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                EDGAR FAURE (1908-1988)

 

Fils de médecin, Edgar Faure naît à Béziers le 18 août 1908. Après des études aux collèges de Verdun et de Narbonne, puis aux lycées Janson-de-Sailly et Voltaire à Paris, il achève sa licence en droit, est diplômé de l'école des langues orientales vivantes et devient avocat à la Cour de Paris en 1927.  


Le 21 février 2007,  M. Christian Poncelet, Président du Sénat, dévoile une plaque commémorative à l'emplacement qu'occupait Edgar Faure  dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg.

 

En 1942, il rejoint Tunis puis Alger. Le général de Gaulle le nomme secrétaire général adjoint chargé des services législatifs de la présidence du Comité français de la Libération , puis du gouvernement provisoire. A la Libération , il remplit les fonctions de procureur général adjoint français au Tribunal militaire international de Nuremberg (1945), avant d'être élu député radical-socialiste du Jura en 1946, maire de Port-Lesney en 1947, et président du Conseil général du Jura en 1949.

La même année, il est nommé secrétaire d'Etat aux finances, puis exerce à plusieurs reprises, sous la IVe République , les responsabilités de président du Conseil et de ministre du budget, de la justice, des finances des affaires économiques et du plan, et des affaires étrangères.

 


Le 26 avril 1959, il est élu sénateur du Jura, puis nommé membre du Sénat de la Communauté. Ses premières interventions en séance publique portent sur l'Algérie. Lorsque le Gouvernement demande les pleins pouvoirs pour y assurer le maintien de l'ordre, en 1960, Edgar Faure estime qu'il est de son devoir d'accepter « non point certes l'expérience du pouvoir personnel, mais, dans ces circonstances particulières, la personnalisation du pouvoir » en apportant justement à cette expérience « la caution républicaine » de la plus grande majorité possible du Parlement. L'année suivante, il évoque l'« importante et préoccupante question des rapatriés » pour relever que les intentions du projet de loi relatif à l'accueil et à la réinstallation des Français d'outre-mer « ne sont pas très claires ».

A l'occasion de la discussion des projets de loi de finances pour 1961 et 1962, il prend la parole pour dénoncer la crise agricole et appeler le ministre à résoudre le problème des marchés, dont le jeu traditionnel « n'est pas admissible pour l'économie agricole ». Il souhaite également que le Gouvernement définisse une politique agricole d'envergure et mette l'accent sur la modernisation de l'agriculture.



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