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WALDECK-ROUSSEAU ET LA LIBERTE D'ASSOCIATION


La loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association marque l’aboutissement de la grande œuvre législative libérale de la IIIème République. Elle consacre une liberté fondamentale, individuelle et collective, que Tocqueville considérait comme la première des libertés : " Dans les pays démocratiques, la science de l’association est la science-mère ; le progrès de toutes les autres dépend des progrès de celle-là ". C’est assurément une conception démocratique et républicaine de la liberté que consacre la loi de 1901, veillant, en abolissant la loi Le Chapelier, à ne pas faire resurgir les corporations de l’Ancien régime et à prolonger ainsi l’œuvre de la Révolution française.

Cette loi est apparue à l’issue d’une longue réflexion et de débats houleux. Waldeck-Rousseau, président du Conseil et ministre de l’intérieur et des cultes, a joué un rôle déterminant pour permettre son adoption.

En dépit de cet accouchement difficile, la loi a connu un bel avenir puisque, aujourd’hui toujours en vigueur, elle a fait l’objet de peu de modifications et continue de permettre à un nombre toujours croissant d’associations de participer à l’organisation de la vie quotidienne des Français.