Proposition de loi Droit à l'aide à mourir

Direction de la Séance

N°139

5 mai 2026

(2ème lecture)

(n° 587 , 586 )


AMENDEMENT

C
G  

présenté par

Mme EUSTACHE-BRINIO


ARTICLE 11

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Alinéa 3

Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

« La famille de la personne décédée a accès, sur sa demande, aux informations enregistrées dans le système d’information la concernant, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

Objet

L’amendement institue un droit d’accès des familles aux informations enregistrées dans le système d’information. Ce droit, encadré par décret, est conforme au droit posthume d’accès aux informations médicales prévu à l’article L. 1110-4 du code de la santé publique. Il est essentiel pour permettre aux familles de comprendre et, le cas échéant, de contester les conditions de l’acte.

L’expérience des pays ayant légalisé l’aide à mourir démontre que la qualité de l’encadrement dépend directement de l’effectivité des contrôles. La Belgique, où le contrôle a été longtemps cantonné à un examen formel par la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation, a vu se développer des dérives documentées (rapport de la commission belge 2022-2023 ; condamnation par la CEDH dans l’affaire Mortier précitée).

Le présent amendement renforce les mécanismes de contrôle a posteriori et les voies de recours, qui constituent la principale garantie contre les abus et l’instrument du retour d’expérience permettant l’évolution de la pratique.

L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général : elle apporte une précision nécessaire à l’application opérationnelle de la disposition tout en respectant les principes directeurs du texte.