Proposition de loi Droit à l'aide à mourir

Direction de la Séance

N°520

6 mai 2026

(2ème lecture)

(n° 587 , 586 )


AMENDEMENT

C
G  

présenté par

Mmes LE HOUEROU et de LA GONTRIE, M. KANNER, Mmes ARTIGALAS, BÉLIM, BLATRIX CONTAT et BONNEFOY, MM. BOUAD et BOURGI, Mmes BRIQUET, BROSSEL et CANALÈS, M. CARDON, Mme CARLOTTI, MM. CHAILLOU et CHANTREL, Mmes CONCONNE et CONWAY-MOURET, M. COZIC, Mme DANIEL, MM. DARRAS, DEVINAZ, ÉBLÉ, FAGNEN et FÉRAUD, Mme FÉRET, MM. FICHET et GILLÉ, Mme HARRIBEY, MM. JACQUIN, JEANSANNETAS, Patrice JOLY, JOMIER et KERROUCHE, Mme LINKENHELD, M. LOZACH, Mme LUBIN, MM. LUREL et MARIE, Mme MATRAY, MM. MÉRILLOU et MICHAU, Mme MONIER, M. MONTAUGÉ, Mme NARASSIGUIN, MM. OUIZILLE et PLA, Mme POUMIROL, MM. RAYNAL et REDON-SARRAZY, Mme Sylvie ROBERT, MM. ROIRON et ROS, Mme ROSSIGNOL et MM. STANZIONE, TEMAL, TISSOT, UZENAT, Mickaël VALLET, VAYSSOUZE-FAURE et ZIANE


ARTICLE 10

Consulter le texte de l'article ^

I. – Alinéas 2, 3 et 6

Remplacer les mots :

assistance médicale

par le mot :

aide

II. – Alinéa 4

1° Première phrase

a) Remplacer les mots :

assistance médicale

par le mot :

aide

b) Après le mot :

pressions

insérer le mot :

avérées

2° Dernière phrase

Remplacer les mots :

assistance médicale

par le mot :

aide

Objet

Le présent article a été modifié par amendement lors de l’examen en commission. Alors que la version adoptée par l’Assemblée nationale crée un droit à l’aide à mourir, les amendements des rapporteurs ont changé la terminologie pour consacrer une “assistance médicale à mourir”.

Le présent amendement propose de rétablir les termes “aide à mourir”, qui étaient ceux choisis par la convention citoyenne sur la fin de vie.

L’expression d’assistance médicale à mourir se rapprochant des termes d’assistance au suicide, cette expression se veut plus restrictive vis-à-vis de l’euthanasie qui est pourtant bien présente dans le texte.

Aussi, ce phrasé déshumanise un processus important pour une personne malade. Tout l’intérêt d’avoir consacré les termes d’“aide à mourir” est de rappeler que ce dispositif est conçu pour répondre à une demande libre et éclairée (art. 4) de la personne malade, elle qui fait une demande à son médecin pour enfin trouver une réponse à ses souffrances.

Ainsi, cet amendement vise à rétablir la terminologie d’aide à mourir dans l’article 10, en respect de la rédaction adoptée par l’Assemblée nationale.

En outre, elle réintègre, en cohérence avec le compromis voté en seconde lecture à l’Assemblée nationale, la notion de pressions « avérées », concernant les motifs pouvant mettre fin à la procédure d’aide à mourir. Cet ajustement sémantique maintient la valeur de la notion de « pression » tout en imposant un critère rigoureux pour en établir l’existence.