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Georges ERMANT (1852-1935)

Georges Ermant est né le 22 juin 1852 à Laon (Aisne). Issu d'une vieille famille laonnaise il fit ses études au collège de sa ville natale avant de passer avec succès ses examens d'architecte. Très apprécié de ses concitoyens, il devient maire de Laon en 1892. Il est élu député de l'Aisne le 21 février 1897.

Le sénateur de l'Aisne, Alfred Macherez, étant décédé en 1904, il se présente à l'élection partielle du 11 septembre et est élu au premier tour de scrutin. Il s'inscrit au groupe de la gauche démocratique dont il deviendra quelques années plus tard vice-président.

Il choisit de rester à Laon pendant l'occupation allemande pour y mieux défendre ses concitoyens et leur assurer un minimum de ravitaillement. Sa forte position locale le désignait comme la victime naturelle de l'occupant qui, effectivement l'enleva comme otage à la veille de l'évacuation de Laon, en 1918. Il fut délivré lors de la prise de Vervins, le 8 novembre suivant.

Il se rend aussitôt à Paris où, le 21 novembre, le Sénat l'acclame debout à son entrée dans l'hémicycle avec Gustave Dron, sénateur du Nord, également arrêté. Il exprime sa gratitude en répondant à l'allocution du président Antonin Dubost :

" J'ai fait, mes chers collègues, simplement mon devoir dans des conditions difficiles et dans la mesure où il m'était possible de le faire. Aussi bien, j'ai estimé qu'il était plus facile de faire son devoir que de ne le point faire...

Je fais monter de mon cœur à mes lèvres l'expression émue de ma gratitude et de ma reconnaissance pour les paroles prononcées par M. le président et auxquelles le Sénat a bien voulu s'associer. Cette journée, mes chers collègues, sera une des plus belles de ma vie... "

Il se consacrera jusqu'à la fin de sa carrière de sénateur aux travaux des commissions des pétitions, des douanes et conventions commerciales, de l'organisation départementale et communale.

Il décide, en 1929, de ne pas demander le renouvellement de son dernier mandat public et de se retirer de la vie politique à laquelle il avait participé pendant 37 ans. C'est à Laon qu'il mourut six ans plus tard, le 13 février 1935, âgé de 83 ans.

Il était officier de l'Instruction publique et chevalier de la Légion d'honneur.