Proposition de loi Droit à l'aide à mourir
Direction de la Séance
N°388
6 mai 2026
(2ème lecture)
(n° 587 , 586 )
AMENDEMENT
| C | |
|---|---|
| G |
présenté par
M. Étienne BLANC
ARTICLE 5
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Après l’alinéa 6
Insérer un alinéa ainsi rédigé :
« ...° Avoir suivi une formation spécifique d’au moins quarante heures portant sur l’éthique de la fin de vie, l’évaluation du discernement et la détection des pressions ;
Objet
Garde-fou de qualification : formation spécifique des médecins instructeurs sur les enjeux éthiques et la détection des pressions.
Le caractère définitif de la décision d’octroi de l’aide à mourir exclut qu’elle puisse reposer sur la seule appréciation d’un médecin instructeur. La collégialité doit être effective, et non purement formelle, ce qui suppose un véritable débat contradictoire au sein du collège pluriprofessionnel et une motivation détaillée et circonstanciée de la décision.
Cette exigence trouve son fondement dans la décision du Conseil constitutionnel du 2 juin 2017 (n° 2017-632 QPC), qui a souligné l’importance de la collégialité pour les décisions médicales engageant la fin de vie. La rédaction actuelle de l’article 6, qui réserve la décision finale à un médecin unique, demeure en deçà de cette exigence et appelle un renforcement des contre-pouvoirs.
L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général : elle apporte une précision nécessaire à l’application opérationnelle de la disposition tout en respectant les principes directeurs du texte.