Proposition de loi Accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire

commission des affaires sociales

N°COM-2

29 mai 2026

(1ère lecture)

(n° 529 )


AMENDEMENT

Irrecevable art. 40 C

présenté par

Mmes SOUYRIS et PONCET MONGE


ARTICLE 1ER

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I. - Alinéas 2 et 9

Après les mots :

maladies cardio-neuro-vasculaires

insérer les mots :

et rénales

II. - Alinéa 6, deuxième phrase

Rédiger ainsi cette phrase :

Le dépistage précoce des maladies cardio-neuro-vasculaires, des maladies cardiaques structurelles, ainsi que, lorsque cela est médicalement indiqué, de la maladie rénale chronique, comprend une évaluation clinique et biologique, pouvant inclure le dosage de la lipoprotéine de type a. 

Objet

Cet amendement a pour objectif de prendre en compte le dépistage de la maladie rénale chronique lorsque cela est médicalement indiqué. En effet, les liens entre maladie cardio-neuro-vasculaires et maladie rénale chronique sont largement vérifiés. Notamment, lorsque les reins sont endommagés ou défaillants, ces derniers peuvent activer la production d’hormones responsables d’hypertension artérielle.

De plus, le présent article cite le diabète et l’hypertension artérielle comme facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires. Ces deux facteurs ont également été identifiés comme les deux principales causes d’insuffisance rénale.

L’article 1er renforce les rendez-vous de prévention et prévoit qu’ils permettent de sensibiliser aux facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires, en citant notamment le tabagisme, le diabète, la sédentarité, l’hypertension artérielle, l’obésité et le cholestérol. Cette approche constitue une avancée importante mais demeure incomplète dès lors qu’elle n’intègre pas la maladie rénale chronique (MRC). Cette omission est difficilement justifiable au regard des connaissances scientifiques actuelles. La MRC constitue un facteur de risque cardiovasculaire majeur, indépendant et souvent sous-estimé. Les patients atteints de MRC meurent plus fréquemment de complications cardiovasculaires que d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale. Dès les stades précoces, l’altération du débit de filtration glomérulaire et l’albuminurie sont associées à une augmentation significative du risque d’insuffisance cardiaque, d’AVC, d’événements cardiovasculaires et de mortalité. La maladie rénale chronique partage avec les maladies cardio-neuro-vasculaires les principaux facteurs de risque, hypertension artérielle, diabète, obésité, maladies athéromateuses, ainsi que des mécanismes physiopathologiques étroitement intriqués. Pourtant, ces pathologies demeurent encore trop souvent prises en charge dans des parcours cloisonnés. Or le dépistage de la MRC repose sur des examens simples, disponibles et peu coûteux — estimation du débit de filtration glomérulaire (DFG) et mesure de l’albuminurie — pouvant être intégrés sans difficulté aux rendez-vous de prévention prévus par le texte. Le présent amendement ne crée pas un dispositif autonome ; il vise à rendre la stratégie de prévention portée par la proposition de loi plus cohérente et plus complète en intégrant pleinement la santé rénale à l’évaluation globale du risque cardio-neurovasculaire.

Cet amendement a été travaillé avec l'association Renaloo.


    Déclaré irrecevable au titre de l'article 40 de la Constitution