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JOURNEES DU PATRIMOINE 2002


Visite des serres du Jardin du Luxembourg

Ouverture samedi 21 et dimanche 22 septembre
 de 10 à 17 heures

Entrée du public : rue Auguste Comte -
 place André Honorat - portillon des Lions

Photos


LE PATRIMOINE VEGETAL A L'HONNEUR



Administrées et gérées par le Sénat depuis 1879, les serres du Jardin du Luxembourg sont à la fois un lieu de production de plantes pour l'embellissement du jardin et la décoration florale du Palais du Luxembourg et un lieu de conservation d'un patrimoine végétal datant du milieu du 19ème siècle.

Depuis le rattachement des terres du domaine des Chartreux au jardin du Luxembourg peu après la Révolution française (1796), il y a toujours eu des serres à cet endroit.

Aujourd'hui, sur une superficie de 3 600 m², on trouve : 
- une orangerie, construite dans les années 1860 mais rapidement désaffectée, 
- un ensemble de serres (2 000 m²) 
- des châssis vitrés (650 m²) 
- un terrain de culture (1 000 m²).

I. Ces serres abritent la culture des fougères, très utilisées comme plantes vertes dans les décorations florales, ainsi que la culture des broméliacées, plantes épiphytes qui ont la particularité de mourir après leur floraison tout en développant un ou plusieurs rejets végétatifs à leur pied pour assurer leur pérennité. Ces serres ont été rénovées en 1989 ; elles ont remplacé deux anciennes serres dont on a gardé les murs de soubassement et le système de chauffage.

II. Cette serre est divisée en 3 compartiments de températures différentes. Dans le 1er compartiment, se trouve la culture de potées fleuries (hortensias ou bégonias, selon la saison) et une culture en photopériodisme pour les poinsettias qui ne peuvent fleurir qu'en jours courts (durée du jour inférieure à la durée de la nuit pendant 9 semaines environ). Toutes ces plantes sont alimentées en solution nutritive par un système de goutte à goutte. On y pratique la lutte intégrée pour combattre les ennemis des cultures (aleurodes, thrips, pucerons) qui repose sur l'introduction de prédateurs naturels (mouches et acariens) dans les cultures (petites plaquettes suspendues dans les plantes). Dans les 2ème et 3ème compartiments, où la température est plus élevée, on cultive des plantes spécimens de plus grand développement, intéressantes pour leur feuillage et utilisées lorsque le jardin du Luxembourg participe à des expositions. Cette serre date de 1980 ; elle a remplacé une petite serre à multiplication et des châssis vitrés.

III. Cette serre se présente sous la forme d'un groupe de 7 chapelles où sont regroupés l'ensemble des orchidées, ainsi que les collections de bégonias et de crotons. Inaugurées en avril 1999, elles remplacent les deux plus vieilles serres de la Conservation des Jardins qui dataient respectivement de 1859 et 1900. Chaque compartiment est doté d'un climat spécifique, allant du froid (compartiment A : 13°C la nuit ; 14°C le jour) au chaud (compartiment F : 20°C la nuit ; 25°C le jour). La gestion des différents climats (température, hygrométrie, aération et ombrage) est assurée par un ordinateur relié à une station météorologique installée au sommet de la serre. La nurserie est équipée en outre d'un éclairage photosynthétique qui permet d'allonger la durée du jour et de compenser l'intensité lumineuse lorsque celle-ci est naturellement insuffisante. Les jeunes plants d'orchidées, nés dans le laboratoire de multiplication in vitro de la Conservation des Jardins, peuvent ainsi s'acclimater et se développer plus facilement et plus rapidement.

- compartiment A (froid 13-15°C): Paphiopedilum (Sabot de Vénus) 
- compartiment B (tempéré froid 16-20°C) : Paphiopedilum et Lycaste 
- compartiment C (24-25°C) : nurserie 
- compartiment D (tempéré 17-22°C) : Paphiopedilum, Phalænopsis et Begonia 
- compartiment E (tempéré chaud 18-24°C) : Cattleyas 
- compartiment F (chaud 20-25°C) : crotons

- Historique de la collection d'orchidées : elle existe au Sénat depuis 1859. Elle fut d'abord hébergée, à partir de 1838, par le jardin botanique de la Faculté de Médecine de Paris, à l'emplacement des immeubles haussmanniens de l'avenue de l'Observatoire, jusqu'à la disparition de ce jardin en 1859. Il s'agissait d'un lot de plantes offertes à la Faculté par le médecin de l'Empereur du Brésil.

- Aujourd'hui : la collection comprend 10 000 pots d'orchidées répartis en 150 genres botaniques ou intergénériques, soit 700 espèces ou variétés. Depuis 1883, le jardin du Luxembourg crée des hybrides d'orchidées. La collection de Paphiopedilum, et celle des orchidées de Guyane, sont reconnues collections nationales par le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées).

IV. Carré des châssis : c'est la zone où est cultivée une grande partie des plantes destinées aux massifs de fleurs pendant l'été, grâce à des couches chaudes, mode de culture ancestral. 140 000 plantes sont ainsi produites chaque année pour le fleurissement des massifs du Jardin du Luxembourg.

- Principe de la couche chaude : sur une épaisse litière faite d'un mélange de fumier de cheval et de feuilles mortes ramassées dans le jardin à l'automne et stockées (feuilles de marronniers principalement), on installe des coffres en bois recouverts d'un châssis vitré. Grâce à la fermentation des feuilles et du fumier, on maintient sous le châssis une température d'environ 23°C, propice au développement des plantes, de mars jusqu'à leur plantation dans le jardin, début mai.



Epidendrum  

 
Anguloa clowesii



Paphiopedilum hybride 


 

 Paphiopedilum hybride


 Phalaenopsis hybride
 

 Phalaenopsis hybride


 Phalaenopsis hybride
 

 Psychopsis papilio

 
Serres