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Alfred MEZIERES (1826-1915)

Réélu de 1885 à 1898, il s'occupe surtout des questions littéraires, industrielles et militaires et préside la commission de l'armée. Il ne termine pas ce dernier mandat, car François Adrien Volland, sénateur de Meurthe-et-Moselle meurt en 1900 et Alfred Mézières est élu à sa place. Pour le remplacer à la Chambre des députés, une élection partielle est organisée qui voit la victoire d'un jeune candidat : Albert Lebrun.

Au Sénat, Alfred Mézières siège au centre gauche. Il s'intéresse toujours aux questions militaires et, réélu en 1906, il devient vice-président de la commission de l'armée.

Il préside également le conseil des conservateurs du musée Condé à Chantilly et l'association des journalistes parisiens. Raymond Poincaré en trace ce portrait en 1912 : "en choisissant un président comme lui, une association comme la vôtre s'est donné un drapeau..... Vous avez voulu que sous ses couleurs, la presse française toute entière battit pavillon de bonne grâce, de désintéressement, d'honneur et de patriotisme quelles que soient vos préférences politiques, quelles que puissent être les différences de doctrine, vous avez aisément trouvé le moyen de vous rencontrer autour de lui dans le culte de quelques grandes idées communes : l'indépendance et la dignité de la presse, la solidarité professionnelle, le dévouement infatigable aux intérêts de la France."


Longwy

Il préside également le conseil des conservateurs du musée Condé à Chantilly et l'association des journalistes parisiens. Raymond Poincaré en trace ce portrait en 1912 : "en choisissant un président comme lui, une association comme la vôtre s'est donné un drapeau..... Vous avez voulu que sous ses couleurs, la presse française toute entière battit pavillon de bonne grâce, de désintéressement, d'honneur et de patriotisme quelles que soient vos préférences politiques, quelles que puissent être les différences de doctrine, vous avez aisément trouvé le moyen de vous rencontrer autour de lui dans le culte de quelques grandes idées communes : l'indépendance et la dignité de la presse, la solidarité professionnelle, le dévouement infatigable aux intérêts de la France."

En août 1914, la guerre le surprend dans son village natal de Rehon. Les Allemands envahissent très vite la région de Longwy et mettent le siège devant la ville haute. Alfred Mézières installe un dispensaire dans sa propriété et secourt blessés et réfugiés. Longwy tombe le 26 août 1914. Les Allemands occupent sa maison en septembre et lui interdisent de rentrer à Paris. Durant quatorze mois et malgré les interventions d'ambassadeurs de pays neutres, en particulier celui d'Espagne en Allemagne, il est considéré comme un otage, prisonnier dans sa propre maison.

Le 3 octobre 1915, il est autorisé à partir en échange d'un consul allemand prisonnier, mais il est trop tard : Alfred Mézières meurt le 10 octobre 1915.

"Ecrivain élégant et clair, il resta dans la pure tradition française ; il sut être érudit sans lourdeur ni pédanterie. Homme politique, il n'eut pas la plus petite défaillance de doctrine ou de conduite." C'est en ces termes que le président du Sénat, Antonin Dubost, lui rend hommage en séance publique le 14 octobre1915 et sur la proposition du sénateur Gustave Chapuis, le 15 juin 1917, le Sénat décide d'ériger son buste dans la galerie qui précède la salle des séances.

 


 


Decision Questure1.jpg (22143 octets)

Décision de Questure du 28 juin 1917