Projet de loi Protection et souveraineté agricoles

Direction de la Séance

N°969

25 juin 2026

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 763 , 762 , 746)


AMENDEMENT

C
G  

présenté par

Mme Nathalie DELATTRE


ARTICLE 18 BIS

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Alinéa 4

Après le mot : 

lorsque

rédiger ainsi la fin de cet alinéa :

l’intrusion a lieu dans un local ou une parcelle à usage agricole, ou dans un site, fermé ou ouvert, affecté à des activités contribuant directement ou indirectement à la production agricole, notamment des activités de recherche et développement, de production, de transformation, de stockage ou de négoce.

Objet

Reconnue comme un intérêt fondamental de la nation, l’activité agricole mérite une protection pénale renforcée, à la hauteur des enjeux qu'elle représente pour la collectivité nationale. 

Or, viser uniquement les intrusions dans des locaux à usage agricole ne répond pas suffisamment à la réalité subie par les agriculteurs victimes d’incivilités.

En effet, les délits auxquels les agriculteurs sont confrontés se traduisent également par des actes d’intrusion dans des parcelles agricoles.

C’est pourquoi, cet amendement propose d’étendre le durcissement des sanctions de droit commun dès lors que le délit porte atteinte à l’exercice de l’activité agricole ou de recherche agronomique. 

Les exploitations agricoles et les centres de recherche fondamentale dédiés aux sciences agronomiques font l'objet d'intrusions répétées, qu'il s'agisse d'actions militantes organisées ou d'actes d'incivilité auxquels les agriculteurs et les chercheurs sont quotidiennement confrontés.

Ces intrusions touchent l'ensemble des locaux agricoles : bâtiments d'élevage, serres, parcelles, centres de recherche agronomique ou encore hangars de stockage. Les dommages qu'elles causent sont considérables et pourtant, les sanctions actuellement encourues par leurs auteurs ne sont pas à la mesure de la gravité réelle de ces actes. 

Cette peine proposée de deux ans d’emprisonnement et 45 000€ d’amande s’inscrit dans une logique de progressivité des peines en fonction de la gravité du délit. L’intrusion dans un bâtiment d’élevage ayant de plus graves conséquences, la peine demandée est logiquement supérieure.