Projet de loi de finances rectificative pour 2020

Direction de la Séance

N°22 rect. bis

16 juillet 2020

(1ère lecture)

(n° 624 , 634 )


AMENDEMENT

C Demande de retrait
G Demande de retrait
Retiré

présenté par

Mmes DUMAS, BERTHET, BILLON, CHAUVIN, DEROMEDI, DURANTON, ESTROSI SASSONE, LASSARADE, MICOULEAU et RENAUD-GARABEDIAN et MM. BONHOMME, BOUCHET, CAMBON, CHARON, del PICCHIA, FOUCHÉ, Bernard FOURNIER, LAFON, Daniel LAURENT, LE GLEUT, LE NAY, LEFÈVRE, PANUNZI, PERRIN, PIEDNOIR, REGNARD, VOGEL et WATTEBLED


Article 9

(État B (Article 9 du projet de loi))

Consulter le texte de l'article ^

Mission Plan d’urgence face à la crise sanitaire

I. – Créer le programme :

Industries créatives

II. – En conséquence, modifier ainsi les ouvertures de crédits des programmes :

(en euros)

Programmes

Autorisations d’engagement

Crédits de paiement

 

+
(majorer l’ouverture de)

-
(minorer l’ouverture de)

+
(majorer l’ouverture de)

-
(minorer l’ouverture de)

Prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel à la suite de la crise sanitaire

 

107 000 000

 

107 000 000

Fonds de solidarité pour les entreprises à la suite de la crise sanitaire

 

 

 

 

Renforcement exceptionnel des participations financières de l'État dans le cadre de la crise sanitaire

 

 

 

 

Compensation à la sécurité sociale des allègements de prélèvements pour les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire

 

 

 

 

Industries créatives

107 000 000

 

107 000 000

 

TOTAL

107 000 000

107 000 000

107 000 000

107 000 000

SOLDE

0

0

 

Objet

Programme n° 356 : Prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel à la suite de la crise sanitaire  - Ouverture d’un programme : Industries créatives 

Cet amendement vise à transférer depuis le Programme n° 356 « Prise en charge du dispositif exceptionnel de chômage partiel à la suite de la crise sanitaire » le montant de 107 000 000 € en autorisations d’engagement et crédits de paiement pour ouvrir un nouveau programme « Industries créatives ».

Cet amendement vise à élargir le spectre des plans sectoriels, présentement réservé à l’automobile et à l’aéronautique, aux industries créatives par la création du fonds « Industries créatives » dédié au renforcement du haut de bilan des ETI/PME et des sous-traitants de la mode et du luxe.

Pour compenser la chute de leurs recettes de taxe fiscale affectée, cet amendement prévoit également une dotation budgétaire exceptionnelle à deux comités professionnels de développement économique, le DEFI et Francéclat, associés au comité stratégique de filière Mode & Luxe, pour leur permettre de déployer leurs actions collectives conformément à leur contrat d’objectifs et de performance.

Les industries créatives comprennent les industries de l’ameublement, des arts de la table et de la céramique, de la bijouterie-joaillerie, du cuir (chaussures, maroquinerie, ganterie et tannerie- mégisserie), de la mode/habillement et de l’horlogerie. Elles représentent 135 000 emplois pour

20 000 entreprises réparties sur l’ensemble du territoire qui contribuent notamment à l’animation de zones hors grandes métropoles. Avec plus de 33 milliards d'euros réalisés à l’export, les industries créatives connaissaient avant la crise du Covid-19 une dynamique favorable.

Or l’ensemble de ces secteurs a été directement pénalisé par la fermeture physique des magasins conjugué à celle des hôtels-restaurants (équipement) et à l’arrêt du tourisme (achats en duty free et zones touristiques).

Le fonds « Industries créatives » de 100 millions d'euros permettra de renforcer le haut de bilan des ETI/PME pour opérer un rebond stratégique et commercial : relocalisation et préservation des emplois et des savoir faire associés pour la sous-traitance, diversification et recherche de nouvelles fonctionnalités, adaptation de l’outil de fabrication aux nouveaux modes de consommation, digitalisation (fabrication/distribution/communication), formations nouvelles. Ce fonds sera fléché vers les outils d’accompagnement mis en place par les régions ou par les professions quand celles-ci disposent d’une structure de capital risque (IFCIC pour les créateurs des filières Habillement, Cuir, Ameublement, SDH pour les PME de l’horlogerie-bijouterie-arts de la Table).

Les comités professionnels de développement économique (DEFI et Francéclat) ont particulièrement été touchés par la perte de recettes (estimée autour de -30 %) résultant de la fermeture physique de leurs canaux de distribution, or ces canaux constituent l’essentiel de la collecte de leur taxe fiscale affectée.

Il est proposé de compenser cette baisse par une dotation budgétaire exceptionnelle de :

- 3 millions d'euros au DEFI (Habillement) pour la mise en œuvre des actions collectives suivantes :

. Programme intensif de formation au travers d’ateliers en ligne ciblés (utilisation de la data, réalité virtuelle et augmentée, utilisation des réseaux sociaux),

. Développement export ciblé vers l’Asie pour accompagner une vingtaine d’entreprises,

. Renforcement du leadership de la Mode française (soutien aux jeunes créateurs, repositionnement de l’Institut français de la Mode face aux nouveaux enjeux),

. Relocalisation et mode durable.

- 4 millions d'euros à Francéclat (Horlogerie-Bijouterie/Joaillerie-Arts de la Table) autour de 2 axes d’actions collectives :

. Cap « Numérique » avec le soutien à 200 entreprises pour la fabrication (digitalisation, relocalisation, industrie du futur) et à 1000 points de vente pour le digital (horlogerie/bijouterie), la création d’une plate forme de vente pour les Arts de la Table.

. Cap « Valorisation des compétences » avec les projets de Fondation du Temps, de plate forme de communication autour de la Montre française, un plan Fab+ pour les écoles du métier de la bijouterie-joaillerie, le lancement d’une procédure de prêt d’honneur Créa+ pour amorcer les « jeunes pousses ».