Proposition de loi Droit à l'aide à mourir
Direction de la Séance
N°145 rect. ter
20 janvier 2026
(1ère lecture)
(n° 265 , 264 , 256)
AMENDEMENT
| C | Défavorable |
|---|---|
| G | Défavorable |
| Rejeté | |
présenté par
MM. GROSPERRIN et MARGUERITTE, Mmes DUMONT et GARNIER, MM. SÉNÉ, de LEGGE et NATUREL et Mme PLUCHET
ARTICLE 4
Consulter le texte de l'article ^
Après l'alinéa 11
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« Il est interdit d’appliquer l’assistance médicale à mourir aux personnes atteintes de déficience intellectuelle. »
Objet
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la déficience intellectuelle s’explique comme une capacité sensiblement réduite de comprendre une information nouvelle ou complexe et d’apprendre et d’appliquer de nouvelles compétences. Le présent texte de loi conditionne l’accès à l’assistance médicale à mourir à l’aptitude manifeste de la part du demandeur d’exprimer sa volonté de manière libre et éclairée.
Toutefois, une personne porteuse d’un handicap mental est reconnue comme vulnérable.
L’ouverture de l’aide active à mourir à ces personnes constituerait une faute morale tant l’Histoire nous a appris qu’ils ont été les premières victimes de l’eugénisme.
Aussi, au vu de leur situation de vulnérabilité, cet amendement vise à renforcer la protection légale de ces personnes en les excluant explicitement du champ d’application de l’assistance médicale à mourir et ainsi les prémunir de tout potentiel abus.
NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.