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Personnes dites "intersexes"

La délégation aux droits des femmes a présenté son rapport intitulé "Variations du développement sexuel : lever un tabou, lutter contre la stigmatisation et les exclusions"

Personnes intersexe symbole fotolia

Mardi 7 mars à 14h30, Maryvonne Blondin (SOC - Finistère)  et Corinne Bouchoux ( Écologiste - Maine-et-Loire), co‑rapporteures, ont présenté les conclusions de leur rapport Variations du développement sexuel : lever un tabou, lutter contre la stigmatisation et les exclusions.

 

Les personnes atteintes de variations du développement sexuel, dites « intersexes », ne naissent pas nécessairement avec des organes sexuels leur permettant d’être déclarées avec certitude « fille » ou « garçon », ce qui est la source de nombreuses difficultés. L’objet de ce rapport est de dresser un état des lieux des aspects médicaux, juridiques et sociologiques de la situation de ces personnes en France.

 

Il a paru à la délégation aux droits des femmes du Sénat, particulièrement sensible aux questions d’égalité, que les problèmes de santé et le risque de stigmatisation, voire de marginalisation dont peuvent être victimes ces personnes, dès l’enfance, dans une société reposant sur la binarité des sexes, ont toute leur place dans ses réflexions.

 

Ce sujet longtemps tabou et encore très mal connu émerge peu à peu dans le débat public et dans l’actualité judiciaire, en lien notamment avec des travaux effectués au niveau européen et de récentes décisions de justice.

 

Les  auditions de la délégation ont mis l’accent sur les difficultés des personnes dites «  intersexes » s’agissant de leur prise en charge médicale et de leur état civil, ainsi que sur les quelques avancées enregistrées au fil du temps pour améliorer la situation dans ces domaines.

 

Pour autant, des progrès restent indéniablement à accomplir pour renforcer les droits de ces personnes. La délégation émet donc une série de recommandations qui visent à :

- améliorer le respect du droit à l’intégrité physique et à la vie privée des personnes concernées par une variation du développement sexuel ;

- renforcer leur prise en charge médicale et psychologique et l’accompagnement des familles ;

- favoriser leur reconnaissance dans notre société pour lutter contre les tabous et les préserver de l’exclusion et de la stigmatisation.