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Le mot du Président du Sénat
Aïna
Le livre

 


Le mot du Président du Sénat

 Carnets d'un reporter photographe, quel beau programme, à l'image de notre ami Reza que j'ai eu la chance de recevoir plusieurs fois au Palais du Luxembourg notamment en ce jour mémorable et tragique où j'accueillis le commandant Massoud, quelques semaines avant son assassinat.

Cette force, ce rayonnement, ce charisme, que portait Massoud, nous les retrouvons en Reza, exilé depuis plus de vingt années, à la recherche dans chaque visage du souvenir de son pays perdu et des malheurs de son peuple. Arraché à ses racines, l'exilé a pour patrie l'humanité. Lorsqu'il s'appelle Reza, il promène sur le monde son regard sur les plus faibles. 

À cet égard, la douleur n'a pas de frontière, ni d'âge, mais la vie continue car elle est la plus forte ; c'est aussi le plus beau de ses messages. 

Plus qu'aucun autre, comme tous ceux qui ont souffert, il sait en effet distinguer dans chaque œil, même le plus désespéré, cette lueur d'espoir sans laquelle la condition humaine ne serait que tragique. 

Dans un monde incertain, où le fanatisme n'est jamais loin, et celui-ci n'est malheureusement pas réservé à la région compliquée d'où il vient, Reza, grâce à son art, nous permet d'accéder à cette spiritualité qui s'appelle la fraternité.

Ce message relativement optimiste et confiant en l'homme ne doit pas cependant nous exonérer de nos responsabilités. C'est l'honneur du Sénat, qui a su agir dans l'ombre et avec constance pour la reconstruction de l'Afghanistan que de lui ouvrir, avec les grilles du Luxembourg, une tribune à sa mesure et à même de nous les rappeler.


Christian PONCELET
Président du Sénat
Paris, le 19 mars 2003