Proposition de loi Droit à l'aide à mourir
Direction de la Séance
N°106
5 mai 2026
(2ème lecture)
(n° 587 , 586 )
AMENDEMENT
| C | |
|---|---|
| G | |
| En attente de recevabilité financière | |
présenté par
Mme CHAIN-LARCHÉ
ARTICLE 18
Consulter le texte de l'article ^
Alinéa 3
Après le mot :
afférents
insérer les mots :
à la mise en œuvre des soins palliatifs et de l'accompagnement de fin de vie en amont et autour de la procédure d'assistance médicale à mourir, ainsi que des frais afférents
Objet
L’amendement, en complément ou à défaut de la suppression, élargit la prise en charge à l’amont palliatif. Cette rédaction garantit que les soins palliatifs entourant l’éventuelle procédure d’aide à mourir sont systématiquement couverts, ce qui rééquilibre le dispositif en faveur des alternatives à l’aide à mourir.
L’effectivité des soins palliatifs est le seul garde-fou permettant de distinguer une demande d’aide à mourir librement exprimée d’une demande résultant d’une carence d’accompagnement. La proposition de soins palliatifs prévue à l’article 5 ne saurait suffire : elle doit s’accompagner d’une mise en œuvre effective, dans des conditions matérielles et géographiques adaptées.
Le rapport de la Cour des comptes de juillet 2023 sur les soins palliatifs a souligné la persistance d’un déficit majeur de couverture territoriale : 21 départements demeurent dépourvus d’unités de soins palliatifs, plusieurs régions ne disposent d’aucune équipe mobile suffisamment dotée. Dans ces conditions, subordonner l’aide à mourir à un accès effectif aux soins palliatifs constitue une exigence de cohérence.