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DECEMBRE 1953 : René COTY, un sénateur à l'Elysée


 

La crise du 13 mai 1958

En qualité de chef de l'Etat, René Coty est le gardien de la Constitution. Tout en respectant les institutions, il s'applique à dénouer les crises ministérielles qui se succèdent. Pour autant, il dénonce sans complaisance les faiblesses du régime parlementaire et appelle à la réforme de l'Etat. Mais ses messages ne sont pas entendus.

La crise du 13 mai 1958 va précipiter les évènements : des manifestations éclatent à Alger après que la radio a annoncé l'investiture du nouveau cabinet présidé par Pierre Pflimlin. L'immeuble du gouvernement général est pris d'assaut. L'armée tente de rétablir l'ordre. A la tête d'un comité de salut public, le général Massu demande au Président de la République la création à Paris d'un gouvernement d'exception. Deux jours plus tard, le général Salan fait acclamer le nom du général de Gaulle.

Face à cette situation, l'ancien chef de la France libre se déclare « prêt à assumer les pouvoirs de la République » (15 mai) et annonce lors d'une conférence de presse qu'il se tient « à la disposition du pays » (19 mai).

René Coty accepterait de faire appel à Charles de Gaulle afin de mettre un terme à la crise du régime. Mais il souhaite préalablement s'assurer que cette passation de pouvoir se déroulera dans le respect des règles prévues par la Constitution. Aussi, demande-t-il à André Le Troquer, président de l'Assemblée nationale, et à Gaston Monnerville, président du Conseil de la République, de rencontrer l'homme de Colombey afin de s'assurer de ses intentions.


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André Le Troquer