Projet de loi Relance et décentralisation du logement

Direction de la Séance

N°123 rect.

7 juillet 2026

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 835 , 834 , 819)


AMENDEMENT

C
G  

présenté par

Mme JOUVE, MM. BILHAC et CABANEL, Mme Maryse CARRÈRE et MM. GOLD et ROUX


ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 10

Après l’article 10

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Au deuxième alinéa de l’article L. 302-7 du code de la construction et de l’habitation, le pourcentage : « 5 % » est remplacé par le pourcentage : « 3 % ».

Objet

 

Cet amendement ne remet nullement en cause les objectifs de la loi SRU, ni l’exigence de mixité sociale qui doit guider notre politique du logement. Il vise au contraire à rendre le dispositif plus juste, plus soutenable et donc plus efficace.

Aujourd’hui, la majoration du prélèvement SRU peut atteindre jusqu’à 5 % des dépenses réelles de fonctionnement d’une commune. Pour certaines collectivités, notamment de taille modeste, ce niveau de pénalité représente une charge budgétaire considérable. Il peut produire un effet paradoxal : affaiblir précisément les communes auxquelles on demande d’investir davantage pour produire du logement social.

Or, nombre de communes carencées ne sont pas dans une logique de refus. Elles se heurtent à des contraintes réelles : rareté et coût du foncier, difficultés géographiques, contraintes environnementales, délais administratifs, ou nécessité d’adapter les projets aux caractéristiques du territoire.

Plafonner ces pénalités à 3 % permet de maintenir le caractère incitatif et coercitif du dispositif, sans basculer dans une logique punitive contre-productive. C’est une mesure d’équilibre : exigeante sur les objectifs, mais lucide sur les moyens réels des communes.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.