Proposition de loi Droit à l'aide à mourir

Direction de la Séance

N°462

6 mai 2026

(2ème lecture)

(n° 587 , 586 )


AMENDEMENT

C
G  

présenté par

M. MARGUERITTE


ARTICLE 5

Consulter le texte de l'article ^

Après l’alinéa 12

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Le médecin recueille, lors de l’entretien, des informations sur les conditions de vie de la personne, notamment son hébergement, ses ressources et la qualité de son entourage familial et social.

Objet

Cet amendement vise à instaurer un garde-fou en prévoyant la collecte d’informations relatives aux conditions de vie de la personne, afin de permettre l’évaluation d’éventuelles pressions matérielles.

Le caractère irréversible de l’aide à mourir impose un niveau d’exigence supérieur à toute autre décision médicale dans la vérification du consentement et des conditions d’accès. La Cour européenne des droits de l’homme rappelle constamment que les États qui légalisent l’aide à mourir sont tenus de prévoir un encadrement strict, comportant des garanties effectives contre les abus (CEDH, Mortier c. Belgique, 4 octobre 2022, n° 78017/17 ; Pretty c. Royaume-Uni, 29 avril 2002, n° 2346/02).

Le Conseil constitutionnel exige, sur le fondement de la sauvegarde de la dignité de la personne humaine (DC n° 94-343/344 du 27 juillet 1994), que les dispositifs touchant à l’intégrité physique soient assortis de garanties procédurales effectives.

L’insertion proposée comble une lacune du dispositif sans en altérer l’équilibre général.