tension avec l'Elysee
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Après les élections de novembre 1958 et avril 1959, alors que l'Assemblée nationale est majoritairement favorable au gouvernement, le Sénat, lui, compte une proportion important d'élus du centre et de la gauche. Un premier conflit entre la Chambre Haute et le gouvernement s'engage dès 1959 ; à l'occasion de la rédaction du règlement intérieur, traditionnellement mis au point librement par la Chambre elles-mêmes, les sénateurs admettant mal que le Premier ministre Michel Debré, tente de restreindre leur contrôle sur le gouvernement.

En 1962, nouvel affrontement : le général de Gaulle annonce qu'il va soumettre à référendum un projet de révision constitutionnelle permettant l'élection au  suffrage universel du président de la République. Pour les sénateurs - et particulièrement pour Gaston monnerville, président de la Haute Assemblée - cette procédure n'est pas conforme à la Constitution et elle dessaisit le parlement de ses prérogatives. Ils combattent vivement la démarche du chef de l'Etat mais échouent : une majorité de français votera pour la réforme. Dès lors, le Sénat est isolé, à la fois sur le plan protocolaire et législatif. Les ministres ne viennent plus y défendre leurs textes mais se font représenter par un secrétaire d'Etat, le président du Sénat n'est plus reçu à l'Elysée, les propositions de loi d'origine sénatoriale ne "passent" plus.

En 1969, une nouvelle épreuve de force s'annonce. Le Général de Gaulle décide de soumettre à référendum un double projet de réforme des régions et du Sénat. Outre les collectivités territoriales - qui éliraient cent soixante-treize sénateurs - le Sénat représenterait désormais l'activité sociale, économique et culturelle du pays, avec cent quarante-six sénateurs désignés. Mais surtout le projet aurait ôté toute attribution législative et tout droit de contrôle du gouvernement à la Haute Assemblée et aurait fait d'elle une simple Chambre consultative? De plus, il aurait retiré au président du Sénat, au profit du Premier ministre, l'intérim de la présidence de la République.

L'opposition est très vive chez les élus locaux comme au Sénat, où le nouveau président, Alain Poher, prend la tête du combat pour le "non" au référendum. Les résultats de la consultation d'avril lui donnerait raison : par 52,41% des suffrages exprimés, les réformes proposées sont rejetées. Pour la seconde fois depuis l'aprés-guerre, l'attachement du pays à l'institution sénatoriale est confirmé.


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