Projet de loi Travail le 1er mai des boulangers-pâtissiers artisanaux et artisans fleuristes

commission des affaires sociales

N°COM-4

8 juin 2026

(1ère lecture)

(n° 588 )


AMENDEMENT

Rejeté

présenté par

Mmes LUBIN et LE HOUEROU, M. KANNER, Mmes CANALÈS, CONCONNE et FÉRET, MM. FICHET et JOMIER, Mmes POUMIROL, ROSSIGNOL

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE UNIQUE

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Supprimer cet article.

Objet

Le 1er mai est un symbole, la Fête du Travail. Il se distingue nettement des autres jours fériés. Le 1er mai reste un symbole de luttes ouvrières, il est le seul jour férié chômé et payé des 11 jours fériés de l’année.

Ce projet de loi s'attaque donc à un symbole, alors qu'il y a déjà des exceptions proposées dans le droit pour déroger à la règle du jour chômé.  

En effet, l’article L.3133-6 du Code du travail permet aux établissements et aux services qui, en raison de la nature de leurs activités, ne peuvent pas interrompre le travail, de faire travailler leurs salariés. 

En plus de s'attaquer au symbole qu'est le 1er mai, ce texte s’inscrit une fois de plus dans une logique de recul des droits des salariés. De plus, le dispositif fondé sur le volontariat pose question. En effet, que vaudra réellement le "volontariat" dans les petites entreprises où le refus est souvent difficile ?

Une fois encore, les grands oubliés de ce débat sont les salariés eux-mêmes : personne ne semble avoir jugé utile de leur demander s’ils souhaitent, ou non, travailler le 1er mai.

Seules l’Espagne et la Pologne, considèrent le 1er mai comme un jour férié chômé. Ne bradons pas cette spécificité. Un seul jour chômé sur 365, est-ce vraiment trop ? 

Pour toutes ces raisons les sénateurs du groupe Socialiste, Écologiste et républicain proposent de supprimer cet article unique.