Proposition de loi Droit à l'aide à mourir
Direction de la Séance
N°152
5 mai 2026
(2ème lecture)
(n° 587 , 586 )
AMENDEMENT
| C | |
|---|---|
| G | |
| En attente de recevabilité financière | |
présenté par
Mme GARNIER
ARTICLE 5
Consulter le texte de l'article ^
I. - Alinéa 10
Compléter cet alinéa par une phrase ainsi rédigée :
Pour les personnes âgées de plus de soixante-quinze ans, l’examen comprend systématiquement une évaluation des fonctions cognitives au moyen d’outils standardisés.
II. – Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :
.... – L’article 18 de la présente loi ne s’applique pas à l'ajout d'une évaluation des fonctions cognitives des personnes âgées de plus de soixante-quinze ans dans le cadre de l'examen mentionné au troisième alinéa du 4° de l'article L. 1111-12-3 du code de la santé publique dans sa rédaction résultant de la présente loi.
Objet
Garde-fou cognitif pour les personnes âgées, par usage d’outils standardisés (MMSE, MoCA) garantissant l’objectivité de l’évaluation.
Le caractère irréversible de l’aide à mourir impose un niveau d’exigence supérieur à toute autre décision médicale dans la vérification du consentement et des conditions d’accès. La Cour européenne des droits de l’homme rappelle constamment que les États qui légalisent l’aide à mourir sont tenus de prévoir un encadrement strict, comportant des garanties effectives contre les abus (CEDH, Mortier c. Belgique, 4 octobre 2022, n° 78017/17 ; Pretty c. Royaume-Uni, 29 avril 2002, n° 2346/02).
Le Conseil constitutionnel exige, sur le fondement de la sauvegarde de la dignité de la personne humaine (DC n° 94-343/344 du 27 juillet 1994), que les dispositifs touchant à l’intégrité physique soient assortis de garanties procédurales effectives. Le présent amendement contribue à cette exigence.
L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général : elle apporte une précision nécessaire à l’application opérationnelle de la disposition tout en respectant les principes directeurs du texte.