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VICTOR SCHOELCHER : UN SENATEUR PHILANTHROPE



 

 

Le groupe du « Souvenir de Victor Schoelcher » est à l'initiative de la demande de transfert des cendres de ce dernier au Panthéon. Cette proposition est soumise dès 1938 à Gaston Monnerville, alors secrétaire d'État aux colonies, qui l'accepte immédiatement. Sa réalisation est cependant différée à cause de la guerre.  

 

L'idée est reprise en 1948, au moment des cérémonies du centenaire de l'abolition de l'esclavage. Le 4 mars, l'Union française approuve à l'unanimité le projet de loi autorisant le transfert au Panthéon des cendres de Victor Schoelcher et de Félix Éboué. Le 28 juin, l'Assemblée nationale, et le 1er juillet, le Conseil de la République sous la présidence de Gaston Monnerville, adoptent également le texte :

« en lisant à haute voix, du haut du fauteuil présidentiel, ce texte de loi, bref et clair, qui consacrait l'immortalité de Schoelcher et d'Éboué, j'étais violemment ému. Je voyais surgir autour de moi, et monter, comme en une résurrection subite, la cohorte innombrable de tous ces opprimés qui, pendant des siècles, avaient souffert de la servitude, et qui, par ma voix devenue la leur, criaient en cet instant : Schoelcher a bien mérité de l'Humanité ».

 

La date du 20 mai 1949 est retenue pour cette cérémonie. La veille, le corps de Victor Schoelcher quitte le cimetière du Père-Lachaise, traverse Paris et rejoint la dépouille funèbre de Félix Éboué près de l'arc de triomphe de l'Étoile, pour une brève cérémonie. Puis, le cortège s'achemine vers le jardin du Luxembourg où les deux corps, placés sur un pavois, reçoivent jusqu'à minuit l'hommage des Parisiens tandis que, dans le ciel, deux projecteurs tracent un V de lumière.  

 


Le 20 mai, en présence du Président de la République, Vincent Auriol, et des plus hautes personnalités de l'État, le cortège, aux accents de la Marche funèbre de Chopin, monte vers le Panthéon entre une double haie de soldats. Les cendres de Victor Schoelcher et de Félix Éboué prennent alors place dans une crypte auprès de celles de Jean Jaurès.

En même temps et pour respecter les dernières volontés de Victor Schoelcher, qui avait émis le souhait de reposer auprès de son père, le corps de Marc Schoelcher est également transféré au Panthéon.