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Mission commune d’information
sur le fonctionnement des dispositifs de formation professionnelle

L'avis des Internautes :
 

Nos questions :

VOUS ÊTES UN JEUNE DE MOINS DE 26 ANS, VOUS AVEZ EFFECTUÉ UNE DÉMARCHE EN VUE DE VOTRE INSERTION PROFESSIONNELLE

  • Avec quel organisme (ou avec quels organismes successifs) avez-vous été en contact pour trouver des informations et des conseils sur votre insertion dans l’emploi (par exemple : mission locale, Permanence d'accueil, d'information et d'orientation (PAIO), Centre d'information et d'orientation (CIO), Agence nationale pour l'emploi (ANPE), Maison de l'emploi, Maison de l'information sur la formation et l'emploi (MIFE), autre organisme) ?
     

  • Sur le chemin de l’insertion, quelles étapes vous ont semblé efficacement prises en charge :
    - l’identification de votre projet professionnel;
    - votre préparation à l’emploi;
    - votre mise en relation avec une entreprise;
    - le contact maintenu avec l’organisme d’accueil après votre entrée dans l’entreprise ?

  • Si une formation vous a été proposée, a-t-elle débouché sur un titre ou un diplôme professionnel ? Dans le cas contraire, quelle proposition vous a fait votre organisme d’accueil ?

  • Avez-vous eu l’impression d’une bonne cohérence entre les différents organismes avec lesquels vous avez été en contact à l’occasion de votre démarche d’insertion professionnelle ?

  • Quel a été le principal obstacle rencontré sur votre chemin d’insertion dans l’emploi (par exemple : l’éloignement et la difficulté de vous loger, la complexité de la formation qui vous a été proposée ?)

Toutes nos questions

 Vos réponses :

 

  • "Précarité des formateurs croissante :
    Les marchés publics tendent à devenir une loterie, favorisant les structures à gros moyens, capables de s'offrir les services de consultants spécialistes des marchés publics. Les petits OF n'ont plus de lisibilité sur leur avenir. Ce faisant, la rigidité des procédures et l'absence de dialogue entre acheteurs et OF, engendrent de la précarité, dont les formateurs sont les premières victimes, leur sort étant plus ou moins lié à la reconduction ou non des marchés publics. Les contrats qui seront signés dans ce secteur vont devenir de plus en plus précaires et les formateurs seront amenés à devoir changer d'employeur en fonction des aléas du marché.
    D'autre part, le FSE tend à exclure les petits organismes, doublement pénalisés par les retards de paiement (leur trésorerie et leur faible poids face aux banques étant un handicap de plus) et par la difficulté pour eux de trouver des ressources publiques en contrepartie des financements sollicités."

    Posté le 10/07/07.

     

  • "Transparence sur les tenants et aboutissants :
    "M. Jean-Claude Carle, président, a alors fait état des protestations formulées par certains organismes de formation qui se sont trouvés récemment écartés de la commande de l'UNEDIC pour l'extension de ses expérimentations. M. Christian Charpy a indiqué qu'un récent décret permet que l'UNEDIC refuse de contracter avec des organismes de formation pour effectuer les prestations d'accompagnement. L'ANPE n'est cependant pas touchée par ces restrictions."
    Commentaires:
    Quand bien même l'ANPE ne serait pas autorisée à contracter avec ces organismes de formation, les conseils généraux / réginaux prendraient le relais !
    Avec une poignée d'euros, il suffit de créer un association distincte de l'organisme de formation (lui même sous statut Loi 1901) et... d'empocher le marché.
    Par ailleurs, certains organismes de reclassement et/ou de formation ne vivent QU'AVEC les financements publics: FSE, ANPE, DRTTFP, Conseil Général, Conseil Régional, Commune.
    Quelles sont les performances objectives de ces organismes ? Quel est le rapport coût / efficacité ? Comment mesure t-on la performance de la dépense publique ? Que pensent les "reclassés" de ses stages ?"

    Posté le 16/06/07.

     

  • "Les formateurs libéraux ou salariés:
    La Fédération des CSFC a mis en place depuis 1998 un titre, une charte qualité et un charte déontologie.
    Son but est de défendre et de faire reconnaître la professionnalisation des formateurs.
    Nous sommes à la disposition des membres de la commission pour présenter le travail réalisé depuis 25 ans et les avancées significatives de nos propositions reprises par l'article 900-2 du Code du Travail et les perspectives que nous ouvrons par notre présence sur le terrain en régions."

    Posté le 23/05/07.

     

  • "Professionnalisation des formations professionnelles:
    Pour réussir dans un métier, il faut l'apprendre avec des gens de métier,c'est à dire de véritables professionnels qui ont exercé ce métier en responsabilité, avec prise de risque (si je travaille mal, je serais viré!) au moins 5 ans. Comptez le nombre d'enseignants des lycées professionnels, des lycées techniques , des IUT, des universités de votre commission, qui correspondent à ces critères. Vous aurez compris pourquoi notre système de formation professionnelle est inefficace (par rapport à des pays comme l'Allemagne) pour attirer les jeunes vers les les métiers de l'industrie, seuls capables de relever l'économie. Vous faites trop la part belle aux autres métiers (commerce, droit des affaires,finance..) qui ne peuvent exister que si les métiers essentiels existent: innovation, conception,organisation, production, maintenance. Remettez la pyramide à l'endroit et valorisez le créateur plus que le commercial. Concernant le financement des formations professionnelles, jouez l'individu et ses compétences et non l'effet d'aubaine: la prime qu'il apporte au travers de son contrat. Supprimez les primes aux entreprises qui embauchent des apprentis au delà du Bac et vous aurez une alternance équilibrée."

    Posté le 22/05/07.
     

  • "Politisation des fonds:
    Le problème des fonds de la formation est double.
    1. l'État s'est désengagé du financement collectif de la formation en transférant la compétence aux régions. Celles ci privilégient souvent les publics jeunes, ce qui est un comble car souvent sortant du cursus scolaire ou pouvant le réintégrer. Il n'y a quasiment plus d'offre de formation adulte en France actuellement.
    2. les dépenses de formation sont politiques, à savoir que l'on favorise (qu'il s'agisse de fonds publics ou Assedic) les organismes appartenant à la sphère du financeur (Odf des CCI, ou adhérant à la CGPME pour l'Assedic, locaux pour la Région). la qualité des formations laisse souvent à désirer, pour preuve la faiblesse des sorties dites positives.
    Les financements publics, à la main d'élus de proximité a tendance à entretenir des centres de formation obsolètes et à ne faire la part belle qu'aux institutionnels ou incontournables, l'élu comme le représentant de branche ayant intérêt à assoire sa réélection ou son renouvellement. Je pense pour ma part que l'État aurait dû garder cette compétence, car la vision de l'État neutre garantissait d'une part une offre de formation plus adéquate et surtout plus égalitaire."

    Posté le 18/05/07.

     

  • "Pour une formation projet:
    La loi de cohésion sociale a apporté des réponses et une vision qu'à titre personnel, avec 20 ans d'expérience à l'ANPE, j'espérais depuis au moins 10 ans. Cependant c'est sur le volet formation que j'espère encore. La mise en place du suivi personnalisé avec une contractualisation sur un projet valable de reprise  d'activité, et un plan d'action, pêchent sur les moyens d'individualiser la formation et de susciter une offre de formation capable de répondre aux besoins. Il faut pouvoir partir du projet sur lequel il y a eu engagement. C'est un levier d'action indispensable à la flexibilité permettant la sécurisation des parcours professionnels. Le chiffre de 24 milliards consacré à la formation professionnelle m'effare quand au  quotidien, je vois comment des projets ne peuvent aboutir faute d'un financement possible. 24 milliards rapporté à 2,3 millions de personnes, cela donnerait un budget moyen de plus de 10000 euros. Je suis convaincu qu'en ouvrant  une enveloppe à coût moyen annuel de 1000 euros par demandeurs d'emploi (un droit de tirage), avec la possibilité de jouer sur la moyenne pour aller au delà, la possibilité de financer des actions individuelles (sans les appels d'offres régionaux ou les concours financiers de l'ASSEDIC), la simple mise en concurrence (demander 2 ou 3 devis), la formation possible en alternance avec l'entreprise formatrice; il serait possible de débloquer bien des situations et d'accélérer, ce qui serait rentable pour tous, les retours à l'emploi."

    Posté le 18/05/07.

     

  • "Des femmes dans le bâtiment:
    Depuis 4 ans notre agence locale pour l'emploi à Gap (Hautes-Alpes) organise une session par an de Préparatoire à l'Insertion et l'Orientation Professionnelle vers les métiers du bâtiment uniquement pour les femmes. Cette formation est menée en collaboration avec l'AFPA, et à l'origine la Délégation aux droits des femmes ainsi que la DDTEFP étaient partenaires. Nous avons ainsi permis à des femmes de découvrir les métiers du bâtiment, à valider des projets de formation pour qu'après une qualification avec l'AFPA elles accèdent à l'emploi dans la charpente, carrelage, éléctricité, peinture etc... Nous sommes partis de la réalité de tension du marché sur ce secteur d'activité en essayant de trouver une réponse locale et innovante."

    Posté le 18/05/07.

     

  • "Ingénierie de la formation professionnelle:
    L'ingénierie de formation est en relation directe avec les compétences savoir faire techniques de la formation et acquisitions des savoirs, il est donc évident pour les institutions de mettre des moyens techniques - législatif  et de structures, pour mieux spécialiser avec expertise, les types de secteurs de formations, les relations et communications avec les organismes, intervenants de formation, institutionnels (France - Europe), privés, pour mieux évaluer et évoluer avec expertise dans les conditions conjoncturelles et évènementielles dont confidentielle et stratégiques.
    La capacité personnelle, intérêts et orientations des citoyens qui souhaitent se former ne doivent donc pas se confronter continuellement à un éternelle recommencement du monde pour pouvoir réaliser des compétences au services de la nation de l'UE ... et cette perspective de projet confronté aux intérêts en cours etc. doit donc être mieux spécialisé et adapté aux réalités terrains et affiner la législation pour une meilleure cohérence et coordination  dont la lutte contre la délinquance, la criminalité et le terrorisme avide de formation de compétences et de pratiques criminelles mafieuses et installées!
    Les formations sont autant stratégiques et d'intérêts pour la nation les entreprises et les intérêts privés et doivent être équilibrés et justes ! L'ingénierie de formation doit s'accompagner d'expertise institutionnelle et être strictement contrôlée - règlementés et d'expertise ingénierie de gestion et organisation !
    La législation n'est donc pas suffisante face à la pression et accaparement d'activité grave de sociétés nuisibles et trop connues des services de police !"

    Posté le 08/05/2007.

     

  • "Jeunes/ socle minimal:
    Piste de réflexion = permettre à une entreprise de financer dans le cadre de son investissement formation la formation ( en alternance) de jeunes ( sortis de la formation initiale) destinée à leur permettre de se présenter à des sélections de l'entreprise.
    Le financement se ferait dans le cadre du plan de formation de l'entreprise et serait totalement imputable pour l'entreprise dans le cadre de sa déclaration 2483 et éligible " à titre exceptionnel" à la période de professionnalisation pour les jeunes embauchés."

    Posté le 26/04/2007.
     

  • "Formation = investissement stratégique?
    A mon avis la gestion des compétences GPEC constitue un investissement pédagogique plus que la formation continue. Pour répondre au besoin de compétences d'une entreprise il existe d'autres moyens que la formation ( certains encore en développement ) = la qualité du management , l'expérience, l'organisation du travail.
    D'autre part la performance d'un système formation dépend de la qualité de l'identification des besoins de compétences indispensables pour mettre en oeuvre la politique de l'entreprise.
    Il faut conserver à la formation sa vraie place importante mais sans éxagérer son rôle : les formateurs doivent savoir rester modestes!!!
    Gestion paritaire = ce n'est pas une garantie d'éfficacité des actions de formation . Les partenaires sociaux présents dans les instances en entreprise, dans les branches...n'ont pas toujours le niveau de connaissances suffisant pour conduire des réunions efficaces sur le sujet de la formation. La nouvelle loi a rajouté une couche de complexité qui accentue ce problème. Du coup les partenaires sociaux se replient sur des positions dogmatiques pour masquer leurs difficultés. Il faut mettre en valeur les actions des entreprises qui assurent une formation "objective" de leurs partenaires sociaux dans le cadre de leur plan de formation."

    Posté le 26/04/2007.