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MARCELLIN BERTHELOT (1827-1907)

Fils de médecin, Marcellin Berthelot naît à Paris le 25 octobre 1827 et devient professeur de chimie. Alors que ses collègues se livrent à l'analyse des molécules, il oriente ses travaux vers la « synthèse chimique » consistant à reproduire les composants de la matière. Président du comité chargé de fabriquer des canons, de la poudre et de la dynamite pendant le siège de Paris, il est élu sénateur inamovible le 16 juillet 1881.

Dans un premier temps, Marcellin Berthelot se contente d'observer le fonctionnement de la Haute Assemblée , sans prendre part aux débats. Mais il est présent dans l'hémicycle et vote les lois soumises au Sénat. En 1884, il est nommé président de la commission relative au projet de loi sur l'organisation de l'enseignement primaire, qui ordonne la laïcisation progressive du personnel des écoles publiques. En séance publique, il n'intervient que brièvement pour donner l'avis de la commission sur tel ou tel amendement, évitant les longs discours. Puis, avec les années et l'habitude des débats parlementaires, ses prises de paroles s'allongent et les thèmes qu'il aborde se diversifient, touchant aussi bien à l'enseignement qu'à la religion, à l'armée ou à la santé publique.

Au sujet de l'organisation de l'enseignement secondaire, Marcellin Berthelot recommande la création de deux catégories de lycées, les uns d'ordre littéraire et les autres d'ordre scientifique. A ses yeux, « cette division des jeunes gens en deux groupes distincts [...] est rendue nécessaire par le développement croissant des sciences. Le cerveau humain n'a qu'une certaine capacité ; on ne peut plus aujourd'hui, comme autrefois, y loger l'ensemble des connaissances nouvelles et sans cesse croissantes par suite des développements de la science et des besoins de la civilisation moderne ».

De même, il défend à la tribune du Sénat les bourses d'enseignement supérieur qu'il considère comme une institution profondément républicaine et démocratique : « L'idée supérieure est celle-ci : c'est qu'on doit donner à tous les enfants, aux pauvres comme aux riches, les moyens de développer leur culture intellectuelle, lorsqu'ils possèdent les facultés nécessaires et donnent des espérances suffisantes ».

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