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LES TROIS PRIX NOBEL DU SENAT



 


 LES TROIS PRIX NOBEL DU SENAT


 

Le sénateur

Candidat aux élections sénatoriales de novembre 1904 dans le département de la Sarthe, il est élu dès le premier tour. Il sera réélu en 1909 et en 1918.

Au Sénat, Paul d'Estournelles de Constant s'inscrit au groupe de l'Union républicaine. Il soutient en 1906 la proposition de loi tendant à transférer au Panthéon les cendres d'Emile Zola en raison de son admiration pour « l'acte de grand courage accompli par Emile Zola » au moment de l'affaire Dreyfus.

 

Dans un autre domaine il fit preuve d'une grande clairvoyance, en appuyant les encouragements que le gouvernement voulait donner aux expériences de locomotion aérienne et en réclamant la création des premiers aérodromes. Cet intérêt passionné le fit entrer, en 1914, au Conseil supérieur de l'aérostation militaire.

Au cours de la guerre, il s'exprima rarement et ne parla jamais sur les opérations militaires.

L'homme de paix

Tout au long de sa carrière, les activités parlementaires et extra-parlementaires de Paul d'Estournelles de Constant ont été étroitement mêlées.

Membre de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye en 1900, il a beaucoup oeuvré pour répandre les idées d'arbitrage international et de conciliation, ce qui lui valut en 1909 le Prix Nobel de la Paix et le fit connaître de certains milieux pacifistes.

Le déclenchement de la guerre de 1914 fut pour lui une grande désillusion. Les hautes amitiés internationales qu'il avait su se créer lui permirent de contribuer à obtenir l'intervention des Etats-Unis aux côtés des Alliés.

Dès le lendemain de la guerre, il reprend son travail de propagande en faveur de la paix, dans l'espoir de « fonder la paix mondiale sur des bases indestructibles ».

La mort le surprend le 15 mai 1924 alors qu'il met la dernière main à un discours destiné à une réunion internationale à La Haye. Il avait 72 ans.

L'homme de lettres