Projet de loi Réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public
Direction de la Séance
N°72
26 octobre 2026
(1ère lecture)
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
(n° 87 , 86 )
AMENDEMENT
| C | Défavorable |
|---|---|
| G | Défavorable |
| Rejeté | |
présenté par
Mme DIAZ, M. d'AIGREMONT, Mme BOUQUIN, M. BRAVI, Mme CALLET, MM. CASTILLO et DUROX, Mme FRONTONI, M. GILETTI, Mme GOY-CHAVENT, M. HOCHART, Mmes JOSSERAND et Carine LEROY et MM. LEVASSEUR et SZCZUREK
ARTICLE 1ER
Consulter le texte de l'article ^
Alinéa 4
Après le mot :
qui
insérer les mots :
établissent qu’elles
Objet
La commission des lois a exonéré de toute responsabilité les personnes restées dans l’attroupement « pour un motif légitime ». L’intention est louable : le riverain qui rentre chez lui ou le commerçant qui protège sa boutique n’ont pas à payer pour les casseurs.
Mais en l’état, cette notion laissée sans contours offrirait à n’importe quel émeutier une excuse toute trouvée, et il reviendrait à la victime ou à l’État de démontrer qu’elle n’est pas fondée.
Le présent amendement établit une présomption frappée au coin du bon sens : il appartient à celui qui invoque un motif légitime d’en apporter la preuve de l’existence.