Projet de loi Protection et souveraineté agricoles
Direction de la Séance
N°296
24 juin 2026
(1ère lecture)
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
(n° 763 , 762 , 746)
AMENDEMENT
| C | |
|---|---|
| G |
présenté par
M. Étienne BLANC
ARTICLE 1ER
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Alinéa 6, après l’avant-dernière phrase
Insérer une phrase ainsi rédigée :
Ils peuvent inclure la valorisation de la venaison sauvage française comme filière d’alimentation durable.
Objet
Le présent amendement vise à préciser que les projets d’avenir agricoles peuvent également porter sur la valorisation de la venaison sauvage française en tant que filière d’alimentation durable.
La venaison constitue une ressource alimentaire locale, naturelle, faiblement émettrice de carbone et pleinement compatible avec les objectifs de développement des circuits courts, de lutte contre le gaspillage alimentaire et de renforcement de la souveraineté alimentaire.
Pourtant, cette filière demeure aujourd’hui insuffisamment structurée. Chaque année, près de 900 000 sangliers, 90 000 cerfs et 570 000 chevreuils sont prélevés en France, mais seule une faible part de cette ressource rejoint les circuits de commercialisation, tandis qu’une part importante de la viande de gibier consommée dans notre pays est importée.
Sans remettre en cause la vocation première des projets d’avenir agricoles, il apparaît opportun de préciser qu’ils peuvent également accompagner des initiatives destinées à structurer cette filière, notamment en favorisant le développement des réseaux de collecte, de transformation et de distribution, ainsi que l’approvisionnement de la restauration collective.
Cette rédaction laisse aux autorités compétentes toute latitude pour soutenir, lorsqu’ils le justifient, des projets contribuant à la valorisation de la venaison sauvage française, sans limiter les projets d’avenir agricoles aux seules initiatives relevant de cette filière.