Proposition de loi Droit à l'aide à mourir
Direction de la Séance
N°460
6 mai 2026
(2ème lecture)
(n° 587 , 586 )
AMENDEMENT
| C | |
|---|---|
| G |
présenté par
M. MARGUERITTE
ARTICLE 4
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Alinéa 8
Compléter cet alinéa par les mots :
et ne pas se trouver dans une situation de dépendance économique ou sociale susceptible d’altérer son consentement
Objet
Cet amendement vise à prendre en compte la situation économique ou sociale de la personne dans l’appréciation du caractère libre du consentement.
Le caractère irréversible de l’aide à mourir impose un niveau d’exigence supérieur à toute autre décision médicale dans la vérification du consentement et des conditions d’accès. La Cour européenne des droits de l’homme rappelle constamment que les États qui légalisent l’aide à mourir sont tenus de prévoir un encadrement strict, comportant des garanties effectives contre les abus (CEDH, Mortier c. Belgique, 4 octobre 2022, n° 78017/17 ; Pretty c. Royaume-Uni, 29 avril 2002, n° 2346/02).
Le Conseil constitutionnel exige, sur le fondement de la sauvegarde de la dignité de la personne humaine (DC n° 94-343/344 du 27 juillet 1994), que les dispositifs touchant à l’intégrité physique soient assortis de garanties procédurales effectives.
L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général.