Article 1er
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I. – La section 2 du chapitre I er du titre III du livre I er du code de l'environnement est ainsi modifiée : |
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1° L'intitulé est ainsi rédigé : « Office français de la biodiversité » ; |
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2° Les articles L. 131‑8 à L. 131‑13 sont remplacés par des articles L. 131‑8 à L. 131‑11, L. 131‑11‑1, L. 131‑11‑2, L. 131‑12 et L. 131‑13 ainsi rédigés : |
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« Art. L. 131‑8 . – Il est créé un établissement public de l'État dénommé : “Office français de la biodiversitéˮ. |
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« Art. L. 131‑9 . – I. – L'Office français de la biodiversité contribue, s'agissant des milieux terrestres, aquatiques et marins, à la surveillance, la préservation, la gestion et la restauration de la biodiversité ainsi qu'à la gestion équilibrée et durable de l'eau. Il assure les missions suivantes : |
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« 1° (Supprimé) |
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« 2° Développement de la connaissance, recherche et expertise sur les espèces, sur les milieux, leurs fonctionnalités et leurs usages, sur les services écosystémiques, sur les liens entre les changements climatiques et la biodiversité ainsi que sur les risques sanitaires en lien avec la faune sauvage. L'Office français de la biodiversité pilote ou coordonne les systèmes d'information sur la biodiversité, l'eau, les milieux aquatiques et les milieux marins ; |
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« 3° Expertise et assistance en matière d'évaluation de l'état de la faune sauvage et de gestion adaptative des espèces mentionnée à l'article L. 425‑16 ; |
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« 4° Appui à la conception, à la mise en œuvre et à l'évaluation des politiques de l'eau et de la biodiversité, notamment à l'échelon territorial : |
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« a) Soutien à l'État pour l'élaboration de la stratégie nationale pour la biodiversité définie à l'article L. 110‑1 et suivi de sa mise en œuvre ; |
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« b) Contribution à la lutte contre la biopiraterie et suivi du dispositif d'accès aux ressources génétiques et de partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation ; |
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« c) Appui à la mise en œuvre du principe mentionné au 2° du II de l'article L. 110‑3 et suivi des mesures de compensation des atteintes à la biodiversité ; |
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« d) Appui au suivi de la mise en œuvre des règlements et directives européens et des conventions internationales ainsi qu'aux actions de coopération ; |
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« e) Appui à l'État et à ses établissements publics chargés de la gestion de l'eau, de la biodiversité et des espaces naturels, notamment en matière de lutte contre les pressions qui s'exercent sur la biodiversité, de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, de gestion de la faune sauvage, d'amélioration de ses habitats et de pratiques de gestion des territoires ; |
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« f) Appui, en lien avec les comités de bassin, aux collectivités territoriales, à leurs groupements et aux établissements publics chargés de la gestion de l'eau, de la biodiversité et des espaces naturels, notamment en matière de lutte contre les pressions qui s'exercent sur la biodiversité, de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, de gestion de la faune sauvage, d'amélioration de ses habitats et de pratiques de gestion des territoires ; |
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« g) Appui aux acteurs socio-économiques dans leurs actions en faveur de la biodiversité ; |
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« h) Soutien financier, à travers l'attribution d'aides financières à des projets en faveur de la biodiversité et de la gestion durable et équilibrée de la ressource en eau et la garantie de la solidarité financière entre les bassins hydrographiques ; |
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« 5° Gestion, restauration et appui à la gestion d'espaces naturels, notamment de zones littorales comprenant des récifs coralliens et des écosystèmes associés ; |
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« 6° Communication, sensibilisation du public, accompagnement de la mobilisation et formation : |
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« a) Accompagnement de la mobilisation citoyenne, de la société civile et des acteurs des secteurs économiques sur les enjeux de biodiversité, notamment le lien entre l'homme et la nature ; |
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« b) Formation, notamment en matière de police, et appui aux actions de formation initiale et continue, en particulier dans le cadre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'enseignement agricole ; |
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« c) Contribution à la structuration des métiers de la biodiversité et des services écologiques ; |
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« 7° (nouveau) (Supprimé) |
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« 8° (nouveau) Contribution à l'exercice de la police administrative et judiciaire relative à l'eau, aux espaces naturels, aux espèces, à la chasse et à la pêche, ainsi que la police sanitaire en lien avec la faune sauvage. |
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« Il est chargé pour le compte de l'État de la délivrance du permis de chasser. |
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« II (nouveau) . – L'intervention de l'Office français de la biodiversité porte sur l'ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins du territoire métropolitain, des collectivités régies par l'article 73 de la Constitution, des collectivités de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon ainsi que des Terres australes et antarctiques françaises. |
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« Il peut aussi mener, dans le cadre de conventions, des actions à Saint-Barthélemy, dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie et dans ses provinces, à la demande de ces collectivités. |
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« III (nouveau) . – L'Office français de la biodiversité et les collectivités territoriales coordonnent leurs actions dans les domaines d'intérêt commun. Les régions ou les collectivités exerçant les compétences des régions et l'Office français de la biodiversité peuvent mettre en place conjointement, dans le cadre d'une convention signée entre les parties, des agences régionales de la biodiversité auxquelles peuvent notamment s'associer les départements et les collectivités exerçant les compétences des départements. Ces agences exercent leurs missions dans le champ des missions de l'Office français de la biodiversité, à l'exception des missions de police et de délivrance du permis de chasser. |
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« Art. L. 131‑10 . – L'Office français de la biodiversité est administré par un conseil d'administration qui comprend : |
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« 1° Un premier collège, représentant au moins la moitié de ses membres et constitué par des représentants de l'État, des représentants d'établissements publics nationaux œuvrant dans le champ des compétences de l'Office français de la biodiversité et des personnalités qualifiées ; |
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« 2° Un deuxième collège comprenant des représentants des secteurs économiques concernés, d'associations agréées de protection de l'environnement, de gestionnaires d'espaces naturels, des instances cynégétiques et des instances de la pêche de loisir ; |
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« 3° Un troisième collège comprenant des représentants des comités de bassin ainsi que des collectivités territoriales et de leurs groupements ; |
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« 4° Un quatrième collège composé des représentants élus du personnel de l'Office français de la biodiversité ; |
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« 5° Un cinquième collège composé de deux députés et deux sénateurs, désignés, respectivement, par le Président de l'Assemblée nationale et par le Président du Sénat. |
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« Le conseil d'administration est composé de manière à comprendre au moins un représentant de chacun des cinq bassins écosystémiques ultramarins. |
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« Il est composé de manière à ce que l'écart entre le nombre d'hommes, d'une part, et le nombre de femmes, d'autre part, ne soit pas supérieur à un. |
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« Le président du conseil d'administration est élu au sein du conseil d'administration par ses membres. |
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« Art. L. 131‑11 . – Le conseil d'administration peut déléguer certaines de ses attributions, dans des conditions définies par décret, aux conseils de gestion des espaces protégés placés sous la responsabilité de l'Office français de la biodiversité. |
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« Il peut constituer en son sein des commissions spécialisées et leur déléguer certaines de ses attributions, dans des conditions définies par décret. |
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« Art. L. 131‑11‑1 (nouveau) . – L'Office français de la biodiversité est doté d'un conseil scientifique, placé auprès du conseil d'administration. |
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« Ce conseil scientifique comprend une part significative de spécialistes de la biodiversité ultramarine. |
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« Art. L. 131‑11‑2 (nouveau) . – Un comité d'orientation réunissant des représentants des différentes parties concernées par les missions de l'Office français de la biodiversité mentionnées à l'article L. 131‑9 est placé auprès du conseil d'administration de l'établissement, qui en détermine la composition et le fonctionnement. Le conseil d'administration peut lui déléguer certaines de ses compétences. |
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« Art. L. 131‑12 . – L'Office français de la biodiversité est dirigé par un directeur général, nommé par décret. |
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« Art. L. 131‑13 . – Les ressources de l'Office français de la biodiversité sont constituées par : |
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« 1° Des subventions et contributions de l'État et de ses établissements publics ainsi que, le cas échéant, des gestionnaires d'aires marines protégées et des collectivités territoriales et de leurs groupements ; |
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« 2° Les recettes des taxes affectées ; |
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« 3° Toute subvention publique ou privée ; |
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« 4° Les dons et legs ; |
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« 5° Le produit des ventes et des prestations qu'il effectue dans le cadre de ses missions ; |
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« 6° Des redevances pour service rendu ; |
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« 7° Les produits des contrats et conventions ; |
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« 8° Les revenus des biens meubles et immeubles ; |
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« 9° Le produit des aliénations ; |
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« 10° D'une manière générale, toutes les recettes autorisées par les lois et règlements. » ; |
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3° L'article L. 131‑14 est abrogé ; |
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4° À l'article L. 131‑16, les mots : « Agence française pour la biodiversité » sont remplacés par les mots : « Office français de la biodiversité ». |
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II (nouveau) . – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le financement de la politique de l'eau et de la biodiversité pour la période 2019‑2022. |