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Le maréchal Ney : le traître et le martyr

Michel NEY (1769-1815), par Eugène Bataille d'après Jérôme-Martin Langlois, photo RMN - © Gérard Blot ; Réunion des musées nationaux

 

 Après avoir combattu pour la France, sous différents régimes, pendant plus de vingt-cinq années, après avoir parcouru les champs de bataille sous le feu de l’ennemi, Michel Ney termine sa vie dans une cellule, emprisonné au palais du Luxembourg. Il y vit son procès à la Chambre des pairs, constituée pour la première fois en cour de justice. Après un procès mené de manière expéditive, la sentence des pairs dont plusieurs sont maréchaux, est la condamnation à mort. Accusé de haute trahison et d’attentat contre la sûreté de l’État, en n’ayant pas arrêté le « Vol de l’Aigle », il est le seul maréchal de l’Empire à être exécuté après la période des Cent-Jours en vertu de l’ordonnance du 24 juillet 1815, alors que Napoléon lui-même a déjà rejoint l’île Sainte-Hélène.

Victime d’une politique de vengeance, dans un climat de terreur blanche et sous la pression des puissances étrangères, son exécution a valeur de symbole et de garantie pour le régime, la Restauration de Louis XVIII. Les propos du duc de Richelieu devant la Chambre des députés, lors de la séance de présentation du projet de loi d'amnistie, accordée à tous ceux qui (...) ont pris part à la rébellion et à l'usurpation de Napoléon Buonaparte (...), le 8 décembre 1815, le confirment : « Messieurs, un grand exemple vient d’être donné. » (Le Moniteur universel du 9 décembre 1815). Son aide de camp, Octave Levavasseur commente aussi : « il fallait aux alliés une victime en réparation du mal que leur avait fait la France ; et cette victime, offerte en expiation, c’était la plus pure illustration de nos armées. »

Personnage riche et complexe, Michel Ney a suscité les sentiments les plus divers. Si ses revirements de 1814 et 1815 sont complets, son caractère impétueux…,  son courage, sa bravoure, son héroïsme font aussi l’unanimité. L’imaginaire collectif retient plus ses faits d’armes que ses défections. Son nom reste attaché à de grandes et nombreuses batailles sous la Révolution et l’Empire. Le « Brave des braves »  reste un soldat glorieux, légendaire, réhabilité d’abord par le sentiment populaire, puis par l’État sous la Seconde République et le Second Empire.

 

 

Pour des informations complémentaires sur le maréchal Ney, il est possible de consulter les sites suivants :

- les 156 pages du catalogue de la vente Drouot du 20 juin 2012 : Importants souvenirs du maréchal Ney duc d'Elchingen et prince de la Moskowa, contenant de nombreuses illustrations relatives à la famille Ney, la descendance Ney ayant mis en vente de nombreux objets du maréchal ;

- les 16 pages du dossier de presse relatif à l’acquisition de la tenue de cérémonie du maréchal Ney par le musée de l’Armée et le château de Fontainebleau.

Enfin, le Château de Versailles détient toujours le moulage d’un buste du maréchal réalisé par Houdon et datant de 1804 mais disparu aujourd’hui ainsi qu’un tableau de Charles Meynier datant de  1805, mais modifié par Jean-Sébastien Rouillard, à la demande de la maréchale Ney : visage repeint à partir du portrait peint par Gérard et armes ajoutées. L’ensemble est conservé au rez-de-chaussée de l’aile du midi du château de Versailles (salles Empire).