Proposition de loi Droit à l'aide à mourir

commission des affaires sociales

N°COM-27

23 mars 2026

(2ème lecture)

(n° 440 )


AMENDEMENT

présenté par

M. CHASSEING


ARTICLE 2

Consulter le texte de l'article ^

Alinéa 6

Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :

Le droit à mourir est une alternative à la sédation profonde et continue. Il doit être réservé à certains cas de souffrances réfractaires aux traitements.

Objet

Cet amendement vise à restreindre le droit à l’aide à mourir à des personnes en toute fin de vie qui doit être une alternative à la sédation profonde et continue. Il doit être réservé à certains cas de souffrances réfractaires aux traitements.

Nous avons vu dans de nombreux pays, au nom de la liberté, les indications s’élargir.

C’est ainsi qu’aux Pays-Bas il y avait 1.800 euthanasies en 2002 et près de 9.000 en 2024 avec environ 90 % de cancers en fin de vie en 2002 et 60 % en 2024.

Les indications se sont élargies aux polypathologies, personnes âgées, etc. Nous devons être très prudents dans les indications de l’aide à mourir et les restreindre à une alternative à la sédation profonde et continue.