Proposition de loi Droit à l'aide à mourir

Direction de la Séance

N°285 rect.

11 mai 2026

(2ème lecture)

(n° 587 , 586 )


AMENDEMENT

C Défavorable
G  
Tombé

présenté par

M. CUYPERS, Mme CHAIN-LARCHÉ, M. BONNEAU, Mme DREXLER, M. de LEGGE, Mmes EUSTACHE-BRINIO et Valérie BOYER, MM. MARGUERITTE, BRISSON, PIEDNOIR et BAZIN, Mme BOURCIER et MM. Étienne BLANC, KLINGER, CAPUS et MANDELLI


ARTICLE 12

Consulter le texte de l'article ^

Alinéa 3, première phrase

Après les mots :

la mesure de protection

insérer les mots :

, par les proches au premier degré ainsi que par la personne de confiance

 

Objet

Élargissement de la voie de recours dérogatoire aux proches, pour les personnes faisant l’objet d’une mesure de protection juridique.

L’expérience des pays ayant légalisé l’aide à mourir démontre que la qualité de l’encadrement dépend directement de l’effectivité des contrôles. La Belgique, où le contrôle a été longtemps cantonné à un examen formel par la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation, a vu se développer des dérives documentées (rapport de la commission belge 2022-2023 ; condamnation par la CEDH dans l’affaire Mortier précitée).

Le présent amendement renforce les mécanismes de contrôle a posteriori et les voies de recours, qui constituent la principale garantie contre les abus et l’instrument du retour d’expérience permettant l’évolution de la pratique.



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).