Proposition de loi Droit à l'aide à mourir
Direction de la Séance
N°440 rect.
6 mai 2026
(2ème lecture)
(n° 587 , 586 )
AMENDEMENT
| C | |
|---|---|
| G |
présenté par
MM. Henri LEROY et PANUNZI
ARTICLE 5
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Alinéa 12
1° Première phrase
Supprimer les mots :
avec assistance ou représentation relative à la personne
2° Deuxième phrase
après le mot:
vérifie
insérer le mot :
systématiquement
3° Après la deuxième phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Il informe sans délai la personne chargée de la mesure de protection de l’existence de la demande.
4° Dernière phrase
Remplacer les mots :
sur son état
par le mot :
, écrite
Objet
Renforcement substantiel des garanties pour les personnes protégées : information systématique de la personne chargée de la mesure de protection, et information écrite de la personne elle-même.
Le caractère irréversible de l’aide à mourir impose un niveau d’exigence supérieur à toute autre décision médicale dans la vérification du consentement et des conditions d’accès. La Cour européenne des droits de l’homme rappelle constamment que les États qui légalisent l’aide à mourir sont tenus de prévoir un encadrement strict, comportant des garanties effectives contre les abus (CEDH, Mortier c. Belgique, 4 octobre 2022, n° 78017/17 ; Pretty c. Royaume-Uni, 29 avril 2002, n° 2346/02).
Le Conseil constitutionnel exige, sur le fondement de la sauvegarde de la dignité de la personne humaine (DC n° 94-343/344 du 27 juillet 1994), que les dispositifs touchant à l’intégrité physique soient assortis de garanties procédurales effectives. Le présent amendement contribue à cette exigence.
La réécriture proposée préserve l’intention du législateur tout en garantissant la conformité du dispositif aux exigences constitutionnelles, conventionnelles et déontologiques précitées.
NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.