mineur lui est confié. Un décret pris après avis du Conseil national de la protection de l'enfance fixe une durée indicative de référence et les modalités de ce réexamen. »
Objet
Cet amendement remplace la durée maximale fixée par la loi, trois mois renouvelable une fois, soit six mois au plus, par une durée fixée dans le projet pour l'enfant, renouvelable sur décision motivée et sous contrôle du juge.
Aucun adolescent ne se reconstruit selon un calendrier fixé d'avance. Le rapport de l'ONED de 2014 situe ces accompagnements entre six mois et un an selon le profil et le cheminement du jeune ; des dispositifs habilités pratiquent des séjours de sept mois renouvelables par périodes de deux mois. Un plafond uniforme imposerait un retour dans l'environnement d'origine au moment où le travail éducatif commence à porter.
L'absence de plafond ne signifie pas l'absence de limite. Le renouvellement exige une décision motivée, l'avis du jeune et l'accord du juge des enfants ; un réexamen trimestriel et un rapport renforcé au-delà de douze mois répondent directement aux dérives relevées par le Défenseur des droits en 2019, dans le cas d'un jeune maintenu cinq ans à l'étranger.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-205 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Après les mots :
renouvelable une fois
insérer les mots :
, et, à titre exceptionnel, au-delà de cette durée lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie et après avis du référent chargé de son accompagnement
Objet
Le présent amendement vise à introduire une possibilité de prolongation exceptionnelle des séjours de rupture lorsque la situation particulière du mineur justifie la poursuite de cet accompagnement.
La durée de trois mois, renouvelable une fois, constitue une règle générale nécessaire à l’encadrement de ces dispositifs. Elle ne saurait toutefois répondre à l’ensemble des situations individuelles, certaines prises en charge pouvant nécessiter un accompagnement plus long pour produire pleinement leurs effets.
La prolongation ne pourrait intervenir qu’à titre exceptionnel, lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie, et après avis du référent chargé de son accompagnement. Elle devrait en outre demeurer inscrite dans le projet pour l’enfant et faire l’objet des réévaluations prévues par le présent article.
Cette souplesse permet ainsi d’éviter qu’une limite de durée uniforme conduise à interrompre prématurément un accompagnement éducatif lorsque sa poursuite apparaît nécessaire au regard de la situation individuelle du mineur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-167 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
remplacer les mots :
qui ne peut être supérieure à trois mois, renouvelable une fois
Par les mots :
déterminée en amont en fonction des besoins précis auxquels le séjour de rupture répond
Objet
Le présent amendement vise à supprimer la limitation à 3 mois de la durée des séjours de rupture pour le remplacer par une formule plus souple, permettant de déterminer une durée du séjour de rupture qui doit être strictement adaptée aux besoins précis auxquels le séjour de rupture répond.
La rédaction du présent article tel qu’issu de l’Assemblée nationale restreint des modalités de séjours qui existent déjà aujourd’hui et peuvent, dans la plupart des cas, être bénéfiques pour les enfants concernés. C’est notamment le cas pour la disposition adoptée en commission des lois de l’Assemblée nationale et qui limite les séjours de rupture à trois mois renouvelables une fois, alors que le rapport de l’Observatoire National de l’Enfance en Danger de 2014 montre, dans une étude sur l’action sociale dans le Finistère, que la durée moyenne des séjours y est de 7,6 mois (et jusqu’à 9,5 mois pour les jeunes en multi-placement).
S'il est indispensable de renforcer les garanties applicables aux séjours de rupture, il convient également de préserver la souplesse nécessaire à leur mise en œuvre, compte tenu de la diversité des situations des mineurs accompagnés et des projets éducatifs développés par les structures.
Aussi, plutôt que d’imposer par la loi une limite stricte de durée, nous proposons d’encadrer ces séjours en fonction des besoins de l’enfant qui justifient le séjour de rupture.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-168 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2, après la deuxième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Le séjour de rupture est organisé dans des conditions garantissant la sécurité de l’enfant, la continuité de son accompagnement social et éducatif ainsi que la préparation de son retour.
Objet
Le présent amendement vise à compléter cet article d’encadrement des séjours de rupture en mentionnant expressément la sécurité de l’enfant, la continuité de son accompagnement social et la préparation de son retour.
Il faut non seulement que le séjour se passe bien mais qu’il soit inscrit dans un projet plus général du parcours de l’enfant pour améliorer durablement sa situation.
L’amendement propose aussi de mentionner l’après-séjour. Certains jeunes ont déjà connu de multiples changements de lieux de vie et de professionnels. Les progrès accomplis pendant le séjour peuvent disparaître si le jeune retrouve exactement les mêmes difficultés à son retour. La préparation de son retour doit figurer dans la loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-376 19 octobre 2026 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° COM-168 de Mme SOUYRIS présenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 3
Remplacer le mot :
rupture
par le mot :
remobilisation
Objet
Sous-amendement visant à assurer la cohérence rédactionnelle du texte.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-113 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CADEC, Mme NOËL, MM. BURGOA, PANUNZI et BERARD, Mmes MULLER-BRONN et IMBERT, MM. COSTE et SIDO, Mme MICOULEAU, M. Bertrand DUPONT, Mmes JOSEPH, BELLAMY et BELRHITI et MM. GENET et BRISSON ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Après l’alinéa 4
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« Aucun séjour de rupture ne peut être organisé sans l'adhésion libre et éclairée du mineur ou du jeune de moins de vingt et un ans, recueillie après une information adaptée à son âge et à sa maturité et consignée dans le projet pour l'enfant. Les titulaires de l'autorité parentale sont, le cas échéant, informés du projet de séjour, de son lieu et de sa durée prévisionnelle. Un référent nommément désigné assure le lien entre le mineur ou le jeune, sa famille et le service de l'aide sociale à l'enfance pendant toute la durée du séjour.
Le projet de séjour prévoit les modalités de l'accompagnement au retour, assuré par la structure organisatrice ou par le service désigné dans le projet pour l'enfant. »
Objet
Cet amendement inscrit dans la loi les deux garanties qui font la réussite des séjours de rupture sérieux : la libre adhésion du jeune et la continuité de l'accompagnement au retour.
La libre adhésion est la règle constante des dispositifs habilités : aucun jeune ne part contre sa volonté, ce qui distingue le séjour de rupture d'un éloignement subi. La désignation d'un référent et l'information de la famille garantissent que le jeune n'est jamais « loin des yeux ».
Le retour est le moment le plus fragile. Prévoir dès le départ un service de suite évite que les acquis du séjour se perdent au contact de l'environnement d'origine.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-377 19 octobre 2026 |
SOUS-AMENDEMENTà l'amendement n° COM-113 rect. de M. CADEC présenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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I. - Alinéa 1
Remplacer la référence :
4
par la référence :
2
II. - Alinéa 2
Remplacer les mots :
deux alinéas ainsi rédigés
par les mots :
un alinéa ainsi rédigé
III. - Alinéa 3
1° Première phrase
Remplacer le mot :
rupture
par le mot :
remobilisation
2° Troisième phrase
Supprimer cette phrase.
IV. - Alinéa 4
Supprimer cet alinéa.
Objet
Ce sous-amendement vise à assurer la cohérence rédactionnelle de l'article et à en retirer la part du contenu satisfaite par les amendements des rapporteurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-320 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
La structure ou l’accueil désigne en son sein au moins un référent, qui contribue à cette réévaluation régulière, chargé au cours du séjour d’assurer le suivi du mineur ou du jeune et des objectifs éducatifs fixés, la coordination de son accompagnement éducatif et la coopération avec les autres professionnels impliqués dans la prise en charge du mineur ou du jeune.
Objet
Afin de renforcer les garanties sur le suivi des enfants en séjour de rupture, cet amendement fait obligation à la structure ou à l'accueil organisant un tel séjour de désigner en son sein un référent pour chaque enfant accueilli.
Ce référent, distinct du référent ASE habituel, serait chargé au cours du séjour du suivi du mineur et d'assurer la coordination de son accompagnement éducatif. Il serait également le point de contact sur place privilégié des autres professionnels impliqués dans la prise en charge du mineur, notamment le référent ASE.
La désignation d'un référent au sein de la structure organisatrice permettrait de garantir à chaque mineur un accompagnement individualisé et un interlocuteur clairement identifié tout au long du séjour. Elle contribuerait également à assurer la continuité et la cohérence de sa prise en charge, en facilitant les échanges avec le service gardien et en anticipant les conditions de son retour dans son environnement habituel.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-321 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 5
Rédiger ainsi cet alinéa :
« L’activité de séjours de remobilisation ne peut être réalisée hors du territoire national que lorsqu’elle est organisée par une structure ou un accueil établi en France, dont l'activité de séjours de remobilisation hors du territoire national est expressément inscrite dans la demande d'autorisation initiale. Lorsque le séjour de remobilisation s’effectue hors du territoire national, l’accueil ou la structure déclare le séjour à l'autorité diplomatique ou consulaire française compétente, qui rend un avis sur la compatibilité du séjour envisagé avec la préservation de la santé et de la sécurité du mineur ou du jeune dans un délai déterminé avant la date prévisionnelle de début du séjour. Cet avis est transmis au service de l’aide sociale à l’enfance, qui peut s’opposer au départ du mineur ou du jeune. La structure ou l’accueil déclare également le séjour aux autorités compétentes du pays d’accueil. Par dérogation au premier alinéa, lorsque le séjour de remobilisation s’effectue hors du territoire national, la structure ou l’accueil désigne au moins un référent sur le territoire national et un référent dans le pays dans lequel se déroule le séjour. L'autorité diplomatique ou consulaire française compétente est informée de tout événement grave survenant au cours du séjour de remobilisation.
Objet
Malgré les différentes dérives constatées, dont les rapporteurs ne contestent nullement la gravité, ni le rapport d'inspection de 2004, ni le Défenseur des droits n'ont défendu l'interdiction des séjours de rupture à l'étranger. Mettant l'accent sur les "bénéfices indéniables pour les mineurs" que comporte cette pratique, les différents travaux conduits jusqu'à ce jour ont toujours plaidé pour son encadrement renforcé, plutôt que pour son interdiction pure et simple. Les organisateurs de séjours de rupture eux-mêmes réclament, depuis plus de dix ans, la mise en place d'un cadre mieux défini, plus à même d'assurer la sécurité des jeunes et de prévenir la survenue d'événements indésirables.
Ces appels, bien que répétés depuis vingt ans, sont demeurés sans suite : le Gouvernement n'a jamais pris le soin de proposer un encadrement des séjours de rupture à l'étranger dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance, bien qu'une note de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse ait esquissé les contours de ce dispositif dans son champ de compétences.
Ainsi, la majorité des acteurs auditionnés - associations, structures, professionnels de l'aide sociale à l'enfance - appellent le Gouvernement à définir un encadrement plus strict, plus rigoureux, des séjours à l’étranger, mais rares sont ceux qui souhaitent leur interdiction avant même qu'une tentative de formalisation ou de réglementation n'ait été entreprise.
Plusieurs arguments vont en leur sens. Les séjours à l'étranger peuvent présenter une efficacité supérieure à des séjours sur le sol français : outre l'apport culturel et la déstigmatisation associée à l'arrivée dans un environnement résolument nouveau y compris sur le plan institutionnel, l'éloignement du territoire national peut s'avérer être le dernier recours pour extraire les jeunes de réseaux d'exploitation dans lesquels ils sont plongés, comme la prostitution ou le trafic de stupéfiants. En outre, il convient de ne pas sous-estimer l'impact organisationnel qu'aurait l'interdiction des séjours de rupture à l'étranger, dans un contexte où les séjours à l'étranger concentrent aujourd'hui la majorité des séjours de rupture. Leur interdiction sans délai conduirait donc à déstabiliser largement les acteurs, à remettre en cause des partenariats parfois noués depuis plus de trente ans sans qu'aucun événement grave n'ait dû être signalé, et à déstructurer l'offre de séjours de rupture au risque de laisser des jeunes dits "incasables" sans "ultime solution", pour reprendre les mots du rapport d'inspection de 2004.
Les rapporteurs rappellent, enfin, que le procès de Châteauroux a mis en lumière que des défaillances graves sont également susceptibles de survenir au cours d'un séjour de rupture organisé en France, malgré les prérogatives renforcées en matière de contrôle sur le sol national.
Pour l'ensemble de ces raisons, cet amendement revient sur l'interdiction d'organiser des séjours de rupture à l'étranger, tout en renforçant considérablement les modalités de contrôle ; un impératif afin de lutter contre les dérives inadmissibles reportées. L'encadrement spécifique des séjours de rupture à l'étranger proposé repose sur une batterie de mesures visant à assurer un meilleur cadrage ex ante et un meilleur suivi in itinere, et est notamment inspiré des recommandations du Défenseur des droits.
L'amendement prévoit ainsi des modalités d'organisation dérogatoires pour les séjours de rupture à l'étranger : ceux-ci ne pourront être proposés que par des structures établies en France et donc contrôlables sur leur activité domestique, et en ayant fait la demande dès leur autorisation initiale. La réalisation de tout séjour de rupture à l'étranger serait précédée d'une information des autorités du pays d'accueil, ainsi que d'une saisine des autorités consulaires, appelées à se prononcer sur la compatibilité du séjour avec la préservation de la santé et de la sécurité du jeune. En cas de risque excessif, le service de l'aide sociale à l'enfance pourrait s'opposer à la réalisation du séjour.
Au cours du séjour, le mineur et les services sociaux pourraient s'appuyer sur deux référents et points de contact : l'un en France, et l'autre dans le pays d'accueil, afin d'assurer davantage de fluidité dans les remontées d'information et de renforcer la coordination de l'encadrement. Les autorités consulaires seraient, enfin, dûment informées de la survenue de tout événement grave.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-227 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 5
Supprimer cet alinéa.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l’interdiction des séjours de rupture à l’étranger afin de préserver un outil éducatif adapté aux adolescents et jeunes majeurs en grande difficulté, pour lesquels les prises en charge habituelles ont échoué. Ces séjours permettent une mise à distance de l’environnement habituel, une remobilisation du jeune et la reconstruction d’un parcours éducatif durable.
Leur utilité a été reconnue dès 2004 par la mission conjointe IGAS-IGSJ, qui préconisait leur maintien sous réserve d’un encadrement renforcé. Il convient donc de préserver cette possibilité, sans remettre en cause les garanties prévues par l’article 7 ter, notamment l’autorisation des structures, le suivi du séjour, sa durée limitée et le respect des règles applicables à la protection des mineurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-111 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. CADEC, Mme NOËL, MM. BURGOA, PANUNZI et BERARD, Mmes MULLER-BRONN et IMBERT, MM. COSTE et SIDO, Mme MICOULEAU, M. Bertrand DUPONT, Mmes JOSEPH, BELLAMY et BELRHITI et MM. GENET et BRISSON ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 5
Remplacer cet alinéa par huit alinéas ainsi rédigés :
« Pour les structures mentionnées aux deuxième et troisième alinéas du présent article, l'activité de séjour de rupture peut être réalisée hors du territoire national, sans préjudice des articles 371-6 et 375-7 du code civil, lorsque cette possibilité est expressément mentionnée dans l'autorisation délivrée à la structure et sous réserve des conditions suivantes :
« 1° L'encadrement éducatif est assuré de manière permanente par des professionnels relevant de la structure autorisée, sans pouvoir être délégué ; un professionnel de la structure est présent dans le pays d'accueil pendant toute la durée du séjour ;
« 2° Les personnes ou familles qui accueillent le jeune sur place sont nommément identifiées, liées à la structure par une convention et soumises au contrôle de l'honorabilité prévu à l'article L. 133-6 ou, pour celles qui résident hors du territoire national, à une vérification équivalente dans des conditions fixées par le décret mentionné au dernier alinéa du présent article ;
« 3° La continuité du suivi sanitaire du jeune et, le cas échéant, de sa scolarité ou de sa formation est garantie pendant toute la durée du séjour ;
« 4° L'autorité ayant délivré l'autorisation de la structure et le président du conseil départemental qui assure la prise en charge du mineur ou du jeune de moins de vingt et un ans en sont informés au plus tard deux mois avant le début du séjour et peuvent s'y opposer dans un délai d'un mois à compter de cette information. Lorsque le mineur est confié en application d'une décision judiciaire, le juge des enfants en est informé dans le même délai ;
« 5° Les autorités consulaires françaises compétentes sont informées de la présence du mineur dans le pays d'accueil ;
« 6° La structure rend compte chaque année du déroulement de ces séjours à l'autorité ayant délivré l'autorisation ; pour les établissements et services mentionnés à l'article L. 312-1, cette activité fait l'objet d'une évaluation spécifique dans le cadre de l'évaluation prévue à l'article L. 312-8.
« Un décret pris après avis du Conseil national de la protection de l'enfance fixe le référentiel national des séjours de rupture hors du territoire national, notamment les conditions de sécurité, d'encadrement, de continuité éducative et de suivi sanitaire, ainsi que les modalités de leur contrôle, y compris sur place, en cohérence avec le cadre national des contrôles prévu à l'article L. 313-13-4. »
Objet
Cet amendement substitue à l'interdiction de tout séjour de rupture hors du territoire national un régime d'habilitation et de contrôle strict.
Les séjours de rupture s'adressent à environ 6 000 mineurs, soit près de 2 % des enfants suivis par l'aide sociale à l'enfance, pour lesquels aucune prise en charge de droit commun ne fonctionne plus. Pour ces adolescents pris dans les fugues, les consommations et la délinquance, l'éloignement réel est la condition même de la rupture : à quelques dizaines de kilomètres, ils retrouvent aussitôt leur environnement et le séjour devient un placement de plus.
Des associations habilitées depuis plus de vingt ans organisent ces séjours avec un éducateur permanent sur place, des familles d'accueil identifiées et un service de suite au retour. Les dérives constatées, notamment par le Défenseur des droits dans sa décision du 17 juillet 2019, tiennent à la faiblesse des contrôles et à la sous-traitance de l'encadrement : c'est elles que cet amendement cible.
Il conserve donc tout ce qui protège dans le texte et ajoute des garanties : encadrement non délégable, familles d'accueil soumises au contrôle d'honorabilité renforcé créé par le présent projet de loi, droit d'opposition du département, information du juge des enfants et du consulat, compte rendu annuel et évaluation spécifique. Il reprend l'architecture des propositions de la Cnape, de l'Unicef et du Gepso. Les contrôles s'articulent avec le cadre national des contrôles des lieux de vie et d'accueil institué par l'article 7 bis D.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-206 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mmes LE HOUEROU et CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 5
Remplacer les mots :
ne peut être réalisée hors du territoire national
peut être réalisée hors du territoire national lorsque le projet pour l’enfant le prévoit expressément et que sont réunies des conditions de sécurité, de santé, de qualification des intervenants, de continuité scolaire et de préparation du retour définies par décret. L’autorité qui a confié le mineur en est informée préalablement et exerce son contrôle sur place
Objet
Le présent amendement vise à substituer à l’interdiction générale des séjours de rupture hors du territoire national un régime permettant leur réalisation sous réserve de garanties définies par voie réglementaire.
Les séjours de rupture constituent une modalité particulière d’accompagnement éducatif, fondée sur l’éloignement temporaire du mineur de son cadre de vie habituel. Lorsque cette modalité est prévue par le projet pour l’enfant, elle doit pouvoir être mise en œuvre à l’étranger lorsque les conditions nécessaires à la sûreté et à la qualité de la prise en charge sont réunies.
Le présent amendement prévoit ainsi que les séjours à l’étranger soient subordonnés à des garanties relatives à la sécurité, à la santé, à la qualification des intervenants, à la continuité scolaire et à la préparation du retour du mineur, ces garanties étant précisées par décret.
Enfin, l’autorité ayant confié le mineur est informée préalablement et exerce son contrôle sur place, afin de garantir le suivi de la prise en charge et le respect des conditions dans lesquelles le séjour a été autorisé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-322 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Après l'alinéa 5
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les modalités d’application du présent article sont déterminées par décret. »
Objet
Cet amendement renvoie à un décret la définition des modalités précises d'encadrement des séjours de rupture, afin de compléter le cadre législatif proposé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-114 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. CADEC et BURGOA, Mme NOËL, MM. PANUNZI et BERARD, Mmes MULLER-BRONN et IMBERT, MM. COSTE, SIDO et Bertrand DUPONT, Mmes JOSEPH, BELLAMY, BELRHITI et MICOULEAU et MM. GENET et BRISSON ARTICLE 7 TER (NOUVEAU) |
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Alinéa 6
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Les structures qui organisent, à la date de promulgation de la présente loi, des séjours de rupture hors du territoire national peuvent poursuivre cette activité, dans le respect des conditions fixées au même article L. 321-5, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la demande de modification de leur autorisation, présentée dans un délai d'un an à compter de cette date.
Objet
Cet amendement de coordination sécurise la situation des structures habilitées qui organisent déjà des séjours de rupture hors du territoire national.
Le II de l'article dispense les structures déjà autorisées d'inscrire l'activité de séjours de rupture dans leur demande d'autorisation. Or, si les séjours hors du territoire sont subordonnés à une mention expresse dans l'autorisation, ces structures, souvent les plus anciennes et les plus expérimentées, devraient interrompre des séjours en cours dans l'attente d'une nouvelle décision administrative.
L'amendement leur ouvre un délai d'un an pour solliciter la modification de leur autorisation, tout en les soumettant immédiatement à l'ensemble des garanties prévues par la loi. Aucun séjour ne peut ainsi se poursuivre hors de tout cadre.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-355 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 |
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Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
« La demande ou l’accord d’un seul des titulaires de l’autorité parentale suffit pour mettre en œuvre les mesures prises sur le fondement du présent article, sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, l’autre titulaire de l’autorité parentale fasse part de son opposition. Toutefois, lorsque l’aide à domicile prend la forme d’une intervention au domicile, la mesure ne peut pas être mise en œuvre sans l’accord de ceux des titulaires de l’autorité parentale qui y résident. »
Objet
Cet amendement rétablit la faculté d’opposition de l’autre titulaire de l’autorité parentale et supprime la restriction du dispositif aux parents séparés.
Il apparaît en effet que la seule information de l’autre parent de la mise en œuvre de la mesure, qui serait ainsi privé de toute capacité d’opposition, porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée garanti par l’article 2 de la Déclaration du 26 août 1789 et au droit de mener une vie familiale normale, qui découle du dixième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.
Quant à la restriction de cette disposition aux parents séparés, elle introduirait une différence de traitement entre les titulaires de l’autorité parentale. Or, cette différence n’apparaît pas fondée en droit, car la séparation n’emporte aucune conséquence sur les conditions d’exercice de l’autorité parentale.
Enfin, la formule suivant laquelle l'autre titulaire de l'autorité parentale devrait être « saisi à cet effet » est superfétatoire, dans la mesure où l'exercice de cette faculté d'opposition à la mise en œuvre d'une mesure suppose que l'autre titulaire de l'autorité parentale en ait été informé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-323 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 8 |
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Alinéa 3
Rédiger ainsi cet alinéa :
« La demande ou l’accord d’un seul des titulaires de l’autorité parentale suffit pour mettre en œuvre les mesures prises sur le fondement du présent article, sauf à ce que, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, l’autre titulaire de l’autorité parentale fasse part de son opposition. Toutefois, lorsque l’aide à domicile prend la forme d’une intervention au domicile, la mesure ne peut pas être mise en œuvre sans l’accord de ceux des titulaires de l’autorité parentale qui y résident. »
Objet
Cet amendement, travaillé en coordination avec la commission des lois, rétablit la faculté d’opposition de l’autre titulaire de l’autorité parentale et supprime la restriction du dispositif aux parents séparés.
Il apparaît en effet que la seule information de l’autre parent de la mise en œuvre de la mesure, qui serait ainsi privé de toute capacité d’opposition, porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée garanti par l’article 2 de la Déclaration du 26 août 1789 et au droit de mener une vie familiale normale, qui découle du dixième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.
Quant à la restriction de cette disposition aux parents séparés, elle introduirait une différence de traitement entre les titulaires de l’autorité parentale. Or, cette différence n’apparaît pas fondée en droit, car la séparation n’emporte aucune conséquence sur les conditions d’exercice de l’autorité parentale.
Enfin, la formule suivant laquelle l’autre titulaire de l’autorité parentale devrait être « saisi à cet effet » est superfétatoire, dans la mesure où l’exercice de cette faculté d’opposition à la mise en œuvre d’une mesure suppose que l’autre titulaire de l’autorité parentale en ait été informé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-356 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 |
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Alinéa 6
Supprimer les mots :
, saisi à cet effet,
et après le mot :
opposition
supprimer la fin de cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la précision relative au délai dans lequel l’autre titulaire de l’autorité parentale peut exercer sa faculté d’opposition, car il s’agit d’une disposition de nature réglementaire.
Par ailleurs, la formule suivant laquelle l'autre titulaire de l'autorité parentale devrait être « saisi à cet effet » est superfétatoire, dans la mesure où l'exercice de cette faculté d'opposition à la mise en œuvre d'une mesure suppose que l'autre titulaire de l'autorité parentale en ait été informé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-192 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 8 |
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Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
– à la deuxième phrase, les mots : « désigne, soit une personne qualifiée, soit un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert, » sont remplacés par les mots : « confie la mesure au service départemental de l’aide sociale à l’enfance, qui désigne la personne qualifiée ou le service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert chargé de la mettre en œuvre, » ;
Objet
Cet amendement vise à mieux articuler l'intervention du juge des enfants et le pilotage départemental de l'assistance éducative en milieu ouvert.
Dans sa rédaction actuelle, l'article 375-2 du code civil confie au juge le soin de désigner directement l'opérateur de la mesure. L'article 8 du projet de loi ouvre la possibilité de laisser ce choix à l'aide sociale à l'enfance, comme elle décide déjà des lieux d'accueil.
Le présent amendement précise cette logique sans dessaisir le juge : celui-ci demeure compétent pour ordonner la mesure et en confier l'exécution, tandis que le service départemental de l'aide sociale à l'enfance en assure le pilotage en désignant la personne qualifiée ou le service chargé de la mettre en œuvre.
Ce pilotage revient aux Départements, qui financent intégralement le milieu ouvert. Ils ne disposent pourtant, à ce jour, ni d'un suivi en temps réel de l'activité des services habilités, ni des données — notamment le nombre de situations en attente — leur permettant de prioriser les situations à l'échelle départementale et de répartir les attributions entre les associations.
Laisser au seul juge le choix de l'opérateur expose en outre à des pratiques hétérogènes selon les magistrats, voire selon les situations, au détriment d'un pilotage cohérent de ce volet stratégique de la protection de l'enfance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-269 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER et MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC ARTICLE 8 |
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Alinéa 11
Rédiger ainsi cet alinéa :
« – à la deuxième phrase, les mots : “, soit une personne qualifiée, soit un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert,” sont remplacés par les mots : “le service départemental de l’aide sociale à l’enfance ou, lorsque la mesure concerne un mineur de retour d’une zone d’opérations de groupements terroristes, un service de l’État désigné à cet effet” ; »
Objet
Le présent amendement vise à confier au service départemental de l’aide sociale à l’enfance la mise en œuvre des mesures d’assistance éducative en milieu ouvert décidées par le juge des enfants.
Actuellement, le juge désigne directement la personne qualifiée ou le service habilité chargé d’exécuter la mesure, alors même que les départements financent ces interventions et assurent le pilotage de la politique de protection de l’enfance.
La désignation du service départemental de l’aide sociale à l’enfance permettra au département d’organiser la mise en œuvre des mesures en fonction des capacités disponibles, de mieux connaître les situations en attente et de répartir les interventions entre les différents opérateurs.
Le juge conserve pleinement sa compétence pour ordonner la mesure, en fixer les objectifs et en contrôler l’exécution. L’amendement porte uniquement sur l’organisation de sa mise en œuvre afin d’améliorer la réactivité des services et la continuité de l’accompagnement des enfants et de leur famille.
Le présent amendement n’a pas vocation à s’appliquer aux mineurs de retour de zones d’opérations de groupements terroristes. Leur prise en charge spécifique doit demeurer sous la responsabilité de l’État et ne saurait entraîner un transfert de responsabilités ou de charges vers les départements.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-357 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 |
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Après l'alinéa 11, insérer un alinéa ainsi rédigé :
- à la deuxième phrase, après le mot : « ouvert », sont insérés les mots : « , soit le service départemental de l’aide sociale à l’enfance » ;
Objet
Cet amendement vise à rétablir la possibilité pour le juge des enfants de désigner le service départemental de l’aide sociale à l’enfance, pour qu’il choisisse lui-même le service dont relèvera l’exécution de la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert, qui a été supprimée par mégarde à l’Assemblée nationale.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-94 17 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE 8 |
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Après l’alinéa 11
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
– à la deuxième phrase, après le mot : « ouvert », sont insérés les mots : « , soit le service départemental de l’aide sociale à l’enfance » ;
Objet
La modification proposée vise à rétablir la possibilité pour le juge de désigner, ou bien directement le service en charge de l’exécution de la mesure de milieu ouvert (comme il le fait actuellement), ou bien désigner le service de l’aide sociale à l’enfance du département, à charge pour ce dernier de désigner le service en charge de la mesure d'AEMO.
Cette disposition permettra de renforcer le rôle de pilotage des mesures de protection de l’enfance des départements, en identifiant à leur niveau le service le plus à même d’exercer la mesure d’AEMO. Elle permettra également au département, étant responsable de la mise en œuvre de la mesure, d’assurer un meilleur suivi de la situation du mineur et de favoriser ainsi la continuité du parcours de ce dernier.
Cette disposition n’emportera aucun impact direct sur l’organisation des services puisque, sur le fondement de l’article L.221-1 du code de l’aide sociale et des familles, le département peut recourir à des établissements et services sociaux autorisés en application de l’article L.313-3 du code de l’action sociale et des familles pour l’exercice de ses missions de protection de l’enfance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-324 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 8 |
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Après l’alinéa 11
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
- à la deuxième phrase, après le mot : « ouvert », sont insérés les mots : « , soit le service départemental de l’aide sociale à l’enfance » ;
Objet
Cet amendement, travaillé en coordination avec la commission des lois, vise à rétablir la possibilité pour le juge des enfants de désigner le service départemental de l’aide sociale à l’enfance, pour qu’il choisisse lui-même le service dont relèvera l’exécution de la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert, qui a été supprimée par mégarde à l’Assemblée nationale.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-358 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 |
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I. – Alinéa 12
Rédiger ainsi cet alinéa :
- la dernière phrase est remplacée par une phrase ainsi rédigée : « Si la situation le nécessite, le juge peut décider que cet accompagnement est renforcé ou intensifié et peut inclure un hébergement exceptionnel ou périodique, à condition que le service désigné soit habilité à cet effet. »
II. – Après l’alinéa 13, insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« Le service désigné par le juge peut également décider, à son initiative et dans les mêmes conditions, un tel accompagnement renforcé ou intensifié, avec, le cas échéant, cet hébergement. Toutefois, chaque fois que l’une de ces modalités particulières est mise en œuvre, le service en informe sans délai les parents ou les représentants légaux de l’enfant et s’attache à recueillir leur avis. Il en informe également sans délai le juge des enfants et, le cas échéant, le président du conseil départemental. Avant toute mise en œuvre d’un hébergement exceptionnel ou périodique, il informe l’enfant dans des conditions adaptées à son âge et à son degré de maturité. La décision fixe la durée de la mesure, qui ne peut excéder six mois. La mesure peut être renouvelée par décision motivée. Le juge est saisi de tout désaccord concernant la mise en œuvre de l’une de ces modalités particulières. Il statue dans un délai fixé par décret. »
« Les modalités de l'accompagnement renforcé ou intensifié sont déterminées conformément à un référentiel national adopté par décret. »
III. – Alinéa 15
Supprimer cet alinéa.
IV. – Alinéas 21 et 22
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement vise à :
- rétablir la possibilité pour le juge des enfants de désigner le service départemental de l’aide sociale à l’enfance, pour qu’il choisisse lui-même le service dont relèvera l’exécution de la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert, qui a été supprimée par mégarde à l’Assemblée nationale ;
- clarifier la modulation de l’accompagnement et l’éventuel recours auquel elle peut donner lieu ;
- intégrer le référentiel national relatif aux modalités de l’accompagnement renforcé ou intensifié qui a été ajouté au texte par l’Assemblée nationale, en écartant toutefois les précisions qui portent sur son contenu et revêtent donc une nature réglementaire ;
- prévoir explicitement l’information du jeune en la matière, que l’Assemblée nationale a limitée à l’article 375-4 du code civil ;
- supprimer par coordination les alinéas 21 et 22, car il est déjà précisé à l’alinéa 20 que l’accompagnement serait renforcé ou intensifié « dans les conditions prévues à l’article 375-2 ».
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-325 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 8 |
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I. – Alinéa 12
Rédiger ainsi cet alinéa :
- la dernière phrase est remplacée par une phrase ainsi rédigée : « Si la situation le nécessite, le juge peut décider que cet accompagnement est renforcé ou intensifié et peut inclure un hébergement exceptionnel ou périodique, à condition que le service désigné soit habilité à cet effet. »
II. – Après l’alinéa 13, insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« Le service désigné par le juge peut également décider, à son initiative et dans les mêmes conditions, un tel accompagnement renforcé ou intensifié, avec, le cas échéant, cet hébergement. Toutefois, chaque fois que l’une de ces modalités particulières est mise en œuvre, le service en informe sans délai les parents ou les représentants légaux de l’enfant et s’attache à recueillir leur avis. Il en informe également sans délai le juge des enfants et, le cas échéant, le président du conseil départemental. Avant toute mise en œuvre d’un hébergement exceptionnel ou périodique, il informe l’enfant dans des conditions adaptées à son âge et à son degré de maturité. La décision fixe la durée de la mesure, qui ne peut excéder six mois. La mesure peut être renouvelée par décision motivée. Le juge est saisi de tout désaccord concernant la mise en œuvre de l’une de ces modalités particulières. Il statue dans un délai fixé par décret.
« Les modalités de l’accompagnement renforcé ou intensifié sont déterminées conformément à un référentiel national adopté par décret.
III. – Alinéa 15
Supprimer cet alinéa.
IV. – Alinéas 21 et 22
Supprimer ces alinéas.
Objet
Cet amendement, travaillé en coordination avec la commission des lois, vise à :
- rétablir la possibilité pour le juge des enfants de désigner le service départemental de l’aide sociale à l’enfance, pour qu’il choisisse lui-même le service dont relèvera l’exécution de la mesure d’assistance éducative en milieu ouvert, qui a été supprimée par mégarde à l’Assemblée nationale ;
- clarifier la modulation de l’accompagnement et l’éventuel recours auquel elle peut donner lieu ;
- intégrer le référentiel national relatif aux modalités de l’accompagnement renforcé ou intensifié qui a été ajouté au texte par l’Assemblée nationale, en écartant toutefois les précisions qui portent sur son contenu et revêtent donc une nature réglementaire ;
- prévoir explicitement l’information du jeune en la matière, que l’Assemblée nationale a limitée à l’article 375-4 du code civil ;
- supprimer par coordination les alinéas 21 et 22, car il est déjà précisé à l’alinéa 20 que l’accompagnement serait renforcé ou intensifié « dans les conditions prévues à l’article 375-2 ».
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-95 17 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE 8 |
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Alinéa 12
Rédiger ainsi cet alinéa :
– la dernière phrase est remplacée par six phrases ainsi rédigées : « Si la situation le nécessite, le juge ou le service désigné peut décider que cet accompagnement est renforcé ou intensifié et peut inclure un hébergement exceptionnel ou périodique, à condition que le service désigné soit autorisé et habilité à cet effet. Chaque fois que l’une de ces modalités particulières est mise en œuvre sans nouvelle décision judiciaire, le service en informe sans délai les parents ou les représentants légaux de l’enfant et s’attache à recueillir leur avis. Il en informe également sans délai le juge des enfants et, le cas échéant, le président du conseil départemental. La décision fixe la durée de la mesure, qui ne peut excéder six mois. La mesure peut être renouvelée par décision motivée. Le juge est saisi de tout désaccord concernant la mise en œuvre de l’une de ces modalités particulières ; il statue dans un délai fixé par décret. »
Objet
La modification proposée vise à permettre au service désigné en charge de la mesure de proposer dans le cadre de l’AEMO un accompagnement renforcé ou intensifié, sans avoir besoin de recourir à une nouvelle décision du juge des enfants dans une optique de continuité de la prise en charge. Ainsi l'accompagnement éducatif « socle » peut être complété, à l’initiative du service en charge de la mesure et sans passer automatiquement par une nouvelle décision du juge, par un certain nombre de « suppléments » (action intensive, hébergement exceptionnel ou périodique, ou certaines orientations en matière de santé ou de scolarité…).
Pour le service désigné, cette proposition constitue un levier de réactivité et de continuité de l'action éducative, en permettant une adaptation des modalités d'intervention à l'évolution des besoins de l'enfant.
Pour l'enfant concerné, elle vise à mieux articuler le temps de l'action éducative avec celui de son parcours et de ses besoins, afin d'ajuster la prise en charge au plus près de sa situation. Cette approche favorise une intervention plus réactive, cohérente et efficiente, dans l'intérêt supérieur de l'enfant.
La disposition prévoit plusieurs garde-fous au principe de donner un mandat global au service en charge de la mesure pour décider de l'évolution de celle-ci et de la mise en œuvre d’une intervention intensifiée au cours de celle-ci, en prévoyant :
- l’encadrement dans le temps de cette décision d’intensification (en réduisant cette durée à 6 mois au lieu de 2 ans comme le prévoyaient les députés) ;
- l’obligation d’une décision motivée pour renouveler cette décision d’intensification ;
- la possibilité de saisir le juge des enfants en cas de désaccord des parents à l’intensification de la mesure.
Enfin, les dispositions relatives à la prise d’effet de la mesure, introduites par les députés, sont supprimées dans la mesure où celles-ci sont déjà prévues par la procédure civile et relèvent du domaine réglementaire.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-73 rect. 20 octobre 2026 |
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M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mmes LERMYTTE et PANTEL et M. WATTEBLED ARTICLE 8 |
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Alinéa 12
1° Première phrase
Remplacer le mot :
huit
par le mot :
sept
2° Avant-dernière phrase
Supprimer cette phrase.
Objet
L’article 8 réécrit la dernière phrase du premier alinéa de l’article 375-2 du code civil, relatif aux mesures d’action éducative en milieu ouvert. Dans sa rédaction issue de l’Assemblée nationale, il comporte deux phrases successives et contradictoires sur la date de prise d’effet de la mesure :
- La première la fixe à la date de réception de la notification de la décision faite par le service chargé de la mesure ;
- La seconde la fixe à la date de notification de la décision aux titulaires de l’autorité parentale, dans des conditions déterminées par décret.
Le présent amendement supprime la première phrase et conserve la seconde, qui emploie la terminologie retenue par le reste de l’article et renvoie au pouvoir réglementaire le soin d’en préciser les modalités, en cohérence avec les règles de procédure applicables aux décisions du juge des enfants.
Il procède en conséquence à la coordination nécessaire dans le décompte des phrases insérées.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-268 rect. bis 21 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 8 |
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Alinéa 12
Supprimer les deux dernières phrases.
Objet
Les deux dernières phrases de l’alinéa 12 fixent deux dates d’effet différentes pour la mesure d’accompagnement renforcé ou intensifié : la réception, par le service mandaté, de la notification de la décision du juge et la notification de cette décision aux titulaires de l’autorité parentale.
Ces dispositions sont redondantes et susceptibles de créer une confusion sur la date à laquelle la mesure devrait effectivement être mise en œuvre.
La mise en œuvre d’un accompagnement renforcé ou intensifié, notamment lorsqu’il comprend un hébergement exceptionnel ou périodique, suppose que le service dispose des capacités humaines et matérielles nécessaires. Elle ne peut donc résulter automatiquement d’une date fixée dans la loi, indépendamment des conditions concrètes de prise en charge.
Une telle date d’effet automatique constituerait une injonction théorique, qui se heurterait nécessairement aux réalités opérationnelles des services et à la disponibilité effective des solutions de prise en charge.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-270 rect. bis 21 octobre 2026 |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE 8 |
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Alinéa 15
1° Supprimer les mots :
« , indépendamment des contraintes d’organisation et de disponibilité du service désigné à cette fin » ;
2° Supprimer les mots :
« ainsi que le nombre maximal de situations pouvant être suivies simultanément par chaque professionnel ».
Objet
Le présent amendement vise à préserver la capacité des Départements à organiser les mesures d’action éducative en fonction des besoins des enfants, mais également des moyens humains effectivement disponibles.
La fixation, par décret, d’un nombre maximal de situations suivies par chaque professionnel reviendrait à instaurer un taux national d’encadrement. Une telle disposition aurait des conséquences financières directes pour les départements, sans évaluation préalable de son coût ni garantie de compensation.
L’amendement maintient le principe d’un référentiel national fondé sur l’évaluation individualisée des besoins de l’enfant et de sa famille, tout en supprimant les dispositions susceptibles d’imposer aux Départements des contraintes organisationnelles et financières supplémentaires.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-9 rect. 20 octobre 2026 |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 8 |
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Alinéa 15, deuxième phrase
Après le mot :
minimale
supprimer la fin de cette phrase.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer la fixation, par le référentiel national, d’un nombre maximal de situations pouvant être suivies simultanément par chaque professionnel.
Le nombre de dossiers suivis ne permet pas, à lui seul, d’apprécier la charge de travail d’un professionnel ni la qualité de l’accompagnement proposé. Dix situations relativement simples et stables peuvent nécessiter moins de temps qu’une seule situation particulièrement complexe.
Fixer un plafond national conduirait ainsi à appliquer une même règle à des réalités très différentes et pourrait devenir un indicateur purement comptable, sans lien avec les besoins réels des enfants et des familles.
Le référentiel doit fixer des exigences sur l’intensité et la fréquence des interventions, mais laisser aux services la responsabilité d’organiser la répartition des situations en fonction de leur réalité et des besoins d’accompagnement.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-26 rect. 20 octobre 2026 |
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M. WATTEBLED, Mmes LERMYTTE, BRIANTE GUILLEMONT, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 8 |
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I. – Alinéa 20
supprimer les mots :
ou le service mentionné au premier alinéa
II. – Alinéa 22
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’avocat du mineur est informé sans délai de la mise en œuvre de l’hébergement, quel que soit l’âge du mineur.
Objet
Le présent amendement vise à réserver au juge des enfants la décision d’un accompagnement renforcé incluant un hébergement exceptionnel ou périodique de l’enfant, et à garantir l’information de l’avocat de l’enfant.
Le Conseil national des barreaux relève que l’hébergement, même exceptionnel ou périodique, modifie le lieu de vie de l’enfant. Une telle décision ne saurait relever du seul service gardien, sans contrôle préalable du juge, au risque d’une déjudiciarisation de fait de décisions déterminantes pour l’enfant.
Le texte ne prévoit par ailleurs le recueil de la parole de l’enfant que « lorsque son âge et son développement le permettent ». L’information sans délai de l’avocat de l’enfant, dont l’assistance est de droit sans condition de discernement depuis la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026, garantit que les intérêts de tout enfant, y compris le plus jeune, soient défendus.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-169 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 |
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I. – Alinéa 20
Supprimer les mots :
ou le service mentionné au premier alinéa
II. – Alinéa 22
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
L’avocat du mineur est informé sans délai de la mise en œuvre de l’hébergement, quel que soit l’âge du mineur.
Objet
Le présent amendement vise à réserver au juge des enfants la décision d’un accompagnement renforcé incluant un hébergement exceptionnel ou périodique de l’enfant, et à garantir l’information de l’avocat de l’enfant.
Le Conseil national des barreaux relève que l’hébergement, même exceptionnel ou périodique, modifie le lieu de vie de l’enfant. Une telle décision ne saurait relever du seul service gardien, sans contrôle préalable du juge, au risque d’une déjudiciarisation de fait de décisions déterminantes pour l’enfant.
Le texte ne prévoit par ailleurs le recueil de la parole de l’enfant que « lorsque son âge et son développement le permettent ». L’information sans délai de l’avocat de l’enfant, dont l’assistance est de droit sans condition de discernement depuis la loi n° 2026-630 du 13 juillet 2026, garantit que les intérêts de tout enfant, y compris le plus jeune, soient défendus.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-359 19 octobre 2026 |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 |
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I. – Alinéa 13
Remplacer le mot :
deux
par le mot :
trois
II. – Après l’alinéa 13, insérer un alinéa ainsi rédigé :
« La décision qui ordonne ou renouvelle cette mesure précise les motifs justifiant l’impossibilité de mettre en œuvre ou de maintenir à la place une mesure d’accompagnement administratif. »
III. – Alinéa 24
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement reformule et déplace la disposition de l’alinéa 24, qui établit l’exigence, pour le juge ou le service, de justifier la nécessité de son intervention dans un cadre judiciaire. Cette disposition, si elle devait être insérée à l’article 375-4 du code civil, s’appliquerait uniquement aux mesures qu’il prévoit et non à l’ensemble des mesures d’assistance éducative en milieu ouvert.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-360 19 octobre 2026 |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 |
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Alinéa 14
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la précision relative à la détermination par décret des conditions du « recueil de l’accord des titulaires de l’autorité parentale » et de l’information du juge des enfants lorsque l’accompagnement renforcé ou intensifié est assorti d’un hébergement exceptionnel ou périodique.
Outre le fait que les mesures judiciaires ne dépendent par définition pas de l’accord des titulaires de l’autorité parentale, l’article 1er assurerait déjà l’information « sans délai » des parents, du juge des enfants et, le cas échéant, du président du conseil départemental.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-100 17 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
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Après l'article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La section 1 du chapitre IV du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée :
1° L’article L. 224-1 est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque l’intérêt du pupille de l’État le justifie, notamment en raison de l’éloignement géographique de son lieu d’accueil, le tuteur peut, avec l’accord du conseil de famille, autoriser la personne, le service ou l’établissement à qui l’enfant est confié à accomplir, en son nom et pour son compte, un ou plusieurs actes déterminés relevant de ses attributions.
« "Cette autorisation est accordée par une décision écrite et motivée, qui précise la nature des actes concernés, sa durée, qui ne peut excéder un an, ainsi que ses conditions d’exécution. Elle est renouvelable après réexamen de la situation de l’enfant. Elle ne peut porter sur les décisions relatives au statut juridique de l’enfant, à son projet d’adoption, au choix de son lieu ou de son mode de placement, ni sur les actes pour lesquels la loi exige une décision personnelle du tuteur ou une délibération du conseil de famille. Le tuteur demeure responsable de l’exercice de ses attributions et peut mettre fin à cette autorisation à tout moment, dans l’intérêt de l’enfant.
« Le mineur capable de discernement est préalablement entendu ou appelé à exprimer son avis, selon des modalités adaptées à son âge et à sa maturité. Le conseil de famille est informé des actes accomplis dans le cadre de cette autorisation. Un décret en Conseil d’État précise les catégories d’actes susceptibles de faire l’objet de cette autorisation et les modalités de son exercice. » ;
2° Après le même article L. 224-1, il est inséré un article L. 224-1-… ainsi rédigé :
« Art. L. 224-1-…. − Lorsque le lieu d’accueil d’un pupille de l’État est situé dans un département autre que celui dans lequel son admission a été prononcée, la tutelle peut être transférée aux organes chargés de la tutelle des pupilles de l’État du département d’accueil, lorsque ce transfert répond à l’intérêt supérieur de l’enfant et contribue à la stabilité et à la continuité de son parcours.
« Le transfert est subordonné à une évaluation individualisée de la situation de l’enfant, prenant notamment en considération la durée prévisible de son accueil, ses besoins fondamentaux, ses liens affectifs, son projet de vie et, le cas échéant, son projet d’adoption. Il ne peut être fondé sur des considérations exclusivement administratives, organisationnelles ou financières.
« La demande de transfert peut être présentée par le président du conseil départemental du département d’admission ou par celui du département d’accueil. Elle est soumise à l’accord du tuteur et du conseil de famille du département d’admission ainsi que du tuteur et du conseil de famille du département d’accueil, après consultation des présidents des conseils départementaux concernés.
« Le mineur capable de discernement est entendu ou appelé à exprimer son avis préalablement à toute décision de transfert, dans des conditions adaptées. Les observations de la personne, du service ou de l’établissement à qui il est confié sont également recueillies.
« Le transfert est prononcé par décision conjointe des représentants de l’État dans les départements d’admission et d’accueil. Cette décision est motivée et précise la date à laquelle le transfert prend effet. Elle est notifiée aux présidents des conseils départementaux concernés ainsi qu’aux organes de tutelle.
« Le transfert ne peut entraîner aucune interruption dans la prise en charge de l’enfant ni remettre en cause les décisions régulièrement prises antérieurement à sa date d’effet. Il donne lieu à la transmission intégrale et sécurisée des informations et documents nécessaires à la continuité de sa protection, de son suivi et de son projet de vie, dans le respect des règles relatives à la protection des données personnelles et au secret professionnel.
« Le transfert de tutelle est sans incidence, par lui-même, sur la détermination du département responsable de la prise en charge financière de l’enfant, laquelle demeure régie par les dispositions législatives applicables.
« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions d’instruction des demandes de transfert, les délais de décision et les modalités de transmission des dossiers. »
Objet
Cet amendement vise à simplifier et à sécuriser l'exercice de la tutelle des pupilles de l'État, notamment lorsque leur lieu d'accueil est situé dans un département différent de celui dans lequel leur admission a été prononcée.
Il répond aux difficultés rencontrées par les professionnels de la protection de l'enfance lorsque l'éloignement géographique des organes de tutelle complexifie l'accomplissement de certains actes nécessaires à la prise en charge quotidienne de l'enfant.
En premier lieu, il permet au tuteur, avec l'accord du conseil de famille, d'autoriser la personne, le service ou l'établissement auquel l'enfant est confié à accomplir certains actes précisément déterminés. Cette autorisation est strictement encadrée, limitée dans le temps et ne peut concerner les décisions fondamentales relatives au statut juridique, au placement ou au projet d'adoption de l'enfant.
En second lieu, l'amendement instaure une procédure de transfert interdépartemental de la tutelle lorsque celle-ci répond à l'intérêt supérieur de l'enfant. Ce transfert repose sur une évaluation individualisée de sa situation, tient compte de son avis et nécessite l'accord des organes de tutelle des deux départements concernés.
Il garantit également la continuité de la prise en charge et la transmission des informations nécessaires au suivi de l'enfant, sans remettre en cause les décisions antérieurement prises.
L'objectif est de rapprocher les décisions des réalités vécues par les enfants, de limiter les blocages administratifs et de garantir une prise en charge plus réactive, tout en préservant les garanties juridiques attachées au statut de pupille de l'État.
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Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-96 rect. bis 21 octobre 2026 |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 |
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Après l'article 8
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre IX du livre Ier du code civil est ainsi modifié :
1° L’article 372-1-1 est ainsi rétabli :
« Art. 372-1-1. - Les actes usuels de l’autorité parentale sont les actes de la vie quotidienne, sans gravité, qui n’engagent pas l’avenir de l’enfant et n’affectent pas ses droits fondamentaux ou, même s’ils revêtent un caractère important, qui s’inscrivent dans une pratique antérieure non contestée par les parents. » ;
2° Après le premier alinéa de l’article 375-7, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Dans les cas prévus aux 2° à 5° de l’article 375-3, la personne, le service ou l’établissement à qui l’enfant est confié accomplit les actes usuels de l’autorité parentale relatifs à sa surveillance et à son éducation. »
Objet
En l’état du droit positif, les actes usuels et non usuels ne sont pas définis par la loi, celle-ci donnant uniquement une définition du régime juridique applicable à ces actes. Le caractère « usuel » ou « non-usuel » d’un acte se déduit de la jurisprudence des tribunaux en matière familiale.
Si cette jurisprudence est bien maîtrisée par les magistrats, elle n’est cependant pas nécessairement connue de tous les parents ni des tiers (professionnels de la protection de l’enfance, bénévoles intervenant auprès des enfants ou susceptibles de les prendre en charge au quotidien), ou administrations et institutions intervenant dans la vie des enfants.
Or, ces professionnels peuvent rencontrer, dans la vie quotidienne des enfants, des difficultés à déterminer les actes qu’ils peuvent accomplir seuls et ceux qui nécessitent l’accord des détenteurs de l’autorité parentale, ou à défaut, celui du juge.
Devant les nombreuses difficultés d’interprétation remontées par les départements et afin de faciliter la prise de décision concernant les enfants placés par le tiers gardien, le ministère des Solidarités, avec le soutien de la direction des affaires civiles et sceau et de la direction de la Protection judiciaire de la jeunesse du ministère de la justice, a élaboré en 2018 un guide pratique destiné à l’ensemble des professionnels intervenant dans le champ de l’ASE (services du conseil départemental, établissements et services d’accueil, assistants familiaux, etc.), ainsi qu’aux détenteurs de l’autorité parentale et aux enfants confiés. Ce guide a été réactualisé au mois de mars 2026. Celui-ci détaille de manière précise et pédagogique les différents actes de l’autorité parentale pouvant être qualifiés d’usuels ou de non usuels.
Toutefois, force est de constater que, malgré la large diffusion de ce guide depuis plusieurs années, les difficultés demeurent, entraînant pour certains enfants confiés des pertes de chances de vivre une vie normale, et pour les tiers gardiens, des incertitudes sur le périmètre de ce qu’ils ont le droit ou non de faire dans l’intérêt de l’enfant et sans empiéter sur les droits des parents.
L’amendement proposé a pour objectif de clarifier la distinction entre les actes usuels et les actes non usuels, et d’en améliorer la compréhension en inscrivant dans la loi, la définition des actes usuels de l’autorité parentale, telle qu’elle a été construite par la jurisprudence. Cette définition est inscrite au chapitre consacré à l’autorité parentale. Dans un objectif de pédagogie à destination des services de l’aide sociale à l’enfance, il est également proposé que la définition légale des actes usuels soit rappelée à l’article 375-7 du code civil dans une section du code relative à l’assistance éducative., dans la qui peuvent être accomplis seul par le tiers gardien.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-361 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 8 BIS A (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
I. – À titre expérimental pour une durée de deux ans à compter de la date fixée par le décret visé au II et dans au moins cinq tribunaux pour enfants désignés par arrêté du garde des sceaux, le juge des enfants peut proposer aux parents une consultation familiale de nature à faciliter leur adhésion à la mesure d’assistance éducative qu’il ordonne dans le cadre d’un conflit familial.
II. – Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article, notamment les conditions de procédure relevant du code de procédure civile et les conditions de conduite et d’évaluation de l’expérimentation.
Objet
Cet amendement vise à expérimenter la faculté offerte au juge des enfants de proposer aux parents une consultation familiale, pour favoriser leur adhésion à une mesure d’assistance éducative ordonnée dans le cadre d’un conflit familial.
Les travaux conduits par les rapporteurs leur ont permis de constater que cette mesure méritait d’être expérimentée avant d’être généralisée, notamment pour déterminer son efficacité, ses conditions pratiques (diplôme requis, financement, etc.).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-170 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Alinéa 2, seconde phrase
Après le mot :
concerné
insérer les mots :
, accompagné, s’il le souhaite ou si son intérêt le commande, de son avocat
Objet
Le présent amendement vise à permettre à l’enfant d’être accompagné de son avocat lors de la conférence familiale instituée par l’article 8 bis.
Le nouveau dispositif qui associe la famille élargie à la recherche de solutions est une avancée positive. Néanmoins, la conférence familiale peut déboucher sur des orientations déterminantes pour le lieu de vie et les liens de l’enfant : la présence de son avocat garantit que sa parole et ses intérêts propres, distincts de ceux des adultes, y soient portés, quel que soit son âge.
Cet amendement a été travaillé avec le CNB
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-326 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL, rapporteurs pour avis ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Alinéa 2
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Des professionnels qui mettent en œuvre la politique de protection de l'enfance définie à l'article L. 112-3 ou qui lui apportent leur concours peuvent être conviés à la conférence familiale, après concertation avec l’ensemble des participants.
Objet
L’article 8 bis, introduit par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, définit la conférence familiale et liste les professionnels invités à y participer. Il s’agit, dans le détail, du coordinateur, des titulaires de l’autorité parentale, des membres de la famille élargie, des proches de l’enfant et du mineur concerné.
Bien que les retours d’expérience disponibles sur les conférences familiales témoignent de l’intérêt de la participation d’un expert convié par le coordinateur ou la famille afin d’apporter des connaissances particulières ou des informations détaillées, l’article transmis ne prévoit donc pas de telle possibilité.
Cet amendement vise ainsi à permettre, en complément du coordinateur, la participation de professionnels concourant à la protection de l’enfance aux conférences familiales. Il pourrait, par exemple, s’agir d’un médecin spécialisé en addictologie s’il apparaît pertinent de recueillir un éclairage particulier sur ce point au regard de la situation individuelle ou familiale de l’enfant.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-44 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Nathalie DELATTRE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221-1-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 221-1-1. – Avant le 1er janvier 2029, dans chaque département, une équipe mobile médico-sociale et pédopsychiatrique est instituée. Elle a pour mission d’apporter un appui aux professionnels intervenant auprès des mineurs bénéficiant de droits ouverts par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées mentionnée à l’article L. 146-9 du Code de l’action sociale et des familles et accompagnés au titre de l’aide sociale à l’enfance mentionnée à l’article L. 221-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles. Cette équipe intervient auprès des établissements et services relevant du 1° et du 4° du I de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles, ainsi que des personnes mentionnées à l’article L. 421-1 du même code.
« Elle a pour missions :
« 1° De contribuer à l’évaluation pluridisciplinaire des besoins du mineur ou du jeune majeur ;
« 2° D’apporter un appui, des conseils et une expertise médico-sociale et pédopsychiatrique aux professionnels et aux assistants familiaux ;
« 3° De contribuer à la formation, à la sensibilisation et à la montée en compétence des professionnels intervenant auprès des mineurs et jeunes majeurs concernés ;
« 4° De prévenir les ruptures de parcours, les exclusions de lieux d’accueil, les hospitalisations évitables et les orientations par défaut ;
« 5° De faciliter l’accès effectif aux soins, aux accompagnements médico-sociaux et aux dispositifs de droit commun adaptés aux besoins du mineur ou du jeune majeur.
« Les modalités de composition, d’organisation, d’intervention et de financement de l’équipe mobile médico-sociale et pédopsychiatrique sont définies dans le cadre d’une convention conclue entre le président du conseil départemental, le directeur général de l’agence régionale de santé et, le cas échéant, les organismes gestionnaires concernés.
« Les modalités d’application du présent article sont définies par décret en Conseil d’État. »
Objet
L’enquête menée par la CNAPE et l’Unapei en 2024 indique que les enfants protégés et en situation de handicap représentent près d’un quart des enfants accompagnés dans les deux champs étudiés : 23,68 % des enfants accompagnés par la protection de l’enfance et 24,80 % des enfants accompagnés par le médico-social.
Afin de répondre aux besoins particuliers de ces enfants, les professionnels des établissements et des services de protection de l’enfance, ainsi que les assistants familiaux, doivent disposer d’un appui spécialisé suffisant. Or, cette absence de soutien contribue aux ruptures de placement, aux hospitalisations par défaut, aux exclusions de lieux d’accueil, aux orientations inadaptées et à l’aggravation des troubles des enfants concernés.
Le présent amendement vise donc à généraliser la création d’équipes mobiles médico-sociales et pédopsychiatriques chargées d’apporter un appui opérationnel aux professionnels intervenant auprès des enfants protégés présentant des besoins complexes comme le préconise la recommandation n° 74 du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance.
Ces équipes ont vocation à intervenir directement auprès des lieux d’accompagnement et d’accueil, afin d’éviter que la complexité de la situation de l’enfant ne conduise à son exclusion du dispositif de protection de l’enfance ou à une orientation par défaut. Elles constituent un outil complémentaire des dispositifs de coordination existants, en apportant une expertise mobile et pluridisciplinaire au plus près des professionnels et des enfants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-45 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et LAOUEDJ, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 146-6 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 146-6-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 146-6-1. – Dans chaque département, est instituée, au sein des maisons départementales des personnes handicapées relevant des articles L. 146-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles, une cellule de coordination des parcours des enfants relevant du service mentionné à l’article 221-1 dudit code et bénéficiant de droits ouverts par la commission définie à l’article L. 146-9 dudit code.
Présidée par le représentant de l’État dans le département, cette cellule est composée d’un représentant du conseil départemental, du délégué départemental de l’agence régionale de santé, du directeur de la maison départementale des personnes handicapées ainsi que des représentants des services de l’aide sociale à l’enfance et des établissements et services sociaux et médico-sociaux concernés.
« Elle peut associer, en tant que de besoin, un représentant de l’Éducation nationale, des services de la protection judiciaire de la jeunesse, des professionnels de santé participant à l’accompagnement du mineur ou du jeune majeur, ainsi que toute structure concourant à la continuité de son parcours.
« Elle a pour missions :
« 1° D’identifier les situations de rupture ou de risque de rupture de parcours ;
« 2° De faciliter l’évaluation coordonnée des besoins de compensation, de soins, de scolarisation, d’accompagnement éducatif et médico-social ;
« 3° De favoriser l’accès effectif aux établissements et services médico-sociaux, aux soins et aux dispositifs scolaires ;
« 4° De contribuer à la continuité et à la cohérence des décisions prises par les autorités compétentes
« 5° De proposer une réponse coordonnée et individualisée dans un délai compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant ;
« 6° D’assurer un suivi renforcé des situations les plus complexes, notamment lors du passage à la majorité.
« Une convention départementale de coordination, conclue entre le représentant de l’État dans le département, le président du conseil départemental, le directeur général de l’agence régionale de santé et la maison départementale des personnes handicapées, précise les modalités de fonctionnement de cette cellule, ses conditions de saisine, les modalités de partage des informations strictement nécessaires à l’accompagnement du mineur ou du jeune majeur, ainsi que les modalités d’évaluation annuelle de son activité.
Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de saisine et de fonctionnement de la cellule, les modalités de désignation de ses membres, les conditions dans lesquelles les informations strictement nécessaires à l’évaluation et à l’accompagnement des situations individuelles sont partagées, ainsi que le contenu minimal de la convention départementale de coordination.
Objet
Les enfants en situation de handicap, accompagnés par l’aide sociale à l’enfance, sont confrontés à un cloisonnement institutionnel majeur. Les acteurs tels que l’aide sociale à l’enfance, les agences régionales de santé, les maisons départementales des personnes handicapées, l’éducation nationale, la pédopsychiatrie et les établissements médico-sociaux interviennent trop souvent de manière fragmentée, sans coordination efficace du parcours de l’enfant.
Le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance a mis en évidence les ruptures de parcours des enfants en situation de double vulnérabilité, accompagnés par diverses institutions successives, sans bénéficier d'une solution stable. Ces interruptions accentuent les troubles, fragilisent les dispositifs d’accueil et représentent une perte de chance pour les enfants concernés.
Le présent amendement vise donc à instituer, dans chaque département, une cellule de coordination ASE / ARS / MDPH dédiée aux mineurs et aux jeunes majeurs protégés présentant un handicap.
Sous la présidence du Préfet, cette cellule a pour objectif de définir les responsabilités entre les différentes institutions, d’identifier les situations de rupture ou de risque de rupture, de coordonner les évaluations et de faciliter l’accès effectif aux soins, aux accompagnements médico-sociaux et aux réponses éducatives adaptées.
Cette mesure incarne les recommandations numéro 12 et numéro 74 du rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance, qui appellent respectivement à renforcer la coordination entre les Agences Régionales de Santé (ARS) et leurs délégations départementales en matière de protection de l’enfance, en collaboration avec le préfet, ainsi qu'à systématiser la mise en œuvre des conventions entre l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) et les ARS concernant la protection des enfants en situation de handicap.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-46 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE, BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et LAOUEDJ, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 312-1-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 312-1-1 – Afin de garantir la continuité du parcours des mineurs et des jeunes majeurs pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance mentionnée à l’article L. 221-1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles et bénéficiant de droits ouverts par la commission définie à l’article L. 146-9 du code de l’action sociale et des familles, des unités d’accueil et d’accompagnement renforcé peuvent être créées au sein des établissements et services mentionnés au 1° du I de l’article L. 312-1.
« Ces unités ont pour objet d’assurer un accompagnement pluridisciplinaire associant les dimensions éducatives, sociales, médico-sociales, sanitaires, psychologiques, scolaires et, le cas échéant, pédopsychiatriques, afin de prévenir les ruptures de parcours, les exclusions de lieux d’accueil, les hospitalisations évitables, les défauts de scolarisation et les orientations par défaut.
« Elles accueillent ou accompagnent des mineurs et des jeunes majeurs confiés ou accompagnés au titre de l’aide sociale à l’enfance, dont la situation nécessite une intensité renforcée d’accompagnement.
« La création, l’extension ou la transformation de ces unités donne lieu à une autorisation conjointe du président du conseil départemental et du directeur général de l’agence régionale de santé, dans les conditions prévues à l’article L. 313-3 du code de l’action sociale et des familles.
« Les unités mentionnées au présent article peuvent être créées dans le cadre d’appels à projets conjoints du conseil départemental et de l’agence régionale de santé, ou par transformation de capacités existantes, notamment au sein d’établissements ou services relevant de la protection de l’enfance, en lien avec un ou plusieurs établissements ou services mentionnés au 2° du I de l’article L. 312-1.
« Une convention conclue entre le président du conseil départemental, le directeur général de l’agence régionale de santé, l’organisme gestionnaire de l’établissement ou du service concerné et, le cas échéant, les établissements ou services médico-sociaux partenaires, précise les modalités d’organisation, de fonctionnement, de financement et d’évaluation de ces unités.
« Cette convention détermine notamment les conditions d’intervention des professionnels éducatifs, sociaux, psychologiques, sanitaires et scolaires, les modalités de coordination avec la maison départementale des personnes handicapées, les conditions de partage des informations strictement nécessaires à l’accompagnement du mineur ou du jeune majeur, ainsi que les modalités de prévention et de traitement des situations de rupture.
« Les modalités d’application du présent article, notamment les conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement de ces unités, sont fixées par décret du Conseil d’État. »
Objet
Les enfants relevant de la protection de l’enfance et en situation de handicap sont aujourd’hui confrontés à une inadaptation structurelle de l’offre d’accueil. Ces enfants en situation de double vulnérabilité sont trop souvent confrontés à des ruptures de parcours, des exclusions de lieux d’accueil, des hospitalisations par défaut, des défauts de scolarisation ou des orientations inadaptées.
Le présent amendement vise donc à permettre la création, au sein des établissements et services de la protection de l’enfance, d’unités d’accueil et d’accompagnement renforcé spécifiquement destinées aux mineurs et aux jeunes majeurs protégés en situation de handicap.
Ces unités ont vocation à garantir un accompagnement réellement pluridisciplinaire, articulant les interventions éducatives, sociales, médico-sociales, sanitaires, psychologiques, scolaires et, le cas échéant, pédopsychiatriques. Elles doivent permettre d’éviter que la complexité de la situation de l’enfant ne conduise à son exclusion du dispositif de protection de l’enfance ou à une orientation par défaut.
L’autorisation conjointe du Président du Conseil Départemental et du Directeur Général de l’ARS permet de traduire, dans le droit, leur nécessaire coresponsabilité dans l’accompagnement des enfants protégés en situation de handicap ou présentant des besoins complexes.
L’amendement prévoit également que ces unités puissent être créées dans le cadre d’appels à projets conjoints ou par transformation de capacités existantes, en lien avec des établissements ou services médico-sociaux accompagnant des enfants, des adolescents ou des jeunes adultes en situation de handicap.
Une convention entre le département, l’agence régionale de santé, l’organisme gestionnaire et les partenaires médico-sociaux concernés précisera les modalités d’organisation, de fonctionnement, de financement et d’évaluation de ces unités. Elle devra notamment assurer la coordination avec la maison départementale des personnes handicapées, l’intervention des professionnels concernés et le partage des informations strictement nécessaires à l’accompagnement de l’enfant ou du jeune majeur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-47 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Nathalie DELATTRE et BRIANTE GUILLEMONT, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et M. WATTEBLED ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 3131-2 du Code général des collectivités territoriales, il est inséré un article L. 3131-2-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 3131-2-1. – Sont transmis au représentant de l’État dans le département, dans les conditions prévues au présent chapitre, les actes du département relatifs à l’organisation et à l’exercice des missions de protection de l’enfance mentionnées au chapitre Ier du titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles, lorsqu’ils présentent une incidence substantielle sur la continuité, la qualité ou l’effectivité de la prise en charge des mineurs et des jeunes majeurs concernés.
« Cette transmission porte notamment sur :
« 1° Le schéma départemental d’organisation sociale et médico-sociale mentionné au 4° de l’article L. 312-5 du code de l’action sociale et des familles, pour sa partie relative à la protection de l’enfance, ainsi que ses documents de mise en œuvre ;
« 2° Les conventions structurantes conclues par le département avec les établissements, services, lieux de vie et d’accueil ou organismes concourant à l’exécution des missions de protection de l’enfance ;
« 3° Les décisions relatives à l’autorisation, au renouvellement, à l’extension, à la transformation, à la suspension, au retrait ou à la fermeture des établissements, services et lieux de vie et d’accueil intervenant dans le champ de la protection de l’enfance ;
« 4° Les décisions individuelles de refus, d’interruption ou de non-renouvellement d’un accompagnement de jeune majeur lorsqu’elles sont prises en application du 5° de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles ;
« 5° Les décisions générales relatives aux modalités d’accueil, d’orientation, d’hébergement ou d’accompagnement des mineurs et des jeunes majeurs pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance.
« Lorsque le représentant de l’État dans le département estime qu’un acte transmis en application du présent article est susceptible de méconnaître une disposition législative ou réglementaire applicable à la protection de l’enfance, de compromettre la continuité de la prise en charge ou de porter atteinte grave à l’intérêt supérieur de l’enfant, il peut demander au président du conseil départemental toute information ou explication utile.
« Il peut également inviter le président du conseil départemental à retirer, modifier ou compléter l’acte concerné dans un délai qu’il fixe, compatible avec la situation des mineurs ou des jeunes majeurs concernés.
« Lorsque l’acte demeure entaché d’illégalité, le représentant de l’État dans le département peut le déférer au tribunal administratif dans les conditions prévues à l’article L. 3132-1 du présent code.
« Les situations de carence manifeste et persistante du département dans l’exercice de ses missions obligatoires de protection de l’enfance peuvent donner lieu aux procédures spécifiques prévues par la loi, sans préjudice du contrôle de légalité exercé sur les actes transmis en application du présent article.
« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. »
Objet
Si la protection de l’enfance est une compétence départementale, l’État demeure le garant de l’égalité devant la loi, de l’effectivité des droits fondamentaux des enfants et de la bonne exécution des décisions de justice.
Or, selon le rapport d’enquête de l’Assemblée nationale sur la protection de l’enfance, il existe aujourd’hui autant de politiques de protection de l’enfance que de départements, avec des différences de traitement susceptibles de porter atteinte à l’égalité des enfants protégés selon leur lieu de résidence. Surtout, ce rapport relève que des dispositions législatives votées depuis plusieurs années demeurent inégalement appliquées sur le terrain.
Le présent amendement vise donc à renforcer la capacité du représentant de l’État dans le département à exercer son contrôle de légalité sur les actes les plus structurants relatifs à la protection de l’enfance.
Il prévoit ainsi la transmission obligatoire au préfet de plusieurs catégories d’actes ayant une incidence directe sur l’organisation, la continuité ou l’effectivité de la prise en charge des mineurs et des jeunes majeurs protégés.
Afin de respecter le cadre juridique du contrôle de légalité, l’amendement distingue clairement les actes administratifs transmissibles des situations de carence ou d’insuffisance d’exécution. Le représentant de l’État pourra demander au président du conseil départemental toute information utile, inviter celui-ci à modifier, compléter ou retirer l’acte contesté et, le cas échéant, saisir le tribunal administratif dans les conditions de droit commun.
En revanche, les carences manifestes et persistantes du département dans l’exercice de ses missions obligatoires relèvent d’un mécanisme distinct, notamment lorsqu’elles nécessitent une mise en demeure, une intervention budgétaire ou une saisine de la chambre régionale des comptes. L’amendement renvoie donc ces situations aux procédures spécifiques prévues par la loi, afin d’éviter toute confusion entre le contrôle de légalité des actes transmis et le traitement des carences d’exécution.
Il ne s’agit pas de remettre en cause le rôle de chef de file du département en matière de protection de l’enfance, mais de garantir que la décentralisation ne conduise ni à l’inapplication de la loi ni à des ruptures de droits pour les enfants protégés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-49 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Nathalie DELATTRE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Compléter le II de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles par les 4 alinéas suivants :
« Pour les établissements et services mentionnés au 1° du I du présent article, les conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement comprennent des taux minimaux d'encadrement destinés à garantir un accompagnement continu, stable et suffisamment individualisé.
« Ces taux minimaux d'encadrement sont définis par décret. Ils tiennent notamment compte de l'âge des mineurs et des jeunes majeurs accueillis, de leurs besoins fondamentaux, de la nature de l'accueil, de son caractère collectif ou familial, de l'accueil de jour ou de nuit, ainsi que des situations de handicap.
« Le décret précise les catégories de professionnels pris en compte pour l'appréciation de ces taux, les modalités de leur contrôle et les conditions dans lesquelles ils sont adaptés aux différentes catégories d'établissements et de services. Ce décret est publié dans un délai de dix-huit mois à compter de la promulgation de la présente loi.
« La mise en œuvre de ces taux minimaux d'encadrement donne lieu à une compensation financière par l'État des charges afférentes supportées par les départements et les gestionnaires de structures, dans les conditions fixées par la loi de finances. »
Objet
Les établissements et services de la protection de l'enfance accueillent des enfants et des jeunes majeurs particulièrement vulnérables, dont les besoins éducatifs, affectifs, psychiques, sociaux et de santé nécessitent un accompagnement effectif, stable et suffisamment individualisé.
Le rapport de la commission d'enquête de l’Assemblée nationale sur les défaillances des politiques publiques de protection de l'enfance souligne l'absence de normes minimales d'encadrement au sein des structures de protection de l'enfance. Ce déficit juridique engendre des conditions d'accueil très variables selon les territoires et les établissements, alors même que la protection de l'enfance doit assurer à chaque enfant un niveau minimal de sécurité, de continuité relationnelle et d'accompagnement.
La notion de conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement n'a pas permis, dans le champ de la protection de l'enfance, de définir des garanties d'encadrement suffisantes.
Le présent amendement vise donc à préciser que, pour les établissements et services accueillant des mineurs et des jeunes majeurs relevant de la protection de l'enfance, les conditions techniques minimales d'organisation et de fonctionnement comprennent obligatoirement des taux minimaux d'encadrement définis par décret, dont l'objet est de garantir un accompagnement continu et individualisé. Ces taux devront tenir compte de la diversité des situations : âge des enfants, accueil de jour ou de nuit, besoins fondamentaux, handicap.
Enfin, conformément à la recommandation n° 51 du rapport, qui préconise d'instaurer des ratios d'encadrement minimaux assortis d'une compensation des charges afférentes par l'État, le présent amendement intègre le principe de cette compensation financière. Cette disposition est indispensable pour éviter que des taux d'encadrement ambitieux ne se traduisent par des charges non compensées pesant sur les départements et les gestionnaires, au détriment de la viabilité des structures et, in fine, de la qualité de la prise en charge des enfants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-50 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Nathalie DELATTRE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 312-7-1-1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 312-7-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 312-7-2. – Les établissements et services mentionnés au 1° du I de l’article L. 312-1 concluent une convention de partenariat avec un ou plusieurs établissements ou services mentionnés au 2° du même I.
« Cette convention a pour objet de structurer une fonction d’appui-ressources au bénéfice des professionnels de la protection de l’enfance et des mineurs ou des jeunes majeurs accueillis ou accompagnés présentant un handicap.
« Elle précise notamment les modalités d’appui aux équipes, de formation et de sensibilisation des professionnels, d’évaluation partagée des besoins, de prévention des ruptures de parcours, d’accès aux soins et aux accompagnements médico-sociaux, d’articulation avec les décisions de la maison départementale des personnes handicapées, ainsi que de mobilisation des dispositifs de droit commun.
« La convention est transmise au président du conseil départemental et au directeur général de l’agence régionale de santé. Elle peut être intégrée aux contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens des établissements et services concernés et donner lieu, le cas échéant, à des financements dédiés du département ou de l’Agence Régionale de Santé.
« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. »
Objet
Les enfants relevant de l’aide sociale à l’enfance et présentant un handicap sont exposés à des risques particulièrement élevés de ruptures de parcours. Ces ruptures peuvent prendre la forme d’exclusions de lieux d’accueil, d’orientations par défaut, d’hospitalisations évitables, de défauts de scolarisation, de ruptures de soins ou d’une absence de réponse médico-sociale adaptée. Cette situation résulte largement du cloisonnement persistant entre la protection de l’enfance, le secteur médico-social, les soins, la scolarisation et la compensation du handicap.
Le droit existant comporte déjà des leviers de coopération. L’article L. 312-7-1 du code de l’action sociale et des familles permet aux établissements et services médico-sociaux accompagnant des enfants, des adolescents et des jeunes adultes en situation de handicap de fonctionner dans un dispositif intégré, afin de favoriser un parcours fluide et des modalités d’accompagnement diversifiées, modulables et évolutives.
Toutefois, ces outils demeurent principalement structurés autour de l’école inclusive et de l’accompagnement médico-social. Ils ne garantissent pas, en tant que tels, une coopération systématique entre les structures de l’aide sociale à l’enfance et les ESMS accompagnant des enfants en situation de handicap. Or les enfants à la croisée de ces deux politiques publiques sont précisément ceux qui ont le plus besoin d’une intervention coordonnée, continue et pluridisciplinaire.
Le présent amendement vise donc à rendre obligatoire la conclusion d’une convention de partenariat entre les structures de l’aide sociale à l’enfance et un ou plusieurs établissements ou services médico-sociaux accompagnant des enfants ou des jeunes adultes en situation de handicap. Cette convention doit permettre de structurer une fonction d’appui-ressources au bénéfice des professionnels de la protection de l’enfance et des enfants concernés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-52 16 octobre 2026 |
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Mme Nathalie DELATTRE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 1434-12-2 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1434-12-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 1434-12-3. – Les communautés professionnelles territoriales de santé mentionnées à l’article L. 1434-12 peuvent désigner, dans le cadre de leur projet de santé, un médecin référent chargé de faciliter l’accès aux soins, de contribuer à la coordination du parcours de santé et de favoriser la continuité du suivi médical des mineurs et des jeunes majeurs accompagnés ou pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance relevant de leur territoire d’intervention.
« Cette mission est exercée en lien avec le service de l’aide sociale à l’enfance, les établissements et services accueillant ou accompagnant les mineurs et jeunes majeurs concernés, les professionnels de santé du territoire, les établissements de santé, les dispositifs de santé mentale, les établissements et services médico-sociaux et, le cas échéant, les maisons départementales des personnes handicapées.
« Elle peut notamment comprendre l’identification des difficultés d’accès aux soins, l’appui à l’orientation vers un médecin traitant ou un professionnel de santé adapté, la prévention des ruptures de suivi médical lors des changements de lieu d’accueil, ainsi que la contribution à la coordination des interventions sanitaires, médico-sociales et sociales nécessaires au parcours de l’enfant ou du jeune majeur.
« Cette mission donne lieu à un financement complémentaire dans le cadre des conventions conclues en application de l’article L. 1434-12-2 et des accords conventionnels interprofessionnels applicables aux communautés professionnelles territoriales de santé.
« Un décret précise les modalités de désignation du médecin référent, les conditions de coordination avec les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, les modalités de partage des informations strictement nécessaires à l’accompagnement de l’enfant ou du jeune majeur, ainsi que les modalités d’évaluation de cette mission. »
Objet
Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance constituent un public particulièrement exposé aux ruptures de parcours de santé. Leur suivi médical est souvent fragilisé par les changements de lieux d’accueil, l’absence d’un médecin traitant, les difficultés de transmission des informations médicales utiles.
Ces difficultés sont d’autant plus préoccupantes que les enfants protégés présentent fréquemment des besoins de santé complexes, liés à leur histoire familiale, aux situations de danger ayant justifié leur prise en charge, à des troubles psychiques ou neurodéveloppementaux, ou encore à des situations de handicap.
Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) constituent un levier particulièrement adapté pour répondre à cette difficulté. Elles ont précisément vocation à organiser, à l’échelle d’un territoire, la coordination des professionnels de santé et des acteurs médico-sociaux et sociaux, afin de structurer les parcours de santé et de répondre aux besoins identifiés de la population.
Le présent amendement vise donc à encourager les CPTS à désigner, sur leur territoire d’intervention, un médecin référent pour les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Ce médecin référent n’a pas vocation à se substituer au médecin traitant ni aux professionnels assurant le suivi habituel de l’enfant. Il constitue un point d’appui territorial chargé de faciliter l’accès aux soins, de contribuer à la coordination des intervenants, de prévenir les ruptures de suivi et de favoriser l’orientation vers les ressources adaptées.
Afin que cette mission ne repose pas uniquement sur la bonne volonté des professionnels de santé, l’amendement prévoit qu’elle puisse donner lieu à un financement complémentaire dans le cadre des accords conventionnels interprofessionnels applicables aux CPTS. Cette précision est essentielle : la coordination du parcours de santé des enfants confiés à l’ASE constitue une mission spécifique, chronophage et d’intérêt général, qui dépasse les missions ordinaires de coordination territoriale. Elle doit donc être reconnue et soutenue financièrement.
Il s’agit d’une mesure pragmatique, territorialisée et immédiatement mobilisable pour améliorer l’accès des enfants protégés aux soins.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-53 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme Nathalie DELATTRE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 223-1 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 223-1-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 223-1-1. – Il est créé, au sein de la branche Famille de la sécurité sociale, un fonds national d’investissement en faveur de la protection de l’enfance.
« Ce fonds a pour objet de contribuer au financement de projets d’investissement, de modernisation et de transformation de l’offre de protection de l’enfance, notamment la création, la transformation ou la rénovation de lieux d’accueil, le développement de solutions adaptées aux enfants présentant des besoins complexes, le soutien aux coopérations entre protection de l’enfance, santé, handicap, scolarisation et insertion, ainsi que le déploiement d’outils numériques sécurisés de suivi des parcours.
« Le fonds est abondé par une dotation annuelle de la branche Famille, fixée par la loi de financement de la sécurité sociale, tenant compte notamment de l’évolution démographique, de la trajectoire financière de la branche et des besoins d’investissement identifiés en matière de protection de l’enfance.
« Sa gestion est confiée à la Caisse nationale des allocations familiales. La Caisse nationale des allocations familiales peut conclure une convention avec la Banque publique d’investissement afin d’assurer l’ingénierie financière, l’accompagnement des porteurs de projet et le suivi des investissements réalisés.
« Les priorités d’emploi du fonds sont arrêtées par l’État, après avis de la Caisse nationale des allocations familiales, de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, de l’Assemblée des départements de France et du Conseil national de la protection de l’enfance.
« Un rapport annuel présente le montant des crédits mobilisés, les projets financés, leur répartition territoriale et leur contribution à l’amélioration de la qualité de l’accueil et de l’accompagnement des enfants protégés.
« Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret. »
Objet
La protection de l’enfance connaît aujourd’hui d’importants besoins en matière d’investissement. Les départements et les associations gestionnaires sont confrontés à la nécessité de créer ou de transformer des lieux d’accueil, de rénover un bâti parfois inadapté, de développer des réponses pour les enfants présentant des besoins complexes, de mieux articuler la protection de l’enfance, la santé, le handicap et la scolarisation, et de sécuriser les outils de suivi des parcours.
Ces besoins ne peuvent être couverts que par des financements annuels de fonctionnement. Ils appellent une stratégie nationale d’investissement, capable de soutenir des projets structurants, pluriannuels et territorialisés.
Le présent amendement propose donc de créer, au sein de la branche Famille de la sécurité sociale, un fonds national d’investissement en faveur de la protection de l’enfance.
La trajectoire financière de la branche Famille rend nécessaire une réflexion sur l’affectation de ses marges à des priorités durables pour l’enfance. Les documents d’évaluation de la sécurité sociale indiquent que la CNAF a enregistré un excédent de 1,1 milliard d’euros en 2024, en raison de la baisse de la natalité.
Il ne s’agit ni de réduire les droits des familles ni de remettre en cause les prestations existantes. Il s’agit, au contraire, de sanctuariser, au sein d’une politique publique de l’enfance, une partie des marges financières susceptibles de résulter de l’évolution démographique, afin de les orienter vers les enfants les plus vulnérables.
Le fonds aurait vocation à financer des projets structurants : création ou rénovation de lieux d’accueil, développement de solutions adaptées aux enfants présentant un handicap, des troubles psychiques ou des besoins complexes, soutien aux coopérations entre départements, ARS, MDPH, Éducation nationale et acteurs associatifs, modernisation des outils numériques de suivi des parcours et accompagnement de la transformation de l’offre.
La gestion du fonds serait confiée à la Caisse nationale des allocations familiales, qui pourrait s’appuyer sur la Banque publique d’investissement pour l’ingénierie financière, l’accompagnement des porteurs de projets et le suivi des investissements. Ce choix permettrait de conjuguer l’expertise de la branche Famille en matière de politique de l’enfance et l’expérience de Bpifrance en matière d’accompagnement de projets d’investissement.
Enfin, l’amendement prévoit une gouvernance associant l’État, la CNAF, la CNSA, les départements et le Conseil national de la protection de l’enfance, afin de garantir que les priorités d’emploi du fonds répondent à des besoins objectivés et territorialisés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-103 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 121-6 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Par convention passée avec le département, la commune, l’intercommunalité ou la métropole peuvent participer au financement des actions de prévention spécialisée mentionnées au 2° de l’article L. 121-2, même sans délégation de compétence. »
Objet
L’article L. 121-6 du code de l’action sociale et des familles prévoit les possibilités de coopérations et de délégations de compétences, par voie de convention, entre le département et les communes dans le domaine de l’action sociale.
S’agissant en particulier de la prévention spécialisée, dans de nombreux territoires, les communes, intercommunalités et métropoles bénéficient des actions menées, et parfois les financent, sans aller jusqu’à un transfert de compétence du département.
Le présent amendement vise donc à mettre en avant la possibilité, pour les communes, intercommunalités et métropoles de participer aux financements des actions de prévention spécialisée du département, et ce, sans qu’il y ait nécessairement de délégation de compétence.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-102 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 8 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 8 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 112-3 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les dépenses exposées par les départements au titre des actions de prévention et d’accompagnement à la parentalité relevant de la protection de l’enfance constituent des dépenses obligatoires au sens de l’article L. 3321-1 du code général des collectivités territoriales. »
Objet
La prévention est le meilleur moyen d’éviter les crises familiales, les placements non nécessaires et les ruptures éducatives qui pèsent lourdement sur le parcours des enfants concernés. Pourtant, l’offre de prévention demeure aujourd’hui largement insuffisante, inégalement répartie et souvent limitée par manque de moyens. Le modèle français de la protection de l’enfance se caractérise par un recours trop fréquent au placement, historiquement institutionnalisé, et non vers une véritable politique de prévention auprès des familles.
Une telle politique doit permettre de multiplier les lieux d’accueil parents-enfants, de renforcer les équipes de prévention polyvalente, d’ouvrir des services de médiation et d’écoute accessibles, et de rendre ces dispositifs disponibles selon des horaires étendus incluant les soirées et les week-ends. En offrant aux familles un accompagnement précoce, accessible et bienveillant, cette stratégie permettrait de prévenir un grand nombre de situations nécessitant aujourd’hui des mesures lourdes de protection, contribuant ainsi à désengorger progressivement l’ASE en réduisant le nombre de situation nécessitant un suivi par ses services.
Le présent amendement vise donc à affirmer le caractère obligatoire des dépenses relatives aux actions dites d'accompagnement à la parentalité, qui sont essentielles au renforcement de la prévention précoce en matière de protection de l’enfance.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-327 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 9 |
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Alinéa 2
1° Première phrase
Après le mot :
sage-femme
insérer les mots :
, le psychologue
2° Seconde phrase :
Après le mot :
par
insérer les mots :
un psychologue ou
Objet
Cet amendement vise à permettre aux psychologues de pouvoir entreprendre un suivi sur un mineur pris en charge par l'aide sociale à l'enfance en l'absence d'opposition de ses parents dans un délai déterminé. En effet, bien que l'article 9 ouvre cette possibilité à tout professionnel de santé, les psychologues ne relèvent pas de la quatrième partie du code de la santé publique et resteraient donc, à ce titre, tributaires de l'accord exprès des deux parents du mineur confié pour engager un suivi psychologique qui relève, d'après la jurisprudence, des actes non usuels de l'autorité parentale.
Alors qu'il n'est pas rare que les parents de mineurs pris en charge par l'aide sociale à l'enfance se désintéressent de leur enfant ou soient injoignables, une telle contrainte constitue aujourd'hui un obstacle à l'accès de ce public à un suivi en santé mentale d'autant plus préjudiciable que différentes études épidémiologiques témoignent d'une prévalence de troubles psychiques nettement plus élevée chez les enfants confiés qu'en population générale.
La possibilité de mobiliser des soins précoces auprès de psychologues dans le cadre du parcours coordonné renforcé "Protection de l'enfance", dont l'article 9 vise justement à faciliter le déploiement, est un argument supplémentaire plaidant pour l'extension du dispositif aux psychologues.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-31 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes BILLON et TETUANUI, MM. DELCROS, BRAULT et FARGEOT, Mme SOLLOGOUB, MM. PILLEFER, Jean-Michel ARNAUD, HINGRAY, CAPO-CANELLAS et DUFFOURG et Mme ROMAGNY ARTICLE 9 |
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Alinéa 2
1° Première phrase
Après le mot :
sage-femme
insérer les mots :
, le psychologue
2° Seconde phrase :
Après le mot :
par
insérer les mots :
un psychologue ou
Objet
Le présent amendement vise à ajouter les psychologues à la liste des professionnels pouvant mettre en œuvre une prise en charge auprès d’un mineur confié à l’aide sociale à l’enfance sans recueillir au préalable l’autorisation des titulaires de l’autorité parentale.
Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance peuvent présenter des besoins particuliers en matière de santé psychique, notamment lorsqu’ils ont été exposés à des maltraitances ou à l’inceste. L’accès aux soins psychologiques constitue un élément essentiel de leur protection et de leur parcours de prise en charge.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-171 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 9 |
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Alinéa 2
Après la deuxième occurrence du mot :
santé
insérer les mots :
physique et psychique
Objet
Le présent amendement vise à inclure spécifiquement l’accompagnement psychologique et psychiatrique dans ce dispositif proposé à l’article 9 qui facilite la réalisation d’actes médicaux nécessaires à la santé de l’enfant sans autorisation parentale préalable.
Le présent projet de loi ne présente aucune mesure spécifique améliorant la prise en charge de la santé mentale des jeunes confiés à l’ASE. Pourtant, environ 50% des jeunes pris en charge souffrent de troubles psychiques, ce qui représente environ 5 fois la moyenne nationale. La très grande majorité des professionnels estiment qu’une part importante de ces jeunes souffrent de troubles non diagnostiqués.
Le présent amendement reste très modeste en inscrivant explicitement les actes relatifs à la santé mentale dans l’article 9 qui assouplit les conditions de réalisation de certains actes médicaux sans autorisation préalable des titulaires de l’autorité parentale. Notre groupe déplore néanmoins cet angle mort du présent projet de loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-363 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 9 |
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Alinéa 2, première phrase
1° Supprimer les mots :
, saisis à cet effet,
2° Compléter cette phrase par les mots :
dans un délai déterminé, dépendant des conséquences auxquelles la santé du mineur est exposée en l'absence de soins
Objet
Cet amendement tend à instituer un régime gradué de délais d’opposition parentale aux soins dispensés aux enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, en fonction des conséquences prévisibles d’un éventuel report de ces soins sur leur état de santé.
Par ailleurs, la formule suivant laquelle l'autre titulaire de l'autorité parentale devrait être « saisi à cet effet » est superfétatoire, dans la mesure où l'exercice de cette faculté d'opposition à la mise en œuvre d'une mesure suppose que l'autre titulaire de l'autorité parentale en ait été informé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-328 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 9 |
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Alinéa 2, première phrase
1° Supprimer les mots :
, saisis à cet effet,
2° Compléter cette phrase par les mots :
dans un délai déterminé, dépendant des conséquences auxquelles la santé du mineur est exposée en l'absence de soins
Objet
Cet amendement tend à instituer un régime gradué de délais d’opposition parentale aux soins dispensés aux enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, en fonction des conséquences prévisibles d’un éventuel report de ces soins sur leur état de santé.
En l’état, le Gouvernement envisage en effet, selon les termes de l’étude d’impact, de retenir, hors le cas d’un risque grave pour la santé de l’enfant, un délai d’opposition uniforme de sept jours, sans égard à la nature des soins envisagés ni aux conséquences que leur report est susceptible d’emporter.
Une telle uniformité ne paraît pas satisfaire à l’exigence d’une juste conciliation entre le respect des prérogatives parentales et la nécessaire protection de la santé de l’enfant. Aussi le présent amendement propose-t-il de lui substituer un dispositif à trois étages : un délai d’opposition de sept jours pour les actes dont le report est dépourvu de conséquence sur la santé de l’enfant ; un délai abrégé lorsque ce report est susceptible de lui faire courir un risque ; enfin, un simple droit à l’information des parents lorsque le report des soins exposerait l’enfant à un risque grave pour sa santé.
L'amendement comporte également une amélioration rédactionnelle.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-74 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mmes BRIANTE GUILLEMONT et Maryse CARRÈRE, M. DAUBET, Mme Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 9 |
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Après l’alinéa 2
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque les titulaires de l’autorité parentale s’opposent à l’acte et que le mineur a été confié au service par décision judiciaire, le service peut saisir le juge des enfants aux fins d’être autorisé à le faire accomplir. Le juge statue dans un délai de quinze jours.
Objet
L’article 9 permet aux professionnels de santé de réaliser les actes répondant aux besoins de santé d’un enfant confié à l’aide sociale à l’enfance sans l’accord préalable de ses parents, sauf opposition de leur part. En cas d’opposition, seuls les soins indispensables, dont l’absence exposerait l’enfant à des conséquences graves, peuvent être délivrés.
Il en résulte un angle mort pour les actes nécessaires mais non urgents, tels qu’un suivi psychologique ou orthophonique, qui sont précisément ceux dont les enfants confiés sont trop souvent privés. Le code civil permet déjà au juge des enfants d’autoriser le service à accomplir un acte relevant de l’autorité parentale en cas de refus abusif ou injustifié des parents, mais cette procédure est peu utilisée et n’est enserrée dans aucun délai.
Le présent amendement propose donc d'articuler expressément le nouveau dispositif avec cette procédure : en cas d’opposition des parents, le service peut saisir le juge des enfants, qui statue dans un délai de quinze jours. L’enfant n’est ainsi pas privé durablement des soins dont il a besoin, tout en garantissant que la décision de passer outre l’opposition des parents relève du juge.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-364 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 9 |
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Alinéa 4
1° Compléter la première phrase par les mots :
désignée par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance
2° Deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
3° Dernière phrase
Par exception, si son âge et son degré de maturité le justifient, le mineur peut se faire accompagner d'une personne majeure de son choix.
Objet
Cet amendement supprime les dispositions relatives à l’information du mineur, en ce qu’elles sont redondantes avec l’article L. 1111-2 du code de la santé publique, qui dispose que les mineurs « ont le droit de recevoir eux-mêmes une information et de participer à la prise de décision les concernant, d’une manière adaptée à leur degré de maturité ».
Il supprime par ailleurs certaines des précisions portant sur la désignation de la personne majeure qui accompagne le mineur, car elles n’appartiennent pas au domaine de la loi, et conserve la faculté pour le mineur de choisir par exception la personne majeure qui l'accompagne.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-329 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURGUIGNON et M. SOL au nom de la commission des affaires sociales ARTICLE 9 |
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Alinéa 4
1° Première phrase
Compléter cette phrase par les mots :
désignée par le service départemental de l'aide sociale à l'enfance
2° Deuxième et troisième phrases
Supprimer ces phrases.
3° Dernière phrase
Rédiger ainsi cette phrase :
Par exception, si son âge et son degré de maturité le justifient, le mineur peut se faire accompagner d'une personne majeure de son choix.
Objet
Il est proposé de supprimer les dispositions de l'article 9 relatives à l'information du mineur sur l'identification des actes de soins auxquels il sera soumis, leur nature, leur finalité et leur déroulement. En effet, ces dispositions apparaissent satisfaites par les obligations d'information générales incombant aux professionnels de santé vis-à-vis des mineurs, figurant notamment aux articles L. 1111-2 et L. 1111-4 du code de la santé publique et dans les codes de déontologie des différentes professions de santé.
Par ailleurs, il est proposé d'épurer et de simplifier la rédaction concernant l'accompagnateur majeur, tout en préservant le principe d'une désignation par le service de l'aide sociale à l'enfance et d'une possibilité pour le mineur d'exprimer une préférence différente, compte tenu de son âge et de son degré de maturité.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-110 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme ROMAGNY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 |
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Après l'article 9
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Après l’article 386-4 du code civil, il est inséré un article 386-4-… ainsi rédigé :
« Art. 386-4-…. – Les rémunérations, indemnités et gratifications perçues par un mineur confié au service de l’aide sociale à l’enfance, au titre d’un emploi, d’un contrat d’apprentissage, d’un stage, d’une formation professionnelle ou de toute autre activité rémunérée destinée à favoriser son insertion sociale et professionnelle, constituent des biens propres de ce mineur.
« Ces sommes sont exclues de la jouissance légale prévue à l’article 386-1 et ne peuvent être utilisées par les titulaires de l’autorité parentale à leur profit personnel, ni être affectées au règlement de leurs dépenses ou de leurs dettes.
« Les sommes mentionnées au premier alinéa sont versées directement sur un compte ou un livret ouvert au nom du mineur et spécialement affecté à leur réception et à leur conservation. Elles ne peuvent transiter par le compte bancaire personnel d’un titulaire de l’autorité parentale.
« Lorsque le mineur est confié à l’aide sociale à l’enfance et qu’il existe un risque d’appropriation, de détournement ou d’utilisation de ces sommes contraire à ses intérêts, les titulaires de l’autorité parentale ne peuvent disposer des fonds ainsi protégés, ni effectuer de retrait, de virement ou d’opération de transfert à leur profit. L’accès aux fonds et les modalités de leur gestion sont organisés de manière à garantir leur conservation et leur affectation à l’intérêt du mineur, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.
« À sa majorité, ou lors de son émancipation, le titulaire des fonds en obtient la libre disposition, sans que celle-ci puisse être subordonnée à l’accord de ses anciens représentants légaux.
« Les modalités d’application du présent article, notamment les conditions d’ouverture et de fonctionnement des comptes, de contrôle des mouvements de fonds et de déblocage exceptionnel des sommes avant la majorité, sont fixées par décret en Conseil d’État. »
II. – Les organismes employant un mineur ou lui versant une rémunération, une indemnité ou une gratification au titre des activités mentionnées au présent article sont tenus de procéder au versement direct des sommes dues sur le compte protégé, selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État.
III. – Le présent article est applicable aux sommes perçues à compter du lendemain de la publication de la présente loi. Les sommes antérieurement perçues et encore disponibles peuvent être transférées sur le compte protégé, selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État.
Objet
Les mineurs confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) peuvent exercer une activité professionnelle, notamment dans le cadre d’un contrat d’apprentissage, et percevoir à ce titre des rémunérations. Ces ressources constituent souvent leurs premiers revenus personnels et doivent leur permettre de préparer progressivement leur autonomie et leur entrée dans la vie adulte.
Toutefois, le placement d’un enfant auprès de l’ASE ne fait pas nécessairement obstacle à ce qu’un parent conserve un accès à ses comptes bancaires et puisse ainsi disposer de ses ressources, voire en détourner tout ou partie. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque le placement résulte précisément de défaillances parentales et que le parent concerné n’assume plus la prise en charge effective de l’enfant.
Or, ces rémunérations sont essentielles à la construction de l’autonomie des jeunes confiés à l’ASE. Elles doivent pouvoir être conservées à leur bénéfice et contribuer à financer leurs besoins personnels, leur formation, leur mobilité et leur insertion professionnelle, sans pouvoir être utilisées au profit de leurs représentants légaux.
Un mécanisme de protection existe déjà pour certaines rémunérations perçues par de jeunes artistes, qui peuvent être déposées auprès de la Caisse des dépôts et consignations jusqu’à leur majorité ou leur émancipation. Il apparaît pertinent de s’inspirer de ce dispositif afin d’assurer une protection effective des revenus professionnels des mineurs confiés à l’ASE.
Le présent amendement vise ainsi à garantir que les rémunérations, indemnités et gratifications perçues par ces mineurs soient versées sur un compte dédié ouvert à leur nom et protégées contre tout retrait ou transfert effectué par les titulaires de l’autorité parentale à leur profit personnel. Il prévoit également que les organismes employeurs ou payeurs versent directement les sommes dues sur ce compte, afin d’éviter qu’elles ne transitent par le compte personnel d’un parent.
Les possibilités de déblocage avant la majorité seraient encadrées afin de permettre l’utilisation des fonds pour répondre aux besoins personnels, éducatifs et professionnels du mineur, dans des conditions garantissant que les sommes demeurent affectées à son intérêt. À sa majorité ou lors de son émancipation, celui-ci pourrait disposer librement des fonds conservés.
En renforçant la protection des revenus issus du travail des mineurs confiés à l’ASE, le présent amendement entend prévenir les détournements de leurs ressources, garantir que le fruit de leur travail leur bénéficie effectivement et favoriser leur autonomie financière au moment de leur entrée dans la vie adulte.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-229 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 |
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Après l'article 9
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. - Le I de l’article L. 221-2-4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Il procède à sa scolarisation en application des articles L. 111-1, L. 114-1, L. 122-1 et L. 131-1 du code de l’éducation. »
II. - La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
III. - La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
Cet amendement vise à permettre l’engagement des démarches de scolarisation des mineurs non accompagnés dès la phase de premier accueil, sans attendre leur admission à l’aide sociale à l’enfance (ASE) ni l’issue de l’évaluation de leur minorité.
Il concrétise l’annonce du Gouvernement lors du Comité interministériel à l’enfance du 20 novembre 2023 visant à raccourcir les délais d’inscription scolaire et reprend la rédaction d’une proposition de loi visant à protéger les mineurs isolés et à lutter contre le sans-abrisme, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale.
Actuellement, les démarches de scolarisation sont conditionnées à l’admission à l’ASE, alors que l’évaluation de la minorité peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Ces délais entraînent des ruptures d’apprentissage préjudiciables à la santé mentale, à la réussite scolaire et à l’insertion des jeunes. Selon le rapport de l’UNICEF Je suis venu ici pour apprendre (2023), les enfants concernés perdent en moyenne six mois à trois ans de scolarité en raison des procédures administratives et judiciaires.
Pourtant, aucun obstacle légal ou réglementaire ne s’oppose à leur inscription aux tests de positionnement du CASNAV dès le premier accueil, cette démarche n’étant pas subordonnée à une prise en charge par l’ASE. Une réorientation scolaire reste possible en cas de changement de département, et les apprentissages engagés demeurent bénéfiques, même si la minorité n’est finalement pas reconnue.
Cette mesure répond aux recommandations du Comité des droits de l’enfant, conformément à l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi qu’à la position du Défenseur des droits, qui fait de la scolarisation de ces jeunes une priorité. Elle vise ainsi à garantir un accès plus rapide à l’éducation et à prévenir les ruptures de parcours liées aux délais administratifs et judiciaires.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-228 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 |
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Après l'article 9
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au premier alinéa du II de l'article L. 221-2-4 du code de l'action sociale et des familles, après le mot : « répit », sont insérés les mots : « qui prend fin après l’émission d’un avis médical pris dans le cadre de l’évaluation de ses besoins de santé ».
Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret pris en Conseil d’État.
Objet
Cet amendement vise à conditionner la fin du temps de répit accordé aux mineurs non accompagnés à l’émission d’un avis médical, établi dans le cadre de l’évaluation de leurs besoins en santé, confirmant que leur état physique et psychique leur permet de faire l’objet d’une évaluation de leur minorité et de leur isolement.
Prévu au II de l’article L. 221-2-4 du code de l’action sociale et des familles, ce temps de répit doit permettre au jeune de se reposer, d’être mis en confiance et de recevoir, dans une langue qu’il comprend et parle, les informations nécessaires sur les formes de protection dont il peut bénéficier ainsi que sur le déroulement et les conséquences de la procédure. Toutefois, dans la pratique, cette période peut être réduite à quelques heures, ce qui ne permet pas toujours de tenir suffisamment compte de l’état de santé du mineur présumé et peut compromettre la fiabilité de son évaluation.
En conditionnant la fin du répit à un avis médical, l’amendement entend adapter sa durée aux besoins de chaque jeune et garantir que l’évaluation soit menée dans des conditions permettant de recueillir des éléments fiables sur sa situation. Il prévoit enfin une modification du décret du 22 décembre 2023 afin de préciser les modalités de mise en œuvre de cette procédure.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-230 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 |
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Après l'article 9
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. - L’article L. 221-2-4 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa inséré après la phrase "l'évaluation est réalisée par les services du département" et est ainsi rédigé :
« A l’occasion de l’accueil provisoire d’urgence et de l’évaluation de leur situation, les mineurs se déclarant non accompagnés bénéficient de l’assistance effective d’un interprète maîtrisant une langue qu’ils comprennent, afin de garantir l’exactitude des informations recueillies et le respect de leurs droits. »
II. 1°La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
2° La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Objet
L’article L. 221-2-4 du code de l’action sociale et des familles encadre l’accueil et l’évaluation des mineurs se présentant comme non accompagnés. Or, ces jeunes sont souvent originaires de pays non francophones et se trouvent confrontés à la barrière de la langue lors de leur accueil. Dans la pratique, il est rare qu’un interprète maîtrisant une langue comprise par le jeune, autre que l’anglais, soit présent lors de l’évaluation de sa minorité.
Le présent amendement vise à garantir que le mineur bénéficie de l’assistance effective d’un interprète lors de sa mise à l’abri et de son évaluation. Cette mesure permet de respecter pleinement ses droits et d’assurer une évaluation fiable et garantissant l’exactitude de sa situation.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-85 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 |
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Après l’article 9
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Après l’article L. 223-1-3 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 223-1-4 ainsi rédigé :
« Art. L. 223-1-4. – Tout mineur âgé d’au moins quatorze ans confié au service de l’aide sociale à l’enfance, dans le cadre d’une mesure de placement judiciaire ou d’un accueil administratif, peut demander l’ouverture, en son nom, d’un compte bancaire de dépôt destiné à recevoir les rémunérations, gratifications et indemnités qui lui sont personnellement dues au titre d’un stage, d’un contrat d’apprentissage ou de toute autre activité professionnelle légalement autorisée.
« Par dérogation aux dispositions relatives à l’administration légale, l’ouverture et le fonctionnement de ce compte ne sont pas subordonnés à l’autorisation des titulaires de l’autorité parentale.
« Le mineur peut effectuer seul, dans les conditions et limites fixées par décret, les opérations courantes nécessaires à la perception et à l’utilisation des sommes déposées sur ce compte. Aucun découvert ni crédit ne peut lui être consenti.
« Le service départemental de l’aide sociale à l’enfance accompagne le mineur dans ses démarches d’ouverture de compte et lui délivre une attestation justifiant de sa prise en charge.
« Les sommes déposées sur ce compte demeurent la propriété exclusive du mineur. Elles ne peuvent être retirées ou utilisées par les titulaires de l’autorité parentale sans son accord.
« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions d’ouverture, de fonctionnement et de clôture du compte ainsi que les garanties destinées à protéger les intérêts patrimoniaux du mineur. »
II. – La sous-section 1 de la section 1 du chapitre II du titre Ier du livre III code monétaire et financier est complété par un article L. 312-1-… ainsi rédigé :
« Art. L. 312-1-…. – Les mineurs âgés d’au moins quatorze ans mentionnés à l’article L. 223-1-4 du code de l’action sociale et des familles peuvent ouvrir et faire fonctionner un compte de dépôt dans les conditions prévues au même article, sans autorisation de leurs représentants légaux. »
Objet
Le présent amendement vise à permettre aux mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance, dès l'âge de 14 ans, d'ouvrir un compte bancaire personnel sans autorisation parentale, afin de percevoir directement les rémunérations et gratifications auxquelles ils peuvent prétendre dans le cadre de leurs stages, de leur apprentissage ou de leurs premières expériences professionnelles.
L'accès à l'autonomie constitue un enjeu fondamental dans le parcours des enfants protégés. Pourtant, certains jeunes rencontrent des difficultés pour disposer d'un compte bancaire à leur nom, notamment lorsque leurs relations avec les titulaires de l'autorité parentale sont rompues, conflictuelles ou que ces derniers ne peuvent être mobilisés pour accomplir les démarches nécessaires.
Il n'est pas acceptable qu'un jeune confié à la protection de l'enfance puisse se voir privé de la possibilité de percevoir le fruit de son travail en raison de l'absence d'autorisation de ses parents.
Cette situation peut constituer un frein à l'accès aux stages, à l'apprentissage et, plus largement, aux premières expériences professionnelles qui participent à la construction de l'autonomie et à l'insertion des jeunes.
L'amendement entend ainsi garantir cette possibilité à l'ensemble des mineurs concernés, qu'ils soient confiés à l'aide sociale à l'enfance sur décision judiciaire ou dans le cadre d'un accueil administratif. Le mode de prise en charge ne doit pas créer de différence dans l'accès à un droit aussi essentiel pour leur parcours.
Cette faculté serait strictement encadrée et limitée à l'ouverture d'un compte destiné à recevoir les sommes personnellement dues au mineur, sans possibilité de découvert ni de recours au crédit. Le service départemental de l'aide sociale à l'enfance serait chargé d'accompagner le jeune dans ses démarches.
Il s'agit également de garantir que les sommes perçues demeurent la propriété du jeune et puissent être utilisées dans son intérêt, sans dépendre de l'intervention ou de l'accord des titulaires de l'autorité parentale.
Préparer l'autonomie des jeunes confiés à la protection de l'enfance, c'est aussi leur donner les moyens concrets de devenir autonomes. L'accès à un compte bancaire personnel constitue une étape essentielle pour apprendre à gérer ses ressources, valoriser son travail et préparer progressivement son entrée dans la vie adulte.
Cet amendement poursuit ainsi un objectif d'égalité des chances, de sécurisation des ressources et d'émancipation des jeunes protégés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-27 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. WATTEBLED, Mmes LERMYTTE, Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD, LAOUEDJ et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 9 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le premier alinéa de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le refus de conclure le contrat mentionné au 5° du présent article avec un jeune majeur de moins de vingt et un ans, ainsi que toute décision d’y mettre fin, sont motivés et notifiés à l’intéressé, qui peut les contester devant la juridiction administrative compétente et être assisté à cette fin d’un avocat. »
Objet
Le présent amendement vise à garantir l’accompagnement effectif des jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance et à leur assurer un accès effectif au juge en cas de refus ou d’interruption de leur prise en charge.
Le Conseil national des barreaux déplore, dans son rapport, l’absence de disposition relative à l’accompagnement des jeunes majeurs au sein du projet de loi, alors même que la sortie du dispositif de protection de l’enfance à la majorité constitue un moment de particulière vulnérabilité.
Il rappelle que l’effectivité des droits des jeunes majeurs suppose que les décisions relatives à la poursuite ou à l’interruption de leur prise en charge soient motivées, notifiées et susceptibles de recours, dans des conditions leur permettant d’être assistés d’un avocat.
Le présent amendement permet ainsi de combler une lacune du texte, en cohérence avec l’exigence, réaffirmée par le CNB, d’une politique publique de protection de l’enfance qui n’abandonne pas les jeunes au seuil de leur majorité.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-136 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 9 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 1434-12-2 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 1434-12-3 ainsi rédigé :
« Art. L. 1434-12-3. – Les communautés professionnelles territoriales de santé mentionnées à l’article L. 1434-12 peuvent désigner, dans le cadre de leur projet de santé, un médecin référent chargé de faciliter l’accès aux soins, de contribuer à la coordination du parcours de santé et de favoriser la continuité du suivi médical des mineurs et des jeunes majeurs accompagnés ou pris en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance relevant de leur territoire d’intervention.
« Cette mission est exercée en lien avec le service de l’aide sociale à l’enfance, les établissements et services accueillant ou accompagnant les mineurs et jeunes majeurs concernés, les professionnels de santé du territoire, les établissements de santé, les dispositifs de santé mentale, les établissements et services médico-sociaux et, le cas échéant, les maisons départementales des personnes handicapées.
« Elle peut notamment comprendre l’identification des difficultés d’accès aux soins, l’appui à l’orientation vers un médecin traitant ou un professionnel de santé adapté, la prévention des ruptures de suivi médical lors des changements de lieu d’accueil, ainsi que la contribution à la coordination des interventions sanitaires, médico-sociales et sociales nécessaires au parcours de l’enfant ou du jeune majeur.
« Cette mission donne lieu à un financement complémentaire dans le cadre des conventions conclues en application de l’article L. 1434-12-2 et des accords conventionnels interprofessionnels applicables aux communautés professionnelles territoriales de santé.
« Un décret précise les modalités de désignation du médecin référent, les conditions de coordination avec les services départementaux de l’aide sociale à l’enfance, les modalités de partage des informations strictement nécessaires à l’accompagnement de l’enfant ou du jeune majeur, ainsi que les modalités d’évaluation de cette mission. »
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires a été élaboré avec l’aide de la FEHAP. Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance constituent un public particulièrement exposé aux ruptures de parcours de santé. Leur suivi médical est souvent fragilisé par les changements de lieux d’accueil, l’absence d’un médecin traitant, les difficultés de transmission des informations médicales utiles.
Ces difficultés sont d’autant plus préoccupantes que les enfants protégés présentent fréquemment des besoins de santé complexes, liés à leur histoire familiale, aux situations de danger ayant justifié leur prise en charge, à des troubles psychiques ou neurodéveloppementaux, ou encore à des situations de handicap.
Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) constituent un levier particulièrement adapté pour répondre à cette difficulté. Elles ont précisément vocation à organiser, à l’échelle d’un territoire, la coordination des professionnels de santé et des acteurs médico-sociaux et sociaux, afin de structurer les parcours de santé et de répondre aux besoins identifiés de la population.
Le présent amendement vise donc à encourager les CPTS à désigner, sur leur territoire d’intervention, un médecin référent pour les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance. Ce médecin référent n’a pas vocation à se substituer au médecin traitant ni aux professionnels assurant le suivi habituel de l’enfant. Il constitue un point d’appui territorial chargé de faciliter l’accès aux soins, de contribuer à la coordination des intervenants, de prévenir les ruptures de suivi et de favoriser l’orientation vers les ressources adaptées.
Afin que cette mission ne repose pas uniquement sur la bonne volonté des professionnels de santé, l’amendement prévoit qu’elle puisse donner lieu à un financement complémentaire dans le cadre des accords conventionnels interprofessionnels applicables aux CPTS. Cette précision est essentielle : la coordination du parcours de santé des enfants confiés à l’ASE constitue une mission spécifique, chronophage et d’intérêt général, qui dépasse les missions ordinaires de coordination territoriale. Elle doit donc être reconnue et soutenue financièrement.
Il s’agit d’une mesure pragmatique, territorialisée et immédiatement mobilisable pour améliorer l’accès des enfants protégés aux soins.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-233 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 9 bis (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le deuxième alinéa de l'article L. 5314-2 du code du travail est complété par les mots : "en particulier ceux mentionnés au 5° de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles".
Objet
L’article L. 5314-2 du code du travail définit le rôle des missions locales, qui ont pour objet d’aider les jeunes de seize à vingt-cinq ans révolus à résoudre l’ensemble des problèmes que pose leur insertion professionnelle et sociale.
Cet article prévoit notamment que les missions locales favorisent la concertation entre les différents partenaires en vue de renforcer ou compléter leurs actions, notamment pour les jeunes rencontrant des difficultés particulières d’insertion professionnelle et sociale. Dans les territoires où elles sont particulièrement investies aux côtés des jeunes majeurs accompagnés dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance ou sortant de dispositifs ASE, la plus-value des missions locales pour améliorer leur insertion dans la société est significative.
Le présent amendement vise donc à affirmer explicitement le rôle des missions locales dans l’insertion sociale et professionnelle des jeunes majeurs, dans une logique partenariale et de mobilisation de tous les dispositifs existants à leur bénéfice.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-172 rect. 19 octobre 2026 |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 9 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Au 5° de l'article L. 2112-2 du code de la santé publique, après les mots : « en santé publique », sont insérés les mots : « notamment concernant les enfants pris en charge en protection de l'enfance au sens de l'article L. 221-1 du code de l'action sociale et des familles ».
Objet
Le 5° de l’article L2112-2 du code de la santé publique confie à la protection maternelle et infantile la mission de recueillir des informations en santé publique. Cette disposition permet, à partir des certificats de santé obligatoires, de disposer de données de santé publique (taux de prématurité, surpoids, etc.,) concernant les jeunes enfants en population générale, au niveau départemental. A partir des données remontées par les PMI, des exploitations statistiques sont réalisées par la DRESS. Toutefois, elle ne permet pas de bénéficier de données de santé publique propre à la population des enfants protégés.
Or, la santé des enfants protégés, en raison de leur vécu et de leurs besoins spécifiques, est davantage dégradée que celle des enfants de la population générale, sur les plans somatique et psychique. Paradoxalement, les données manquent concernant la santé de cette population. Cette situation empêche la mise en œuvre d’une politique publique en phase avec leurs besoins de santé.
Le présent amendement vise à confier à la protection maternelle et infantile la mission de recueillir davantage d’informations de santé publique sur cette population spécifique.
Cet amendement a été travaillé avec la CNAPE, le GEPSo et l’UNICEF
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-173 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 9 BIS (NOUVEAU) |
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Après l'article 9 bis
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 223-1-1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il comporte systématiquement un diagnostic de l’état de santé psychique de l’enfant. »
Objet
Le présent amendement vise à intégrer au bilan de santé obligatoirement réalisé lors de l’entrée du mineur dans le dispositif de protection de l’enfance un diagnostic de l’état de santé psychique de l’enfant.
Le bilan de santé au début du suivi de l’ASE est une obligation légale. Pourtant, elle ne serait pas systématiquement réalisée dans un tiers des départements. Par ailleurs, cet examen n’est que très rarement accompagné d’une évaluation psychologique. Dans les faits, ce bilan est avant tout somatique (poids, taille, vaccins, vision, audition, dents). Dans le meilleur des cas, le diagnostic de troubles psychiques n’est posé que très tardivement.
Cette situation est d’autant plus grave que si les jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance ne représentent que 2% des enfants en France, ils représentent la moitié des jeunes hospitalisés en psychiatrie.
Le présent projet de loi ne propose aucune mesure pour répondre à cette grave situation. Cet amendement, bien modeste face aux besoin, vise à associer systématiquement un bilan de santé mentale au bilan physique déjà prévu pour les enfants confiés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-365 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 10 |
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Rédiger ainsi cet article :
Le sous-titre III du titre préliminaire du code de procédure pénale est complété par un article 10-7 ainsi rédigé :
« Art. 10-7.– À l’expiration d’un délai de six mois à compter du dépôt de plainte, le procureur de la République informe la victime de l’état d’avancement de la procédure lorsque celle-ci concerne :
« 1° Une infraction mentionnée à la section 1 du chapitre II du titre II du code pénal, lorsque celle-ci est commise par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, par les personnes mentionnées au second alinéa de l’article 132-80 du même code ou par un ascendant ou un descendant en ligne directe ;
« 2° Une infraction mentionnée à la section 3 du chapitre II du même code.
« Cette information peut également être délivrée par une association d’aide aux victimes agréée mentionnée à l’article 41 du présent code.
« Elle est renouvelée à l’expiration de chaque nouvelle période de six mois jusqu’à la clôture de l’enquête ou de l’instruction. »
Objet
Le présent amendement tend à réécrire l’article 10 du projet de loi de manière à élargir la mesure prévue d’information des victimes, tout en supprimant ses dispositions satisfaites ou dépourvues de portée normative.
L’obligation d’information trimestrielle des victimes sur l’avancement des investigations prévue par l’article 10 est limitée aux victimes mineures. Cet amendement, inspiré par un dispositif adopté par l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants, propose d’étendre cette obligation d’information à l’ensemble des procédures pour violences sexuelles et intrafamiliales. Le dispositif permet ainsi de répondre à une préoccupation commune à l’ensemble des victimes de ces violences.
L’obligation d’information serait toutefois semestrielle, à l’instar de ce que prévoit la mesure adoptée par l’Assemblée nationale. Un tel délai parait en effet davantage compatible avec la charge procédurale importante pesant sur les enquêteurs.
En deuxième lieu, l’amendement vise à supprimer la disposition, introduite en séance à l’Assemblée nationale, conditionnant les décisions de classements sans suite à la réalisation de certains actes essentiels dans les affaires de violences sur mineur. Celle-ci a en effet pour l'essentiel été satisfaite, dans l’intervalle, par le décret n° 2026-907 du 30 septembre 2026 imposant une motivation spéciale des décisions de classement sans suite des affaires portant sur un crime d’atteinte à un mineur.
Enfin, l’amendement vise à ne pas retenir l’ensemble des dispositions tendant à spécifier dans la loi les actes à conduire dans le cadre des investigations sur les affaires de violences commises sur des mineurs, tout en encadrant leur délai de réalisation de manière non contraignante. Comme le relève le Conseil d’État dans son avis sur le texte, le dispositif « se borne à décrire le contenu même d’une enquête et est dépourvu de valeur normative ». L’absence de réalisation des actes cités dans un délai raisonnable paraît en effet davantage tenir aux moyens ou à tout le moins à l’organisation des services enquêteurs qu’à une lacune législative. Si le Gouvernement peut utilement fixer des lignes directrices quant à la conduite des investigations sur ces infractions, leur nature et leur sensibilité particulières rendent chaque affaire éminemment singulière, nécessitant de la part des enquêteurs une capacité d’adaptation à la situation.
Le véhicule législatif paraît donc mal adapté, et pourrait même s’avérer contre-productif. D’une part, des normes trop rigides pourraient perturber les stratégies d’enquête. D'autre part, comme le souligne l’avis précité du Conseil d’État, il conduirait de surcroît à faire peser des risques nouveaux sur la régularité des procédures.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-275 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 10 |
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Après la première phrase du premier alinéa du I de l’article 706-47-5 du code de procédure pénale, insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Cette audition constitue, sauf nécessité strictement justifiée par les besoins de l’enquête ou de l’instruction, l’audition unique de la victime mineure au cours de la procédure. Toute nouvelle audition ne peut intervenir que lorsqu’elle est strictement nécessaire à la manifestation de la vérité et qu’elle est compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant. Les éléments recueillis lors de la première audition sont pris en compte afin d’éviter toute répétition injustifiée de la parole de l’enfant. »
Objet
Le présent amendement a pour objet de limiter la répétition des auditions des victimes mineures au cours de la procédure pénale, afin de prévenir le risque de réitération du traumatisme lié aux faits subis.
Il pose le principe d’une audition unique, tout en préservant la possibilité de procéder à une nouvelle audition lorsque celle-ci est strictement nécessaire à la manifestation de la vérité et compatible avec l’intérêt supérieur de l’enfant.
Il vise ainsi à mieux concilier les nécessités de l’enquête et de l’instruction avec la protection des mineurs victimes.
Cet amendement a été écrit avec l’association Face à l’inceste.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-17 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 10 |
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Alinéa 3
1° Première phrase
Après le mot :
victime
insérer les mots :
, au plus tard dans un délai d’un mois à compter du dépôt de la plainte ou de la réception du signalement ou de la dénonciation,
2° Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Lorsque l’audition n’a pu être réalisée dans ce délai, l’officier de police judiciaire en informe sans délai le procureur de la République, qui en informe la victime ou ses représentants légaux ainsi que leur avocat, en précisant le motif du report et, lorsqu’elle est connue, la date prévisionnelle de l’audition.
Objet
L’article 10 prévoit l’audition « sans délai » du mineur victime, sans fixer de limite. Dans les faits, les délais varient considérablement d’un département à l’autre : dans une commune d’Ille-et-Vilaine, l’audition a eu lieu dans les quarante-huit heures ; à Paris, une enfant de trois ans attendait encore d’être entendue cinq mois après la plainte. Les enfants n’ont pas les mêmes chances de voir leur parole recueillie selon l’endroit où ils vivent.
Or le temps pèse sur la preuve. La mémoire des plus jeunes enfants se dégrade vite, et une parole recueillie tardivement risque d’être jugée moins fiable. Le traitement prioritaire des violences sur mineurs est pourtant déjà imposé par voie de circulaire (27 janvier 2025 et 23 mai 2026), mais il reste appliqué de façon inégale.
Le présent amendement fixe une limite d’un mois, qui s’ajoute à l’exigence d’une audition sans délai sans la remplacer. Les exceptions prévues par le texte demeurent : l’intérêt ou l’état de l’enfant, ou sa demande de report. Lorsque le délai ne peut être tenu, le procureur de la République en est avisé et la famille est informée du motif du report et, lorsqu’elle est connue, de la date prévisionnelle de l’audition.
Le texte fixe déjà un délai de trois mois pour entendre la personne soupçonnée ; il est cohérent d’en fixer un pour l’enfant. Le III de l’article 10, qui dispose que le non-respect des délais ne constitue pas une cause de nullité, s’applique à ce délai : son dépassement ne peut pas fragiliser la procédure.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-20 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et WATTEBLED ARTICLE 10 |
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Alinéa 3, après la deuxième phrase
Insérer trois phrases ainsi rédigées :
Ce dispositif peut comprendre un accueil du mineur avant l’audition par un professionnel qui l’informe de son déroulement, dans des termes adaptés à son âge, sans aborder les faits, ainsi qu’un temps d’échange proposé à l’issue de l’audition au mineur et, sauf s’ils sont mis en cause, à ses représentants légaux ou à l’administrateur ad hoc, assuré par un professionnel de santé, un psychologue ou une association d’aide aux victimes agréée mentionnée à l’article 41, portant sur les suites de la procédure, la conduite à tenir et l’orientation vers une prise en charge médicale et psychologique. Lorsque l’une des personnes mentionnées au second alinéa de l’article 706-53 est présente lors de l’audition, l’autorité judiciaire peut permettre qu’elle la suive depuis un local distinct, sans y intervenir. La méconnaissance du présent alinéa n’est pas une cause de nullité de la procédure.
Objet
L’article 10 prévoit qu’« il est proposé » au mineur victime « un dispositif d’accompagnement spécialisé ». Ce dispositif n’est défini nulle part : ni son contenu, ni son moment, ni ceux qui le portent. Le présent amendement en précise le contenu possible, à partir de ce qui se pratique déjà dans les unités d’accueil pédiatrique enfance en danger.
Avant l’audition, un accueil : présenter les lieux, les personnes et le déroulement, dans des termes adaptés à l’âge de l’enfant, sans aborder les faits, afin de préserver le protocole d’audition structurée et de prévenir toute contestation fondée sur une contamination du récit.
Après l’audition, un temps d’échange : dire à l’enfant ce qui va se passer, et aux parents ce qu’ils doivent surveiller, comment accueillir la parole de leur enfant s’il en parle : l’écouter sans lui poser de questions orientées, noter ses mots exacts et contacter les autorités, et vers qui se tourner. Pour les plus jeunes, c’est souvent dans les jours qui suivent que la protection se joue.
L’amendement ne crée ni obligation nouvelle de moyens ni structure : il décrit le contenu d’un dispositif que le texte prévoit déjà, en s’appuyant sur les unités existantes et sur les associations d’aide aux victimes. Il permet enfin à l’autorité judiciaire d’autoriser une personne présente lors de l’audition à la suivre depuis un local distinct, sans y intervenir, et exclut toute nullité de procédure. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande de doubler le nombre d’unités d’accueil pédiatrique enfance en danger (recommandation 6 de l’avis du 21 avril 2026).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-274 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 10 |
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Après l’alinéa 3, ajouter un nouvel alinéa ainsi rédigé :
« Les mineurs bénéficient d’un accompagnement adapté avant et après leur audition, afin de les préparer à cette étape et de leur apporter le soutien nécessaire à l’issue de celle-ci. »
Objet
Le présent amendement vise à garantir aux mineurs un accompagnement adapté avant et après leur audition.
Il s’agit de leur permettre d’aborder cette étape dans les meilleures conditions possibles et de bénéficier, à son issue, du soutien nécessaire au regard de leur âge et de leur situation.
Cet amendement a été écrit avec le collectif SOS Périscolaire.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-55 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CONCONNE ARTICLE 10 |
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Alinéa 12, après la deuxième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Lorsque l’un des actes d’investigation essentiels mentionnés au I n’a pu être accompli, cet avis précise la nature de l’acte concerné ainsi que les circonstances ayant rendu son accomplissement impossible.
Objet
L’article 10 constitue une avancée importante en prévoyant qu’aucune décision de classement sans suite motivée par l’insuffisance des charges ou le défaut d’identification de l’auteur ne puisse intervenir avant l’accomplissement des actes essentiels d’investigation, sauf lorsque leur réalisation s’est révélée impossible.
Cette exception est nécessaire : certaines investigations peuvent matériellement ne plus pouvoir être réalisées. Elle doit toutefois être strictement encadrée.
Les travaux de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales ont mis en évidence les difficultés persistantes rencontrées dans le traitement des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs et la nécessité de garantir que toutes les diligences utiles ont effectivement été entreprises avant qu’une procédure ne soit classée.
Il importe en particulier que l’insuffisance locale de moyens humains, médico-légaux ou spécialisés ne puisse conduire, sans explication apportée à la victime, à considérer un acte d’enquête comme impossible.
Le présent amendement prévoit donc que, lorsqu’un acte essentiel n’a pu être accompli, l’avis de classement adressé à la victime indique précisément l’acte concerné et les circonstances ayant rendu sa réalisation impossible.Cette obligation de motivation renforce les droits de la victime, facilite l’exercice du recours prévu à l’article 40-3 du code de procédure pénale et permet une meilleure traçabilité des difficultés rencontrées au cours de l’enquête.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-211 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CONCONNE et CANALÈS, M. BOURGI, Mmes DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 10 |
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Alinéa 12, après la deuxième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Lorsque l’un des actes d’investigation essentiels mentionnés au I n’a pu être accompli, cet avis précise la nature de l’acte concerné ainsi que les circonstances ayant rendu son accomplissement impossible.
Objet
L’article 10 constitue une avancée importante en prévoyant qu’aucune décision de classement sans suite motivée par l’insuffisance des charges ou le défaut d’identification de l’auteur ne puisse intervenir avant l’accomplissement des actes essentiels d’investigation, sauf lorsque leur réalisation s’est révélée impossible.
Cette exception est nécessaire : certaines investigations peuvent matériellement ne plus pouvoir être réalisées. Elle doit toutefois être strictement encadrée.
Les travaux de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales ont mis en évidence les difficultés persistantes rencontrées dans le traitement des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs et la nécessité de garantir que toutes les diligences utiles ont effectivement été entreprises avant qu’une procédure ne soit classée.
Il importe en particulier que l’insuffisance locale de moyens humains, médico-légaux ou spécialisés ne puisse conduire, sans explication apportée à la victime, à considérer un acte d’enquête comme impossible.
Le présent amendement prévoit donc que, lorsqu’un acte essentiel n’a pu être accompli, l’avis de classement adressé à la victime indique précisément l’acte concerné et les circonstances ayant rendu sa réalisation impossible.Cette obligation de motivation renforce les droits de la victime, facilite l’exercice du recours prévu à l’article 40-3 du code de procédure pénale et permet une meilleure traçabilité des difficultés rencontrées au cours de l’enquête
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-276 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 10 |
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À la fin de l’alinéa 13, ajouter la phrase suivante : « Les dispositions prévoyant la nullité de la procédure en cas de non-respect des délais fixés au présent article sont supprimées. »
Objet
Le présent amendement vise à supprimer la nullité de la procédure encourue en cas de non-respect des délais prévus au présent article, afin d’éviter qu’un manquement procédural lié à ces délais n’entraîne, à lui seul, l’annulation des actes concernés.
Cet amendement a été écrit avec le collectif SOS Périscolaire.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-240 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Loïc HERVÉ ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10 |
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Après l'article 10
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après le 1° des articles 222-8, 222-10, 222-12 et 222-13 du code pénal, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé :
« 1° bis Sur un mineur âgé de quinze ans et plus, lorsque l’auteur des faits est majeur. »
Objet
Les articles 222-8, 222-10, 222-12 et 222-13 du code pénal prévoient une circonstance aggravante lorsque les violences sont commises sur un mineur de quinze ans, ainsi que lorsqu’elles sont commises sur un ascendant ou par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié par un pacte civil de solidarité. En revanche, aucune circonstance aggravante générale ne vise spécifiquement les violences commises par un majeur sur un mineur âgé de quinze à dix-sept ans.
Il en résulte une incohérence. En l’absence d’incapacité totale de travail supérieure à huit jours, les mêmes faits sont réprimés plus sévèrement lorsqu’un enfant les commet sur son parent (délit) que lorsqu’un parent les commet sur son enfant âgé de quinze à dix-sept ans (contravention). Il est difficile de penser que l’intention du législateur ait été de protéger l’ensemble de la sphère familiale en excluant cette catégorie de personnes.
Dès lors, le présent amendement crée une circonstance aggravante applicable aux violences commises sur un mineur âgé de quinze ans et plus par un majeur. Combinée à la circonstance existante pour les mineurs de moins de quinze ans, elle protège tous les mineurs victimes de violences commises par un majeur, y compris ceux âgés de quinze à dix-sept ans.
Les deux circonstances étant exclusives l’une de l’autre, un même fait ne relève pas de deux circonstances aggravantes à la fois.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-366 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 11 |
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I. – Alinéas 2 et 3
Supprimer ces alinéas.
II. – Après l’alinéa 4
Insérer trois alinéas ainsi rédigés :
…° Le 10° de l’article 222-24 est abrogé ;
…° Après le même article 222-24, il est inséré un article 222-24-1 ainsi rédigé :
« Art. 222-24-1. – Le viol défini aux articles 222-23, 222-23-1 et 222-23-2 est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il est commis en concours avec un ou plusieurs viols commis sur d’autres victimes, ou lorsqu’il est commis dans plusieurs des circonstances aggravantes mentionnées aux 1° à 16° de l’article 222-24. »
III. – Après l’alinéa 8
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
…° Au second alinéa de l’article 222-26, les mots : « à l’infraction prévues » sont remplacés par les mots : « aux infractions prévues ».
IV. – Alinéa 9
Supprimer cet alinéa.
Objet
Cet amendement vise à renforcer la répression des faits de viols les plus graves tout en garantissant la cohérence de l’échelle des peines qui résulterait du projet de loi.
En premier lieu, l’amendement vise à renforcer la répression des viols sériels ou commis avec une pluralité des circonstances aggravantes définies à l’article 222-24 du code pénal (viol commis par un ascendant, avec usage ou menace d’une arme, etc.) en portant la peine associée de vingt à trente ans de réclusion criminelle. Il reprend ainsi une disposition adoptée par le Sénat le 3 avril 2025 dans le cadre de l’examen de la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.
En second lieu, dans le souci de garantir la cohérence de l’échelle des peines, l’amendement tend à revenir sur la mesure, adoptée par l’Assemblée nationale, portant de trente ans à la réclusion criminelle à perpétuité la peine prévue pour les viols ayant entraîné la mort commis sur un mineur de quinze ans. Cette infraction suppose en effet l’absence d’intention homicide, à la différence du meurtre précédé ou accompagné d’un viol, pour lequel la loi prévoit déjà une peine de réclusion criminelle à perpétuité (article 221-2 du code pénal). Il serait incohérent que la loi pénale prévoie la même peine qu’il y ait ou non intention homicide.
Enfin, l'amendement tend à supprimer une disposition relative à l'information des victimes dans le cadre de la procédure, satisfaite par l'article 10 du projet de loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-272 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 11 |
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Après l'article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le dernier alinéa de l’article 225-12-2 du code pénal est complété par les mots : « ou d’un mineur confié à un service ou à un établissement relevant de la protection de l’enfance ou faisant l’objet d’une mesure de protection administrative ou judiciaire ».
Objet
Les mineurs confiés ou suivis au titre de la protection de l’enfance présentent une vulnérabilité particulière, liée aux ruptures familiales, aux violences ou aux carences éducatives qu’ils ont pu subir. Ils constituent, à ce titre, des cibles privilégiées pour les réseaux de prostitution et les personnes qui recourent à la prostitution des mineurs.
L’article 225-12-2 du code pénal punit de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le recours à la prostitution d’un mineur âgé de moins de quinze ans.
Le présent amendement étend ces peines au recours à la prostitution de tout mineur confié ou suivi au titre de la protection de l’enfance, quel que soit son âge.
Il vise ainsi à reconnaître la particulière vulnérabilité de ces mineurs et à renforcer le caractère dissuasif des sanctions encourues par les auteurs de ces infractions.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-32 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes BILLON et TETUANUI, MM. DELCROS, BRAULT et FARGEOT, Mme SOLLOGOUB, MM. PILLEFER, Jean-Michel ARNAUD, HINGRAY, CAPO-CANELLAS et DUFFOURG et Mme ROMAGNY ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 11 |
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Après l’article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La section 1 du chapitre IV du titre III du livre IV du code pénal est ainsi modifiée :
1° À l’article 434-2, après la seconde occurrence du mot : « livre », sont insérés les mots : « ou un crime commis sur un mineur » ;
2° Au deuxième alinéa de l’article 434-3, après la première occurrence du mot : « ans », sont insérés les mots : « , ou sur un mineur en cas d’inceste, ».
Objet
Cet amendement est issu de l’article 2 de la proposition de loi visant la pleine reconnaissance de l’inceste et l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs déposée par la sénatrice Annick Billon le 14 novembre 2025.
Actuellement, l’article 434-1 du code pénal punit de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de ne pas informer les autorités de la commission d’un crime, dans les conditions prévues par cet article.
En revanche, l’article 434-3 du même code prévoit une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende pour la non-dénonciation de privations, de mauvais traitements, d’agressions ou d’atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans.
Autrement dit, le fait de ne pas dénoncer un viol sur un mineur de moins de quinze ans est moins sévèrement puni que le fait de ne pas dénoncer une agression sexuelle.
Aussi, cet amendement propose d’aligner la peine encourue pour la non-dénonciation d’un crime sur mineur sur celle applicable en cas de non-dénonciation de mauvais traitement ou d’agression sexuelle commis un mineur de moins de quinze ans.
Il prévoit également d’inclure dans les circonstances aggravantes prévues à l’article 434-3 du code pénal le cas des agressions sexuelles incestueuses sur un mineur, en cohérence avec les articles 222-23-1 et 222-23-2.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-130 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. Grégory BLANC, Mme SOUYRIS, MM. BENARROCHE, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 11 |
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Après l’article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Toute décision relative au maintien du lien entre l’enfant et ses parents, notamment l’exercice des droits de visite et d’hébergement, est précédée d’une évaluation pluridisciplinaire et actualisée des capacités parentales et de leurs effets sur l’enfant, conduite dans le respect du cadre national de référence de la Haute Autorité de santé. Cette évaluation distingue le parent auteur de violences, le parent durablement empêché et le parent momentanément empêché.
Objet
Nous sommes évidemment favorables au maintien et à la restauration du lien avec les parents lorsque ce lien est possible et bénéfique pour l’enfant. Mais ce principe n'a de sens que s'il repose sur une évaluation rigoureuse, individualisée et actualisée des capacités et compétences parentales, et de leurs effets concrets sur l’enfant. Le cadre national de référence de la HAS sur l’évaluation des situations de danger doit être approfondi et complété sur les capacités parentales et leur impact sur l’enfant.
Cet amendement rend explicite une évaluation différenciée, qui distingue :
- Le parent auteur de violences ou de maltraitances : la priorité doit rester la protection de l’enfant,
- Le parent durablement empêché : la suppléance doit être organisée de façon claire et sécurisée,
- Le parent momentanément empêché : l’accompagnement et la restauration des capacités parentales sont privilégiés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-271 rect. bis 21 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme BOURCIER, MM. LAMÉNIE, DELCROS, Jean Pierre VOGEL et Patrick LECLERC et Mme BESSIN-GUÉRIN ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 11 |
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Après l'article 11
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
« Lorsque la procédure concerne l’une des infractions mentionnées aux 5° à 7° de l’article 706-47 commise sur un mineur pris en charge par le service départemental de l’aide sociale à l’enfance au titre des 1° à 3° de l’article L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, le procureur de la République informe sans délai le président du conseil départemental qui assure cette prise en charge, des éléments strictement nécessaires à la protection et à l’accompagnement du mineur. »
Objet
Le présent amendement vise à garantir l’information du président du conseil départemental lorsqu’un mineur pris en charge par l’aide sociale à l’enfance est victime de prostitution, de proxénétisme ou de traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle.
Le Département étant responsable de la prise en charge et de la protection de ce mineur, il doit disposer des informations strictement nécessaires pour adapter sans délai son accompagnement et assurer la continuité de son parcours de protection.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-367 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 11 BIS A (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la mesure d’imprescriptibilité de crimes commis sur des mineurs, prévue à l’article 11 bis A du projet de loi, issu des travaux de l’Assemblée nationale.
Une telle évolution marquerait une rupture significative dans notre tradition juridique, l’imprescriptibilité étant à ce jour réservée aux crimes contre l’humanité.
Les rapporteurs sont pleinement conscientes de la valeur symbolique d’une telle mesure, demandée par certaines associations de défense des droits des enfants sans pour autant faire consensus parmi elles.
Il apparaît toutefois, à l’examen, que les dangers de l’imprescriptibilité l’emporteraient sur ses avantages, qui pourraient s’avérer limités dans la pratique, les hypothèses dans lesquelles l’imprescriptibilité produirait des effets utiles étant réduites au regard du droit en vigueur.
Le principe de prescription continue en effet de reposer sur de puissantes justifications et doit d’autant plus être préservé qu’une dérogation proposée pourrait en appeler de nouvelles, au gré des évolutions sociales. Les rapporteurs considèrent qu'il est dans l’intérêt de la société, les victimes comprises, de s’en tenir aux équilibres du droit en vigueur, en vertu desquels le principe de prescription est significativement aménagé sans être supprimé.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-368 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 11 BIS B (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement de coordination tend à supprimer l’article 11 bis B prévoyant une répression renforcée des viols sériels commis sur les mineurs âgés de quinze à dix-huit ans, la mesure étant transférée à l’article 11, tout en étant étendue aux faits commis sur des majeurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-369 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 11 BIS (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer l’article 11 bis du projet de loi, issu des travaux de l’Assemblée nationale, qui tend à déroger, pour les violences sur mineurs, au principe de plafonnement du cumul des peines prononcées pour des infractions commises en concours.
Si les rapporteurs approuvent pleinement le renforcement de la répression des viols sériels que permet l’article 11 du projet de loi, il ne leur apparaît pas opportun de déroger à ce principe important de la tradition pénale française pour les seuls faits de violences sur mineurs.
Ce principe contribue en effet à garantir la cohérence et la proportionnalité de la répression, en imposant que la peine globale respecte le maximum fixé par le législateur. La pluralité des infractions commises constitue déjà, à cet égard, un élément de gravité que le juge a vocation à prendre en compte dans l’individualisation de la peine.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-152 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BENARROCHE, Mme SOUYRIS, MM. Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 11 BIS (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l'article 11 bis, qui déroge au droit commun du concours d'infractions en prévoyant le cumul sans limitation de quantum et sans possibilité de confusion des peines prononcées pour les crimes et délits sexuels commis sur un ou plusieurs mineurs de quinze ans.
Cet article va à l’encontre du principe de non-cumul des peines et du principe d’individualisation des peines. Son adoption conduirait à une érosion des principes fondamentaux de la matière pénale.
En instituant un mécanisme de cumul illimité des peines, le présent article crée un régime d'exception fondé sur la nature de certaines infractions, au risque d'affaiblir l'échelle des peines et de favoriser une logique d'inflation répressive dont l'efficacité n'est pas démontrée.
La limitation du bénéfice des dispositifs d'aménagement de peine pourrait même avoir l'effet inverse, favorisant des sorties sèches de prison sans accompagnement et contrôle judiciaire qui diminuent fortement le risque de récidive. Dans l'intérêt des victimes, le groupe Écologiste Solidarité et Territoires appelle à investir davantage dans les dispositifs de prévention à l'acte et à la récidive, bien plus efficaces.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-153 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BENARROCHE, Mme SOUYRIS, MM. Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 11 TER (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Le groupe Écologiste, Solidarité et Territoires est défavorable à l'alourdissement des peines prévu par le présent projet de loi. La surenchère pénale (perpétuité réelle, dérogation aux règles de confusion des peines, limitation des aménagements de peine) et l’instauration des peines planchers pour des crimes et délits déjà fortement sanctionnés n'ont pas de portée dissuasive chez les auteurs. Cet article constitue une mesure d'affichage masquant mal l'absence de moyens humains et financiers supplémentaires sur la protection de l'enfance et la justice accompagnant cette réforme. A ce titre, le Syndicat de la magistrature et l’Union syndicale des magistrats soulignent que pour une amélioration de la réponse pénale, les priorités politiques doivent se porter sur le renforcement des effectifs d’enquêteurs, de magistrats et de greffiers, l’exécution effective des peines ainsi que la prévention de la récidive.
Aussi, cette mesure apparaît inconstitutionnelle, puisqu’elle porte atteinte au principe d'individualisation des peines en instaurant une période de sûreté automatique et perpétuelle, sans possibilité pour le juge d'en apprécier la durée et en le privant de toute marge d'appréciation juridictionnelle.
Pour l’ensemble de ces raisons, les auteurs du présent amendement demandent la suppression de cette mesure.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-370 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 11 TER (NOUVEAU) |
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Rédiger ainsi cet article :
Le second alinéa de l’article 222-26 du code pénal est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Toutefois, en cas de condamnation à une réclusion criminelle à perpétuité pour l’infraction mentionnée au 1° du présent article, la cour d'assises peut, par décision spéciale, porter la période de sûreté jusqu'à trente ans. »
Objet
Amendement rédactionnel.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-10 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et M. ROUX ARTICLE 11 TER (NOUVEAU) |
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Après le mot :
sûreté
Rédiger ainsi la fin de cet alinéa :
correspond à la totalité de la durée de la peine.
Objet
Le présent amendement vise à étendre la période de sûreté à la totalité de la peine lorsqu’une personne est condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité pour le viol d’un mineur de quinze ans.
Certains crimes commis contre des enfants atteignent un degré de gravité tel qu’ils appellent la réponse pénale la plus ferme. Lorsque la justice prononce la peine la plus lourde prévue par notre droit, celle-ci doit conserver toute sa portée.
Prévoir une période de sûreté limitée à trente ans revient à permettre qu’une condamnation à perpétuité puisse, à terme, ouvrir la voie à une libération. Pour les crimes les plus graves commis sur des mineurs, le présent amendement fait le choix d’une protection durable de la société et d’une réponse pénale sans ambiguïté.
Il rétablit ainsi la disposition adoptée par la commission spéciale de l’Assemblée nationale.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-154 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BENARROCHE, Mme SOUYRIS, MM. Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 12 |
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Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement du groupe Écologiste, Solidarité et Territoires s’oppose à l’exclusion automatique des auteurs d’infractions sexuelles du bénéfice de la libération sous contrainte de plein droit.
La libération sous contrainte est l’un des dispositifs à la main du juge de l’application des peines. Institué en 2014, cet aménagement permet à un détenu, sous certaines conditions, de purger la partie finale de sa peine hors de prison. La personne libérée sous contrainte peut effectuer le reliquat de sa peine sous le régime de la libération conditionnelle, de la détention à domicile sous surveillance électronique, du placement à l’extérieur ou de la semi-liberté.
La grande majorité des condamnés sont condamnés à plus de 2 ans de prison et sont donc déjà exclus de la LSCD. En 2023, le quantum ferme moyen pour infraction sexuelle est de 25,6 mois pour les agressions sexuelles et 130 mois pour le viol. Les auteurs d’infraction sur mineurs de 15 ans sont déjà exclus de tout bénéfice de la LSC.
Cette mesure n’aura aucun effet dissuasif : lors du passage à l’acte, aucun auteur d’infraction ne se pose la question de savoir s’il bénéficie de la LSCD
Elle est même contre-productive pour les quelques personnes concernées car la LSCD permet d’éviter les sorties sèches sans accompagnement ni contrôle judiciaire, alors que le suivi post condamnation permet de diminuer fortement le risque de récidive.
Dans l'intérêt des victimes, le groupe Écologiste Solidarité et Territoires appelle à investir davantage dans les dispositifs de prévention à l'acte et à la récidive.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-56 16 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CONCONNE ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 |
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Après l'article 12
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans le cadre des moyens et dispositifs existants, l’organisation territoriale de la prise en charge des personnes condamnées pour une infraction à caractère sexuel faisant l’objet d’une injonction de soins garantit la disponibilité, dans chaque territoire, des professionnels nécessaires à l’exécution effective de cette mesure.
Cette organisation tient compte des besoins de chaque territoire et de la démographie des professionnels participant à la mise en œuvre de l’injonction de soins, notamment des médecins coordonnateurs, afin de prévenir toute impossibilité ou tout retard d’exécution résultant d’une insuffisance de l’offre disponible.
Objet
L’injonction de soins constitue un instrument essentiel de prévention de la récidive des auteurs de violences sexuelles. Son efficacité suppose toutefois que les professionnels nécessaires à sa mise en œuvre soient effectivement disponibles sur l’ensemble du territoire national.
Or, l’existence d’une obligation de soins prononcée par l’autorité judiciaire ne garantit pas, à elle seule, son exécution. Dans les territoires confrontés à une démographie médicale insuffisante ou à un manque de professionnels spécialisés, l’accès effectif à un médecin coordonnateur et aux professionnels participant à la prise en charge peut être retardé, voire rendu impossible. Ces difficultés sont susceptibles d’être particulièrement importantes dans certains territoires ultramarins, où la faiblesse des effectifs dans certaines spécialités peut rendre plus difficile l’exécution effective des mesures décidées par l’autorité judiciaire.
Il ne saurait pourtant exister d’inégalité territoriale dans l’exécution d’une injonction de soins. Une mesure destinée à prévenir la récidive et à protéger de potentielles nouvelles victimes doit pouvoir être effectivement mise en œuvre quel que soit le territoire dans lequel réside la personne condamnée.
Le présent amendement vise donc à garantir, dans le cadre des moyens et dispositifs existants, une organisation territoriale permettant la disponibilité des professionnels nécessaires à l’exécution des injonctions de soins. Il prévoit que cette organisation prenne en considération les besoins propres à chaque territoire ainsi que la démographie des professionnels concernés, notamment celle des médecins coordonnateurs, afin que l’insuffisance locale de l’offre ne fasse pas obstacle à l’exécution d’une décision de justice.
L’objectif n’est pas de créer un nouveau dispositif de soins, mais de garantir l’effectivité territoriale des dispositifs existants et de faire de la disponibilité des professionnels une condition réelle de mise en œuvre de la politique de prévention de la récidive.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-212 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CONCONNE et CANALÈS, M. BOURGI, Mmes DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 12 |
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Après l'article 12
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans le cadre des moyens et dispositifs existants, l’organisation territoriale de la prise en charge des personnes condamnées pour une infraction à caractère sexuel faisant l’objet d’une injonction de soins garantit la disponibilité, dans chaque territoire, des professionnels nécessaires à l’exécution effective de cette mesure.
Cette organisation tient compte des besoins de chaque territoire et de la démographie des professionnels participant à la mise en œuvre de l’injonction de soins, notamment des médecins coordonnateurs, afin de prévenir toute impossibilité ou tout retard d’exécution résultant d’une insuffisance de l’offre disponible.
Objet
L’injonction de soins constitue un instrument essentiel de prévention de la récidive des auteurs de violences sexuelles. Son efficacité suppose toutefois que les professionnels nécessaires à sa mise en œuvre soient effectivement disponibles sur l’ensemble du territoire national.
Or, l’existence d’une obligation de soins prononcée par l’autorité judiciaire ne garantit pas, à elle seule, son exécution. Dans les territoires confrontés à une démographie médicale insuffisante ou à un manque de professionnels spécialisés, l’accès effectif à un médecin coordonnateur et aux professionnels participant à la prise en charge peut être retardé, voire rendu impossible. Ces difficultés sont susceptibles d’être particulièrement importantes dans certains territoires ultramarins, où la faiblesse des effectifs dans certaines spécialités peut rendre plus difficile l’exécution effective des mesures décidées par l’autorité judiciaire.
Il ne saurait pourtant exister d’inégalité territoriale dans l’exécution d’une injonction de soins. Une mesure destinée à prévenir la récidive et à protéger de potentielles nouvelles victimes doit pouvoir être effectivement mise en œuvre quel que soit le territoire dans lequel réside la personne condamnée.
Le présent amendement vise donc à garantir, dans le cadre des moyens et dispositifs existants, une organisation territoriale permettant la disponibilité des professionnels nécessaires à l’exécution des injonctions de soins. Il prévoit que cette organisation prenne en considération les besoins propres à chaque territoire ainsi que la démographie des professionnels concernés, notamment celle des médecins coordonnateurs, afin que l’insuffisance locale de l’offre ne fasse pas obstacle à l’exécution d’une décision de justice.
L’objectif n’est pas de créer un nouveau dispositif de soins, mais de garantir l’effectivité territoriale des dispositifs existants et de faire de la disponibilité des professionnels une condition réelle de mise en œuvre de la politique de prévention de la récidive.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-371 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes VÉRIEN et CANAYER, rapporteurs ARTICLE 12 BIS (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la demande de rapport prévue à l’article 12 bis du projet de loi, conformément à la position constante de la commission des lois sur ce point.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-21 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX, WATTEBLED et DAUBET ARTICLE 13 |
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Alinéa 5
1° Première phrase
Après le mot :
particulière
insérer les mots :
, y compris pendant la pause méridienne, avant ou après la classe, le mercredi ou pendant les vacances scolaires
2° Après la première phrase
insérer une phrase ainsi rédigée :
Ce contrôle peut également porter sur les accueils de mineurs organisés en dehors des heures d’enseignement par un établissement d’enseignement privé ou dans ses locaux, lorsqu’ils ne relèvent ni de l’article L. 227-4 ni d’un autre régime légal de contrôle portant sur les conditions matérielles, physiques et morales d’accueil des mineurs.
Objet
Les précisions relatives aux temps d’accueil figuraient dans le texte élaboré par la commission spéciale de l’Assemblée nationale. Elles ont été supprimées en séance le 17 juillet 2026, sans débat approfondi, au motif qu’elles seraient redondantes.
Le texte transmis au Sénat ne mentionne plus la pause méridienne, le mercredi ni les vacances scolaires. Ce sont pourtant les moments que les familles signalent le plus souvent, et ceux dont le rattachement juridique est le moins lisible, la pause méridienne pouvant relever de régimes différents selon l’organisation retenue localement. Le ministre de l’éducation nationale a lui-même relevé en séance qu’à la cantine « il existe objectivement une zone d’ombre ».
Il précise enfin que le contrôle s’exerce aussi sur les accueils organisés par les établissements d’enseignement privés ou dans leurs locaux en dehors des heures de classe : garderie, cantine, étude. Ces accueils ne relèvent pas du régime des accueils collectifs de mineurs, qui exclut les accueils organisés par un établissement scolaire, et le contrôle de l’éducation nationale porte principalement sur l’enseignement. Sans cette précision, ils risquent de n’être contrôlés par personne. Le contrôle porte sur les conditions d’accueil des enfants et non sur l’enseignement : il ne touche pas à la liberté de l’enseignement. L’amendement explicite les périodes et les lieux concernés, sans modifier la répartition des compétences : le contrôle ne s’applique qu’aux accueils qui ne relèvent d’aucun autre régime légal de contrôle des conditions d’accueil des mineurs, et ne crée donc pas de double contrôle.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-372 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 13 |
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I. – Alinéa 5
1° Supprimer les mots :
physique, psychique et affective
2° Remplacer les mots :
du public accueilli
par les mots :
des mineurs accueillis
II. – Alinéa 6
Après la deuxième occurrence du mot :
locaux
insérer les mots :
, des lieux ou des installations
III. –Alinéa 8
Après la première occurrence du mot :
locaux
insérer les mots :
, des lieux ou des installations
IV. – Alinéa 12
Remplacer la première occurrence du mot :
lieux
par les mots :
locaux, des lieux ou des installations
V. – Alinéa 14
Remplacer les deux occurrences du mot :
lieux
par les mots :
locaux, des lieux ou des installations
Objet
Amendement de correction légistique.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-277 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 13 |
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Après l’alinéa 5, ajouter un alinéa ainsi rédigé : « Les contrôles portent notamment sur les temps d’accueil des mineurs durant la pause méridienne, avant et après la classe, le mercredi et pendant les vacances scolaires, y compris au sein des établissements privés en dehors des heures de classe. »
Objet
Le présent amendement propose de préciser les temps d’accueil concernés par les contrôles, afin de garantir une meilleure couverture des périodes durant lesquelles les mineurs sont pris en charge en dehors du temps scolaire.
Il prévoit également d’étendre ces contrôles aux accueils organisés au sein des établissements privés en dehors des heures de classe, afin de renforcer la protection des mineurs quel que soit le cadre dans lequel ils sont accueillis.
Cet amendement a été écrit avec le collectif SOS Périscolaire.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-207 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 13 |
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Après l’alinéa 7
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les personnes qui organisent l’activité d’accueil d’une structure mentionnée au premier alinéa ou y participent de manière habituelle, et qui ne sont pas soumises à une obligation de formation équivalente, suivent, avant leur prise de fonctions ou, au plus tard, dans un délai d’un mois à compter du premier jour d’exercice et, pour celles qui sont déjà en fonctions, dans un délai fixé par décret, une formation, dont le contenu est fixé par arrêté et qui peut être suivie à distance, à la prévention et au repérage des violences commises sur les mineurs, à l’accueil de la parole de l’enfant et aux obligations de signalement, dans des conditions fixées par décret.
Objet
L’article 13 soumet au contrôle du représentant de l’État les structures accueillant des mineurs qui ne relèvent d’aucune réglementation particulière, notamment les garderies non déclarées, et leur impose de désigner un référent chargé du signalement des situations préoccupantes.
Toutefois, aucune exigence de formation spécifique n’est prévue pour les personnes qui encadrent les enfants au sein de ces structures. Or, ces adultes sont quotidiennement au contact des mineurs et peuvent être amenés à constater des signes de violence, à recueillir des révélations ou à repérer des situations de danger, sans nécessairement disposer des connaissances nécessaires pour identifier ces situations et y apporter une réponse adaptée.
Le présent amendement vise donc à instaurer une obligation de formation au repérage des violences faites aux mineurs et au recueil de leur parole, à suivre avant la prise de fonctions ou, au plus tard, dans le mois suivant le début de l’activité. Les modalités de cette formation seront précisées par décret, afin de pouvoir en adapter la durée et les conditions aux caractéristiques des structures concernées.
Cette obligation complète la désignation d’un référent chargé du signalement prévue par l’article 13. En effet, l’efficacité de ce dispositif suppose que l’ensemble des personnes intervenant auprès des enfants soit en mesure de reconnaître les signes d’alerte, d’accueillir leur parole avec la vigilance nécessaire et de transmettre les informations utiles au référent. Il s’agit ainsi de renforcer la prévention et le repérage précoce des violences, y compris dans les structures qui ne sont soumises à aucun cadre réglementaire spécifique.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-278 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 13 |
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Après l’alinéa 7, insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Les personnes intervenant au sein d’accueils de mineurs non déclarés, pour lesquels aucun diplôme n’est exigé, doivent suivre une formation préalable à leur prise de fonctions, dans des conditions définies par décret. »
Objet
Le présent amendement vise à rendre obligatoire une formation préalable pour les personnes intervenant auprès de mineurs dans des accueils non déclarés ne soumettant leurs intervenants à aucune exigence de diplôme.
Il entend ainsi garantir un socle minimal de connaissances et de compétences en matière d’encadrement et de protection des enfants, indépendamment du cadre dans lequel ils sont accueillis.
Cet amendement a été écrit avec le collectif SOS Périscolaire.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-15 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX, WATTEBLED et DAUBET ARTICLE 13 |
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Après l’alinéa 8
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Toute personne qui organise à titre habituel une structure mentionnée au premier alinéa la déclare au représentant de l’État dans le département avant son ouverture, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent procéder à une déclaration unique annuelle de l’ensemble des structures qu’ils organisent. Ce décret fixe le délai, qui ne peut excéder six mois, dans lequel les structures existantes procèdent à cette déclaration. Le défaut de déclaration est puni de 3 750 euros d’amende. Cette déclaration ne conditionne pas l’exercice du contrôle prévu au présent article, qui peut porter sur toute structure, déclarée ou non.
Objet
L’article 13 confère au représentant de l’État un pouvoir de contrôle inopiné sur les structures d’accueil de mineurs ne relevant d’aucune réglementation particulière, au premier rang desquelles les garderies du matin et du soir qui restent sous les seuils des accueils collectifs de mineurs. Ce pouvoir suppose que l’administration sache que ces structures existent. En l’état, l’article organise un contrôle sans en donner le point de départ.
Le présent amendement rétablit, sous une forme allégée, la déclaration préalable adoptée par la commission spéciale de l’Assemblée nationale puis supprimée en séance le 17 juillet 2026, par vingt-quatre voix contre vingt-deux. Pour répondre aux objections exprimées alors, il prévoit une déclaration unique annuelle pour les collectivités, un délai de six mois pour les structures existantes et une amende alignée sur celle qui sanctionne le défaut de déclaration d’un accueil collectif de mineurs (article L. 227-8 du code de l’action sociale et des familles). La déclaration n’est pas une autorisation : elle ne conditionne ni l’ouverture ni le contrôle.
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande, dans son avis du 21 avril 2026 sur le périscolaire (recommandation 8), un protocole départemental de déclaration et de contrôle des activités périscolaires.
La formalité déclarative relève de la gestion courante des services de l’État et figurait dans le texte élaboré par la commission saisie du projet de loi.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-279 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE 13 |
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Après l’alinéa 8, insérer les trois alinéas suivants :
« Les structures accueillant des mineurs et ne relevant pas d’un régime de réglementation spécifique sont tenues de procéder à une déclaration préalable à leur ouverture auprès de l’autorité compétente. »
« Les structures déjà en activité à la date d’entrée en vigueur de cette obligation disposent d’un délai de six mois pour procéder à cette déclaration. »
« Pour les collectivités territoriales gestionnaires de plusieurs structures concernées, une déclaration annuelle unique peut être effectuée selon des modalités définies par décret. »
Objet
Le présent amendement vise à renforcer le suivi des structures accueillant des mineurs qui ne relèvent pas d’un régime de réglementation spécifique, en instaurant une obligation de déclaration préalable à leur ouverture.
Il prévoit un délai de six mois pour permettre aux structures existantes de se conformer à cette obligation et simplifie les démarches administratives des collectivités territoriales grâce à la mise en place d’une déclaration annuelle unique.
Ce dispositif doit permettre de mieux identifier les structures concernées et de faciliter leur suivi par les autorités compétentes.
Cet amendement a été écrit avec le collectif SOS Périscolaire.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-22 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX, WATTEBLED et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
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Après l'article 13
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après l’article L. 227-4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227-4-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 227-4-1. – Les formations préparant aux brevets, diplômes, titres et certificats de qualification admis pour exercer des fonctions d’animation ou de direction dans les accueils mentionnés à l’article L. 227-4 comprennent une formation à la prévention et au repérage des violences commises sur les mineurs, à l’accueil non suggestif de leur parole et aux obligations de transmission et de signalement.
« Cette formation ne confère pas compétence pour procéder aux auditions ou aux investigations qui relèvent des autorités judiciaires et administratives.
« Un décret précise les conditions d’application du présent article, notamment le contenu de cette formation. »
Objet
Le projet de loi sécurise l’entrée dans les métiers de l’accueil des mineurs par le contrôle de l’honorabilité et renforce le contrôle des accueils (articles 5 et 13). Il ne dit rien de ce que savent faire, une fois en poste, les adultes auxquels l’enfant est confié chaque jour en dehors de l’école et de la famille. Ce sont pourtant eux, avec les enseignants, qui entendent souvent les premiers mots d’un enfant.
La loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 a inscrit un enseignement sur la prévention des violences dans les formations de l’encadrement sportif (article L. 211-7 du code du sport). Dans l’animation, l’arrêté du 30 novembre 2023 a intégré la prévention des violences sexuelles et sexistes dans la formation au brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur. Le présent amendement donne une base légale à cette exigence et l’étend à l’ensemble des qualifications de l’animation et de la direction, en y ajoutant l’accueil de la parole de l’enfant et la transmission.
L’amendement pose le principe dans la loi et renvoie le contenu détaillé au pouvoir réglementaire : repérage, accueil de la parole sans questionnement à visée probatoire, conduite à tenir et transmission selon le statut de chacun. Il ne fait pas de l’animateur un enquêteur, ce que l’avant-dernier alinéa dit expressément.
L’amendement fixe le contenu de formations qui existent déjà. Il ne crée aucune qualification nouvelle et n’impose ni durée ni certification. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande une formation obligatoire, sous la forme d’un brevet consolidé comprenant la protection de l’enfance et le repérage des situations de détresse (recommandation 1 de l’avis du 21 avril 2026).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-14 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX, WATTEBLED et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 13 |
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Après l’article 13
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
I. – Après l’article L. 227-11 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 227-11-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 227-11-1. – I. – Lorsque l’organisateur d’un accueil mentionné à l’article L. 227-4 ou d’une structure mentionnée à l’article L. 227-12 reçoit une information ou un signalement comportant des éléments circonstanciés faisant état de violences, notamment sexuelles, sexistes, physiques ou psychologiques, susceptibles d’avoir été commises sur un mineur accueilli par une personne participant, à quelque titre que ce soit, à l’accueil ou à son encadrement, et lorsque, au regard de la nature et de la précision des éléments recueillis, le maintien du contact avec les mineurs est susceptible de présenter un risque pour leur sécurité, il prend sans délai, ou sollicite sans délai de l’autorité compétente, toute mesure conservatoire proportionnée propre à écarter cette personne de tout contact avec les mineurs, sans préjudice des articles L. 531-1 à L. 531-5 du code général de la fonction publique, des dispositions applicables aux agents contractuels et de l’article L. 1332-3 du code du travail. Cette mesure ne présente pas le caractère d’une sanction et ne préjuge pas de la responsabilité de l’intéressé, qui est informé sans délai de ses motifs et de sa portée, dans des conditions compatibles avec les nécessités de l’enquête.
« Lorsque les faits sont susceptibles de constituer une infraction, l’organisateur en avise sans délai le procureur de la République, sans préjudice de l’article 40 du code de procédure pénale. Il en avise également sans délai le représentant de l’État dans le département ou le service désigné par lui chargé du contrôle de l’accueil. Lorsque le signalement constitue une information préoccupante au sens de l’article L. 226-3, il transmet également cette information au président du conseil départemental, dans les conditions prévues à l’article L. 226-2-1.
« II. – L’organisateur informe par écrit, dans un délai raisonnable n’excédant pas quinze jours, les représentants légaux des mineurs accueillis par la personne concernée qu’un signalement a été reçu et qu’une mesure conservatoire a été prise ou sollicitée. Cette information ne mentionne pas l’identité de la personne, est rédigée de manière à ne pas préjuger de sa responsabilité et ne comporte aucun élément couvert par le secret de l’enquête ou de l’instruction. Elle indique, dans une formulation non identifiante, la nature des faits signalés, notamment leur caractère sexuel lorsqu’il est allégué. Elle indique les modalités permettant de signaler aux autorités compétentes des faits dont l’enfant pourrait avoir été victime et les dispositifs d’accueil et d’écoute des mineurs victimes, les associations d’aide aux victimes agréées mentionnées à l’article 41 du code de procédure pénale, les conditions d’accès à l’aide juridictionnelle et les possibilités de prise en charge psychologique de l’enfant. Elle donne aux représentants légaux des repères pour accueillir la parole de leur enfant s’il en parle : l’écouter sans lui poser de questions orientées, noter ses mots exacts et contacter les autorités ou les dispositifs mentionnés ci-dessus. Elle est suivie, dans un délai d’un mois, d’une réunion d’information des représentants légaux organisée dans les mêmes conditions.
« Lorsque le procureur de la République l’estime nécessaire, cette information est également délivrée, dans les mêmes conditions, aux représentants légaux des mineurs que la personne concernée a accueillis au cours des dix années précédentes dans les accueils relevant du même organisateur, lorsque celui-ci dispose de leurs coordonnées, ou directement à ces personnes lorsqu’elles sont devenues majeures.
« L’organisateur adresse au procureur de la République le projet de cette information dès qu’il est établi et, sauf urgence tenant à la protection des mineurs, au moins quarante-huit heures avant sa délivrance. Lorsque les nécessités de l’enquête ou de l’instruction l’exigent, le procureur de la République peut, à tout moment, s’opposer à la communication de la nature des faits ou de toute information ultérieure, la différer ou en fixer les modalités, pour une durée qu’il détermine.
« III. – Les représentants légaux sont informés, dans les mêmes conditions, de l’issue de la mesure conservatoire, y compris lorsqu’elle est levée.
« IV. – Les transmissions prévues au présent article ne portent que sur les informations strictement nécessaires à la protection des mineurs et au traitement du signalement.
« V. – Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, précise les modalités d’application du présent article, notamment les conditions de réexamen de la mesure conservatoire et les garanties d’information et de recours de la personne concernée. »
II. – Le même code est ainsi modifié :
1° Le I de l’article L. 227-11 est ainsi modifié :
a) À la fin du cinquième alinéa, le signe : « . » est remplacé par le signe : « ; » ;
b) Après le même cinquième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« – aux manquements aux obligations prévues à l’article L. 227-11-1. » ;
2° Après le premier alinéa de l’article L. 227-10, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le caractère grave ou réitéré des manquements aux obligations prévues à l’article L. 227-11-1 est pris en compte pour l’appréciation des risques mentionnés au premier alinéa. » ;
3° L’article L. 227-14, dans sa rédaction résultant de l’article 13 de la présente loi, est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les pouvoirs prévus au présent article peuvent également être exercés pour faire cesser les manquements aux obligations prévues à l’article L. 227-11-1. »
Objet
Le projet de loi traite l’embauche, par le contrôle de l’honorabilité (article 5), la sanction, par la transmission au représentant de l’État des sanctions prises contre le personnel périscolaire (article L. 551-3 du code de l’éducation), le contrôle des structures hors réglementation, qui désignent un référent chargé du signalement (article 13), et l’identité des intervenants (article 14). Il ne traite pas le moment où un signalement arrive. Pour les accueils de mineurs, seules existent des obligations réglementaires de transmission au représentant de l’État (article R. 227-11 du code de l’action sociale et des familles) : la loi ne fixe aucune séquence commune de protection des enfants.
Le I la fixe : mesure conservatoire proportionnée, prise ou sollicitée auprès de l’autorité compétente selon le statut de la personne, qui est une mesure de protection et non une sanction ; avis au procureur de la République et au représentant de l’État ; transmission au département lorsque l’enfant est en danger, afin que sa protection ne dépende pas de la seule réponse pénale. L’information de l’école relève de l’amendement n° 7.
Le II organise l’information des familles, par écrit puis en réunion dans le mois. Elle ne nomme pas la personne, ne préjuge pas de sa responsabilité et ne livre aucun élément de l’enquête. Elle indique aux parents vers qui se tourner, y compris pour l’aide juridictionnelle et la prise en charge psychologique de l’enfant, et leur donne des repères pour accueillir la parole de leur enfant s’il en parle. Elle est délivrée dans un délai raisonnable n’excédant pas quinze jours, sans être subordonnée à l’accord du procureur de la République. Le procureur de la République, qui reçoit le projet d’information au moins quarante-huit heures avant sa délivrance, sauf urgence tenant à la protection des mineurs, peut à tout moment s’opposer à la communication de la nature des faits ou des informations suivantes, la différer ou en fixer les modalités, pour la durée qu’exige l’enquête. Il peut aussi demander qu’elle soit étendue aux familles des enfants que la personne a accueillis au cours des dix années précédentes, car des faits signalés aujourd’hui peuvent en révéler d’autres, plus anciens. Des parents qui ne savent rien ne peuvent ni protéger leur enfant, ni reconnaître le moment où il est prêt à parler, ni demander qu’il soit entendu : l’information des familles est la condition de l’accès de l’enfant à la justice.
Le II de l’article additionnel fait du manquement à ces obligations un motif d’injonction pour les accueils collectifs de mineurs, un élément d’appréciation pour l’interdiction d’exercer, et un motif d’intervention pour les structures hors réglementation. Il ne crée aucun pouvoir nouveau et ne rend aucune mesure automatique.
Les obligations créées pèsent sur tous les organisateurs, publics et privés, sans distinction. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande un circuit unique de signalement, une meilleure communication avec les familles et un vade-mecum à leur intention (recommandations 5, 7 et 10 de l’avis du 21 avril 2026).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-11 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme LERMYTTE, M. WATTEBLED, Mmes Maryse CARRÈRE et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, MM. GOLD et MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX et DAUBET ARTICLE 14 |
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Supprimer cet article.
Objet
Si l’objectif de mieux protéger les enfants ne peut qu’être partagé, cette nouvelle obligation ne paraît pas apporter de garantie supplémentaire en matière de sécurité. Comme l’a relevé le Conseil d’État, sa contribution à l’objectif poursuivi apparaît limitée et son champ d’application demeure difficile à déterminer précisément.
La connaissance de l’identité des personnes intervenant dans le cadre périscolaire ne permet pas, à elle seule, aux parents d’apprécier si celles-ci présentent ou non un risque pour leur enfant. Cette responsabilité relève des employeurs et des autorités compétentes, qui disposent des moyens nécessaires pour procéder aux contrôles obligatoires.
Le présent projet de loi renforce d’ailleurs les contrôles d’honorabilité des personnes exerçant auprès de mineurs. C’est par ces contrôles, mais également par la qualité du recrutement, la formation et le suivi des personnels, que doit être assurée la protection effective des enfants.
Dans ces conditions, la création d’une obligation supplémentaire d’information des parents apparaît peu utile au regard des garanties déjà prévues et renforcées par le présent texte.
Le présent amendement propose en conséquence de supprimer l’article 14.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-208 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE 14 |
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Après l’alinéa 5
Insérer deux alinéas ainsi rédigés :
« Pour l’application des articles L. 551-2 et suivants, sont également regardées comme relevant du temps périscolaire les périodes d’accueil de mineurs, hors temps scolaire et hors vacances scolaires, organisées par une collectivité territoriale, un établissement public de coopération intercommunale, un établissement public qui leur est rattaché ou pour leur compte, à destination des élèves d’un ou plusieurs établissements scolaires, y compris lorsqu’elles ont lieu en dehors d’une école ou le mercredi.
« Les articles L. 551-2 et suivants sont également applicables aux accueils de mineurs que ces mêmes personnes organisent, ou qui sont organisés pour leur compte, à destination des mêmes élèves pendant les vacances scolaires, sans que ces accueils relèvent du temps périscolaire. »
Objet
L’article 14 définit le temps périscolaire en déterminant les accueils soumis à l’obligation d’information des familles. Toutefois, cette définition exclut certains accueils organisés par les collectivités territoriales à destination des élèves de leurs établissements scolaires.
Ainsi, une garderie du matin ou du soir située dans un bâtiment municipal voisin de l’école, ou un accueil du mercredi organisé hors de l’école, peut échapper à cette obligation. Il en va de même des accueils organisés pendant les vacances scolaires, expressément exclus du champ du temps périscolaire.
Le présent amendement vise à garantir l’information des familles pour l’ensemble des accueils organisés par les collectivités territoriales à destination des élèves de leurs établissements scolaires, y compris lorsqu’ils se déroulent hors de l’école ou pendant les vacances. À cette fin, il étend l’application des articles L. 551-2 et suivants à ces accueils, sans modifier la définition générale du temps périscolaire.
Les accueils de vacances conservent leur caractère extrascolaire, mais sont soumis aux mêmes obligations d’information. Cette extension ne modifie ni les règles de contribution entre communes et de tarification liées au temps périscolaire, ni le régime de déclaration, d’encadrement et de contrôle des accueils collectifs de mineurs.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-175 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BENARROCHE, Mme SOUYRIS, MM. Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE et Mélanie VOGEL ARTICLE 14 |
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Alinéa 7 et 8
Supprimer ces alinéas.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l’information obligatoire des titulaires de l’autorité parentale des personnes employées ou intervenant auprès des enfants durant les activités périscolaires.
En pratique, communiquer aux familles le nom des personnes intervenant auprès des enfants ne permet ni de prévenir les violences, ni de détecter les comportements à risque, ni d'empêcher qu'un individu dangereux exerce au contact de mineurs. La protection des enfants repose sur des dispositifs autrement plus efficaces : contrôle de l'honorabilité, consultation des fichiers prévus par la loi, recrutement rigoureux, formation, encadrement et contrôle effectif des intervenants.
Cette mesure d’affichage entretient l'illusion qu'une meilleure information des parents constituerait une garantie de sécurité, alors que les failles constatées tiennent principalement à l'insuffisance des contrôles, aux difficultés de recrutement et au défaut de suivi des intervenants.
Cet article fait enfin peser symboliquement la responsabilité de la surveillance des employés du périscolaire sur les parents alors qu’elle devrait relever des pouvoirs publics en charge du périscolaire. Cet article peut ouvrir la porte à des dérives.
Enfin, le Conseil d’État lui-même a relevé la faible utilité de cette mesure au regard de l’objectif de protection des enfants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-128 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme EVREN ARTICLE 14 |
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Alinéa 8
Après le mot :
identité
insérer les mots
et de la fonction
Objet
Cet amendement vise à lutter contre l’anonymat des personnes qui encadrent les enfants. Il complète l’information donnée aux parents.
Cet amendement est issu des travaux de la commission d’enquête sur la lutte contre les violences périscolaires.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-232 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
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Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article 375-9-1 du code civil est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« La mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial constitue une action de prévention, de protection et d’accompagnement des familles dans l’intérêt de l’enfant. Elle concourt au soutien à la parentalité, au renforcement des compétences parentales et à l’amélioration des conditions de vie de l’enfant. À ce titre, elle est pleinement intégrée au parcours de protection de l’enfance.
« Lorsque cette mesure est mise en œuvre concomitamment à une mesure d’aide éducative à domicile, d’assistance éducative en milieu ouvert ou d’accompagnement en économie sociale et familiale, les services compétents coordonnent l’évaluation de la situation, la définition des objectifs de leurs interventions et la préparation de la sortie de chacune des mesures, dans le respect de leurs missions respectives et des règles relatives au secret professionnel et au partage d’informations à caractère secret. »
Objet
Le présent amendement vise à reconnaître explicitement la mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial (MJAGBF) comme une action de prévention, de protection de l’enfance et de soutien à la parentalité, et à renforcer son articulation avec les autres mesures d’accompagnement.
Prononcée par le juge des enfants, la MJAGBF ne se limite pas à la gestion des prestations familiales. L’article 375-9-1 du code civil prévoit déjà que le délégué aux prestations familiales exerce auprès de la famille une action éducative visant à rétablir les conditions d’une gestion autonome des prestations. Cette intervention contribue à répondre aux besoins fondamentaux de l’enfant et à accompagner les parents dans l’exercice de leurs responsabilités.
En travaillant avec les familles sur leurs priorités budgétaires, l’accès à leurs droits et les dépenses nécessaires à la vie quotidienne de l’enfant, la MJAGBF soutient les compétences parentales et contribue à l’amélioration des conditions de vie de l’enfant. Sa dimension éducative mérite ainsi d’être pleinement reconnue et mobilisée dans le parcours de protection de l’enfance.
Lorsque plusieurs mesures coexistent (aide éducative à domicile (AED), assistance éducative en milieu ouvert (AEMO), accompagnement en économie sociale et familiale (AESF) ou MJAGBF), les services compétents doivent coordonner l’évaluation de la situation, la définition des objectifs et la préparation de la sortie de mesure. Cette coordination doit permettre d’articuler les interventions, d’éviter les démarches redondantes ou les objectifs contradictoires et de prévenir les ruptures d’accompagnement.
L’amendement vise ainsi à favoriser un accompagnement cohérent et adapté aux besoins des enfants et de leurs familles, sans modifier les conditions de prononcé de la MJAGBF ni les compétences du juge des enfants.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-16 rect. 20 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes Maryse CARRÈRE, BRIANTE GUILLEMONT et Nathalie DELATTRE, M. FIALAIRE, Mme GASTO OUSTRIC, M. GOLD, Mme LERMYTTE, M. MASSET, Mme PANTEL et MM. ROUX, WATTEBLED et DAUBET ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
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Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre V du livre V du code de l’éducation est complété par un article L. 551-5 ainsi rédigé :
« Art. L. 551-5. – Le directeur de l’école ou le chef d’établissement et la personne qui organise les activités du temps périscolaire défini à l’article L. 551-1 A se transmettent sans délai, dans le respect des secrets protégés par la loi, les informations strictement nécessaires à la protection des élèves relatives à des faits de violence commis ou susceptibles d’avoir été commis sur un élève, dont ils ont connaissance, lorsque ces faits sont survenus durant le temps scolaire ou le temps périscolaire ou mettent en cause une personne qui intervient durant l’un de ces temps.
« Lorsqu’une personne qui intervient durant le temps périscolaire fait l’objet d’une mesure conservatoire, d’une suspension ou d’une interdiction d’exercer en raison de violences commises sur un mineur, le directeur de l’école ou le chef d’établissement en est informé sans délai, lorsque cette information est nécessaire à la protection ou à l’accompagnement des élèves concernés.
« Ces transmissions ne dispensent pas des obligations prévues à l’article 40 du code de procédure pénale et à l’article L. 226-2-1 du code de l’action sociale et des familles.
« Un décret précise les modalités d’application du présent article. »
Objet
Le temps scolaire et le temps périscolaire se déroulent souvent dans les mêmes locaux, avec les mêmes enfants, mais sous deux autorités différentes qui ne se parlent pas. Un incident survenu à la cantine n’est pas connu de l’enseignant qui retrouve l’enfant l’après-midi. Un signalement reçu par l’école n’est pas transmis à l’organisateur du périscolaire, et inversement. Lorsqu’un animateur est écarté pour des violences, l’équipe enseignante l’apprend souvent par les familles, ou ne l’apprend pas.
Ce cloisonnement retarde la protection des enfants et prive les enseignants des moyens de repérer et d’accompagner les élèves concernés, alors qu’ils sont les adultes qui les voient chaque jour.
Le présent amendement pose une obligation réciproque d’information entre le directeur d’école ou le chef d’établissement et l’organisateur du périscolaire, limitée aux informations strictement nécessaires à la protection des élèves. Il s’appuie sur la définition du temps périscolaire que crée l’article 14. Il ne crée aucune compétence nouvelle et ne modifie pas les obligations de signalement existantes, qu’il complète. Il est présenté séparément de l’amendement relatif à la réaction au signalement, afin que chacun puisse être examiné pour lui-même. La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants recommande un circuit unique de signalement (recommandation 5 de l’avis du 21 avril 2026).
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-209 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. BOURGI, Mme CANALÈS, MM. CHAILLOU et CORITON, Mmes de LA GONTRIE et NARASSIGUIN, M. MARTHEY, Mme LINKENHELD, MM. KERROUCHE et ROIRON, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER et Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
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Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Le chapitre Ier du titre V du livre V du code de l’éducation est complété par un article L. 551-5 ainsi rédigé :
« Art. L. 551-5. – Le directeur de l’école ou le chef d’établissement et la personne qui organise les activités du temps périscolaire défini à l’article L. 551-1 A se transmettent sans délai, dans le respect des secrets protégés par la loi, les informations strictement nécessaires à la protection des élèves relatives à des faits de violence commis ou susceptibles d’avoir été commis sur un élève, dont ils ont connaissance, lorsque ces faits sont survenus durant le temps scolaire ou le temps périscolaire ou mettent en cause une personne qui intervient durant l’un de ces temps.
« Lorsqu’une personne qui intervient durant le temps périscolaire fait l’objet d’une mesure conservatoire, d’une suspension ou d’une interdiction d’exercer en raison de violences commises sur un mineur, le directeur de l’école ou le chef d’établissement en est informé sans délai, lorsque cette information est nécessaire à la protection ou à l’accompagnement des élèves concernés.
« Ces transmissions ne dispensent pas des obligations prévues à l’article 40 du code de procédure pénale et à l’article L. 226-2-1 du code de l’action sociale et des familles. « Un décret précise les modalités d’application du présent article. »
Objet
Le temps scolaire et le temps périscolaire accueillent souvent les mêmes enfants dans des locaux communs, sans que les informations relatives à leur protection soient systématiquement partagées entre les équipes enseignantes et les organisateurs du périscolaire.
Ainsi, à titre d’exemple, un incident survenu à la cantine peut ne pas être porté à la connaissance de l’enseignant qui retrouve l’enfant l’après-midi. De même, une information préoccupante ou l’éviction d’un animateur pour des faits de violence peut ne pas être transmise à l’autre équipe.
Ce cloisonnement nuit à la continuité de la protection des enfants et limite la capacité des professionnels à repérer les situations à risque et à assurer un accompagnement adapté.
Le présent amendement instaure une obligation réciproque d’information entre le directeur d’école ou le chef d’établissement et l’organisateur du périscolaire, dans la limite des informations strictement nécessaires à la protection des élèves.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-280 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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MM. BENARROCHE, Grégory BLANC, DANTEC, DOSSUS et GONTARD, Mme GUHL, MM. JADOT, JOMIER et MELLOULI, Mme OLLIVIER, MM. PÉRÉ et SALMON et Mmes SENÉE, SOUYRIS et Mélanie VOGEL ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 14 |
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Après l'article 14
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
« Toute personne intervenant de manière habituelle auprès de mineurs durant le temps périscolaire bénéficie d’une formation obligatoire préalable à sa prise de fonctions ou, au plus tard, dans le mois suivant son premier jour d’intervention, qu’elle soit diplômée ou non et que son intervention soit déclarée ou non. Les personnes exerçant déjà ces fonctions à la date d’entrée en vigueur du présent article bénéficient de cette formation dans un délai fixé par décret. »
Objet
Le présent amendement vise à garantir que toute personne intervenant de manière habituelle auprès d’enfants durant le temps périscolaire bénéficie d’une formation adaptée, indépendamment de ses qualifications ou du caractère déclaré de son activité.
Cette formation doit permettre de renforcer la prévention des violences, de mieux faire connaître les obligations applicables à l’encadrement des mineurs et de garantir leur sécurité.
Elle doit être suivie avant la prise de fonctions ou, au plus tard, dans le mois suivant le début de l’intervention.
Pour les personnes déjà en poste, un délai de mise en conformité sera fixé par décret.
Cet amendement a été écrit avec le collectif SOS Périscolaire.
Objet
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-373 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 14 BIS (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Le présent amendement vise à supprimer l'article 14 bis.
En effet, l'objet du rapport prévu par l'article, qui vise à détecter, au stade du recrutement des personnes appelées à intervenir auprès de mineurs, celles qui sont mises en cause pour des faits de violences ou d'atteintes sexuelles sur un mineur sans avoir encore fait l'objet d'une condamnation ou d'une mesure judiciaire, semble couvert par la mission inter-inspections relative à l'opérationnalisation d'un dispositif interministériel de contrôle de l'honorabilité et de la définition d'une trajectoire de convergence des systèmes d'information associés. Déjà lancée, cette mission publiera ses conclusions début 2027.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-330 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 16 (NOUVEAU) |
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1° Remplacer le mot :
une
par le mot :
l’
2° Remplacer le mot :
adaptée
par les mots :
et à l’adapter
Objet
Cet amendement rédactionnel vise à mettre l’accent sur l’offre locale existante en Polynésie française, qu’il convient d’élargir et de rénover mais sur laquelle le plan devra s’appuyer pour développer la formation à la protection de l’enfance. La rédaction actuelle pourrait en effet laisser penser qu’il n’existe aucune offre locale de formation à la protection de l’enfance sur le territoire polynésien.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-106 rect. 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. IACOVELLI ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 16 (NOUVEAU) |
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Après l'article 16
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Après la deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 222-5-1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le mineur est destinataire d’un courrier du service l’informant de ce droit et des possibilités d’accompagnement à sa majorité. »
Objet
L’article L. 222-5-1 du code de l’action sociale et des familles prévoit qu’un entretien est organisé par le conseil départemental avec tout mineur qui a été accueilli par un service de l’aide sociale à l’enfance et ce, au plus tard un an avant sa majorité. Il vise à faire le point sur son autonomie et à envisager avec lui les modalités d’accompagnement dont il pourra bénéficier à sa majorité. Cet entretien constitue une étape cruciale pour établir les besoins du jeune en termes d’insertion sociale et professionnelle et ainsi adapter son accompagnement à la majorité. Pourtant, il n’est pas rare que cet entretien ne soit pas réalisé, ou de façon trop expéditive.
Le présent amendement vise donc à renforcer le recours à ce droit, en indiquant dans la loi que le service de l’aide sociale à l’enfance adresse un courrier au jeune afin de l’informer de son droit à bénéficier de cet entretien. Ce courrier précisera également les possibilités d’accompagnement qui s’offrent au jeune après sa majorité, ce qui pourra lui permettre de mieux préparer l’entretien et de vérifier que ses droits lui sont correctement présentés.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-374 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 17 (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement supprime la demande de rapport au Gouvernement formulée par l’article 17, conformément à la position constante de la commission en la matière.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-213 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CONCONNE et CANALÈS, M. BOURGI, Mmes DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 17 (NOUVEAU) |
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Compléter cet article par une phrase ainsi rédigée :
Ces données sont présentées à l’échelle de chaque département et collectivité territoriale, afin de permettre l’identification des inégalités territoriales dans l’accès aux unités d’accueil pédiatrique enfance en danger, aux enquêteurs spécialement formés et, plus généralement, aux moyens nécessaires à l’accomplissement des actes d’investigation mentionnés à l’article 10.
Objet
L’article 17 prévoit la remise au Parlement d’un rapport consacré aux moyens humains et matériels nécessaires à la mise en œuvre des nouvelles obligations d’enquête en matière de violences sexuelles commises sur des mineurs. Ce rapport doit notamment évaluer le maillage territorial des unités d’accueil pédiatrique enfance en danger (UAPED), le nombre d’enquêteurs spécialement formés, les délais de traitement des procédures et les stocks d’affaires en attente.
Toutefois, une présentation nationale ou agrégée de ces données ne permettrait pas de mesurer les écarts considérables qui peuvent exister entre les territoires. Ces disparités sont déjà documentées. Lors des débats à l’Assemblée nationale sur le présent projet de loi, il a notamment été rappelé qu’à Mayotte, un seul médecin légiste exerce pour l’ensemble du territoire, à 80 %, tandis qu’en Guadeloupe les acteurs de terrain alertent sur l’insuffisance des moyens disponibles pour assurer la protection effective des enfants. Les travaux de la commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales ont plus largement montré que l’effectivité de la protection des mineurs dépend directement de la présence, sur le territoire, de professionnels formés, d’UAPED accessibles et de capacités médico-légales suffisantes.
Le présent amendement vise donc à territorialiser les données prévues à l’article 17 afin que le Parlement puisse identifier précisément les territoires sous-dotés et mesurer les inégalités d’accès à la protection et à la justice, notamment dans les outre-mer. L’application uniforme de la loi ne saurait suffire si les moyens permettant son application demeurent profondément inégaux selon le territoire.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-214 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CONCONNE et CANALÈS, M. BOURGI, Mmes DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 17 (NOUVEAU) |
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Compléter cet article par une phrase ainsi rédigée :
Il présente également, pour chaque département et collectivité territoriale, le nombre de plaintes, signalements et dénonciations relevant de l’article 10 en attente de traitement, leur ancienneté ainsi que les délais moyens séparant leur réception de l’accomplissement du premier acte d’investigation.
Objet
L’article 17 prévoit que le rapport remis au Parlement évalue les délais de traitement des procédures et les stocks d’affaires en attente.
Le présent amendement vise à préciser ces indicateurs et à les territorialiser.
La seule connaissance d’un stock national ne permet pas d’identifier les territoires dans lesquels les délais d’enquête sont les plus importants ni les situations dans lesquelles une plainte ou un signalement demeure durablement sans premier acte d’investigation.
Cette question est particulièrement importante dans les territoires ultramarins, où l’insuffisance ou l’éloignement de certains professionnels spécialisés peut affecter directement la célérité des investigations.
Les travaux conduits sur le traitement judiciaire des violences sexuelles commises sur les mineurs ont montré la nécessité de disposer d’une connaissance beaucoup plus fine de la chaîne de traitement des plaintes et signalements. La mesure du délai entre leur réception et le premier acte d’enquête constitue à cet égard un indicateur essentiel de l’effectivité de la réponse judiciaire.
Le présent amendement permettra donc au Parlement de distinguer les disparités territoriales et d’identifier les situations dans lesquelles le manque de moyens se traduit concrètement par un retard dans la prise en charge judiciaire d’un enfant susceptible d’être victime de violences.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-331 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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M. SOL et Mme BOURGUIGNON, rapporteurs pour avis ARTICLE 18 (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Considérant que les rapports demandés par le Parlement ne sont, dans les faits, que rarement remis par le Gouvernement, la commission a pour doctrine de supprimer les demandes de rapport.
Les rapporteurs soutiennent néanmoins l’idée que le placement en famille d’accueil doit être une priorité absolue pour les tout-petits et forment le vœu que la mise en application du décret n° 2025-900 du 5 septembre 2025 permettra opportunément de réduire le recours aux pouponnières. Ils jugent au demeurant nécessaire de préserver, dans certaines situations d’urgence, un accueil en pouponnière à titre provisoire, dans l’attente d’une solution en milieu familial.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-375 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CANAYER et VÉRIEN, rapporteurs ARTICLE 19 (NOUVEAU) |
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Supprimer cet article.
Objet
Cet amendement vise à supprimer la demande de rapport prévue à l’article 19 du projet de loi, conformément à la position constante de la commission des lois sur ce point.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-215 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mmes CONCONNE et CANALÈS, M. BOURGI, Mmes DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE 19 (NOUVEAU) |
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Article 19, seconde phrase
Remplacer les mots
mentionnées à l’article 15 de la présente loi
par les mots
régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi que la Nouvelle-Calédonie
Objet
L’article 19 prévoit la remise au Parlement d’un rapport présentant une programmation pluriannuelle des moyens humains, matériels et budgétaires nécessaires à l’application de la présente loi. Ce rapport doit notamment évaluer les mesures permettant de réduire les inégalités territoriales de prise en charge, en particulier dans les collectivités mentionnées à l’article 15.
Or, cette référence conduit à ne viser spécifiquement que la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna, laissant ainsi hors de ce ciblage les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution, parmi lesquelles la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion et Mayotte.
Cette omission apparaît d’autant moins justifiée que les inégalités territoriales en matière de protection de l’enfance et de prise en charge des violences sexuelles sont déjà particulièrement marquées dans les territoires ultramarins.
Les travaux récents de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, dont Christian Baptiste était rapporteur, ont notamment mis en évidence les difficultés structurelles auxquelles sont confrontés ces territoires : insuffisance des moyens humains, difficultés d’accès aux professionnels spécialisés, manque de structures adaptées et délais dans l’exécution des mesures de protection.
À titre d’exemple, il a été relevé qu’en Guadeloupe, seulement deux psychologues sont disponibles pour plus de 1 400 enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance et que, faute d’éducateurs et de structures en milieu ouvert, des décisions de placement peuvent demeurer inexécutées pendant plusieurs mois. À Mayotte, la présence d’un seul médecin légiste, exerçant à 80 %, illustre également les difficultés d’accès à l’expertise médico-légale indispensable au traitement des violences sexuelles.
Ces situations ne sauraient être considérées comme marginales. Elles témoignent au contraire de contraintes structurelles propres aux territoires ultramarins, alors même que les nouvelles obligations prévues par la présente loi en matière de protection de l’enfance, de justice, d’aide sociale à l’enfance et de prise en charge des victimes devront également y être mises en œuvre.
Il serait dès lors paradoxal qu’un rapport ayant précisément pour objet d’identifier et de réduire les inégalités territoriales ne porte pas une attention particulière aux collectivités relevant de l’article 73 de la Constitution.
Le présent amendement vise donc à inclure expressément l’ensemble des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi que la Nouvelle-Calédonie dans l’évaluation prévue à l’article 19, afin que la programmation des moyens nécessaires à l’application de la loi tienne pleinement compte des réalités et des besoins propres à chaque territoire ultramarin.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-221 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 (NOUVEAU) |
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Après l'article 19 (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’étendre le complément de traitement indiciaire (CTI) aux agents des filières administrative, technique et logistique exerçant au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux publics.
Ce rapport évalue les conséquences de leur exclusion du bénéfice du complément de traitement indiciaire (CTI) sur l’attractivité, le recrutement et la fidélisation des agents au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux publics.
Il analyse également les écarts de traitement entre agents exerçant des fonctions équivalentes au sein de la fonction publique hospitalière, de la fonction publique territoriale et du secteur privé non lucratif, notamment au regard des revalorisations issues des accords du « Ségur de la santé », de l’accord dit « Laforcade » et de l’accord de branche du 4 juin 2024 relatif à l’extension des revalorisations dans le secteur privé non lucratif.
Objet
Cet amendement vise à demander au Gouvernement la remise au Parlement, dans un délai de douze mois, d’un rapport évaluant l’opportunité d’étendre le bénéfice du complément de traitement indiciaire (CTI) aux agents des filières administrative, technique et logistique des établissements et services sociaux et médico-sociaux publics qui en demeurent exclus, notamment dans les secteurs de la protection de l’enfance et du handicap.
Ce rapport permettra d’analyser les conséquences de cette exclusion sur l’attractivité des métiers, le recrutement et la fidélisation des personnels, ainsi que les écarts de traitement entre agents exerçant des fonctions équivalentes au sein de la fonction publique hospitalière, de la fonction publique territoriale et du secteur privé non lucratif, au regard des revalorisations issues des accords du Ségur de la santé, de l’accord Laforcade et de l’accord de branche du 4 juin 2024, afin d’éclairer les évolutions nécessaires pour garantir une reconnaissance équitable des professionnels et renforcer l’attractivité du secteur.
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commission des lois |
Projet de loi Protection des enfants (1ère lecture) (n° 911 ) |
N° COM-234 19 octobre 2026 |
AMENDEMENTprésenté par |
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Mme CANALÈS, M. BOURGI, Mmes CONCONNE, DADKHAH et FÉRET, M. KANNER, Mmes LE HOUEROU, LUBIN, ROLANDO et ROSSIGNOL, MM. CHAILLOU et CORITON, Mme de LA GONTRIE, M. KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. MARTHEY, Mme NARASSIGUIN et M. ROIRON ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 19 (NOUVEAU) |
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Après l'article 19 (nouveau)
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les enfants français en situation de handicap et protégés accueillis dans un établissement médico-social belge en dehors du territoire national. Ce rapport analysera les conditions ayant conduit à cette situation, son ampleur à l'heure actuelle et les aménagements de l'offre à mettre en œuvre en France afin d'y remédier.
Objet