Proposition de loi Accélérer la prévention cardio-neuro-vasculaire

Direction de la Séance

N°4

5 juin 2026

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 698 , 697 )


AMENDEMENT

C
G  
En attente de recevabilité financière

présenté par

Mmes POUMIROL et LE HOUEROU, M. KANNER, Mmes CANALÈS, CONCONNE et FÉRET, MM. FICHET et JOMIER, Mmes LUBIN, ROSSIGNOL

et les membres du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain


ARTICLE 1ER

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Alinéa 6

Après le mot :

alcool

insérer les mots :

, l’alimentation

Objet

Cet amendement vise à inclure l’alimentation parmi les facteurs de risque devant être abordés par les professionnels de santé dans le cadre des rendez-vous de prévention et des programmes de santé. Cette évolution repose sur deux constats largement établis.

D’une part, l’alimentation est étroitement liée à de nombreux facteurs de risque déjà mentionnés dans la proposition de loi, tels que l’obésité ou le cholestérol, même si ces-derniers ne dépendent pas exclusivement de ce facteur.

D’autre part, les consommateurs sont exposés, à leur insu, à des substances présentes dans l’alimentation qui augmentent significativement le risque de développer certaines maladies cardio-neuro-vasculaires. L’exemple du cadmium, métal toxique largement présent dans l’environnement, est à cet égard édifiant. Des associations spécialisées en santé environnementale ainsi que des experts médicaux, notamment du Centre Léon-Bérard, identifient le cadmium comme un facteur de risque cardiovasculaire, impliqué notamment dans l’hypertension artérielle, l’athérosclérose et les dysfonctionnements endothéliaux.

De nombreuses études, dont celle de Verzelloni et al. (2024), mettent en évidence une forte association entre l’exposition au cadmium et l’augmentation du risque global de maladies cardiovasculaires. Véritable « bombe sanitaire », le cadmium est notamment présent dans les céréales, les pommes de terre et certains légumes. Selon une étude récente de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), cette contamination est notamment liée à l’utilisation d’engrais minéraux phosphatés dans l’agriculture.

Afin de mieux informer les citoyens sur les risques auxquels exposent l’alimentation, il apparaît indispensable que cette-dernière soit intégrée aux actions de prévention de santé. Tel est le sens de cet amendement.